Acteurs : Ben Mckenzie, Peter Gallagher, Adam Brody, Melinda Clarke, Mischa Barton, Rachel Bilson Éditeur : Warner Zone 2 Genre : Série TV
Suppléments :
Scènes Coupées avec Présentation de Stephanie Savage
Spot making-of du concert des Subways
Passe-Moi La Télécommande !
Le Barbecue Coréen : du scénario à l'écran
Ce qu'un nom signifie
Bêtisier
9/10 Critique Image
L'image du DVD rend parfaitement justice à la grande qualité visuelle de la saison 3. Entre voir cette saison sur son PC ou la regarder en DVD, je peux vous dire qu'il y a une différence de taille, et la qualité d'image de ces DVDs permet de profiter au mieux de la photographie de cette saison.
7/10 Critique Son
Rien à redire, c'est pas honteux mais ça ne pète pas de partout non-plus. La même impression que si l'on regardait la série à la télé.
8/10 Critique Suppléments
La jaquette du coffret est tout d'abord absolument magnifique. Dans des tons bleu-gris / bleur-verts, l'image du coffret est vraiment très belle, sûrement la meilleure.
Par contre, ça se gâte sérieusement par la suite. Tout d'abord, la nouvelle politique de Warner étant de mettre deux DVDs dans un seul boîtier, l'impression de cheap est inévitable : les DVDs étant au nombre de 7, on a donc droit à trois boîtiers dévoilant les résumés des épisodes au devant comme au derrière, et un boîtier simple comme avant sauf qu'au lieu de nous soigner la jaquette de ce seul DVD, on nous colle une jaquette visiblement faite en trois minutes mal finalisée comme tout. Le manque de cohérence de la présentation fait donc mal aux yeux, déjà qu'on pestait assez de ne pas avoir droit au Digipack US, maintenant, le tout sonne encore plus cheap.
L'aspect cheap continue pour mon plus grand malheur dans les menus du DVD. Warner se fout parfois vraiment de notre gueule. Le menu animé des deux précédentes saisons laisse la place à un horrible menu fixe avec des images qui ne mettent en avant que les couples adolescents de la série. Et là, comble du comble, dans le menu de choix des épisodes, le titre des épisodes ne s'affiche pas et laisse leur place à des effroyables "épisode 1", "épisode 2" etc.
Ce défaut ne se trouve pas présent si votre lecteur DVD lance le menu anglais du DVD puisque là, vous trouverez les titres originaux des épisodes.
Franchement, j'ai eu cette horrible impression de coffret vraiment bâclé, torché par Warner qui ne s'est vraiment pas foulé !
Heureusement, les suppléments sont là pour rattrapper un peu tout ça. Ce n'est pas annoncé au dos du DVD, et pourtant si, il y a des scènes coupées avec présentation de Stephanie Savage ! Si certaines de ces scènes sont inutiles, il en arrive qu'une ressorte vraiment. Le commentaire de Stephanie Savage est intéressant et parfois même marrant.
Le spot des Subways est par contre ultra-anecdotique, durant deux minutes et ne servant absolument à rien si ce n'est à promouvoir le groupe.
Le making-of du "Barbecue Coréen" est par contre un excellent bonus, qui nous montre même l'intérieur de la salle des scénaristes lorsqu'ils décident de l'histoire d'un épisode ! On y voit les choix effectués, avec également la conception du décor du bal et des nombreuses interventions intéressantes. Un making-of qui fait vraiment plaisir à voir !
Ca continue avec "Passe Moi la Télécommande !" qui s'avère être une sorte de passage en revue de quelques scènes de deux épisodes de la saison, commentés par Josh Schwartz ainsi qu'un autre intervenant, différent entre les deux épisodes. Vraiment intéressant, c'est l'occasion pour le créateur de la série, que l'on savait être un marrant, de faire le pitre et de casser du sucre sur le dos de la Fox ("On essaie de faire un show de qualité... sur la Fox, c'est comme une sorte de défi"). Un bonus hilarant qui dévoile une belle complicité, tout comme le making-of qui nous dévoilent tout deux l'intérieur de l'équipe. On comprend vite qu'il existe un réel lien entre chacun des membres de l'équipe qui travaille sur la série.
