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Dossier Die Hard et ses clones

En l’attente de la sortie du quatrième volet de la série, intitulé : Retour en Enfer, je profite de mon temps presque libre, pour consacrer un dossier sur les différents Die Hard, et tous les Clones de la série.
Je sais que j’en oublie forcément, comme Ultime Décision ou Passager 57, mais je n’ai pas revu ces deux films depuis un sacré bail (pis bon, leur absence n’est pas très grave).

Piège De Cristal/Die Hard (1988)

John McTiernan, voilà le nom d’un réalisateur qui a su modifier à lui tout seul le paysage du film d’action. Rappelons les faits : Nous sommes en 1988 et deux superstars du film d’action battent le pavé :
- Arnold Schwarzenegger qui tourna Predator et Running Man l’année précédente
- Sylvester Stallone qui venait de sortir Rambo III et Over The Top
Ce sont des sortes de surhommes, sur boostés, sur vitaminés, jamais blessés (ou si peu), capable de vaincre un extraterrestre avec un arc et des flèches, bref, des gens pas comme nous. Arrive alors sur grand écran un héros proche de nous, un flic, qui ne sait pas se battre, qui encaisse les coups, et fini le film après avoir perdu des litres de sang : John McClane.
Pour être encore plus proche de nous, Bruce Willis est engagé suite au succès de Clair de Lune, une série policière comique.
Loin des stéréotypes bodybuildés, John McClane sera le premier élément différent du paysage du film d’action Hollywoodien. Premier élément, et pas le seul.
Après le héros, les méchants : Hans Grüber (Alan Rickman), visiblement un terroriste, qui porte des costumes John Philips de Londres, manie l’ironie comme personne et lit des articles de journaux (quelle horreur !). Il faut dire qu’avant, les méchants de film d’action c’était John Matrix, Le Duke, le Général McAllister ou Clarence Boddicker ; c'est-à-dire pas des gens qui aimaient rigoler et chantonner l’Hymne à la Joie.
Enfin, histoire de finir de placer Die Hard comme un pan historique du cinéma, notre cher Monsieur McTiernan, aidé de Joel Silver et du scénariste Steven De Souza (Street Fighter), nous donne une unité de temps, une unité de lieu, et comble de l’hérésie, n’hésite pas à faire un montage dans le mouvement, chose bannie durant cette époque.

Bon, y’a aussi l’humour des méchants, comme notre cher « Chinois » (Al Leong, grand chinois du film d’action, ayant à son actif une longue lignée de blockbusters tels que Jack Burton, l’Arme Fatale, Last Action Hero, Godzilla…) qui hésite à voler un Crunch alors qu’il s’apprête à zigouiller des flics, l’agent du LAPD douillet qui se pique avec une rose ou l’adjoint au chef de la police qui est visiblement à côté de la plaque (Paul Gleason, décédé l’année dernière). Au casting, on peut même rajouter Robert Davi (Permis de Tuer) dans le rôle d’un agent du FBI pas si gentil que ça, Reginald VelJohnson encore en flicaille et William Atherton encore en enfoiré.
On a aussi Michael Kamen à la musique, nous donnant un chouette thème sombre (qu’il parodie dans Last Action Heros) rajoutant aussi des grelots de Noël, sans oublier les merveilleux dialogues du film :

- Cette fréquence est utilisée seulement pour les urgences.
- Vous croyez que j'appelle pour commander une putain de Pizza ?

- Vous êtes encore un Américain qui a vu trop de westerns.
- J'ai toujours eu un faible pour Roy Rodgers et ses chemises à paillettes.

- Tout était calme pendant la nuit de Noël sauf... les 4 enfoirés qui se faufilent par la porte de derrière.

Résultat ? Un énorme succès au box office, une starification pour Bruce Willis et un concept qui va se voir décupler dans les années qui suivront, avec plus ou moins de succès. L’homme seul coincé au milieu de terroristes va avoir de beaux jours devant lui.

