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Blog de Howie

RENDEZ NOUS NOS PUTAINS DE BLOGS !

RENDEZ NOUS NOS PUTAINS DE BLOGS ! (merci à Tib pour le titre)

Depuis cette après-midi, DVDRama a remplacé, sur son site, les liens vers les blogs par ceux des nouveaux blogs de « DVDRama In ! ». Blogorama tel que nous le connaissons ne reste donc plus accessible que par le lien direct que nous connaissons tous, à savoir www.dvdrama.com/blog.

Nous reconnaissons tous ici la quantité de travail qu’a dû fournir l’équipe de DVDRama dans l’optique de nous offrir des blogs aux fonctionnalités plus avancées, plus pratiques, bref, plus mieux. Mais c’est justement pour respecter leur travail que je me joins à Tib pour exprimer mon mécontentement : ces nouveaux blogs me déplaisent profondément, je ne ressens plus aucun plaisir à surfer sur ceux-ci. La raison qui m’a fait débarquer sur Blogorama est que c’était une sphère foncièrement différente de tout ce que j’avais vu d’autre sur le net. Blogorama a ses défauts, certes, une interface qui manque de modernité, oui, et des bugs à la pelle, bien sûr. Blogorama n’est pas parfait mais c’est le terrain qui nous a tous conquis et nous a donné envie d’écrire news, critiques, dossiers, d’y poster nos films, nos strips du jour, nos recettes culinaires… Blogorama n’est pas parfait mais nous l’avons tous adopté et aujourd’hui, bonjour le cliché, mais on nous le reprend.

Selon moi, les nouveaux blogs n’ont plus rien à voir avec les raisons qui m’ont fait venir ici en premier lieu. Aussi agréables que les blogs d’Allociné (pour ceux qui ont zappé, ce n’est pas un compliment), aujourd’hui je n’ai pas envie de continuer mon blog sur ce site, puisque comme je l’ai dit, les nouveaux blogs ne possèdent rien du charme et de la chaleur qui m’ont fait m’installer ici, et j’ai plus l’impression de devoir me « forcer » plutôt qu’autre chose.

Ca sonne comme une fin du monde ou une pétition pour le respect des droits de l’homme, ça fait ridicule, oui, mais pour certaines personnes ici, dont je fais partie, les blogs de DVDRama ont de l’importance et je demande à l’équipe de DVDRama de nous rendre nos putains de blogs. Je ne veux pas détruire leur travail, mais si l’optique de celui-ci était de plaire, dans mon cas et dans celui de Tib, ce travail ne nous convient pas. Nous étions tous d’accord pour des améliorations à Blogorama, mais pas un remplacement par un système totalement différent.

Merci.

[Série TV] Hidden Palms

;)

Hidden Palms
Saison 1

Une série créée par Kevin Williamson
Avec Taylor Handley, Michael Cassidy, Amber Heard, Ellary Porterfield, Tessa Thompson, Gail O’Grady, D.W. Moffett, Sharon Lawrence…

L’ | HISTOIRE : Johnny est un adolescent de quinze ans très studieux qui voit, un soir, son père se suicider sous ses yeux.
Un an plus tard, sa mère, son nouveau mari et lui emménagent à Palm Springs, avec des tonnes de problèmes familiaux à régler. Mais Johnny est confronté à d’autres problèmes dès son arrivée : Eddie, l’adolescent qui vivait dans sa chambre avant lui, s’est apparemment suicidé pour d’obscures raisons. Mais s’agit-il vraiment d’un suicide ? Entre Greta, la jolie fille envoûtante mais mystérieuse, Cliff, l’adolescent parfait qui cache une sombre personnalité ou encore Liza, une curieuse adolescente qui en sait plus qu’elle ne le montre, tout le monde est suspect. Suicide, meurtre, scandales… Palm Springs regorge de mystères.

La | CRITIQUE : Hidden Palms est une série tournée il y a déjà un an et qui à l’origine s’appelait Palm Springs. La raison pour laquelle je m’y suis intéressée en premier lieu, c’est car elle constituait la nouvelle série de Kevin Williamson (Dawson, Scream…) et intégrait dans son casting deux acteurs importants de The O.C., à savoir Taylor Handley (Oliver dans la saison 1) et Michael Cassidy (Zach dans la saison 2). Je ne m’attendais pas à grand-chose mais la curiosité, on sait ce que c’est. Après avoir vu l’épisode pilote à l’automne dernier sur le net, je m’en étais fait un avis très mitigé. De bons points, mais de lourds défauts et cette impression que la série a quelques métros de retard sur le monde de la télé.
Suite à de nombreux reports, la série fit finalement ses débuts sur la chaîne américaine The CW le 30 Mai dernier. Les audiences furent tout bonnement catastrophiques, ce qui fait que les huit épisodes constituant la saison 1 resteront les seuls épisodes que comptera jamais la série. Et d’un côté, c’est dommage.

;)
Johnny et Greta, dans la scène la mieux photographiée de la série

Hidden Palms est relativement à l’image de son épisode pilote. Tout d’abord, la série paraît vraiment en retard sur ce qui se fait actuellement. La réalisation est dépassée, la photographie pas toujours franchement de bonne qualité, l’étalonnage assez douteux sur les premiers épisodes, les acteurs pas franchement folichons à l’exception de Michael Cassidy, vraiment excellent… Des défauts, la série en regorge. Egalement, l’histoire de la série oscille entre le déjà-vu (les histoires d’ados) et le suspense intéressant mais beaucoup trop mince (un mystère fin comme tout étiré sur huit épisodes, ça tient en haleine mais ça a ses limites).
Pourtant, on y trouve là une grosse qualité de la série, à savoir l’équilibre maintenu entre la série pour ados et le suspense. Ce n’est pas toujours génial mais certains moments de cette saison laissent penser qu’une saison 2 aurait vraiment été bénéfique à la série. Comme j’en parlais plus haut, les acteurs sont généralement relativement moyens. Taylor Handley était génial dans The O.C. mais se révèle ici, à l’instar de sa prestation dans le dernier Massacre à la Tronçonneuse, beaucoup plus classique. Dommage pour un acteur qui s’était donné à fond par le passé et qui ici semble s’ennuyer dans un rôle trop petit pour lui. Michael Cassidy par contre, trouve un rôle à sa mesure : un gars somme toute plutôt gentil au fond mais qui révèle souvent une personnalité plutôt instable et dangereuse ! Pour le reste du cast, ne cherchez pas, ils sont tous moyens et on régresse donc vraiment par rapport à du The O.C. qui avait su trouver un casting en or. La différence fait mal. La photographie et la réalisation font elles aussi parfois soap, on sent le manque de budget et que les réalisateurs à la barre essaient de construire quelque chose de simple. C’est parfois bien mais ça montre très vite ses limites et ça peut faire pitié à côté de ce qui se fait actuellement, comme si Hidden Palms était née au début des années 2000 avec Dawson et Gilmore Girls comme modèles de réalisations télévisuelles.