"Ce qu'un nom signifie" est un bonus très intéressant sur la manie qu'a l'équipe de la série de choisir les noms de leurs collaborateurs pour leurs personnages secondaires !
Enfin, le bêtisier est lui aussi très sympa, plutôt marrant et précédé d'une courte intro d'un Josh Schwartz qui, une fois de plus, pète les plombs !
Bref, si Warner ne s'est vraiment pas foulé pour la présentation intérieure, la beauté du coffret et la qualité des bonus présentés relèvent sacrément le niveau de l'ensemble !
8/10 Critique du film
Je ne consacre pas souvent deux critiques sur un même film ou une même saison de série, sauf si la nouvelle vision change mon point de vue. Et il est clair que la seconde vision de cette saison 3 de The O.C. aura bien changé mon point de vue ! Si vous vous souvenez de ma première critique, je décrivais la saison 3 comme une saison très décevante, et j'en gardais le souvenir de la moins bonne saison de la série. Et il y a quelque-chose qui n'a pas changé : la saison est un peu lente à démarrer. A commencer par le Season Premiere que je trouve pour ma part vraiment pas très bon, suivi par un ou deux bons épisodes mais pas géniaux. La saison 3 est lente à démarrer et c'est avec le départ de Jimmy que la saison prend son envol, et quel envol ! La première lignée de la saison après cela est impeccable, avec des épisodes excellents et bien plus aboutis que dans les saisons précédentes. Le gros changement cette saison, c'est la photographie. Adieu les couleurs criardes, la photographie très approximative sauvée par des filtres lors de la première saison, la photographie lors de la saison 3 suit le cours des évènements : très sombre, mais elle est aussi magnifique. Pour exemple, je citerai une confession entre Marissa et Johnny au bord de la plage, ou la fête de Chili.
Les couleurs sont magnifiques, la série adopte des tons à la fois très doux et très sombres. Dans le même esprit de réussite visuelle, retourner à la saison 1 maintenant en termes de réalisation ou de qualité d'image fait franchement pitié. Certains plans de la saison sont vraiment magnifiques, tout comme des scènes maîtrisées de main de maître (Marissa qui tente d'écrire une lettre pour expliquer pourquoi elle a tiré sur Trey dans l'épisode 6). Bref, visuellement, cette saison est clairement le top.
Après donc une excellente première partie, tant sur le point de vue des intrigues que de la qualité "technique" des épisodes, le soufflé retombe un peu en milieu de saison. A partir de l'épisode de Chrismukkah, pas franchement réussi, les épisodes commencent la plupart du temps à être assez vides. En effet, parfois les épisodes n'ont même pas de "structure principale" comme c'est le cas normalement dans chaque épisode de la série. On suit juste les histoires de chaque personnage. La relation entre Marissa et Johnny s'embourbe puisque si Johnny était un très bon personnage au début, à la fois ami avec Ryan et complice avec Marissa, on comprend vite qu'il ne sert un peu qu'à séparer ces deux-là et son rôle de martyr énerve au bout d'un moment. Egalement, la photographie si belle d'habitude cette saison perd de sa beauté. Ce petit coup de mou (chaque saison de la série a vraiment un coup de mou vers le milieu de la saison) est entrecoupé de bons épisodes, comme The Sister Act ou The Pot Stirrer, mais heureusement la saison retombe vite sur ses pieds dès que Johnny dégage et que leur triangle amoureux est terminé. Ainsi, les épisodes se révèlent de nouveau plus convaincants, plus dynamiques, plus intéressants, bref, on retrouve du vrai bon The O.C., quand tout s'accélère dans la dernière ligne droite d'épisodes de la saison. En effet, les cinq ou six derniers épisodes sont vraiment excellents, et concentrent certains des meilleurs épisodes de la saison et de la série. Jusqu'à la fin évidemment magistrale. Du Season Finale de la saison 1, réussi mais un peu cliché, à celui de la saison 2, excellent, on arrive à cet épisode final de la saison 3 quasiment parfait. La fin parfaite et logique à la saison la plus dramatique et la plus émouvante de la série.