58 Minutes pour vivre/Die Harder (1990)

On prend presque les mêmes et on recommence. John McClane, de passage à Washington, attend sa femme à l’aéroport, la veille de Noël. Des terroristes arrivent et prennent l’aéroport en otage et John va faire le ménage.
McTiernan, très pris sur « A la poursuite d’Octobre Rouge », laisse les rênes à Renny Harlin, tout auréolé de son petit succès avec Freddy IV, qui va insuffler une atmosphère très « Finlande » dans son film.
Au scénar, Steven De Souza rempile et tente de faire perdre son arme à McClane, toutes les 5 minutes.
On retrouve donc Bonnie Bedelia en Holly McClane, William Atherton en Richard Thornbug, Regina Veljohnson en Al Powell (pour un caméo) et des policiers de nouveau à côté de la plaque comme Dennis Franz (pas encore Sipowics) et Robert Constanzo (Air Bud).

Nous retrouvons donc des scènes d’actions très emballées, un avion entier plein d’otages qui explose au sol, McClane qui tente de combattre ses adversaires grâce à sa matière grise et qui perd toujours autant de sang.
Dans les points négatifs, il y a un méchant pas du tout charismatique (William Sadler) et trop de rebondissements scénaristiques qui compliquent l’histoire pour pas grand-chose (la Blue Light Team).
De ce fait, le film souffre de cet aspect bancal, on est content de retrouver John dans une nouvelle situation, mais il est quand même entre deux chefs d’œuvres, le premier Die Hard, et le troisième, précurseur de ce que sera 24 heures Chrono, ni plus, ni moins.

Une journée en Enfer/Die Hard with a vengeance (1995)

Cinq années se sont écoulées depuis le second volet, et le public en redemandait. John revient, et cette fois-ci il n’est pas content. On étend son terrain de jeu à une ville tout entière (New York), tout en gardant une même unité de temps : 24 heures.
Depuis le générique du début, jusqu’au générique final, le spectateur n’aura pas le temps de souffler, et encore moins McClane.
Tiré d’une nouvelle de Roderick Thorp (le premier était tiré d’un roman) pendant sa première partie, le film nous accumule scènes de poursuites incroyables et scènes d’actions gigantesques. Que ce soit la fameuse scène du Taxi jusqu’à l’explosion du métro, la première partie ne nous épargne rien.
Après avoir révolutionné le cinéma d’action une première fois, McTiernan nous revient en forme en filmant ce troisième volet Caméra à l’épaule, en plein tournage dans New York. Que ce soit dans Harlem avec un début intense où John porte une pancarte « I Hate Nigger » (pancarte rajoutée virtuellement, car trop dangereux), dans Central Park avec le fameux Yellow Cab, ou tourné dans Wall Street au pied des tours.
Film intense, tournage intense, casting dément.
On nous montre déjà un McClane encore plus humain, sortant d’une nuit d’ivresse, se tapant un mal de crâne toute la journée et incapable d’appeler sa femme. On nous place aussi Samuel L. Jackson en partenaire malgrès-lui, l’année suivant Pulp Fiction. On a aussi Graham Greene, le plus chouette indien du cinéma, en collègue de John ; et enfin, on nous met à nouveau un vrai méchant de cinéma : Simon Gruber (Jeremy Irons).
Le film pêche un peu sur la fin, à cause d’un scénario écrit au jour le jour, et des rebondissements de plus en plus invraisemblables : Des lingots qui passent de mains en mains et un combat à fond de cale calqué presque plan sur plan sur le combat de l’Arme Fatale 2.
Mais bon, quel plaisir de revoir McClane à New York, courant comme un dératé sous la menace du frère Grüber. Quel plaisir de le voir couvert d’échardes, pissant le sang, accroché à une bombe géante. Avec plusieurs références aux anciens volets, comme le frère Grüber, les phrases « Like a Clockwork » ou « YipeeKayé Mother Fucker », et l’utilisation pour les méchants d’un camion « Atlantic Courrier » (dans le premier c’était un « Pacific Courrier »).
De plus, comme je vous l’ai dit précédemment, ce film place les prémices du film d’action d’aujourd’hui : Un héros se battant pendant 24 heures contre une menace invisible, passant son temps au téléphone portable, et traversant une ville entière de part en part, à pied, à métro, en voiture et en bateau à voiles… Euh non, en hélicoptère.