;)
Quand Zach de The O.C. rencontre Jackie de Veronica Mars, c’est la fête des seconds rôles

La bande originale est elle aussi très quelconque, essayant vaguement de se situer dans une veine pop-rock ultra classique sans jamais se constituer une personnalité comme l’avait fait The O.C. Les thèmes composés sont décevants, puisque l’épisode pilote commence par un excellent thème qui ne reviendra plus jamais dans la série. On peut entendre des sonorités similaires au détour de quelques épisodes de la saison mais globalement la composition des thèmes de la série a été plutôt sous-exploitée. Et quand il s’agit de souligner le suspense, la musique marche plutôt bien, faisant penser à du Jericho en moins bon.
Bref, où sont-elles les qualités de la série ? En fin de compte, la qualité de Hidden Palms c’est quand même sa simplicité et sa capacité à attirer la sympathie. Elle se positionne en un divertissement d’été plutôt agréable à regarder, qui tient relativement bien en haleine et qui semble pavé de bonnes intentions. Le dernier épisode, plutôt bon, conclue la série en un sens, tout en ouvrant des pistes vers une saison 2 clairement espérée. C’est donc plutôt frustrant de se dire que cette saison 2 ne viendra jamais, mais c’est là qu’on reconnaît qu’on s’attache assez vite à cette série. Hidden Palms n’est pas et n’aurait jamais été une grande série, mais en tant que petite série de divertissement, à qui on ne demande que de tenir en haleine et d’apporter un petit vent de fraîcheur, oui, je regretterai Hidden Palms. Un mix allégé entre The O.C. et Veronica Mars qui aurait pu donner plus, et qui l’aurait certainement fait en partie si elle avait bénéficié d’une saison rallongée voire d’une deuxième saison.

Note : 5/10 – Mention Sympathique divertissement d’été

Le lien vers le générique d'ouverture de Hidden Palms

[Ciné] Héros

Héros
Un Film de Bruno Merle
Avec Michaël Youn, Patrick Chesnais, Elodie Bouchez, Raphaël Benayoun, Jackie Berroyer…

Le | SYNOPSIS : Pierre Forêt est un chauffeur de salle pour la télévision. Uniquement considéré comme un rigolo, frustré de ce manque de crédibilité, il décide de prendre en otage le chanteur Clovis Costa dans l’appartement de son enfance, croyant être pris plus au sérieux. Lors de cet enlèvement, et en déambulant dans les pièces désertes de cet appartement qui fut le lieu d’un passé regretté, Pierre Forêt va faire l’expérience nostalgique de ses regrets, de ses échecs, et de ses envies passées.

La | CRITIQUE : En allant voir Héros, on s’attend à pas mal de choses sans vraiment savoir sur quoi l’on va tomber. Et en effet, le film de Bruno Merle tend vers le cinéma expérimental surprenant et il est impossible de savoir à quoi l’on va avoir affaire en entrant dans la salle. Je vais y aller d’entrée de jeu, Héros est un film difficile d’accès. En effet, il y a une raison si la salle s’est constamment vidée au cours de la séance, Héros est un film que l’on n’a pas l’habitude de voir au cinéma. Une expérience cinématographique donc qui peut s’avérer soit osée, originale et savoureuse, soit totalement prétentieuse et vaine. Et il est parfois incompréhensible de voir comment un film peut être à ce point boudé quand le film en question est aussi bon. Bruno Merle signe un premier film incroyable. On ne peut pas parler de chef-d’œuvre si il n’y a pas d’œuvre à laquelle se comparer, en l’occurrence je dirai donc juste que Héros est un excellent film très injustement boudé.
Le réalisateur utilise avec une intelligence et une maîtrise rares tout ce que le cinéma lui offre pour nous offrir à son tour une expérience unique. Ainsi, le(s) format(s) du film, les cadres, le style visuel, la musique, les acteurs, tout est mis à disposition pour construire Héros. Les partis pris de Bruno Merle sont donc toujours intéressants (les poissons et la scène en extérieur avec Elodie Bouchez, des passages ensuite révélés être des moments « esthétisants » refusés par le réalisateur). On accroche ou pas. Je n’accroche pas à tout dans Héros. Le film est si divers, si surprenant, qu’il réserve des surprises bonnes et moins bonnes. Egalement, le film souffre légèrement de sa durée. Il dure une heure cinquante-cinq, et est ponctué de moments très forts qui laissent parfois la place à des moments plus mous, moins intéressants. Héros aurait gagné à durer plutôt une heure et demie, auquel cas il se serait montré plus incisif et efficace.
Mais voilà, vous avez là à peu près les seuls bémols que j’ai à émettre sur le film. Du reste, comme je l’ai dit, la réalisation est vraiment très intelligente, soignée et sensée, si bien que n’importe quel réalisateur amateur ou amoureux de cinéma sera forcément fasciné, là où un spectateur moins porté sur la réalisation y verra peut-être moins d’intérêt. Ensuite, le scénario est vraiment excellent, car sincère et touchant jusqu’au bout des ongles. Le summum du film, c’est ce champ contre champ entre Michaël Youn et Elodie Bouchez à des milliers de kilomètres de distance dans lequel ils rejouent la scène de Cyrano, à la fois symbole de l’amour et de la crédibilité perdus de Pierre Forêt. C’est également dans cette scène où un Michaël Youn grandiose atteint son sommet. Je parlerai donc de ce qui fait visiblement le plus parler autour de ce film, à savoir Michaël Youn. Oui, Michaël Youn est une personnalité sensible, souvent susceptible, parfois naïve et enfantine et qui peut prêter à l’énervement. Mais bon Dieu, qu’est-ce qu’on s’en fout de ce que vous pouvez penser de Michaël Youn en tant que personne quand vous avez cet acteur incroyable qui porte tout le film sur ses épaules devant les yeux ? J’ai tout simplement été bluffé. Egalement, pour ceux qui croient que Michaël Youn se la joue « dramatique » pour casser avec son mage de comique, détrompez-vous. Le rôle de Pierre Forêt lui va comme un gant, il dévoile juste des facettes de l’acteur sous-exploitées, notamment sa très grande sensibilité ou sa « folie », son énergie débordante.
Musicalement, ce n’est pas toujours génial, mais ça l’est quand il le faut, puisque la musique sert à merveille l’émotion du film quand le film est émouvant. J’aurai néanmoins préféré une musique plus souvent mise à profit de telle manière, l’aspect musical du film est en effet légèrement inégal.
Enfin, j’ai été aussi un peu déçu par la fin que j’ai trouvée trop abrupte par rapport à ce qu’il y avait de grandiose comme final à offrir à cette histoire et à ce personnage émouvants. La conclusion manque de finesse et de maîtrise, ce qui est dommage, c’est probablement mon plus gros regret sur le film puisqu’il aurait là atteint un niveau proche de la perfection.
Héros est donc un film qui prête à toutes sortes de sensations. Tout n’est pas génial dans le film, vous n’accrocherez pas à tout, voire à rien du tout tant il peut dérouter. Mais personnellement, je suis sorti de la salle avec cette immense envie d’applaudir une telle réussite, je n’avais pas été aussi impressionné par un film depuis très longtemps, au sortir de la salle je n’ai eu qu’une envie, c’est dire à tout le monde à quel point si il n’y a qu’un film que vous devez aller voir en ce moment, c’est celui-là.
Bref, Héros est donc l’excellent film dont je vous parlais en début de critique. Il est également ce film difficile d’accès qui peut très facilement dérouter et qui fait qu’on accroche ou pas. Mais il est impossible, à mes yeux, de sortir de la salle et de se dire que le film est une merde tant la réussite est incontestable. Héros est pour moi un immense coup de cœur, à la fois beau, surprenant, déroutant et extrêmement agréable. Vivement le DVD.