Oui car, plus généralement, il faut parler des nombreuses qualités de la saison. Tout d'abord, et ça c'est un choix qui déplaira à pas mal de gens, cette saison est vraiment très dramatique. La plus dramatique de toutes. Mais bien heureusement la série ne tombe jamais dans le soap. Tout d'abord, les deux premières saisons comportaient leur lot de clichés dont la saison 3 est dénuée. Si la série a toujours su détourner certains clichés, elle en utilisait tout de même allègrement. Sans les clichés, les intrigues deviennent donc plus sérieuses, plus dramatiques et surtout, et ça c'est le gros jackpot de la saison, plus émouvantes ! Le gros reproche que je faisais à la saison 1, c'était de manquer singulièrement d'émotion. Cette saison 3 est la saison qui joue le mieux sur les émotions, je prendrai comme exemple l'épisode 21 The Dawn Patrol où Ryan va à Albuquerque pour voir sa mère qu'il n'a pas vue depuis 2 ans.
La musique cette saison sert très bien l'émotion, même si elle se révèle à de rares moments un peu hasardeuse. En effet, on a l'impression qu'elle tourne trop vers le larmoyant même lorsque cela n'a pas lieu d'être. Heureusement ce constat est rare dans la saison. La musique est également excellente lorsqu'il s'agit de faire revivre à Ryan ce qu'il a déjà vécu avec Trey mais cette fois-ci avec Volchok. Encore des moments magistraux où cette saison 3 démontre une certaine supériorité.
Au niveau des intrigues, la plupart sont loins d'être là pour remplir les trous et apportent un réel plus, un réel développement au personnage. La peur de Seth d'aller à l'Université et de quitter Newport alors qu'il a attendu ça depuis tout petit, les accès de violence de Ryan, son complexe de protecteur, la mise en péril des valeurs morales de Sandy dans la sombre intrigue de l'hôpital...
L'humour n'est pas en reste avec un bal de promo hilarant, une Taylor survoltée, des films de yakusa, des substances illicites, un kama-sutra, un voisin qui pisse sur les murs...
En ce qui concerne les personnages, cette saison offre la part belle au côté sombre de Ryan et de Sandy, au rôle de mère de Julie Cooper et à l'humour de Summer et de Taylor. Généralement, Seth reste moins bon que dans les précédentes saisons, et Kirsten est plus en retrait. Certains nouveaux personnages valent leur pesant en cacahuètes, comme Kaitlin qui intègre, comme Taylor, le générique dans la saison 4, ou encore Kevin Volchok, probablement le bad-boy le plus perturbateur de la série et qui jouera un rôle décisif dans la saison.
Pour conclure ce test, j'avoue que j'ai longuement réfléchi tout au long de ce "revisionnage" de la saison 3. Alors que c'est clairement la saison la plus critiquée du show et la plus détestée par les fans, je me suis à de nombreuses reprises pris à la préférer largement aux autres. En fin de compte, j'ai fini par comprendre qu'aucune saison n'est meilleure qu'une autre. En effet, chaque saison de The O.C. est tellement différente des autres, elles ont toutes des défauts et d'énormes qualités que les autres n'ont pas. La saison 3 ne déroge pas à la règle, et j'avoue être vraiment content d'avoir pu la revoir car mon point de vue sur cette saison 3 aujourd'hui n'a rien à voir avec la déception de la première vision, bien au contraire.
On donne toujours un avis plus positif après avoir revu un film ou une série que l'on avait pas aimé à la première vision. Pourquoi? Parce qu'on sait à quoi s'attendre et que l'on est moins exigeant.
Pour ma part, je persiste à dire que cette saison 3 est bel et bien la pire. On ne me fera pas changer d'avis. Si la photographie est plus sombre et la réalisation mieux mise en avant, cela ne change en rien des intrigues molles trop nombreuses qui ne tirent souvent pas parti de nouveaux personnages intéressants (la soeur de Marissa).
La première saison de Newport Beach séduisait par son ton léger, sa photographie très "californienne", ses intrigues surprises et ses personnages attachants. La saison 2 suivait plus ou moins le même chemin en ralentissant considérablement l'allure (plus de persos, plus d'intrigues longues).
Mais la saison 3 ne possède pas véritablement de fil conducteur passionnant. On a droit à l'intrigue de Sandy et du Newport Group (lent et mou), à celle de Johnny et de Volchock (on les voit trop et ça avance pas) et aux tribulations maintenant répétitives du couple Seth/Summer (depuis la saison 1, il est temps de changer).