Quelques phrases trépidentes :

- On recherche un homme conduisant un traineau avec des reines, assez jovial.

- vous allez bien ?
- Oui, c'est jour de lessive.

La Trilogie Die Hard a donc eu des répercutions sur le cinéma Hollywoodien tout entier, avec ses héros qui souffrent, qui saignent, et surtout, qui sont bloqués dans un endroit malgrès-eux.
On aura donc droit à Die Hard dans un train, Die Hard sur un bateau, Die Hard dans une prison et même un Die Hard sur une montagne.

Piège en Haute Mer/Under Siege (1992)

Premier Clone de Die Hard, un des plus sympas, avec la nouvelle star du film d’action des années 90, lorgnant sur les années 80 : Steven Seagal.
Le film est en effet, typiquement ancré dans les années 80, mais il est pourtant réalisé en 1992 par Andrew Davis (Le Fugitif). On retrouve donc les scènes typiques de la série avec McClane comme : L’arrivée des terroristes, le planquage du héros pendant l’attaque ou le problème avec les autorités.
Dans les méchants, nous avons un Gary Busey cabotinant comme à son habitude (se travestissant en femme, on ne sait pourquoi) et un Tommy Lee Jones assez Rock’n Roll en méchant de dessin animé.
On nous rajoute aussi une très chouette scène de striptease avec Erika Eleniak, vraie playmate de l’année, et une autre bombe improvisée, elle, avec un micro-onde.
Seule grosse différence avec Piège de Cristal, ici, notre héros est un surhomme, capable de se battre avec de l’Aikido (là où John y va assez bourrin) et surtout avec une capacité autorégénérative en sachant se relever après s’être pris une ancre dans le dos. Casey Ryback n’a donc pas grand-chose à voir avec un flic en déchéance. Le film reste quand même très sympathique à regarder, grâce à de nombreux dialogues succulents comme :

- « Je comprends pourquoi vous êtes cuistot, vous frappez comme une gonzesse »

A savoir que le film a été tourné sur un vrai porte avion : L’USS Alabama.

Cliffhanger (1993)

Sly nous revient, et il n’est pas content. Après quelques années d’échecs au box Office : Rocky V, Arrête où ma mère va tirer, ou Oscar, Stallone arrive dans un rôle plus convaincant, plus humain.
Ayant perdu son amie au début du film, Gabe Walker (Sly) revient un an plus tard chercher ses affaires. Pas de chance cependant, un avion s’écrase au loin, et Gabe part avec son pote Hal Tucker (Mickael Rooker) chercher les rescapés. Malheureusement de nouveau, les rescapés ne sont pas si gentils que ça, et en plus, ils ont paumés une mallette avec du pognon en haut de la montagne. En effet, ce sont de méchants voleurs qui ont réussis un transfert en plein vol d’un avion à un autre (Merci Simon Crane), mais la valise est tombée.
Ils vont donc se servir des guides pour retrouver l’argent, Hal les aidant malgrès-lui, tandis que Gale se fait passer pour mort pendant qu’il zigouille les méchants petit à petit (dont un poussé sur une stalagmite). Bref le film est assez plaisant à regarder, déjà parce que Sly est de retour (encore), ensuite parce que le schéma d’un Die Hard colle assez bien avec la montagne. Chaque passage devient un danger supplémentaire, en passant d’un pont qui s’effondre à une rivière gelée (torse nu, il faut le faire).
Bon bien entendu, il ne faut pas voir ce film comme un Die Hard réaliste, Sly passant tout le film en simple T-Shirt, et combattant un méchant qui ne sait pas vraiment se servir d’un hélicoptère.
On passe aussi sur John Lithgow en vilain pas vraiment charismatique (Christopher Walken ayant décliné l’offre à la dernière seconde) et pas très marrant.

Mais bon, pour un clone de Die Hard, il n’est pas si mal que ça.

