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Pour cette suite, George Miller et son équipe nous ont concoctés un savoureux cocktail de tronches, de superbes poursuites sans oublier de construire la légende de Max. Il se démarque aussi du 1er film.
Résumé
Peu après la mort de sa femme et de son fils Max (Mel Gibson) se vengea en tuant les motards. C’est alors qu’il quitta définitivement la Main Force Patrol. Roulant avec son véhicule Interceptor V8 il erre sur les routes dangereuses. Sur ces routes se disputent violemment l’essence précieuse. Après avoir échappé à un gang, Max se retrouve dans une raffinerie tenue par des colons au beau milieu du désert. Mais ces derniers sont la proie d’assauts du redoutable Seigneur Humungus et de sa meute. Max décide de les aider mais pas à n’importe quel prix.
Warner distributeur International du 1er MAD MAX pensa dans un souci de marketing mais surtout de rentabilité qu’une suite serait très intéressante. Ainsi les dirigeants contactèrent le réalisateur George Miller pour lui demander d’imaginer une suite. Ce dernier n’était pas intéressé. Mais une coquète somme d’argent pour aider au tournage le fera changer d’avis (c’est une supposition, mais si vous savez ce qui s’est passé je suis tout ouie). La somme accordée sera de 4 Millions $ australien soit 10 fois le budget de MAD MAX. Les garanties d’avoir ce versement G. Miller et son producteur Byron Kennedy se mettent à démarcher le best of des techniciens made in Australia : à savoir des scénaristes, un directeur de la photographie, des maquilleurs, une chef costumière, des cascadeurs, pyrotechniciens Attention je ne dis pas que le boulot des techniciens sur le 1er film était mauvais. Loin de là. Mais sur MAD MAX 2 on sent clairement la différence de budget. Rien qu’a voir les nombreux grands angles et les prises de vues en grue.
Pour son histoire le réal s’entoure de 2 scénaristes : l’australien Brian Hannant (1er assistant réal) et d’un britannique Terry Hayes. Les 3 hommes concocteront un point de vue très différent du 1er film. Tout dabord ils présenteront un contexte intéressant revenant sur l’origine du proche chaos dans le 1er volet d’une part et un bref résumé de Max d’autre part. En fait ce prologue permet de répondre aux questions (en partie ?) du 1er volet ; mais il s’avère intéressant pour ceux qui n’ont pas vu ce film.
Avec une situation proche (les crises pétrolières des années 70, l’inflation) le réal dans le prologue de MAD MAX 2 montre les dérives possibles (on reste dans un film de genre) suite à une guerre opposant 2 puissances pour le contrôle du pétrole. S’en suit comme l’après guerre des pénuries notamment en essence. Le chaos éclate et les hommes se mettent à s’entretuer. La seule motivation est de trouver de l’essence si rare soit-elle. L’essence représentant la seule richesse dans ce monde. Or on peut se demander pourquoi ses hommes continuent t-il d’utiliser les voitures ? Peut-être sont-ils attachés à leur ancien monde ? Ce serait le seul vestige de l’ancien monde ?
Côté décors Graham Grace Walker mettra les bouchés doubles avec son équipe pour construire la raffinerie ainsi que les nombreux véhicules. La collaboration avec les pyrotechniciens et cascadeurs étant l’une des nombreuses contraintes de son travail. L’un des pompons revenant aussi au département costumes et maquillages surtout pour le look des assaillants. Enfin la musique composé par Brian May se révèle puissante surtout pour la poursuite finale mais elle inclut aussi des moments dramatiques comme le début du film (magnifique violons).

Somewhere in the desert
MAD MAX 2 débute avec une musique assez prenante qui laisse présager un grand danger. Après la logo Warner le titre du film The Road Warrior apparaît. Les mots The Road et Warrior se rejoigne pour compléter le titre. Une façon d’introduire la personnalité de Max mais aussi sa mythologie. Puis on entend en voix off un vieillard parlait du contexte et du passé de Max. La musique se faisant plus dramatique. Sur une route désertique nous voyons Max à côté d’un véhicule. La caméra s’avance vers lui jusqu'à voir son visage en piteux état. Et là le commentaire explique qui était Max avant qu’il ne le devienne le Road Warrior. Pendant cette intro l’écran est rappelle curieusement un format proche de celui de la TV (et en noir et blanc). On voit des images d’archive de conflits, d’émeutes et d’éxécutions. Ce contexte lourd est là pour mettre en avant les origines du proche chaos du 1er film : les gangs contre les policiers. A ces images s’ajoutent celles du 1er film avec la mort de la femme de Max et de son enfant. Ces images du 1er film sont accompagnés en fond de grandes explosions (comparaison avec la rage de Max dans son esprit). Puis arrive des plans en couleur : 2 tombes sur lesquelles se tient Max. Le générique se termine sur des paroles positives ; Max apprend à redécouvrir la vie. La caméra plongeant sur la route à vive allure ; noir complet et cette dernière sort du radiateur pour laisser apparaître le visage de Max conduisant son V8 Interceptor.
Seul contre tous
MAD MAX se différencie du 1er volet qui marquait les origines de la folie de Max. Dans ce volet le réal s’attache à décrire Max comme un solitaire, un homme brisé n’ayant plus ou quasiment plus une conception entre le bien et le mal. Comme on le voit : ses cheveux sont plus longs et hirsutes, il a une mêche blanche, son uniforme de policier est déchiré, son visage neutre : il ne sourit quasiment jamais et n’éprouve aucune émotion. Il a toujours son fusil à conon scié mais sa voiture est rouillé
Mais le point le plus intéressant sont les actions de Max : froid quand il capture le Capitaine Gyro ou quand il entre dans le camp. Il se fait traiter de mercenaire après avoir sauvé la vie en échange d’un peu d’essence. On comprend peu à peu que Max en deviendrait presque détestable par moment. Portant le même uniforme noir que les assaillants d’Humungus il peut faire preuve de la même cruauté et de cupidité que ce groupe. Néanmoins il se distingue peu à peu grâce à l’enfant à qui il refile un jouet musical et au capitaine Gyro. Ces 2 personnes sont les seuls pendant une bonne partie du film à le traiter amicalement. Et c’est vrai qu’en proposant ses services aux colons contre de l’essence Max ramènera un semi, ce dernier se fera accepter dans ce groupe. L’arrivé de Max rappelle aussi fortement celle de l’homme sans nom dans POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS.
Les gentils et les méchants
Max se situant entre les 2 parties : les colons et la meute d’Humungus, le réal ajoute une touche qui permet de différencier ces 2 ennemis. Les colons sont habillés de blanc (représentant une certaine pureté, on pourrait les comparer à des anges, non ?), sont sédentaires (du moins pendant la première partie du film) mais ils possèdent une raffinerie (signe extérieur de richesse très convoité). De l’autre côté nous avons le seigneur Humungus et sa meute. Habillés en noir, coiffés avec des crêtes pour certains ou d’habits récupérés au cour de leur assauts. Néanmoins certains ressemblent curieusement à des gladiateurs (Humungus). Ils affichent clairement leur motifs (têtes de mort). Puis ils sont aussi très cruels : la scène de la fuite quand ils tuent et violent. A un moment on les voit même pendre des colons prisonniers. Enfin ce sont des nomades cherchant à tirer profit de l’essence en s’en emparant. Ils ressemblent davantage à des pirates cherchant à détrousser les riches marchands.

Petite parenthèse pour parler du seigneur Humungus. On ne voit jamais son visage. Il en demeure impressionnant. Il fait preuve au début de diplomatie mais aussi de cruauté. Il se prend pour un seigneur désireux de conquêtes de richesses. Tout lui appartient sauf la raffinerie lieu de résistance. Enfin il gère ses troupes comme des chiens enragés : son second Wells surnommé chien de guerre puis attaché en laisse avant l’assaut final.