Note : 7/10 – Mention Putain de Coup de Coeur

[Ciné] Boulevard de la Mort

Boulevard de la Mort (Death Proof)
Un Film de Quentin Tarantino
Avec Kurt Russel, Rose McGowan, Vanessa Ferlito, Sydney Tamiia Poitier, Jordan Ladd, Zoe Bell, Rosario Dawson, Tracie Thoms, Mary-Elizabeth Winstead…

Le | SYNOPSIS : Quatre jeunes femmes prennent la route en pleine journée avant de passer la soirée dans un bar. Un mystérieux conducteur semble les suivre jusqu’à ce que la soirée tourne à la catastrophe.
Plusieurs mois plus tard, quatre autres jeunes femmes deviennent les nouvelles proies de Stuntman Mike ! Mais cette fois, la chasse va sérieusement dégénérer !

La | CRITIQUE : Grindhouse était tout simplement, avec Spider-Man 3, le plus gros évènement cinématographique de l’année. Quand deux gros geeks fans de cinéma et virtuoses en plus de ça décident de signer le summum du film fun en un gros film hommage de trois heures, forcément on a qu’une seule envie c’est de se ruer dans les salles.
Finalement, c’est en deux morceaux que le film sortira en France, mais qu’importe, le segment de Tarantino est là, avec une bonne vingtaine de minutes de métrage supplémentaires par rapport à la version US.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’avais déjà vu Grindhouse avant d’aller voir Death Proof au cinéma en France et je n’aurai pas accordé au segment de Tarantino plus de 3/10. Heureusement la VO, une salle de cinéma et vingt minutes supplémentaires arrivent à relever d’un iota la qualité de l’ensemble, mais dans tous les cas, je serai direct : j’ai dû faire face à un beau ratage, un gâchis énervant qui m’a laissé un goût ultra-amer dans la bouche.
Mais commençons par le commencement. Ca ne commence pas sous les meilleurs auspices, en moins d’une bobine on s’ennuie déjà assez sec. Il faut donc supporter de voir quatre pisseuses parler de trucs de pisseuses entre elles avec pour seule consolation le joli minois de Vanessa Ferlito – et ça vaut quand même vraiment le coup. Le tout continue beaucoup mieux puisque plus le film avance, plus les dialogues sont intéressants et plus on prend du plaisir. La voiture apparaît avec un goût d’hommage à Halloween dans la bande-son, puis la nuit vient et là on assiste clairement au summum du film. Tout simplement parce que le génial Kurt Russel interprète le génial Stuntman Mike, un méchant génial dans des scènes géniales et qui n’est à l’écran que pour être génial. Ca s’emballe également avec l’arrivée de Rose McGowan ou encore de Eli Roth, et franchement on prend du plaisir. Il suffit que les quatre héroïnes laissent un peu plus de place à tonton Mike et à la géniale Rose McGowan pour assister à ce qu’on attendait vraiment. Une sublime scène de danse avec Vanessa Ferlito – scène absente de la version US !! – plus tard, on rentre dans le vif du sujet. Jusque là, c’est donc globalement très bon mais là, Tarantino commet une erreur irréparable : continuer le film. Une fois que vous aurez compris que Tarantino sous-exploite comme personne son potentiel et ses ambitions de départ (du slasher fun avec une voiture à la place d’un couteau vanté par Tarantino, il ne reste qu’approximativement trois scènes étalées sur une heure cinquante), la première partie passera donc sans encombre mais la seconde partie du film est tout simplement un calvaire de bout en bout. On repart donc comme au début du film, mais remplacez les jeunes femmes de départ par un nouveau quatuor lamentable. En fait, seule la naïveté du personnage de Mary-Elizabeth Winstead sera bien vue. Le reste n’est que dialogues soporifiques (on se demande comment Tarantino ne s’ennuie pas derrière sa caméra) avec des personnages d’un charisme inexistant. Placer un tel creux, de telles longueur après que le film se soit emballé dans la première partie, c’est tout bonnement suicidaire ! Ca aurait sans conteste marché dans du bon Tarantino, ce que Death Proof n’est pas puisqu’il ne possède ni les bons personnages, ni la qualité d’écriture de ses précédents films. Et quand enfin le film doit repartir, sur une scène de course-poursuite avec Stuntman Mike, là tout est vraiment fini. Tarantino passe tout son film à vanter le tournage des scènes de course à l’ancienne, où tout était fait en vrai et non pas en numérique, pour finalement nous la donner, cette scène de course filmée à l’ancienne ! Mais voilà, ce n’est pas avec de bonnes intentions qu’on fait de bons films, la scène est beaucoup trop confuse, à aucun moment efficace (supeeer, Zoe Bell suspendue sur le capot, mais sérieusement j’aurai aimé qu’elle crève tellement elle est soûlante), et vraiment très désagréable. Imaginez : vous allez voir un Tarantino, cinéaste que vous adorez, et vous regrettez Fast and Furious. Ridicule ? Le pire en fait est que c’est véridique. Rob Cohen n’a peut-être pas eu les mêmes intentions de tournage que Tarantino, mais on s’en fiche, la scène de fin de Fast and Furious est relativement similaire à celle de Death Proof mais en beaucoup mieux. C'est-à-dire tout ce que celle de Death Proof n’est pas, efficace, tendue, hallucinante et hallucinée
Du coup, quand on arrive à la fin du film, que Kurt Russel pleure comme une madeleine et que les trois nanas s’amusent à lui défoncer la gueule, on devrait être au comble du bonheur. Mais, tellement dégoûté par la qualité de l’ensemble, c’est en tirant une sacrée tronche que je regarde les dernières images.
A retenir donc de Death Proof, vingt minutes de Tarantino comme on le connaît, avec des dialogues superbes, des personnages et des acteurs fantastiques et des scènes vraiment fun.
Pour l’heure et demie qui reste, certains se contenteront peut-être de l’auto-parodie que fait Tarantino en insérant dans ses multiples références habituelles des références à ses propres films ou à des films de potes (le Pussy Wagon de Kill Bill, l’expression « double-dare » de Pulp Fiction, Nick Stahl de Sin City etc.), de la photographie convaincante surtout de nuit, ou alors je ne sais pas, pour tout vous dire je cherche à comprendre ceux qui ont adoré. Vous vous poserez probablement de multiples questions à la fin de cette critique comme moi je m’en poserai si je n’avais pas vu le film et que je lisais une critique comme celle-là : le gars est-il fan de Tarantino ? Est-ce qu’il s’attendait pas à voir du Fast and Furious plutôt qu’un vrai film ? Est-ce qu’il était pas en rogne ce jour-là ?
Le problème est que je suis fan de Tarantino, que Death Proof ne fait en aucun cas baisser la qualité de ses autres films et l’estime que j’ai pour ce réalisateur qui est à mon sens l’un des plus grands actuellement, que je ne m’attendais pas à de l’adrénaline à la Fast and Furious mais à des scènes jouissives comme Tarantino sait les faire, et enfin ce soir-là je n’étais pas en rogne, l’ambiance était géniale, mais le constat est là. Death Proof est un fantastique gâchis, qui n’exploite que très (beaucoup trop) rarement son potentiel et les partis pris du réalisateur (on le sent vraiment conscient de ce qu’il fait, on a bien là le film qu’il souhaitait faire) sont vraiment mauvais. Chaque film de Tarantino a toujours divisé son monde, mais les fans ont quasiment toujours été unanimes. Là, le problème est que Death Proof divise même les fans du réalisateur. On passe donc des gens qui disent que les spectateurs sont partis de la salle en huant le film, les échos passant de la détestation à l’indifférence, à ceux qui disent que les spectateurs ont applaudi en vantant le film comme un pur trip jouissif. Pour moi, Death Proof n’aurait dû être qu’une bande-annonce ou rester un segment d’une heure. Je vous rassure quant à la qualité de Grindhouse en lui-même, puisqu’au-delà du segment de Tarantino, les bandes-annonces et surtout le génial Planet Terror de Rodriguez font ce qu’on attendait d’eux : exploiter le potentiel de départ jusqu’à plus soif. QT a fait son film, moi je me suis fait mon idée : Death Proof est mauvais.