Speed (1994)

Jan De Bont, qui était à l’époque chef opérateur sur Piège de Cristal, nous fait son remake à lui. On commence par une référence au maitre, en plaçant la première scène dans un gratte-ciel avec un ascenseur, puis on met notre héros dans un bus pendant tout le reste du film, avant de finir par une scène de métro (en passant par un aéroport).

Le héros, Jack (la plupart des héros de film d’action s’appelle Jack), est interprêté par Keanu Reeves tout juste auréolé du succès de Little Bouddha, et avant de retomber dans l’oubli avec Johnny Mnemonic. Son collègue est joué par Jeff Daniels, qu’on n’imaginait pas du tout dans un film d’action, tandis que la nana du film est Sandra Bullock, qui nous arrive de Demolition Man.
Le personnage comique est joué par Alan Ruck (Spin City) et enfin, le grand méchant est joué par Dennis Hopper (son dernier grand rôle au cinéma avant une bonne dizaine d’années).
Un chouette petit casting pour un Die Hard dans un bus.
On connait tous le pitch : Une bombe est dans le bus, si la vitesse passe en dessous des 80 miles, le bus explose. Si le bus s’arrête, il explose, si des passagers descendent, ils explosent.
On tente donc mille et une manière d’arrêter la bombe, de faire continuer le bus (avec un saut sur un pont complètement absurde) ou de sauver les passagers, avant que les scénaristes nous assènent ce grand suspense : Que se passe-t-il si le bus n’a plus d’essence ?

On tente aussi de faire une petite plaidoirie contre la télévision.

Speed n’a de speed que le nom, car il a quand même sacrément vieilli. Sans compter qu’il s’agit du seul et unique bon film de Jan De Bont (Tomb Raider 2 ! Salaud !) et du seul film où Keanu à l’air assez réactif à ce qu’il se passe autour de lui.
Pas un chef d’œuvre, pas un grand film, mais un divertissement qui avait fait parler de lui, avant de retomber dans l’oubli général.

Piège à Grande Vitesse/Under Siege Dark Territory (1995)

Et si Casey Ryback prenait le train ? Qu’arriverait-il ? On assiste donc à un remake de Transamerica (1976) avec Gene Wilder, en moins drôle, et en moins pêchu.
Casey accompagne sa nièce Sarah (Katherine Heigl de Grey’s Anatomy) à des funérailles. Pendant ce temps, de méchants mercenaires volent un contrôle satellite et prennent le train en otage.
Casey va donc devoir battre les méchants à bord du train, surtout qu’il risque à tout moment d’être blessé. Ah non, je suis bête, c’est Steven Seagal le héros, même en se prenant une balle dans l’épaule, il peut remonter dans le train à n’importe quel moment.
Dans les points positifs du film, on a Peter Greene en mercenaire (Z de Pulp Fiction, The Mask) et des scènes assez bien enlevées. Dans les points négatifs, on a tout le reste.
Ah mais faut pas croire, y’a des passages marrants : Y’a un Chevalier du Fiel en méchant, et à un moment Casey utilise ses petits poings et ses petits pieds pour se défendre.
Sans compter qu’à la fin, il parcoure tout le train dans le sens de la longueur, sans se presser, et sans sourciller. On se fend bien la poire en le voyant avec son visage impassible, courant au ralenti. Encore un bon ptit clone sympatoche, une suite rigolote.

Mort Subite/Sudden Death (1995)