La meilleure défense c’est l’attaque
On pourrait comparer les attaques de la raffinerie à un western comme ALAMO. Les assaillants faisant le siège afin de rendre plus faible les colons comme on le voit au début. Leur seule chance de salut se révélera être Max. Mais ce dernier refusera de conduire le semi. Il préférera récupérer son essence (le deal) et repartir tout seul. Le capitaine Gyro lui disant « tu es fou mais pas lâche ». Cette fuite se soldera par un accident dont il finira très amoché. Sauvé par son « associé » Max finira par se réveiller en piteux état. Dans cette scène Max se retrouve dans une salle qui semble servir de morgue. Mais à la différence d’un autre il n’est pas rentré les pieds devant, sa tête donne directement sur l’extérieur : peut être une façon de montrer qu’il doit faire face à ses responsabilités et ne pas abandonner les colons. Mais Papagalo qui a perdu sa famille aussi ne comprend la noirceur de Max. A-t il un but ? Doit-il errer pour toujours sur les routes désertiques ? Cette quête pouvant rappeler celle des dark nights brisés par la mort de leur proches comme BATMAN, BABY CART. A noter que le titre du film ROAD WARRIOR illustre parfaitement la personnalité et les actions de Max. Le guerrier de la route finissant par secourir les colons en leur proposant ses services. Mais sous ce brin d’humanité se cache en fait un désir pour Max de survivre. Seul il ne pourrait échapper à la meute d’Humungus.
Enfin le moment de bravoure du film est la poursuite finale commençant juste après l’explosion de la raffinerie. Max conduisant la citerne aidé de quelques colons. Les méchants cherchant à s’emparer du camion afin de prendre l’essence. Cette poursuite se révèle incroyablement jouissive à suivre (plan large et rapprochés avec de superbes cascades très dangereuses). Les assaillants ressemblant à des prédateurs voulant attraper un gros animal dans la savane.

Puis à la fin de la poursuite (je ne dis rien sinon) on voit que les colons ont réussi à échapper à leur assaillants. Max retrouve son sourire. Mais celui-ci sera de courte durée : il n’a plus de voiture et de chien. Le dernier montre la caméra qui s’éloigne peu à peu de la pose de Max au début du film : une belle conclusion de l’histoire très réussi. Max entre dans la légende.
Finalement MAD MAX 2 est une suite très réussi. G. Miller nous a concocté un film digne des oeuvres comme BLADE 2, ALIENS LE RETOUR ou TERMINATOR 2. Il conserve son côté indépendant mais avec de plus gros moyens et tout ça sans perdre son charme.
A noter le rôle de Wez est interprété par Vernon Wells (Freddy Mrecury dans COMMANDO). WATERWORLD s'inspire aussi de l'histoire avec le manque d'essence et les assauts.
Sorry encore des oublis.
Je désespérais mais bon la patience est récompensée comme disait je sais plus qui. Plusieurs films US diablement intéressants ressortent dans de nouvelles éditions dvd zone 1 avec des bonus intéressants.
Le 1er
DELIVRANCE de John Boorman édité chez Warner en Deluxe Edition sort le 18/09/2007 à l’occasion des 35 ans du film. Quoiqu’un peu longuet ce film est génial. La tension montant crescendo et ce duel guitare/banjo mais j’en dis pas plus.
· Commentary by John Boorman - Director Boorman takes a journey down the river and discusses the adventures, the team, the controversy and what it took to make Deliverance a classic film.
· Deliverance: The Beginning - Take a historical look at the novel and its adaptation to the screen.
· Deliverance: The Journey - along from the early stages of filming to the creation of classic moments, such as the Dueling Banjos scene.
· Deliverance: Betraying the River - The making of one of the most controversial and ground-breaking sequences in film history.
· Deliverance: Delivered - A reflective look back on the completion of the film, its impact and how the idea for the shocking ending came to be.
· The Dangerous World of Deliverance - The original behind-the-scenes documentary on the difficult conditions and challenges of making this film
· Theatrical Trailer
Pas de spécifications sur les versions ou les sous-titres mais je pense qu’on devrait avoir des sous tires français. Croisons les doigts pour qu’ils soient présents sur les bonus.
Le 2ème
FACE OFF de John Woo édité chez Paramount en collector 2 dvd sortira le 11/09/2007
· Anamorphic Widescreen Presentation
· English DD5.1 EX Surround
· French DD2.0 Surround
· English, French and Spanish subtitles
· Commentary by Director John Woo
· 7 Deleted Scenes including an Alternate Ending
· The Light and the Dark: Making Face/Off
· John Woo: A Life in Pictures
Le 3ème
FLASHDANCE d’Adrian Lyne édité chez Paramount en collector 1 dvd sortira le 18/09/2007
· The History of the Flashdance
· The Look of Flashdance
· Flashdance: Music and Songs
· Flashdance: The Choreography
· Releasing the Flashdance Phenomenon
· Teaser Trailer
· Theatrical Trailer
· TV Spot
Pas vu ce film.
Le 4ème
WALL STREET d’Oliver Stone édité chez Fox ressort en édition 20ème anniversaire 2 DVD le 18/09/2007. 2 bonus supplémentaires s’ajoutent à l’édition précédente. Mais j’éspère une meilleure image que l’édition du zone 2 sombre par moment et avec quelques rayures.
Disc 1: Main Feature
· Anamorphic Widescreen Presentation
· English DD4.0 and DD5.1 Surround
· French and Spanish Mono
· English and Spanish subtitles
· Commentary by Director Oliver Stone
Disc 2: Extra Features
· Introduction by Oliver Stone
· Deleted scenes with optional commentary by Director Oliver Stone
· All New “Greed Is Good” Featurette
· “Money Never Sleeps: The Making of Wall Street” Featurette
Source dvdtimes.co.uk
Ah toujours aussi génial ce film terriblement 80’s. Une bonne zique bien kitsh, des dialogues marrants et puis surtout les blagues de potaches. Enfin il montre aussi les combines des lycéens lorsqu’ils passent leur bac.
Résumé
Le cours Louis XIV situé à Paris est un lycée avec une mauvaise réputation. Ses dernies résultats au bac 0 % de reçus lui font une mauvaise publicité. La directrice Lucie Jumaucourt (Maria Pacôme) décide que cette année ses élèves auront leur bac. Pour cela elle instaure une discipline de fer. Ce qui n’est pas du goût des lycéens qui veulent s’amuser. Emmené par Bébel (Daniel Auteuil) ces derniers vont faire les 400 coups. Mais la date du bac approche et à la suite d’une mauvaise blague les élèves devront avoir leur bac s’ils ne veulent pas finir en prison.
Le casting des SOUS DOUES 1er du nom réunit une belle brochette d’acteurs surtout pour ceux qui jouent les adultes. Avec Maria Pacôme autoritaire comme M. Thatcher (époque oblige lol), Hubert Deschamps en tant que prof dur d’oreille (mais il entend mieux que Tournesol), Michel Galabru en commissaire dépassé (la filiation avec une série de films sur les gendarmes n’est sûrement pas anodine). Et puis la toute jeune Tonie Marshall comme prof d’histoire géo. Sans oublier Bruce (Dominique Haulin) qui interprète l’inquiétant prof de gym avec son molosse ; et Richard Bohringer dans le rôle du surveillant.