Mais le plus gros défaut réside aussi dans des personnages autrefois attachants devenus insupportables quand ce n'est pas totalement inutile! Kirsten n'a qu'une seule intrigue de 5 épisodes sur une saison en comptant 24. Après, elle fait de la figuration, jouant le rôle de la mère au foyer limite cucul avec son rouleau à pâtisserie que l'on ressort comme ça pour le minimum syndical. Ryan est lui aussi moins intéressant (sa coupe de cheveux y est peut-être pour quelque chose): devenu plus adulte, il joue plus la carte de la frime et du copain brutal et jaloux que celui du Bad Boy taciturne du début de la série. L'évolution de ce personnage est dorénavant trop poussée, et il perd de son charisme, à l'inverse de Sandy dont le rôle est lui aussi réduit (pour faire place aux nouveaux personnages) mais qui doit renoncer à certains de ses idéaux pour en faire triompher d'autres.
Le bilan reste plus que mitigé. Lent, long, qui cherche ses marques, cette saison 3 tâtonne à mort dans le soap sans originalité avec rebondissements hasardeux se voulant grandement surprenants.
Seul le dernier épisode de la saison accélérera le rythme principal avec un rebondissement assez inattendu, mais ce n'est pas suffisant pour relever le niveau général.
4/10
Oui en fait j'avoue être relativement d'accord avec toi. Depuis ce test, j'ai encore une fois revu la saison 3 lol, et cette fois je me suis encore forgé un autre avis, plus mitigé et se situant entre ma première et ma seconde critique.
J'étais un peu trop enthousiaste dans ce test puisque oui, la séri dérive vers la série pour ados classique. En fait, ce qui faisait le charme des précédentes saisons se situait dans des intrigues certes clichées mais automatiquement dynamitées par l'humour de la série, d'où un résultat assez dynamique et léger du plus bel effet. Egalement, les adolescents se comportaient comme des ados, d'où un ton toujours dans la légèreté.
Mais dans cette saison 3, on évite l'abondance de clichés mais du coup, les intrigues sont prises beaucoup plus au sérieux même quand ça n'est pas nécessaire. Du coup, ça marche pour des trucs vraiment dramatiques et importants, mais pour des sous-intrigues molassonnes, oui, ça fait série pour ados clichée. Ensuite, les personnages jouent tous aux adultes ce qui enlève encore une fois à la légèreté de ton de la série.
Enfin, pas mal d'intrigues sont plutôt molles et pendant les trois quarts de la saison, les scénaristes ne savent pas comment commencer leurs épisodes.
Bref, je pense ce que j'ai dit dans mon test, mais j'aurai dû beaucoup plus insister sur ces points qui sont de gros défauts et qui me font baisser la note de cette saison à 7/10.
Pour un fan de la série, ça passe, mais pour un nouveau, il risque de ne voir au premier aucune différence notable entre cette saison et une saison des Frères Scott (même si c'est quand même vraiment mieux).
La saison la plus hasardeuse du show qui concentre les partis pris les moins réussis et cette impression que la série ne tient pas la distance, comme si les scénaristes cherchaient à prolonger tant qu'ils le pouvaient cette série.
Je te suis donc dans ta critique même si j'ai tout de même beaucoup mieux apprécié la saison que toi, 4/10, c'est bon pour les Frères Scott.
Et encore, mon cher Howie, si tu fais le test de la saison 1 et de la 2, je te dis que je mettrai toujours des notes supérieures ou égales à 7/10. La saison 3 m'a vraiment déçue, et une seconde vision me confortera dans cette opinion.
Voici l'ordre des saisons : 1-2-4-3
La saison 4 est plus sympa car plus tournée vers la comédie, notamment grâce au personnage de Taylor, assez mal introduit dans la saison 3 (grande ennemie qui devient amie...).
Mais je respecte ton avis. Ta critique est constructive et argumentée, on sent que t'y as réfléchi et j'apprécie grandement ce genre d'attitude quand on donne un avis.
En ce qui concerne les frères Scott, je n'ai jamais regardé et ça me tente vraiment pas. Je ne suis pas trop série pour ados, et Newport Beach saison 1 renouvelait un peu le genre, donc ceci explique le pourquoi j'ai accroché (je suis généralement assez sévère en ce qui concerne les séries).