Note : 5/10 – Mention Gâchis

[+ CLIPS] Trip The Light Fantastic - 3ème Album de Sophie Ellis-Bextor

J'écris cet article pour vous faire part d'un coup de coeur musical (qui dure quand même depuis 2002) et que je ne crois pas avoir déjà soûlé quelqu'un avec ma déesse sur les blogs (même Budd n'a pas subi la Sophie Fan Hystery qui me caractérise pourtant)
Je parle donc de Sophie Ellis-Bextor cette jeune chanteuse londonienne qui a approximativement tout pour elle puisqu'en plus d'être juste somptueuse, c'est une révélation musicale qui mérite forcément le détour.

Après son premier album solo en 2002 Read My Lips, qui fit alors un carton notamment pour la chanson Murder On The Dancefloor qui devint un "tube de l'été" en quelque sorte, Sophie Ellis-Bextor sortit si je ne m'abuse un an et demi après son deuxième album, Shoot From The Hip. Un deuxième album qui passa complètement inaperçu en France, à mon avis pour la simple raison que son style s'est encore plus affiné, s'est encore plus attardé sur les goûts de la chanteuse et était donc plus difficile d'accès à un grand public.
Et c'est après toutes ces années d'attente que ma déesse sort ce Printemps son troisième album, Trip The Light Fantastic. Je passerai sur les critiques professionnelles excellentes (disponibles sur la page wikipedia de l'album) et sur le carton qu'il semble faire en Angleterre pour juste essayer de vous faire découvrir cet album ou cette chanteuse si vous ne la connaissez pas ou si vous ne la connaissez que grâce à Murder On The Dancefloor (son style étant bien trop riche pour n'être résumé qu'à une chanson).
Encore une fois un excellent album, dans lequel j'ai retrouvé tout ce pourquoi j'adore Sophie Ellis-Bextor, à savoir des chansons très inspirées et très intenses dont les meilleures pourraient avoir un film à elles seules tellement le pied est fantastique et qu'on ne retrouve ça nulle part ailleurs.
Contrairement à Read My Lips, je n'accroche pas à toutes les chansons de cet album, ce qui, en fait, ne saurait faire baisser l'énorme qualité de ses meilleurs morceaux (déjà chansons préférées après un jour d'écoute) et de cet album en général.

Je vous conseille vraiment donc de jeter un coup... d'oreille à cet album et à cette chanteuse. D'habitude ce n'est pas vraiment un "style" de musique que j'écoute mais ça fait cinq ans que je reste vraiment conquis donc voilà, j'en profite pour faire découvrir cet album parce que je suis vraiment trop mordu, et que ça ne fait que me donner encore plus envie de faire un film dont la BO serait composée intégralement ou en grande partie de morceaux de Sophie Ellis-Bextor, mais c'est un projet difficile à entrevoir sans de gros moyens pour assouvir mon trip.

Je vous conseille particulièrement d'écouter dans cet album "Me And My Imagination", "Catch You", "Today The Sun's On Us", "The Distance Between Us" et "What Have We Started ?".

Bonne chance pour vos examens

Et bien oui, on arrive à la fin Juin et pour une bonne partie d'entre nous pointe les derniers relans de l'année avec tous ces cours à réviser et toutes ces notes à craindre. Peu importe le programme, peu importe les matières ou peu importe l'examen à passer, il y a toujours de bonnes raisons de craindre un examen et pourtant, on va tous y passer !
Alors autant être solidaires, je souhaite bonne chance à tous ceux qui passent leurs examens sous peu, que ce soit le Bac français, le Bac ou les examens des études supérieures.
Bref, bonne chance à vous, et surtout bon courage !

Quant à moi, dans une semaine (et quelques heures) tout sera fini, et j'enchaînerai la même semaine avec Budd, Night et aussi tous les membres des films de l'été dernier sur un nouveau projet "cinématographique" (notre vision du cinéma est très très large ;o) en ce projet hautement oscarisable que l'on intitulera sobrement "The Evil Scientist II".
Il ne faut donc surtout pas oublier que, comme après l'effort vient le réconfort, après le Bac, Wilhelm revient...

N'oubliez pas stylos, cartouches d'encre, cartes d'identité et autres convocations. Bonne Chance et Bon Courage !

[BlogoCiné] Faits Divers

Faits Divers
Un Film de Nicolas Huver et Clément Cusseau
Avec Clément Cusseau, Nicolas Huver, Yannick Decorte, Alexandra Huver, Guillaume Florczak.

Le | SYNOPSIS : Jeff est un tueur sadique, qui prend, pour l'un de ses contrats, le jeune Ricky sous son aile, un stagiaire. Après leurs méfaits, Jeff laisse sa place à son ami Vic, un nettoyeur de scènes de crimes, qui compte lui aussi apprendre au petit ce métier salissant.