Passe ton bac d’abord
Le film de Claude Zidi réal de plusieurs comédies sympas (LES RIPOUX, LA TOTALE….) s’appuie sur un scénar qui ne vole pas haut mais qui se révèle terriblement marrant avec ses gags. Et même au niveau réalisation la caméra s’immisce dans la classe nous donnant un excellent aperçu de l’ambiance. Il suffit de voir au moment du générique ou les éléves sont regardés via une jumelle. Autre point fort le début est révélateur du reste du film. Lorsque Julien va chercher ses résultats. Il est tout content d’être recalé. Ce qui prouve que pour lui le bac c’est pas important. Ce qui compte c’est de passer du bon temps surtout avec sa copine. En fin de compte tous les élèves cherchent dabord à s’amuser. Ce n’est que lorsqu’ils auront peur de la prison qu’ils se mettront à travailler. Pour cela ils utiliseront des moyens pour tricher. Sachant cela leur parents qui ne veulent pas de scandale les aideront (ou là là quelle morale). Et là toutes les meilleures anti-sèches sont de mises (le cours sous la chaussure, la veste qui une fois étirée permet de voir les formules, le faux doigt, le stylo télécommandé et bien sûr la scène de l’accouchement ou le père de Julien médecin cite « tu seras un homme mon fils » de Kipling.) Et tout ça sans se faire prendre. Il est possible que les scénaristes ont du interroger des profs pour connaître ces antisèches.
L’autorité
Incarné par Maria Pacôme et Michel Galabru ces 2 acteurs représentent la discipline dans le film. L’un ne supportant pas les jeunes et l’autre voulant que ces élèves réussissent. Afin de garantir ses résultats la directrice changera totalement les méthodes d’enseignement de Léon son mari qu’elles jugent « permissives ». Elle mettra donc en place une discipline de fer proche de celles des pensionnats d’antan (sans le coup de bâton, on a passé mai 68. lol). Tout d’abord elle instaurera une « tenue correcte exigée » et montrera son autorité avec fierté. Elle cherchera aussi à coincer en surveillant les élèves (oui comme à Loft Story) avec de détecteurs de fumée dans les toilettes et des caméras (dont une planquée dans un globe). Cette méthode ayant peu de résultats elle achétera la « machine à apprendre » (séquence hilarante) avec un effet efficace. Si tu as faux tu reçois de coups de bâton, si tu as juste tu reçois une sucette. Hé oui comme avant. Mais bon son mari ne sera pas d’accord avec elle sur le principe. « Comme disait Montaigne, j’aime mieux une tête bien faîte qu’une tête bien pleine ». Un peu comme « science sans conscience n’est que ruine de l’âme », non ?
Enfin la zique est particulièrement 80’s (yeah avec ces synthés) mais un brin kitsh, non ? Le compositeur aurait travailler sur 2 films de Max Pecas.
Les répliques
- « Nous ne nous connaissons pas mais je les déteste déjà. Hein ? Je les déteste. Nous ne sommes pas du même monde. Nous c’est la classe. Eux ce sont les parvenus. »
- « Oh ! Ben t’as bien fait d’apporter ta marmite. Je te paris que je bouffe dedans avant Noël ? Tu paris ça ? »
- « Education physique ! »
- « Et sexuelle. »
- « M. Bruce ! »
- « Le nouveau règlement vous l’avez lu ? »
- « Non par contre j’ai reçu les nouveaux tarifs. »

- « Oh le grand il va en prendre plein la gueule pour pas un rond. »
- « Pardon, je ne vous dérange pas ? »
- « Ben si un peu quand même. »
- « Un peu de gymnastique vous ferait du bien ? »
- « Ah ben oui parce que ça détend. »

En fin de compte LES SOUS DOUES PASSENT LE BAC est un teen-movie plutôt réussi. Assez potache il se révèle excellent quant à son ambiance qui pourrait rappeler des bons ou mauvais souvenirs du lycée (j’ai été en internat). Un bon moyen de se détendre avant les exams, non ? Aussi pour dire pour les connaisseurs que l’affiche et l’ambiance du film ressemble curieusement à la bd Duduche, non ?
Geouf me l’avait conseillé. J’avoue j’étais assez impatient de découvrir ce film de Clint Eastwood. Un film aux répliques bien senties, drôle et bien fun.
Résumé
Le sergent Thomas Highway (Clint Eastwood) est un marine baroudeur qui a combattu pendant la guerre de Corée et celle du Vietnam. Cynique et champion de la répartie il a quelques problèmes avec les autorités. En effet le sergent ne fait plus partie du groupe d’intervention des marines. Avant de partir en retraite il rêve de retrouver ce groupe d’intervention. Son vœu sera exaucé puisqu’il sera chargé de la formation d’une unité de reconnaissance. Malheureusement cette unité comporte des marines qui se la coulent douce. Le sergent va les mettre dans le bain de la guerre et leur inculquer ses valeurs.
Sortie en 1986 LE MAÎTRE DE GUERRE est un film 100 % testostérones. C’est un hommage aux marines. Le cinéaste aidé du scénariste vétéran James Carabatsos (HAMBURGER HILL excellent film sur une des batailles du Vietnam) s’attache plus aux rapports entre les soldats et les officiers. Ici point de critique de l’intervention US. Ce sont les rapports et la transmission des valeurs qui priment. De plus le film se révèle un sacré pamphlet contre la bureaucratie « les marines sont des hommes de terrain. » Une façon de raconter l’histoire non pas par les décideurs mais par les acteurs.
Ce point de vue sera utilisé par plusieurs films traitant de la guerre du Vietnam sortis pendant cette même période : PLATOON, HAMBURGER HILL et FULL METAL JACKET. Mais à l’inverse de ces grands films LE MAÎTRE DE GUERRE ne traite pas de la guerre du Vietnam mais de l’entraînement des marines avant leur intervention sur l’île de Grenade au début des années 80.
Mais le cinéaste et son équipe n’en oublient pas pour autant les conflits passés. Ils souhaitent redorer le blason des marines. Le commandant Powers (l’ennemi de Highway) dit « On a fait 0 1 1 : 0 victoires, 1 match nul et une défaite. » Highway ayant combattu pendant la Corée et le Vietnam souhaite changer la donne et gagner une guerre. Ce sera celle de l’île de Grenade.
Dans le titre VO, HEARTBREAK RIDGE(crève cœur) le sergent Highway le prononce souvent :
- « J’en ferais des crève-cœurs et des marches ou crève mon commandant. »
- « J’ai fais crève-cœur (il le dit à son lieutenant). »
- « Crève-cœur (il le dit à son ami le Sergent-Major Chozoo). »
Le sens de ce mot sera donné par le Sergent Major Chozoo à Stich. Il lui racontera que cette expression fût citée par un des sergents de Chozoo et Highway quand ils n’étaient pas encore officiers. On peut dire que crève cœur est un exploit mais aussi un mode de pensée. Ce qu'on verra à la fin après l'assaut de la colline (situation qu'a vécue le sergent Highway) quand Stitch sourit au sergent et que celui-ci lui répond par un clin-d'oeil.
Tout au long du film baigne cette ambiance moitié ironique (répliques en or qui renverrait Ford Fairlane dans sa chaumière) mais aussi sérieux. Sérieux dans le sens ou C. Eastwood tente d’inculquer par le biais de son personnages les valeurs des marines « ça s’improvise, ça s’adapte et ça domine. » Au fur et à mesure ses hommes qui ne l’aiment pas l’apprécieront des plus en plus et voudront le garder comme sergent. Formé à crève-cœur le sergent leur enseigne l’art du combat dans un environnement réel (« ça c’est le AK47 ») et une discipline de fer (on sera tous pareils avec les t-shirts).
De plus le sergent doit faire face à une nouvelle génération de marines comme le dit son commandant (des gradés formés à l’université et n’ayant jamais combattu)
Côté casting on a droit à des réjouissances : Everret Mc Gill (excellent en commandant pète sec qui souhaite que Highway perde) et puis Mario Van Peebles qui pousse la chansonnette (on dirait Jimmy Hendrix).
Mais bon il faut bien une présence féminime (Marsha Mason). Voulant se réconcilier avec son ex-femme le sergent Highway se met à lire des revues féminimes (hilarant) et tente tant bien que mal de réconquérir sa femme (« tu prendrais pas une bière ? »). De plus ces moments sont toujours accompagnés d’une musique jazzy très douce et calme.
