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L'Antre de la Folie de Jeremie79

FOG (2006) de Rupert Wainwright

1871, au large de l'île d'Antonio Bay. Un navire transportant des lépreux accoste dans l'espoir de trouver une terre accueillante. Las, l'équipage disparaît avec le bateau, ravagé par incendie perpétré par les quatre pères fondateurs de la communauté insulaire. Plus d'un siècle plus tard, un mystérieux brouillard envahit l'île. Il tue tout ce qui s'en approche, semblant animé d'une rage féroce. Face aux morts qui se multiplient, les habitants terrifiés se terrent tandis que Nick Castle et sa petite amie Elizabeth tentent par tous les moyens de lutter contre les spectres du passé…

John Carpenter fait partie de ces réalisateurs auréolés de gloire qui, en une poignée de films, a acquis ses lettres de noblesse du cinéma de genre : ASSAUT, HALLOWEEN, NEW YORK 1997, PRINCE DES TÉNÈBRES, LA CHOSE, INVASION LOS ANGELES, L'ANTRE DE LA FOLIE, VAMPIRES et tant d'autres ont assis définitivement le monsieur comme maître-ès fantastique auprès de ses plsu fervents admirateurs. Il faut dire cependant ce qu'il en est : aujourd'hui : comme beaucoup d'autres cinéastes qui ont eu leur heure de gloire dans les années 70-80, il faut bien avouer que Carpenter n'a pas su rebondir et vivote entre deux épisodes pour Masters of Horror.


"Tirons-nous d'ici avant que
le réal' ne se décide à faire une suite !"

Pour s'occuper, il revêt parfois la casquette de producteur et se retrouve aux commandes de projets comme le remake de son FOG (1980) – au demeurant, le film que j'aime le moins dans la filmo du monsieur même si je lui concède une certaine efficacité – réalisé par le quasi inconnu Rupert Wainwright (STIGMATA). Ne faisons pas durer le suspens plus longtemps car, malgré la présence de son prestigieux invité, FOG est tout sauf un bon film. Entre une réalisation alternant entre le quelconque et l'insupportable (déjà une tare entr'aperçue dans STIGMATA), une histoire de malédiction risible et maintes fois vue ailleurs et en mieux, digne d'un épisode de Scoubidou, seul le brouillard (numérique) s'en sort… du brouillard. Toutefois, ce n'est rien face aux situations dépeintes dans le film et sensées jouer le rôle de "scène de trouille". En fait, le spectateur embarqué dans cette galère assiste à des scènes plutôt surréalistes : l'héroïne - Maggie Grace (Lost), une actrice définitivement à claquer - réussit le suprême exploit de déraper, glisser puis enfin tomber d'une planche de trois mètres de large ; un type, de peur, se fout le feu avec sa lampe à huile pour finir en boule de feu hurlante et volante à travers la pièce ; un gamin bouche tant bien que mal (plutôt mal en fait) les interstices d'une porte au ruban adhésif pour empêcher le brouillard de passer ; un marin pochetron qui s'aventure à pieds (!) en pleine mer pour savoir où mène la corde qu'il sait pertinemment accroché à l'ancre du bateau fantôme… En plus, si on y ajoute des dialogues ineptes et une interprétation exécrable, Maggie Grace en tête donc mais aussi Tom Welling (Smallville) toujours aussi bovin, Selma Blair (HELLBOY) qui semble peu concernée par son rôle, auxquels il faut ajouter des personnages secondaires neuneus aux réactions improbables, alors tout ressort dramatique, toute situation sensée générer la peur, sont complètement désamorcés par le comique involontaire, succédant aux francs éclats de rire et/ou la consternation la plus totale du spectateur.

La cuvée 2006 de FOG est donc un long-métrage lamentable mais un nanar réjouissant, souvent par la faute de scènes complètement incongrues, mal filmées et jouées avec les pieds, réussissant même à faire pire que l'original (qui, lui, avait au moins l'excuse d'être un film à petit budget). Big John avait besoin de bouffer ? Soit, mais c'est pas une raison suffisante pour se jeter sur de la merde !

Ma note 3/10
Nanaromètre : NNNN

Le nanaromètre pour les nuls
N : plus navet que nanar
NN : on se rapproche lentement mais sûrement du nanar moyen
NNN : le nirvana est en vue
NNNN : nanardise quasi parfaite
NNNNN : LE nanar ultime. Un joyau dans le genre !

2 Avis »

  1. Geouf :

    Moi je l'aime bien l'original, je le trouve assez flippant.
    Quand a ce remake, lui attribuer la mention de nanar, c'est vraiment trop d'honneur. Perso je me suis emmerde comme un rat mort du debut a la fin. C'est mal joue, laid et stupide et pas drole du tout parce que trop mou...

  2. mathius :

    Impossible de voir ce film plus de 5 min.

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