La | CRITIQUE : Je dois le dire tout de suite, ce qui m'a convaincu à écrire une critique sur le film de Budd et Nikos, c'est tout d'abord car j'étais épaté par le jeu d'acteur tout à fait saisissant de Yannick Decorte. Je vous le dis, ce petit gars là a vraiment la classe.
Faits Divers est un film au projet à la fois incroyablement casse-gueule et qui attire forcément la curiosité. Le pitch est très bref et tout le film tiendra là-dessus, sans s'encombrer d'un quelconque schéma narratif. C'est ce qui est d'abord, selon moi, plutôt une qualité puisqu'en douze minutes, les deux réalisateurs décident de signer un film d'atmosphère, de personnages et de situations, plus qu'un film à histoire. Un parti-pris qui rappelle forcément certains Tarantino ou encore C'est arrivé près de chez vous. Le gros gros point fort du film est donc premièrement que sur un point de départ hautement référentiel (qui dit référentiel en cinéma amateur signifie forcément casse-gueule), les réalisateurs arrivent à s'en sortir et à livrer un film de leur cru. Je citerai donc les moments forts de Faits Divers, la poursuite de la petite-soeur jusqu'à l'extérieur et toute la fin du film, des moments vraiment savoureux dans le genre de ceux que j'aimerai voir sur grand écran plus souvent.
Enfin, l'autre référence majeure du film tient dans sa forme, celle d'un film en deux parties à la Kill Bill. C'est plutôt bien vu puisque le film possède vraiment deux parties distinctes, Mr. Clean est plus sanglant, jouant sur des détails crades et s'étalant sur une durée de temps plus importante, alors que De Sang Froid est beaucoup plus lent, posé, se déroule quasiment en temps réel et sa violence se situe plutôt dans les situations auxquelles sont confrontés Jeff et Ricky ou dans les dialogues.
Et là se situe sûrement les plus gros défauts du métrage. Sur un bon point de départ, sur un bon scénario, le pari n'est que partiellement relevé puisque toute la saveur des dialogues passent à la trappe à cause d'un gros manque de rigueur dans ceux-ci ainsi qu'à d'énormes problèmes d'enregistrement de son. De manière plus générale, la technique fait flancher le résultat puisqu'on sent le film bricolé et malheureusement donc mal maîtrisé. Un trop gros manque de rigueur générale donc, fort dommage car le fond est excellent et que certains moments valent vraiment leur pesant en cacahuètes.
Cependant comme dit plus haut, le scénario est de très bonne qualité. Les situations, l'enchaînement des évènements ainsi que les dialogues qui ponctuent le tout sont vraiment de bonne qualité, ce qui rend encore plus dommageable le manque de rigueur. Les acteurs ne valent malheureusement pas grand chose, ce n'est tout de même pas une surprise, même si ils profitent pour la plupart de cet état de faits pour du coup se lâcher complètement ce qui rend le film encore plus drôle.
La photographie est naturelle, souvent inégale et peu souvent jolie, et l'utilisation du format 4:3 n'aide pas à la construction des cadres trop hasardeuse. Enfin, un très gros coup de coeur pour le choix des titres de la bande originale. Mr. Sandman en ouverture est un bon choix, rappelant l'excellent Halloween II de Rick Rosenthal, mais c'est surtout la fin (oui j'adore la fin à tous les niveaux) qui constitue le sommet du film avec Vic et Ricky qui s'éloignent en voiture vers le Buffalo Grill sur cette excellente chanson aux sonorités mexicaines. Ce n'est pas que ce soit du Johnny Cash qui rend le choix réussi, mais sa sonorité mexicaine clichée rend tout simplement la scène hilarante et je me suis juste dit que c'était la fin parfaite pour ce film.
Bref, mon avis sur Faits Divers en tant que simple spectateur est que le film est bourré de défauts handicapants mais qu'il m'a aussi vraiment beaucoup plu lors de ses meilleures scènes. Un métrage bancal donc, avec du bon et du mauvais, mais je ne pourrais que trop conseiller à Budd et Nikos de se pencher lors de leurs prochains essais sur la technique et la rigueur, car le fond est selon moi vraiment bon, le potentiel doit être exploité à sa juste valeur pour que le film décolle.

Note : 6/10

Comic-Book Club : notre deuxième film de Bac est disponible

;)

Oui je sais, personne n'était au courant de son existence ici mais voilà pourtant notre deuxième film de Bac !

Petit retour en arrière (ceux qui ont vu le film comprendront la blague). Je vous annonçais il y a pas mal de temps la sortie prochaine de notre premier film de Bac à Robin Cauche et moi-même, et le film va arriver d'ici quelques semaines. Mais nous devions réaliser deux films pour la fin de l'année, et voilà donc Comic-Book Club, le deuxième film.
C'est un projet bien moins "imposant" pour nous puisque nous n'y avons consacré que très peu de temps, surtout par rapport à notre premier film, néanmoins nous nous sommes vraiment fait plaisir là-dessus et le résultat me semble assez bon. C'est pour ça que je vous le propose, nous nous fichons pas mal de la note que nous allons obtenir avec ce film, nous l'avons plus fait pour nous et pour vous et je pense que pas mal ici pourront y retrouver des références, en tout cas, nous nous sommes fait plaisir, nous nous sommes lâchés.
Brièvement, c'est l'histoire d'un adolescent de dix-sept ans qui se découvre du jour au lendemain le pouvoir de remonter le temps. Il va vite utiliser ce don afin de sauver une vie.
Comic-Book Club est un film léger, sucré, coloré et - nous l'espérons - efficace, à propos des super-héros et du voyage dans le temps. Peu d'originalité donc, le film est relativement peu développé au niveau de l'histoire comme au niveau des personnages, mais comme je vous l'ai dit, nous en sommes fiers et espérons qu'il vous plaira.
Le film ne dure que douze minutes (on était sensé le faire en huit minutes donc on a plutôt craqué notre marge de flottement au niveau de la durée lol) mais fini la parlotte, place au lien :

Voir Comic-Book Club en streaming sur Dailymotion

Bon visionnage à tous ;)

P.S. : Nous n'avons pas mis de liste des remerciements à la fin du film pour la simple raison qu'elle aurait été trois fois plus longue que le générique en lui-même lol, mais il reste évident que nous tenons à vous remercier tous.

[Ciné] Spider-Man 3

Spider-Man 3
Un Film de Sam Raimi
Avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco, Topher Grace, Thomas Haden Church, Bryce Dallas Howard...

Le | SYNOPSIS : Peter Parker n'a jamais été aussi heureux. Il file le parfait amour avec Mary-Jane de qui il veut demander la main, arrive en tête de la classe dans ses études et Spider-Man est enfin aimé par les gens de New-York. Mais lorsqu'il apprend que le véritable assassin de son oncle a été retrouvé mais qu'il court toujours, la vengeance s'empare de lui, au même moment où une étrange substance extra-terrestre va affecter sa vie de manière dramatique et que son amitié avec Harry bat sérieusement de l'aile. Le plus gros ennemi de Spider-Man se retrouve être sa volonté de vengeance qu'il va devoir apprendre à maîtriser s'il veut s'en sortir.