Répliques (VF)
- « Les soldats je les gerbe moi ! »
- « Répète ? »
- « Si tu frimes pour bourrer le mou de ce glandu ; pas la peine de faire mousser boule à zéro. »
- « T’as l’air de savoir de quoi tu parles. »
- « Ou tu vas là père la colique ? »
- « Le père la colique te prévient qu’il est un père lacolique fatigué, qu’a des renvois de barbelés, qu’il pisse du napalm et qui te vide un chargeur dans le cul d’une mouche à 200 m. Alors arrête de me peler le jonc sinon il va y avoir explications des gravures. »
- « Tu la ramèneras moins quand t’auras les burnes au fond du bec boule à zéro. »
- « Reste dans ton coin et apprend à pisser le sang avant d’en baver à mort. »
- « J’ai bien envie de te planter mon manche dans la motte. »
- « Et puis… il y a eu cette niakwée de Bangkok. Elle faisait la brouette mongole comme personne. »
- « Sergent Highway… ébriété et trouble de l’ordre public, rixe dans un débit de boisson et pour finir vous urinez contre un véhicule de police ! »
- « Qu’est-ce que vous voulez ? Il faut ce qu’il faut. »
- « Un de ces quatre, tu roteras du sang au fond d’une impasse et devant toi y’auras ma pomme. Là tu jouiras.
- « Tu peux rêver couille molle. »
- « Tu paieras le prix fort poivrot. Je fais pas de ristournes aux militaires de carrière. »
- « Dommage ta bourgeoise en fait. »
- « Arrête de me foutre ton barreau de chaise de contrebande sous le nez avant que je t’en fasse un suppositoire que t’allumeras par les naseaux. »

- « Oui mon commandant. J’ai eu maille à partir avec une bande de bites molles. »
- « Stich Jones. Comte du funk, Duc du cool, Ayatollah des rock’ n’ rollers ! »
- « Tu la fermes hippie. »
- « La bibiche est barge. Elle sait même pas ce qui est blanc et qui mesure 30 cm ! J’ai rien dit ! Cool bulldog je me met en chauffe pour mon numéro.
- « Je vais te dire ce qui est noir et qui pisse le sang si tu la fermes pas. »
- « Avec ton faciès d’orang-outang Sergent-Major, t’es une pute vivante pour capote anglaise. »
- « Tout ce que tu sais faire tout seul, c’est les cartes de géographie. »
- « Mon frère quand on est moche comme toi, on bosse dans un aéroport à renifler de la coke. »
La collector (choix difficile)
- « Les boules à zéro j’en fais qu’une bouché moi. »
- « Ah c’est vrai ? Moi je vais te défoncer la gueule ; vu que si c’était autre chose tu serais trop content.
- « Non mais tu débloques ? »
- « Mais je vois bien de quel bord tu es : la clé sous la porte. Je vais te renvoyer dans tes pantoufles avec une paire de mirettes bordées de valises. »
- « Mais c’est les pédés qui parlent comme ça. »
J’avoue j’ai pas été déçu par ce film. La réalisation est excellente : générique du début avec images de guerre en noir et blanc, les canons retentissent en même temps que les percussions de la musique puis un morceau Sea of Heartbreak qui prend le dessus montrant des images de marines bléssés pendant le Vietnam. Le générique se termine sur la photo d’un enfant vietnamien qui pleure. Puis on arrive dans une prison (tjs en noir et blanc) ou l’on voit un homme racontait son passé. La caméra se faufilant à travers les prisonniers puis on passe à la couleur et l’on voit le sergent Highway. Une façon de faire le lien avec le passé du personnage et d’arriver au présent. Le réal joue souvent avec les ombres et les lumières (quand il en prison pour la 2ème fois et quand il voit sa femme dans sa voiture).
On peut dire que le réal met en avant le passé par le biais de son personnage et ses valeurs pour dire hé ne n’oubliez pas : ce qu’il fera dans plusieurs de ses films.
A voir en VF (superbe boulot pour cette adaptation) avec des acteurs doubleurs de qualité (Jean Claude Michel pour le sergent Highway, Patrick Poivey pour le Caporal Fraggeti et Pascal Légitimus pour Stitch Jones).
Amis bloggeurs Bonjour !
Vendredi dernier je suis parti a Dublin chercher du taf et bien sur améliorer mon anglais. Globalement y'a du boulot mais comme partout il faut se montrer très ambitieux et vendeur ( quitte à mentir ou exagagérer sur le CV). Mais bon comme ils disent don't give up !
ben sinon Dublin est une jolie ville très colorée et les habitants sont cools et ouverts. Et je confirme il y a bcp de frenchies. J'ai aussi rencontré des gars de l'Ile Maurice ( ils reconnaissent de suite mon accent) et des espagnols ...
J'ai aussi gouté ma première Guiness (pas mal mais bon les bières belges sont les meilleures du monde, non ?). C'est fou le prix des fruits et légumes dans les supérettes de centre ville.
Voili voilou
See you soon tib, Geouf, Jérémie, MrPark, Feel, sien, tepepa, soundwave, Howie, budd, golgoth, ber, Snake, Mr Vega, zeke, Ohm, Pacboy, merovingien, gabnec, wolvie, Meea, sky (la liste est longue pinaise) et ceux et celles que j'oublie.
Pour feel je confirme BIG NOTHING est hilarant. Très bon film.
Ce second volet de la tétralogie du monstre se démarque de 1er volet réalisé par Ridley Scott. James Cameron impose son style dans cette suite différente du 1er sur plusieurs points. Il se démarque par une confrontation plus directe entre les humains et les aliens ; il rajoute aussi plus d’éléments sur les aliens (présence d’une reine). Le 1er est un film effrayant (on a les chocottes) comme le JAWS de S. Spielberg : on sursaute. ALIENS se révèle plus bourrin mais très stressant. Le 1er révélant Ellen Ripley comme une femme forte ne se laissant pas faire. Le 2ème la verra s’imposait en action woman avec un instinct maternelle aussi puissant que son ennemi.
Résumé
Ellen Ripley (Sigourney Weaver) a détruit le vaisseau commercial Nostromo et sa cargaison pour tuer l'Alien. Sa navette de secours est récupérée 57 ans plus tard et Ripley est rapatriée sur une station orbitale. Lorsqu'elle tente d'expliquer ce qui s'est passé un demi-siècle auparavant à bord du Nostromo, personne ne la croit et elle apprend du même coup que la planète LV426 a été colonisée depuis.
Quelques temps plus tard, la colonie ne donne plus de signe d'activité et la Compagnie décide d'envoyer une mission de Marines pour enquêter ; Ripley les accompagne. Arrivés là bas, la colonie semble complètement vide, il n’y a plus aucune trace de vie.
Apprêtez Armes !
ALIEN de R. Scott avait rapporté 60 millions de $ pour un budget de 11 millions. Les producteurs dont Walter Hill et David Giler détenteurs des droits envisagent une suite à ce film. Les 2 hommes occupés sur plusieurs projets de réalisation et de scénario laisseront mûrir quelques années le projet. Finalement ils décident de faire confiance à un jeune qui en a : James Cameron. Ce réal qui a étudié la physique à l’université occupera plusieurs postes comme machiniste et conducteur de camion. Ce passionné de cinéma réalisera son rêve en mettant en scène son premier film XENOGENIS qui sortira en 1978. Pendant le tournage il occupera plusieurs fonctions dont superviseur des effets spéciaux, maquettistes et directeur de la photographie… C’est grâce à ce film qu’il se fera connaître par Roger Corman qui lui financera quelques films dont PIRANHA 2 sorti en 1981.