Ici, on attaque le mauvais. Si les autres clones pouvaient passer, grâce à des bonnes scènes d’actions, un lieu intéressant et souvent une course contre la montre ; ici on atteint le néant.
Je ne vais pas tout mettre sur le dos de Jean Claude, on l’a vu, souvent, même quand l’acteur principal était mauvais (Steven Seagal, Keanu Reeves), ça passait. Mais la faute en revient au lieu choisi : Une Patinoire !!
Sans compter le monstrueux timing : Il faut vaincre les bandits avant la fin du match de Hockey. Match de Hockey, qui se soldera obligatoirement par une Mort Subite, vu que c’est dans le titre du film.
En gros, un ancien pompier traumatisé par la mort d’une petite fille qu’il n’a pas pu sauver, se recroqueville dans un job d’inspecteur du feu. Lorsqu’il emmène toute sa famille voir un match de Hockey à Pittsburgh, un méchant prend en otage le vice président des Etats-Unis, et force notre Jean Claude à lui ouvrir les portes.
Jean Claude va donc devoir désamorcer toutes les bombes autour de la patinoire avant les 90 minutes (plus prolongations) du match de Hockey.
Oui, dit comme ça, ça a l’air pas terrible. Mais à regarder c’est pire. Peter Hyams (la Fin des temps) ne réitère pas son effet Timecop, Power Boothes est un piètre méchant (et n’a même pas sa moustache magique), et on réutilise les scénarios et les finals de 58 Minutes pour vivre (les scènes de panique dans la patinoire) et de Cliffhanger (la fin avec l’hélicoptère).
Le film est donc poussif, il ne se passe pas grand-chose, on se contrefiche du score final du match de Hockey et du sort du Vice Président.
Un film très passable.

The Rock (1996)

On l’a vu précedemment, mélanger le Buddy-Movie avec un Die Hard donne toujours de très bons résultats (d’ailleurs, Die Hard est un Buddy-Movie à distance). Donc si on ajoute en plus Nicolas Cage dans son tout premier film d’action (je n’appellerais pas Amos& Andrew un film d’action), avec Sean Connery en partenaire expérimenté et en ancien agent-secret britannique (Tiens ?), l’apparition de Michael Biehn en soldat bien après Aliens, Ed Harris en méchant pas si méchant, David Morse en soldat, John Spencer en responsable du FBI (décédé il y a deux ans), Danny Nucci (Titanic) en lieutenant, Claire Forlani (Mistery Mens) en fille de Mason, Tony « Candyman » Todd en méchant et surtout Vanessa Marcil à moitié à poil.
Niveau casting déjà, ça donne la pêche (Jim « Jesus » Caveziel joue aussi le pilote du F-16).
Si en plus, on a la musique de Hanz Zimmer, probablement une de ses meilleures, avec un magnifique thème principal, on rajoute la réalisation de Michael Bay, n’hésitant pas à massacrer – encore une fois - une voiture de collection (Ici, une Ferrari Testarossa), jouant avec des filtres de couleur utilisés à bon escient. Enfin, le pognon de Bruckheimer qui dépense sans compter. Alors déjà, rien que niveau personnalités engagées sur ce projet, ça en jette !

Le lieu utilisé est classe au possible : Un Die Hard dans Alcatraz ! Il fallait y penser. La menace est toxique et violente (les effets du poison sont assez ignobles) et l’ultimatum est de 48 heures !
Exit donc le match de Hockey, place au cinéma !

Le film est en deux parties, la première se déroule dans San Francisco, et nous permet d’avoir une poursuite en voiture bien mouvementée. La seconde partie se déroule dans la prison, John Mason (Sean Connery) s’y sentant comme un poisson dans l’eau et jouant les surhommes, tandis que Stanley Goodspeed (Cage) est crédible en héros dépassé par les évènements au mauvais endroit, au mauvais moment. Les deux parties sont sacrément bien rythmées, et chaque lieu d’Alcatraz nous permet de chouette scènes d’actions : Entre la mine avec les chariots, la Morgue avec les bombonnes d’oxygènes, ou le Phare et son Rocketman, tous les endroits sont bien utilisés, et nous avons même une terrible boucherie dans les douches (les douches sont toujours dangereuses en prison).
Un énorme succès donc, agrémenté de dialogues succulents, mon préféré restant :

Stanley : - J’essayerai de faire de mon mieux
Mason : - Ce sont les perdants qui disent je vais essayer, les gagnants eux, rentrent à la maison et se tapent la reine de promo !
Stanley : - Carla était la reine de promo
Mason : - Vraiment ?
Stanley (Rechargeant son flingue) : Ouais !

Un excellent film donc, un Sean Connery ultra charismatique, un Nicolas Cage au top de sa forme, une Vanessa Marcil ultra sexy et un Ed Harris complètement pris par son personnage.
Le meilleur de Bay, assurément.