La | CRITIQUE : Je fais personnellement partie de ceux qui trouvent que Spider-Man 1 et 2 sont deux grands films. Des personnages très bien traités et magnifiquement interprétés mélangés à une atmosphère de super-héros originale grâce à la patte de Sam Raimi, le tout pour deux heures de bonheur. Ce troisième volet s'annonçait vraiment différent des autres de par le nombre élevé des bad-guys et nouveaux personnages du film. Finalement, Sam Raimi relève avec un certain brio ce défi en traitant tous les personnages comme ils le méritent. Le film dure vingt minutes de plus et cela était nécessaire car il trouve ainsi un parfait équilibre entre développement des personnages et scènes d'action. Par ailleurs, visuellement, le film fait plus fort qu'auparavant. Il y a eu une très nette amélioration des effets spéciaux qui nous offrent des scènes d'action de haute voltige (c'est le cas de le dire). Egalement, la photographie parfois laide et agressive du deuxième volet laisse ici sa place à une photographie bien plus belle, qui utilise judicieusement des tons bleus propres à ce nouvel opus. La réalisation de Sam Raimi n'y est pas non-plus pour rien bien entendu, puisque le réal s'offre comme d'habitude de jolis plans ou effets rappelant Evil Dead ou offrant une dimension "volontairement forcée" à l'univers des super-héros. Le film se permet même de larges inspirations venant du cinéma expressioniste puisque le look de Peter lorsqu'il est infecté par le symbiote, le noir autour des yeux, son jeu volontairement surjoué rappelle très fortement ce cinéma, au même titre que cette scène dans le clochet de l'église qui s'offre quelques cadres à la composition très géométrique et aux lignes de composition en pagaille. Bref, la forme de Spider-Man 3 est plus qu'irréprochable, elle fait vraiment plaisir à voir. Ce qui fait également très plaisir à voir, c'est la part réservée à l'humour dans ce film. Sam Raimi et ses collèges se sont vraiment lâchés et nous offrent des scènes vraiment hilarantes, allant bien plus loin sur le terrain de l'humour que dans les deux premiers ou dans un film de super-héros classique. Le talent du réalisateur pour l'humour est indéniable tant il réalise des morceaux cultes et qui font plaisir aux fans (la scène de Bruce Campbell est incroyable). Inutile de rappeler la qualité des interprètes principaux, si ce n'est pour saluer la prestation de Topher Grace et celle, hallucinante, de Tobey Maguire.
Malheureusement, et c'est dans ce malheureusement qu'est concentré toute la nuance de mon avis sur le film, Spider-Man 3 est entâché par de gros défauts. Le film est très très lourd, si Sam Raimi offre une large part à l'histoire des personnages, cette fois c'est semble-t-il sans inspiration ni émotion puisque les passages sensés être les plus émouvants sont tous de gros passages forcés trop clichés pour être sincères ou émouvants. Ensuite, le film de Sam Raimi est très (beaucoup trop) moralisateur ! Je suis un grand fan des morales dans les films, mais dans les précédents volets, Peter Parker ne faisait que tirer des leçons de sa propre expérience, il ne nous affligeait pas avec une très lourde voix-off "qu'on a toujours le choix et qu'on doit faire ce qui est juste" en fin de film. Spider-Man 3 est donc moins émouvant, bien plus lourd et bien plus moralisateur que ses prédecesseurs et c'est vraiment dommage. Ceci est probablement dû à un manque de maîtrise du scénario qui en fait des tonnes.
Il est difficile de formuler un avis en sortant de la salle. Spider-Man 3 possède d'énormes qualités et nous offre des scènes largement meilleures que ce que les deux premiers ont pu nous offrir, mais d'un autre côté, les grosses qualités du film sont sérieusement contre-balancées par des défauts vraiment gênants. Du grand spectacle assurément, mais malheureusement Spider-Man 3 perd le statut de grand film que j'assimile toujours aux deux premiers, plus honnêtes et maîtrisés, et surtout bien plus subtiles. Au final, c'est un très bon film de super-héros, qui nous offre parfois même le sommet de la saga, mais le film semble parfois perdre de son honnêteté et fait un peu tâche d'un point de vue subtilité quand Superman Returns est sorti l'année dernière en étant plus fin et plus subtile avec un héritage qui ne le permettait pas aussi facilement que celui de Spider-Man.
Ce numéro 3 est donc un épisode étrange, un peu trop lourd et bancal pour prétendre à égaler les deux précédents films de l'homme-araignée, mais bien aidé par un humour omniprésent qui fait mouche, des personnages attachants et des scènes d'action d'une grande efficacité.

Note : 7/10

Jean-Pierre Michaël Quitte R.I.S. ?

Le héros de la série phare de TF1, R.I.S. : Police Scientifique, aurait annoncé arrêter la série ! En effet, il ne participerait même pas à la saison 3. Un gros coup dur pour la série si cela se vérifiait puisque la saison 2 se terminait sur ses retrouvailles avec sa femme, mais laissait aussi en attente une relation amoureuse avec Julie. Difficile d'imaginer la série sans lui... Il va juste disparaître, s'évaporer dans l'air ? J'espère que tout cela n'est qu'une rumeur car ce serait vraiment le début de la fin pour la série. D'ailleurs, le tournage de la troisième saison, prévu pour début Avril, aurait vraisemblablement été repoussé à une date ultérieure après les scores moyens de la série dans sa deuxième saison. Les scénarii seraient en train d'être retravaillés pour "booster" la série.
Le R.I.S. serait-il sur le point de fermer ses portes ?

Source : JeanMarcMorandini.com

La bande-annonce française de Newport Beach sur France 2

L'Histoire de la Série : Ryan Atwood, un jeune adolescent de la région pauvre de Chino, est pris malgré lui dans le vol de voiture que commet son frère Trey. Lui est envoyé en prison mais Ryan, étant donné son jeune âge et des circonstances atténuantes, est sorti de là par Sandy Cohen, avocat pour les délinquants juvéniles.
Mais sa mère Dawn, excédée par les évènements, le renvoie de sa maison. Ryan épuise alors toutes ses possibilités d'hébergement à part une seule : il appelle Sandy Cohen à la rescousse qui le ramène dans sa somptueuse villa de Newport Beach, la ville la plus riche du comté d'Orange en Californie, pour y passer le week-end. S'ouvre alors à Ryan un monde de richesse, d'hypocrisie, mais aussi d'excitantes nouveautés...