Cette expérience l’encouragera à écrire TERMINATOR dont il occupe le poste de réalisateur. Mais il faudra attendre 3 ans pour que le film sorte. Le résultat un très bon film d’action, des répliques inoubliables et surtout un méchant indestructible qui confirmera le statut d’Arnold après CONAN LE BARBARE. Ce film qui a rapporté beaucoup d’argent et reçu plusieurs prix permettra aux producteurs de voir que le réal peut faire d’excellents films à petit budget qui peuvent rapporter gros.
Le réal est donc contacté par la Fox qui auparavant avait lu le script de J. Cameron pour RAMBO 2. Belliqueux le réal ? Quoiqu’il en soit il imposera son histoire (co-écrit par D. Giler et W. Hill) et son script. Les producteurs et la Fox imposeront le lieu de tournage : l’Angleterre.
En joue !
Avec un budget confortable 18, 5 millions $, James Cameron entame la pré production du film. Compte tenu de son scénario qui requiert beaucoup d’études pour les décors, les costumes et maquillages, … il contacte Stan Winston avec qui il avait collaboré sur TERMINATOR. Le superviseur des FX commence donc en collaboration avec le production designer Peter Lamont (superbes décors de plusieurs 007) à faire des recherches. Ils s’entourent de directeur artistique, de maquilleurs, de costumiers… Au terme de cette longue phase ces artistes offriront au réal sa vision du script pour un résultat bluffant (le complexe de LV426, les couloirs, les aliens bondissants et agiles, les armes, les uniformes et bien sûr la reine. Les tests assez concluants (surtout pour la reine). Les équipes du Stan Winston Studio envoient leur travaux en Angleterre. C’est là que commenceront els problèmes. Au cour du tournages de nombreux techniciens britanniques devront faire face aux exigences artistiques du réal. Un clash aura lieu pour le directeur de la photographie Dick Bush. Au bout d’un mois de tournage J. Cameron le vira. Il voulut le remplacer par Derek Vanlin ; responsable photo sur ALIEN. Manque de pot ce dernier refusa mais lui conseilla d’engager Adrian Biddle qui réalisa un magnifique travail sur ce film. Autre problème épineux est le personnage de Hicks interprété par Michael Biehn. A l’origine ce devait être James Remar (le Ganz dans 48 HEURES et une gueule) mais en raison de différents artistiques l’acteur fût remplacé par Biehn.
Au niveau casting J. Cameron fit appel à 3 acteurs fidèles : Lance Henricksen, Michael Biehn et Bill Paxton. Il demandera aux acteurs jouant des marines de lire le roman de R. Heinlein Starship Troopers. A ce devoir scolaire s’ajoute un entraînement intensif de 2 semaines auprès d’un responsable des SAS (unité anti-terrorisme britannique) pour un résultat comparable à PLATOON.

Feu !
James Cameron se différencie de l’angoissant film de R. Scott en privilégiant les scènes d’assaut et de batailles. Le hic de l’histoire était de trouver une bonne raison pour Ripley de retourner sur la planète LV 426 sans paraître balourd.
Il s’explique : « Du point de vue de l’histoire, comment pourrait réagir le public au personnage s’il s’expose de nouveau inutilement au danger, alors que toute personne dotée de bon sens n’y retournerait pas pour affronter cet alien si elle avait le choix. D’une part on lui offre une mission, mais ce n’est pas une raison suffisante. On lui propose aussi de la protéger, ça compte des Marines partiront avec elle. Donc elle se sent relativement en sécurité. Mais, la vraie raison est purgative et psychologique. »
En fait la présentation longue de Ripley permet de bien situer la situation dans laquelle elle se trouve. Seul survivante avec Jonesy le chat, elle a dérivé pendant 57 ans dans l’espace et elle est très marqué par ce qui s’est passé à bord du Nostromo.
« Ainsi Ripley a survécu la première fois mais pas mentalement. Elle est très atteiente psychologiquement. » Ses seuls réconforts sont avec le chat. Ce que décrit bien le film pendant la première heure c’est l’état de Ripley. Elle fait des cauchemars et se réveille en sueur. Une des séquences du cauchemar brillament introduit nous montre Ripley sur un lit d’hôpital peu après son sauvetage. Le réal met en place cette séquence comme si elle était vrai : un alien sort de son ventre. Ce traumatisme provenant de la contamination de Cane dans le 1er film reviendra plus tard dans le film quand la même chose apparaîtra sur une femme colon. La vision de cet alien angoissera Ripley (elle est choquée et nerveuse). Elle demandera à Hicks plus tard de la tuer si jamais elle est contaminée.
La perte des repères de Ripley s’explique aussi par le fait qu’elle a perdu sa fille. N’étant plus mère le personnage dégage une fragilité dans la première partie du film. Heureusement Ripley se reprendra en main quand elle trouvera Newt ; elle fera tout pour la protéger et la sauver. On pourrait même dire que Newt et Ripley sont très proches : elles ont perdu leur famille, font des cauchemars et ne représentent que la seule partie féminine du film. On sent qu’elles ont peur toutes les deux. La peur justement est présenté aussi par le personnage de Newt. J. Cameron introduit la notion des monstres utilisés pour faire peur aux enfants (ce que la mère de Newt lui a raconté mais la fille demande à Ripley si les monstre existent elle lui répond que oui). Puis après l’explosion de la 1ère navette la fille dit à Ripley : « Il faut rentrer parce qu’il sortent la nuit en général ». Cette peur enfantine on l’a tous connu je pense quand on n’osait pas s’endormir dans le noir et qu’on avait peur des bruits mystérieux. Le noir est aussi mis en place lorsque les marines ferment les volets du centre de commande (alors que la planète n’a pas de luminosité) et que les aliens coupent le courant. Enfin pour la relation Newt / Ripley les 2 persos se rapprochent peu à peu : Ripley se faisant appeler Maman à la fin.
Côté Marines on a le droit à un casting réjouissant d’hommes et de femmes belliqueux à l’humour moins foireux que le mien (génial Bill Paxton). De plus chaque marine a une personnalité propre à lui (vêtements et armes) et une fonction précise (opérateur radio, médecin, des tirailleurs, des soldats, un caporal, un sergent, un lieutenant et un androide). Tous semblent avoir un taux de testostérone élevé même Vasquez (garçon manqué) dont Hudson plaisante en lui demandant si on l’a déjà pris pour un homme. Le compositeur James Horner introduira les marines se préparant à l’assaut par un score évoquant les marches militaires.
Le réal se permet aussi un petit parallèle avec la guerre du Vietnam.
« La guerre du Vietnam relevait presque de la science-fiction car c’était la 1ère guerre technologique avancée, contre un ennemi dépourvu de cette technologie. » La navette qui débarque les marines ressemble curieusement à un hélicoptère dans ses mouvements mais surtout pour l’avant du véhicule. De plus les casques et la mission des marines pourrait rappeler certaines du Vietnam (débarquement en hélico dans une zone hostile).

La découverte et la sécurisation du périmètre est l’un des grands moments du film. Dès qu’ils pénètrent dans le bâtiment les marines s’aperçoivent que le complexe est silencieux. Là il faut dire que ces séquences sont particulièrement réussi au niveau sonore : il n’y aucun bruit hormis les détecteurs de mouvement (plus stressant que çà tu meurs). C’est à la 70ème minute du film que les choses sérieuses vont commencer quand les marines se feront attaquer dans l’antre de la Reine. Les aliens en hibernation sur les murs commencent à bouger et à foncer sur leur proies. Cette attaque est l’un des grands moments du film : très dynamique (plans courts et alternés avec des gros plans et des caméras à l’épaule) et accompagnée par une musique on ne peut plus stressante. Et là ça charcute à mort puisque les aliens sont très nombreux. Même si le réal avoua qu’il n’avait utilisé que 6 aliens par plan l’intensité des fusillades nous donne une impression de grand nombre.