Les Ailes de l’Enfer/Con Air (1997)

On reprend Bruckheimer, on reprend Nicolas Cage (ici un ancien Marine, jeté en prison pour légitime Défense) et on met tout le monde dans un avion. Le film est réalisé par Simon West (Tomb Raider) qui rajoute des filtres partout, des explosions, et tout et tout.

En gros : Un ancien Marine jugé pour meurtre (mais pas de sa faute) se retrouve dans un convoi aérien avec d’autres prisonniers. Dans ces prisonniers, y’a le Virus (John Malkovich), Johnny Baca (Dany Trejo), Nathan Jones (Ving Rhames), Garland Greene (Steve Buscemi) et Joe Parker (David Chapelle). Ces prisonniers ne souhaitent pas aller en prison, donc tout ce beau monde arrive à détourner l’avion bourré d’armes.
Au sol, un agent du Fbi (John Cusack) cherche à les arrêter. Heureusement, il y a Cage à bord, qui va vouloir les stopper.

Je ne garde pas un très bon souvenir du film, c’est gentillet mais sans plus, on respecte assez bien le cahier des charges : Fédéraux débordés, Méchants qui y passent un à un, unité de temps et de lieu…
Mais la sauce prend pas vraiment, Cage est beaucoup trop surhomme pour qu’on y croit, et le film semble ne jamais finir (voir le final sur le camion de pompier avec les effets spéciaux ratés). Donc bon, un petit film à gros moyens surfant sur le succès de Rock, avec un casting utilisé au minimum syndical.

Speed 2 Cap sur le Danger/Speed 2 Cruise Control (1997)
Le Terme « Mauvais » prend ici son entière signification. On mélange Die Hard avec un scénario Catastrophe bidon, on met Willem Dafoe en méchant en roue libre. On place un plan pas terrible (je l’ai oublié, c’est dire), et un bateau en pleine mer qui ne peut pas s’arrêter. Wah.
Les personnages sont stéréotypés au possible (la fille sourde), et les décors sont sous exploités. Reste un final qui bouge pas trop mal (mais qui a aussi sacrément vieilli).
En plus, on ne peut même pas se rattraper sur le casting.
Sandra Bullock commence sa longue descente, Jason Patrick… bah c’est Jason Patrick, et Willem Dafoe veut retrouver ses beaux jours, mais ça ne marche pas (d’ailleurs, j’ai l’impression que pour lui « Méchant » et « grimaces » sont synonymes).
On évite donc Cap Sur le Danger, et on file Cap ailleurs.

Pluie d’enfer/Hard Rain (1998)

On finit ce dossier par un petit film sympathique, qui revient assez fréquemment sur le blog de Dvdrama. En prenant un fait réel (un village inondé à chaque même période de l’année), et en mélangeant tout ça avec un cambriolage, on se retrouve avec un film d’action très plaisant, aux rebondissements prenant et avec de très bons personnages.
On prend déjà Christian Slater en héros qui s’en sort vraiment pas trop mal, et on essaye Morgan Freeman en méchant. Bon certes, Morgan Freeman en méchant, il n’est pas crédible très longtemps, et on se doute bien qu’il va devenir sympa. Du coup on met un autre méchant (Randy Quaid) qui était gentil au début. Et le pire c’est qu’on y croit.
Pendant ce temps, le village est envahit par les eaux, et ça nous procure d’excellentes scènes dont une poursuite dans une école en Jet-ski ( ?!?) une évasion d’une prison, rappelant un peu Titanic et d’autres passages du même acabit.
Les flics sont de nouveaux dépassés par les évènements (au début du film tout du moins), et l’unité de temps est de nouveau respectée (une nuit). Certes, ce n’est pas le film du siècle, mais il est regardable. Et franchement, l’idée est tellement originale et prenante, que je vous conseille de découvrir cette petite perle de la série B.