Newport Beach est une excellente série qui souffre la plupart du temps des préjugés que les spectateurs peuvent avoir sur elle, mais commencer à la regarder, cela veut dire ne plus jamais s'arrêter. France 2 décide de donner une nouvelle chance à la série en la reprogrammant dès le Lundi 23 Avril, c'est à dire dès la semaine prochaine, à 17h40. Enfin, puisque France 2, très mauvaise pour la gestion des séries TV, donne enfin une chance à ce phénomène Outre-Atlantique qui vient de se terminer le 22 Février dernier aux USA.
Newport Beach joue avec beaucoup de talent sur les clichés qu'elle détourne, l'auto-dérision et le rythme très dynamique de ses épisodes, sans oublier cette ambiance californienne qu'elle dépeint et qui donne tout son charme à la série.
La saison 1, puisque c'est là que recommence la diffusion, pose les bases de la série. On pourra reprocher à cette saison peut-être plus de clichés que dans les autres saisons et des acteurs pas encore tous à leur top (ils sont pour la plupart si doués que la saison 1 ne leur rend pas encore justice), mais le charme du début et le rythme très rapide des épisodes en font l'une des meilleures.

Voici la bande-annonce de la série sur France 2 : bande-annonce française Newport Beach

Newport Beach - Tous les Jours à 17h40 sur France 2 à partir du Lundi 23 Avril

[Ciné] Goal ! Naissance d'un Prodige

Goal ! Naissance d'un Prodige (Goal ! The Dream Begins)
Un Film de Danny Cannon
Avec Kuno Becker, Stephen Dillane, Anna Friel, Alessandro Nivola...

Le | SYNOPSIS : A l'âge de dix ans, Santiago Munez passe la frontière mexicaine avec sa famille dans l'espoir de vivre une vie meilleure aux Etats-Unis. Dix ans plus tard, il vit avec sa famille à Los Angeles et travaille pour de riches propriétaires. C'est parallèlement qu'il assouvit sa passion du football sur de petits terrains avec ses amis. Mais un ex-joueur de football et recruteur, Glen Foy, le remarque et lui propose un essai. De déconvenues en espoirs payants, Santiago Munez va tout faire pour aller jusqu'au bout de ses rêves.

La | CRITIQUE : Pourquoi voir Goal ! aujourd'hui alors qu'il est sorti il y a un an et demi en France ? Goal ! 2 sort la semaine prochaine et lorsque j'ai vu qu'il serait réalisé par Jaume Collet-Serra, l'excellent réalisateur de La Maison de Cire, je me suis décidé à voir le premier par curiosité et dans le but de comprendre l'histoire avant d'aller voir le 2, logique. Pourtant, je ne suis vraiment pas un fan de football, mais alors vraiment pas. La présence du réalisateur de Souviens-Toi... L'Eté Dernier 2 à la tête de ce film ne m'annonçait rien de bon, au même titre que sa réputation de clip publicitaire.
Et pourtant, la surprise fut de taille tant je suis conquis.
Tout d'abord, il faut que je désamorce quelque peu cette réputation de clip qu'entretient le film. La réalisation clip, c'est des effets pourris à la Saw II de gens qui préfèrent charcuter leur film au montage faute d'un quelconque talent pour la réalisation. Et ce n'est pas le cas ici. Danny Cannon nous livre une réalisation d'un dynamisme, d'une efficacité et d'une maîtrise incomparables. Son sens du style est indéniable mais le film ne tombe jamais dans le clip, au contraire, ce sens de l'esthétisme donne au long-métrage une classe tout à fait appropriée.
Pour appuyer cette réussite, la photographie est elle-aussi magnifique. En gros, ça a de la gueule.
L'aspect musical du film est lui aussi une totale réussite, en adéquation complète avec le monde présenté. On alterne donc d'excellents morceaux (comme Paint the Silence de South) avec une musique très émouvante qui donne au film toute son intensité dans l'émotion.
Et c'est là où certains risquent de ne pas apprécier. Goal ! est un conte moderne, ce qui veut dire que l'histoire passe par beaucoup de ficelles, de bons sentiments et de clichés. Mais comme je l'ai dit, il assume sa position dans le genre du conte et si vous n'êtes pas hermétiques à ce genre de films, alors vous ne pourrez être que conquis par les émotions qu'il distille. En ce sens, les dernières images sont d'une force et d'une émotion incroyables. Ceux qui comme moi aiment les films humains et jouant sur les émotions seront aux anges, qu'ils aiment le football ou non puisque si Goal ! parle bien de football, c'est avant tout un film sur un homme qui cherche à accomplir ses rêves. Peu importe que vous soyez footeux ou non, mais il est clair que Goal ! nous délivre ce qu'il y a de plus beau (et de plus rare) dans le foot, c'est l'esprit du sport, toute sa beauté, ce qui fait que l'on vibre quand quelqu'un marque un but.
Les acteurs sont excellents, notamment le jeune Kuno Becker. Sa petite bouille de Emile Hirsch, son charisme, sa sympathie et sa naïveté, son "innocence" font que l'on s'y attache beaucoup. On se prend d'affection pour ce héros et il est impossible de ne pas être avec ce jeune mexicain qui se bat comme il le peut pour vivre ses rêves.
En fait, la seule chose véritablement reprochable dans Goal !, c'est peut-être son scénario qui utilise son lot de clichés qui rebuteront probablement pas mal de spectateurs. Mais comme je l'ai dit, ceux qui adhèrent à l'esprit du conte moderne seront conquis par la beauté touchante du film.
En conclusion, je dirai que Goal ! est un film incroyablement touchant et émouvant, intense, rythmé, efficace et maîtrisé de toutes parts. Il nous offre ce que l'on était en droit d'attendre de mieux d'un film sur le football, de l'humanité.

Note : 9/10

Newport Beach de retour sur France 2 !

Je sais ça peut paraître incroyable. Je sais hier cétait le premier Avril. Alors France 2, après de multiples annonces avortées, se décide le lendemain du 1er Avril à remettre Newport Beach à l'antenne !

En effet, à partir du 23 Avril prochain, France 2 diffusera tous les jours un épisode de Newport Beach à 17h40, suivi d'une émission (Mag 2.O) qui reprendra l'un des thèmes traités dans l'épisode du jour pour en discuter avec des gens par Internet ou par SMS.
La diffusion reprendra au début de la saison 1.

Une annonce inespérée pour les fans de Newport Beach, et une occasion pour la série de revivre après sa fin le 22 Février dernier aux Etats-Unis !

Tous à vos télés dès le 23 Avril :
Ryan Atwood, un jeune adolescent de la région pauvre de Chino, est pris malgré lui dans le vol de voiture que commet son frère Trey. Lui est envoyé en prison mais Ryan, étant donné son jeune âge et des circonstances atténuantes, est sorti de là par Sandy Cohen, avocat pour les délinquants juvéniles.
Mais sa mère Dawn, excédée par les évènements, le renvoie de sa maison. Ryan épuise alors toutes ses possibilités d'hébergement à part une seule : il appelle Sandy Cohen à la rescousse qui le ramène dans sa somptueuse villa de Newport Beach, la ville la plus riche du comté d'Orange en Californie, pour y passer le week-end. S'ouvre alors à Ryan un monde de richesse, d'hypocrisie, mais aussi d'excitantes nouveautés...