Un autre grand moment très stressant (plus pour la première vision) c’est quand les personnages sont regroupés tel un Alamo dans le laboratoire. Les aliens viennent de couper le courant. La lumière est rouge. Grâce aux détecteurs ils s’aperçoivent que les aliens s’approchent : rien de plus stressant que d’entendre Hudson (Bill Paxton) prononçait 8 m, 7 m, 6 m… Plus le film avance plus Ripley semble prendre les choses en main (salaud de Burke) du moins dans l’autorité. Courageuse et ne voulant pas perdre Newt elle s’arme puissamment pour aller secourir la fillette (superbe transition sonore quand la porte de l’ascenseur s’ouvre et que la musique s’efface pour laisser place à l’alarme)
Les 2 autres moments du film sont la rencontre avec la Reine dans le sous-sol (une découverte faîte en silence : Ripley se retourne et aperçoit la Reine). Une rencontre qui s’achevera par un combat à « mains nues » avec le mythique « ne la touche pas sale pute ».
Au final ALIENS de J. Cameron est un film qui se vit. C’est un film intensif avec beaucoup d’action mais aussi beaucoup de thèmes intéressants notamment sur la féminité (une femme fragile se révélant une combattante redoutable ; ce que l’on voit dans TERMINATOR 1 et 2). Le thème du rêve est quant à lui bien développé (le film commence et finit sur le sommeil de Ripley et aussi la demande de Newt avant qu’elle hiberne « On peut rêver maintenant ? »).
On voit aussi une très belle photographie gris bleutée, noir avec des obscurs puis rouge (y’a pas plus explicite, non ?)
A noter que le film reçut 2 oscars : meilleure bande son et meilleurs effets visuels.
Sources
Interview de J. Cameron (1ère édition sorti en 2000)
http://www.planete-alien.net/
http://www.imdb.com/
Liens
Oui je sais on envie Geouf sa critique du film d’avoir découvert et surtout aimé ce film. Mais bon il l’a dit il a pas encore vu LETTRES D’IWO JIMA ça compense, non ? lol
Plus sérieusement la sortie française toujours prévue le 25 juillet prochain en France (pit être une sortie pendant la fête du ciné aurait été plus judicieuse mais bon c’est mieux que d’attendre 1 an comme pour SHAUN OF THE DEAD ?). D’après 2 sites internet (Wikipédia et amazon.co.uk) le DVD UK sortirait le 11 juin 2007 soit environ 5 mois après la sortie au Royaume-Uni et en Irlande.
Information à prendre au conditionnel bien sûr puisque les versions et les bonus ne sont pas confirmées.
« The DVD is scheduled for release on 11 June in the UK. The known special features include around thirty minutes of extra features, interviews, making of/behind the scenes, four audio commentaries (Edgar, Nick and Simon, the Sandford Police force, the Sandford Village People and the Real Fuzz) and some hidden easter eggs.The DVD will also feature Edgar's last amateur film Dead Right which he described as "Hot Fuzz without the budget". There is also a commentary on this film by Simon and Nick, which was recorded in New Zealand at Peter Jackson's facilities.”

En fouinant un peu j’ai vu que Peter Jackson faisait un caméo dans le film. Ce qui confirmerait la vidéo n° 8 des clips du site working titles présentant le tournage ou il faisait un coucou à l’équipe du film. Il y aurait aussi un caméo de Cate Blanchett. Et le film fait un carton.
Je sais pas comment vous faites pour tenir. :-)
Découvert un jeudi soir par hasard sur M6 en 2ème partie de soirée ce film de Stephen Sommers jongle avec films de monstres, mercenaires, bateau fantôme, action et répliques bien senties. Un mélange qui donne un résultat efficace pour un B movie bien cool.
Résumé
Finnegan (Treat Williams) est capitaine du Saipan : bateau régulièrement utilisé pour des cargaisons douteuses. Mais ce trafic ne le dérange pas tant qu’il est payé. Cette fois, ses commanditaires sont des mercenaires surarmés qui ont planifié de faire un casse dans un luxueux paquebot. Ce paquebot du nom d’Argonautica est le dernier cri dans la technologie. Mais en pénétrant dans le paquebot les mercenaires, Finnegan et son mécanicien vont s’apercevoir que les passagers ont disparu et que quelque chose de monstrueux les traque.
Ecrit et réalisé par Stephen Sommers DEEP RISING pousse à fond le côté suspense et action comme l’avait fait le ALIENS de J. Cameron. Le suspense est bien géré puisqu’on ne voit les créatures qu’a la 52,07 min. Une façon de foutre les jetons autant aux personnages qu’aux spectateurs.
Le début du film comporte un petit explicatif sur d’étranges créatures sous-marines présentes dans la mer de Chine. Peu descriptif il rajoute encore dans le suspense (des créatures vivants dans les hauts fonds marins auraient fait couler des navires…). Puis après le réal nous montre des plans subjectifs de la créature qui rappelle le JAWS de S. Spielberg. Des plans assez flous que R. Harlin réutilisera pour montrer la vision de ses requins dans le génial PEUR BLEUE.
S. Sommers prend le temps de présenter ses personnages : d’un côté Finnegan, son équipe et les mercenaires et de l’autre les passagers de l’Argonautica (surtout Trillian). Il jongle avec les différents protagonistes permettant de découvrir les objectifs de chacun. Finnegan et son équipage ne sont que des pions fasse aux mercenaires ; Trillian est une voleuse professionnelle recherché par les polices de plusieurs parties. Son habilité n’a d’égal que sa beauté (sorry fallait que je la place celle-là mais c’est Famke Janssen, non ?) ; les mercenaires dirigés par Honover (génial Wes Studi) sont décrits en fonction de leur personnalité mais ils ont tous cruels.
Les problèmes commencent pour les 2 parties (le Saipan et l’Argonautica) quand le mécanicien fouineur de Finnegan découvre que les mercenaires ont emmené avec eux plusieurs torpilles. Au même moment Trillian entend un bruit bizarre au lointain après qu’elle est volé le portefeuille du commandant. Elle se fera malheureusement pincé juste avant d’ouvrir le coffre fort du paquebot. Pour Finnegan et son équipage ils sont pris en otage par les mercenaires après qu’ils aient heurté un hord-bord.
Peu avant cette collision une personne pirate le système de communication et de localisation du paquebot. C’est à ce moment-là que la créature entre en jeu créant la panique chez les passagers et aspirant une passagère réfugiée dans les toilettes (ils devraient savoir que c’est la planque la moins sûr depuis JURASSIC PARK, non ?). La découverte du bateau vide intriguera les hommes.

Mais ce n’est pas tout les tentacules que les personnages tentent de repousser sont reliés un poulpe géant (sorry j’ai pas retenu le nom) avec une tête en croisement de Bull-Dog et de Shar-pei. Mais là ou l’horreur est mis en place c’est quand les personnages feront la découverte des squelettes des passagers (digérés et pompés vivants par les créatures et recrachés donnant un effet d’une redoutable efficacité). La créature et ses tentacules seront conçus par Rob Bottin et son équipe puis secondés pour les effets visuels par Dream Quest Images et ILM. Là il faut dire chapeau à ces équipes surtout au niveau des tentacules leur donnant une personnalité proche de celle de L’ANACONDA (superbe effet quand elles ouvrent la gueule !)
Mais il n’y a pas que les tripailles dans la vie et nos héros n’arrivent pas les mains vides sur l’Argonautica. Un fusil mitrailleur chinois M1L1 (canon rotatif et waterproof), des grenades, des pistolets et un bon sang-froid (vive les vannes du mécanicien) ne sont pas de trop pour combattre la bête et ses disciples. S’en suivent des courses poursuites et des explosions.
Répliques (VF)
- « Finnegan. Ouais j’ai entendu parler de toi mais je te croyais plus vieux. »
- « Je suis comme le bon vin ; je me bonifie en vieillissant. Merci. »
- « Comme le bon vin mes fesse. T’es plus genre cannette de bière. »
- « Fais pas chier. Ile, pays, continent… Moi partout ou y’a des femmes ça m’intéresse.