Alors oui, j’en ai oublié. Je n’ai pas non plus parlé du Die Hard Hongkongais dans un hopital (A toute épreuve) parce qu’il ne dure que 45 Minutes (et quelles 45 minutes).
Je n’ai pas parlé de Passager 57 non plus, parce que ça date dans mes souvenirs (j’ai dû le voir y’a 10 ans, c’est dire) et je n’ai pas non plus mentionné le précurseur de tous les Die Hard : New York 1997. De toute manière Die Hard est un genre tellement à part dans les films d’action, que ça prendrait des heures pour tout analyser.

YippeeKayé.

12 Avis »

  1. Geouf :

    Et Ultime Decision?
    quand meme, oublier le film dans lequel Steven Seagal meurt au bout de 20 minutes !

  2. Geouf :

    Bon, ok, j'avais pas lui la 1ere phrase de ton article quand j'ai posté... Mea Culpa.

  3. Jeremie79 :

    Bon dossier ! Comme y'avait 58 MINUTES POUR VIRE hier, j'ai du coup enchaîné avec UNE JOURNEE EN ENFER. Je suis docn fin prêt pour EETOUR EN ENFER ! Sinon, je m'aperçois qu'il y a beaucoup de films que j'adore là-dedans. Sauf SPEED 2, faut pas déconner !

  4. Geouf :

    Ayé, lu et très bon article.
    Juste pour le plaisir, quelques répliques (à peu près) de Speed 2:

    Au moment où une des bombes explose dans le bateau:
    "-Oh mon dieu, c'est un tremblement de terre!
    - C'est pas possible, on est en mer!"

    Sandra Bullock, à son cher et tendre alors qu'ils dansent un slow langoureux:
    "-C'est vraiment une croisière de rêve.
    -Si tu veux je te marche sur les pieds"

    Hohoho !

  5. wolwerine :

    ah la la il y a de bons films d'action la dedans : hormis les die hard un de mes preferes est The Rock ainsi que Cliffangher avec un Stallone qui monte une paroi glacée en t-shirt !!

    sinon je trouve pas que Speed est si vieillit que ca

  6. ber :

    pluie en enfer c'est pas trop un clone , je trouve , non ?

  7. MEEEA :

    Bah on a un héros typiquement Humain : Christian Slater en convoyeur de fond; un hold-up; tout un tas de méchants partout, dans un lieu unique, avec une unité de temps et un scénario catastrophe...

    Un bon clone.

  8. ber :

    Oui mais c'est pas vraiment des terroristes plus des voleurs ambitieux , die hard repose plus sur des terroristes , non ?

  9. MEEEA :

    Non, dans Die Hard, la force du film était de montrer des méchants comme des terroristes, mais comme dit si bien Holly "vous n'êtes qu'un vulgaire voleur". Le but suprème était de voler les 20% des 640 millions du coffre du Nakatomi Plaza.

  10. mathius :

    Moi, j'aime bien Mort Subite, je l'ai regardé hier, et ça passe. C'est pas trés bon, mais au moins, y avait du pognon dans les films de JCVD à l'époque. Quant à Piège en haute mer et sa suite, j'avais un bon souvenir. Quand je l'ai revu, j'ai été déçu. C'est le meilleur Seagal, mais comme il n'a fait que du mauvais, ça l'est aussi. Sa suite est nulle. Seul Ultime Décison est marrant, normal on le voit qu'au début !

  11. mathius :

    Et Rock et Piège de cristal, les meilleurs films d'action. C'est tout.

  12. Oreo33 :

    Great job meea. Pas vu MORT SUBITE mais tous ces films en imposent en action. Et je défends PASSAGER 57. Surtout le méchant avec son regard de fou. C'est pas DIE HARD mais ça balance pas mal. Le mec piégé dans l'avion qui se défend tout seul. Et ç'est ça le concept DIE HARD. Le policier ou héros n'a personne pour l'aider. Il doit se démerder quasiment tout seul.

    Pinaise je savais pas pour UNE JOURNEE EN ENFER et le panneau dans Harlem.

    LES AILES DE L'ENFER c'est géniale, non ? Avec son lot de répliques et ses scènes d'action qui pètent.

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