Source : OC Attitude - News du 2 Avril

[BlogoCiné] Le Purgatoire

Le Purgatoire
Un Film de Nicolas Vert
Avec Amaury Laloux, Antoine Cosné, Victor Roullier, David Auger, Nicolas Vert...

Le | SYNOPSIS : Cinq personnes qui ne se connaissent pas se réveillent ensemble dans un appartement clos. A la sortie, seulement deux sont capables de témoigner sur ce qui s'est passé. Que s'est-il vraiment passé, qui est coupable, et pourquoi ? Et si en fin de compte, tout le monde était à la fois coupable et victime ?

La | CRITIQUE : Un nouveau film qui débarque sur Blogorama, c'est toujours un évènement en soi. Qui plus est, Nicolas Vert est loin d'être un inconnu puisqu'il était l'un des réalisateurs de Rencontre Mortelle et le réalisateur du récent N'Attendez-Pas d'Excuses. Les deux films étaient loins d'être parfaits, bien sûr, mais m'avaient convaincu par un potentiel indéniable qui ne demandait qu'à être utilisé pour une nouvelle réalisation. Si chaque nouveau film sur Blogorama est un évènement, ce n'est pas pour rien : c'est car on tombe parfois sur ce genre de surprises qu'est Le Purgatoire.
Tout d'abord, parlons défauts. La construction du film sous la forme d'une enquête est loin d'être inintéressante, seulement le côté "après-coup" aurait pu être bien mieux géré. Néanmoins les scènes d'enquête sont satisfaisantes puisque le réalisateur privilégie alors une sobriété de réalisation tout à fait adéquate, palie à l'absence d'adultes au casting en ne faisant apparaître l'enquêteur que par une voix en hors-champ sonore, d'ailleurs bien choisie, et réussit par la même occasion à développer ses personnages (la récurrence du verre d'eau avec le personnage de Steven).
On n'arrive là à une qualité rare et très appréciable, c'est la qualité d'écriture alliée à la crédibilité des interprètes. Le scénario laisse la place à des détails qui enrichissent les personnages ainsi que le film de manière fort appréciable. On n'a pas l'impression de ne voir que le strict nécessaire au déroulement du film, le scénario en devient plus riche, plus soigné et réfléchi. Qui plus est, la qualité des interprètes fait elle aussi plaisir à voir puisque je me suis souvent pris à m'attacher à des personnages (Adrien et Steven), et à en détester d'autres. Là encore, la qualité principale du film vient d'un mélange entre des personnages bien dessinés et des interprètes justes, mais il y a fort à parier que la sensibilité et la sincérité du réalisateur y soient pour beaucoup. En témoignent par exemple les dernières images du film, émouvantes à souhait.
Mais le film possède bien entendu d'autres défauts. Le montage par exemple, utilise de légers fondus entre chaque plan. Cette idée de fondus aurait été intéressante à exploiter pour certaines scènes, dans le but de renforcer la fluidité et la continuité des actions, mais pas durant tout le film.
Egalement, la réalisation n'est pas parfaite. Certains plans faciles énervent un peu, comme les plans avec la caméra posée au sol. Une facilité de réalisation qui ne correspond pas à la relative réussite du reste de la mise en scène. Celle-ci, relativement sobre, sied bien au film et sait tirer parti du potentiel de l'appartement. Je retiendrai notamment la scène de la première journée, excellente. Mais au delà de cette sobriété, certaines idées valent leur pesant en cacahuètes, comme cette volonté, parfois, de filmer les personnages en légère plongée comme s'ils étaient des poissons enfermés dans un bocal.
Pour le reste, la composition des cadres est irrégulière mais souvent bonne, une rareté dans les films amateurs dans lesquels le champ est souvent inutilement encombré par manque de travail au niveau du décor et dans la composition des cadres.
Le film marque aussi un bon point avec sa photographie chaude aux tons orangés dans l'appartement clos, qui contrastent avec les tons blancs et neutres des scènes d'enquêtes.
D'autres défauts font tout de même leur apparition dans ce tableau relativement impeccable : le son est assez mauvais. Les dialogues étant enregistrés directement avec le micro de la caméra vidéo, alors que les personnages discutent dans des pièces closes, amène du coup un problème d'écoute des dialogues. Ceux-ci résonnent et si on arrive à les distinguer sans trop de difficulté, tout cela n'est pas très agréable à l'oreille. Egalement, l'aspect musical du film est assez mal géré puisque la Bande Originale n'est pas vraiment en adéquation avec le film selon moi et le volume de son est lui aussi mal maîtrisé.
Enfin, on pourra reprocher un générique de fin qui fait un peu trop d'esbrouffe par rapport à la sobriété et à l'efficacité du reste du film.
En fin de compte, Le Purgatoire est un film qui possède quelques défauts, mais la réussite ainsi que la maîtrise de l'ensemble font plus que plaisir à voir. Avec ce film, Nicolas Vert exploite un peu plus de son potentiel et fait preuve d'une sensibilité de très bon goût et arrive même à nous apporter le plus difficile dans le cinéma amateur : de l'émotion.

Note : 8,5/10

P.S. : Pour ceux qui n'ont pas encore vu le film, n'oubliez pas qu'il reste disponible sur Internet d'après quatre liens différents sur la fiche du film sur le blog de Gabnec : cliquez-ici pour y accéder.

Une saison 3 pour R.I.S. et la saison 2 en DVD

La deuxième saison de la série de TF1 R.I.S. : Police Scientifique s'est achevée il y a quelques jours, et la saison 3 pointe déjà le bout de son nez. Le tournage commencera le 2 Avril et se terminera le 13 Juillet. 12 épisodes sont prévus pour le moment, c'est à dire le même nombre que pour la saison 2. Au rayon des nouveautés, un nouveau personnage est annoncé ! Il s'appellerait Simon et et serait un ingénieur travaillant les indices en laboratoire mais n'allant pas sur le terrain, à la différence des cinq autres experts. L'acteur n'a pas encore été révélé. Le tournage se déroulant approximativement à la même période que pour la saison 2 il y a un an, il y a fort à parier que cette saison 3 sera diffusée à partir de Janvier 2008 sur TF1.

Mais en attendant la saison 3, TF1 Video sortira le 16 Mai prochain le coffret DVD de la saison 2. Les douze épisodes de la saison seront répartis sur 3 DVDs et le coffret est annoncé sous la forme d'un Digipack. Néanmoins cette information est à prendre avec de grosses pincettes puisque le coffret de la saison 1 a aussi été annoncé sous la forme d'un Digipack alors qu'au final, il est sorti sous la forme d'un boîtier Keep Case avec fourreau. Aucun bonus n'est annoncé pour l'instant, comme pour la première saison. Le visuel est disponible ci-dessous.

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