- « Si tu viens dans mon pays j’te descends. »
- « Je ressens un vrai manque d’amour ici. »
- « Ecoutez les mecs, je vote pour qu’on balance cette petite merde par dessus bord. »
- « Moi je vote pour qu’on le tue. »
- « Et moi je vote pour qu’on le tue et qu’on le balance par dessus bord. »
- « Oui mais on vote ici. On n’est pas en démocratie. »
- « Oh mec tu peux pas leur dire de la fermer. »
- « C’est toi qui va la fermer. T’es pas indispensable. Tu vois ce que je veux dire ? »
- « Oui je vois. C’est toute l’histoire de ma vie. »
- « C’est un bateau de croisière. Vous n’avez pas besoin de vos armes. »
- « Si jamais ils nous attaquent ? »
- « Avec quoi ? Des margaritas et de l’huile à bronzer ?
- « T’as vraiment une grande gueule toi tu sais ? »
- « Oui je sais. »
- « Je t’aime pas. »
- « Tu m’ connais même pas. »
- « Whoa mec qu’est-ce que ça pue ! »
- « Est-ce que j’ai dit que c’était toi ? »
- « Tiens regardez-ça un signe de vie.
- « Avec des formes. »
- « On va tous crever parce que vous vous êtes gouré dans vos prévisions financières ? »

Au final DEEP RISING se révèle diablement prenant une fois que le show commence. S. Sommers sait combler les amateurs de tripaille, de gueules (Wes Studi, Anthony Heald, Kevin J. O’Connor, Cliff Curtis et Djimon Hounsou),de charisme (Treat Williams), de beauté (Famke Janssen), de répliques bien senties… Il fait preuve d’une bonne gestion des FX visuels (sauf celui de la bête) mais aussi d’une gestion des décors efficaces (la lumière passe au travers des cales et tunnels et la plongée en apnée). Bref un très bon B movie bien cool avec une fin ouverte (« quoi encore ? »)
soundwave a chroniqué DEEP RISING dans son dossier Dans l’eau personne ne vous entend crier
Sorti en 1979 le film de Georges Miller montre un constat pessimiste sur l’avenir de l’humanité. Avec ce film d’anticipation le réal et son équipe nous montre de superbes poursuites sur les routes désertes de l’australie. Une façon aussi de décrire un monde anarchique ou les règlements de compte se font sur la route. Un monde fonctionnant a l’instinct.
Résumé
Sur les routes désertées d’un pays (l’Australie ?) des motards hors-la loi et des policiers roulant avec des voitures aux moteurs surgonflés se font une guerre sans merci. Max (Mel Gibson) un jeune policier et père de famille fait partie de la Main Force Patrol chargée « d’intercepter » ces motards. Au cours d’un séjour chez sa tante, sa femme Jessie et son enfant se font tuer par Toecutter et sa bande. N’ayant plus de repères et voulant se venger Max va peu à peu sombrer en dark night.
Définition de anarchie :
Désordre résultant d’une carence ou d’une absence d’autorités, et d’une absence de règles ou d’ordres précis.
Le film commence avec le logo du film Mad Max avec en fond un radiateur de voiture (superbe musique annonciatrice). Et c’est là que le film rentre dans l’ambiance avec un générique présentant l’équipe du film sur fond noir. Puis vient un début qui présente admirablement le film. Un plan du Halls Of Justice (le commissariat) suivi d’un fondu enchaîné sur une route avec le coucher de soleil au loin avec la phrase « a few years from now » puis un autre fondu sur une tête de mort sur la route. La caméra s’avance vers cette tête et s’arrête vers un panneau signalisation ou se trouve le panneau « Anarchie road 3 km » avant de continuer vers la gauche ou l’on voit un policier assis sur un mur en ruine et tagué.
Cette succession de plans efficaces permet de présenter rapidement la contexte de l’époque. Un désert en désordre. Le réal ajoute à la fin de ses plans une voie à la radio annonçant une poursuite. Ni une ni deux les 2 policiers (l’un dort dans la voiture et l’autre mate avec son fusil à lunette un couple faisant des galipettes). On s’aperçoit que les policiers calmes et détendus commencent à s’exciter. Une autre information est celle du panneau indiquant le nombre de morts 57 avec tout en bas « monitored by the main force patrol » (la o de Patrol étant barré par un a) avec toujours en fond un policier réparant sa voiture. S’en suit une poursuite phénoménale extrêmement bien réalisée. Et ce n’est que le début du film !
Pour ce film Georges Miller imagina l’histoire avec Byron Kennedy (producteur du film). Pour développer ses personnages et l’intrigue il fera appel à James Mc Causland (co-scénariste). Avec un budget faible (400 000 $) et shooté à Victoria, le réal va privilégier les poursuites et les crashs dont les spectateurs semblent friands. Ici point de palabres inutiles comme aux débats présidentiels le réal opte pour des dialogues courts et clairs. Les règlements de compte et les poursuites remplacent les dialogues puisque les personnages bons et méchants ne communiquent que par la violence sur la route. Les rares moments de calme sont en présence des femmes. La présence féminine est souvent accompagnée d’une musique calme (Jessie la femme de Max joue du saxophone) et Goose le dragueur se retrouve dans un bar avec un jolie chanteuse et sont là pour apporter un équilibre aux policiers (propos machiste je m’en excuse).
Le look des personnages
G. Miller et sa chef costumière ont fait un important travail sur l’aspect des policiers et des motards. Si les motards semblent porter des vêtements différents et piqués lors de leur vol (ils ont chacun une personnalité et on les reconnaît grâce à leur habits et leur couleur de cheveux) ; les policiers de la Main Force Patrol sont vétus d’un uniforme en cuir avec des protections aux épaules et aux genoux. On dirait presque des motards. Seul Goose semble avoir le bon uniforme puisque il patrouille en moto.
C’est une manière de bien différencier physiquement les policiers et les hors-la-loi. Pourtant ils semblent avoir en commun ce goût pour le risque et cet attitude suicidaire sur les routes. La poursuite qui ouvre le film le montre clairement : les policiers semblent prendre autant de plaisir que le psychopathe Knight Rider.

Enfin il y a Toecutter le leader dément des motards avec sa mèche blonde qui pourrait être comparé à un chef d’une secte avec ses mimiques et ses cris animaux (le chat quand il vient chercher le cercueil du Knight Rider à la gare et quand il croise le regard de Max avant la poursuite finale). Max de son côté est brillamment présenté. Au début du film les fonctions des policiers sont bien réparties : 2 voitures « pursuit » et la moto de Goose et « l’interceptor » piloté par Max. Le policier est présenté comme un denier ressort du fait des ses capacités au volant ; son sang-froid etc. En fait au début on ne voit jamais le visage de Max : le réal filme les pieds, les mains. On assiste à la préparation de la poursuite (lunettes noires, gants noirs ), ce qui introduit l’image d’un flic cool comme Dirty Harry quand il shoote les braqueurs en mâchant son hot-dog. On est alors surpris de découvrir à la fin de la poursuite le visage juvénile de Mel Gibson. Ce qui renforce l’idée que Max se la joue gros dur. De plus les plans présentant Max et Goose se font souvent en travelling avec des personnages fixes. A l’inverse dans les scènes de poursuite c’est la voiture ou la moto qui passe devant ou a côté de la caméra(une différence montrée par des plans rapides opposées à des plans longs et tranquilles).
La poursuite devenant de fait non plus une arrestation mais une passion.
Un western
G. Miller l’avouera : « Mad Max est un western. L’histoire est la même, mais au lieu de monter à cheval, on se déplace en moto, en voiture. Il y a des gens qui disent que les western est mort, mais ce n’est pas le cas ; il est devenu le film d’action avec des voitures. »
J’avoue être d’accord avec les propos du réalisateur. Plusieurs situations le confirment comme le fait de présenter un monde suite à une apocalypse. Le pays devant de se reconstruire. Mais comment faire respecter l’ordre sur les routes désertiques à des motards furieux. En instaurant un climat de peur et de répression et de contrôle. Il paraît difficile aux policiers de faire respecter la loi sur la route (limitation de vitesse, lignes blanches) et dans leur locaux (ils se font appeler « bronzes » à cause de leur badges). De plus les armes à feu ne sont pas dissuasives (la poursuite du début) et le seul moyen d’arrêter les criminels est qu’ils meurent dans un accident. Max se servant de sa voiture au début mais surtout à la fin comme d’une arme (il renverse les motards). Puis la scène ou l’on assiste à l’arrivée des motards dans un village et commençant à taquiner les habitants (vandalisme, intimidations, un gars se fait traîner sur le bitume et les atrocités commises sur le jeune couple). Enfin G. Miller en profite pour insérer quelques plans rapides et de sons de corbeaux (après le que le couple soit capturé, après l’incendie de la voiture de remorquage que conduit Goose). Le corbeau fait figure de mauvaise augure annonciateur de malheur. Ces signes annonciateurs sont destinés à Max qui même s’il les pressent sera impuissant pour Goose et surtout la mort de sa famille. Afin de décrire sa vengeance le réal insère un plan d’un épervier (enfin je crois) après la mort de Bubba. L’oiseau se nichant sur le cadavre de ce dernier. De plus 2 conceptions routières s’opposent : la loi pour les policiers et la liberté pour les motards.

Max, l’anti héros
Bien que Le chef de Max veuille réhabiliter les héros Max n’y croit plus comme à son métier. L’accident de Goose le fera peur et il décidera d’arrêter. Ce que son chef ne cautionne pas. Il sait que policier sur les routes est une drogue et qu’il ne peut pas arrêter. Mais c’est la mort de sa femme et de son enfant qui le transformera à jamais. Après les décès de Goose le réal introduit la peur et le rejet de cette peur en faisant un gros plan sur les yeux de Max à l’aide d’une lumière orangée. Même chose pour sa femme sauf que son regard semble vide (une infirmière le compare à un zombie). C’est à ce moment-là que Max va devenir Mad. Il n’est plus flic mais vengeur. Il se vengera à l’aide de la nouvelle voiture banalisé noir customisée V8. Le rôle de policier s’efface peu à peu puisque il n’a plus de limites. Comme le fait qu’il conduise à droite au lieu de la gauche pendant les poursuites). Les lignes blanches pourraient être comparées à la limite légal et morale à ne pas dépasser : le côte gauche symbolisant l’autorité et les règles à respecter, le côté droit représente son contraire.
Même à la fin Max n’est pas satisfait de sa vengeance malgré sa cruauté (la mort de Johnny) puisqu’il s’enfuit avec sa voiture.
En résumé Mad Max est un film de SF et d’action très bien réalisé. Il comporte des poursuites superbes et très prenantes et surtout une comparaison des policiers et motards pas si différents que cela. Les scènes de violence s’appuient sur un montage efficace (on ne montre rien) comme l’accident de Goose et la mort de sa femme et de son enfant (un chaussure et une balle passe devant la caméra) et aussi celles du Knightrider et de Toecutter (le gros plan des yeux).
En dépit de la censure française de l’époque le film remporta le prix spécial du jury d’Avoriaz. Mais il faudra attendre 1983 et un nouveau président pour voir la version intégrale sur les écrans français. Le film reste aujourd’hui interdit aux moins de 16 ans. Et il fût très rentable : 100 000 000 $ de recettes.
Sorry pour ce fouilli faudrait que je mette de l’ordre dans mes petite neurones.
superbeDossier de nephaste88 sur MAD MAX (merci soundwave)
Sources
Citation Films des Années 70 aux Ed. Tashen
Ne pas lire si vous n’avez pas vu le film
J’avoue j’étais impatient de découvrir ce film sur grand écran. MEMOIRES DE NOS PERES qui s’interrogeait sur l’héroïsme et le patriotisme des marines et de la nation est un superbe film. Pour LETTRES D’IWO JIMA Clint Eastwood s’attache au point de vue japonais par le biais des soldats des officiers et des généraux présents à cette bataille.
Résumé
Début 1945, dépêché par l’Etat-major japonais le général Kuribayashi (Ken Watanabe) débarque sur l’île d’Iwo Jima pour défendre l’île face aux forces US. Saigo (Kazunari Ninomiya) un jeune soldat est présent sur cette île. La plupart de ces soldats et officiers écrivent des lettres à leur familles (épouses, mères, enfants) afin de leur donner des nouvelles. Malheureusement Iwo Jima se retrouve complètement isolé à cause des défaites des Iles Mariannes (la marine japonaise et l’aviation sont pratiquement anéanti) et de la perte d’îles comme Saipan. Les japonais présents sur cette île comprennent au fur et à mesure de cette bataille qu’ils ont peu de chance de retourner chez eux.
La stratégie japonaise
Le Général Kuribayashi comprend rapidement que l’île sera difficilement tenable compte tenu du manque de soutien logistique (munitions, hommes, aviation, canons et tanks). Mais néanmoins il décidera d’opter pour une stratégie différente de celles des tranchées. Il avait étudié le débarquement en Normandie et savait qu’un envoi de forces massives sur les plages pourrait difficilement être stoppées. Pour cela il se concentra sur la structure de l’île. Il demanda à ses officiers de reculer les troupes vers les terres et qu’elles creusent des galeries et des tunnels dans les monts. Ce qui permettrait aux japonais de limiter les pertes en combattant cachés dans les roches et en tentant des embuscades. Le réseau souterrain impressionnant comportait 1500 galeries connectées entre elles par un réseau de 25 kilomètres.
De plus le général avait bien averti ses soldats qu’il n’y aurait pas de survivants. Ajouté à cela un sens de l’honneur : 1 japonais tué pour 10 marines tués.
Enfin il savait pertinemment que cette île serait vitale aux bombardiers B29 compte tenu de sa position. Le but était de gagner du temps pour contrer l’invasion US sur le sol japonaise.
Or on le sait la résistance japonaise fût très intense. N’oublions pas aussi la propagande de l’empire japonais qui décrivait les américains comme des diables et des êtres mauvais.
Cette stratégie suicidaire comme un sacrifice, le général Kuribayashi le savait et ne l’avait pas caché à ses soldats. « Si les pertes US étaient élevées Washington y réfléchirait à 2 fois avant d’envahir le Japon. » dit-il.
L’invasion US commença par des bombardements aériens puis navals. Puis les marines débarquèrent et au pris de longs combats ils prirent le Mont Suribachi ou fût planté le drapeau US. Mais il restait encore beaucoup de résistance japonaise sur l’île malgré sa petite taille (1/3 de Manhattan). Les marines durent avancer prudemment en s’aidant des grenades, chars et lances-flammes. Mais après 36 jours de combats l’île fut conquise entièrement aux prix de lourdes pertes surtout japonaises.
Le général et le soldat
Mais revenons au film LETTES D’IWO JIMA. C. Eastwood nous décrit le quotidien des japonais présents sur cette île. Pour cela il choisit de s’intéresser à Saigo et au general Kuribayashi. Malgré leur différence de rang social et militaire les 2 hommes semblent avoir un point commun. Tout d’abord ils écrivent et pensent à leur familles (épouses et enfants). Ensuite de nombreux flash-backs sont intégrées pendant les scènes « calmes » permettant de voir le séjour du général aux USA avant-guerre et Saigo avec sa femme juste avant qu’il soit enrôlé.
Au fur et à mesure du film les 2 hommes vont finir par se rapprocher géographiquement et surtout intimement. Le général faisant confiance à Saigo en le traitant bien contrairement à certains officiers (le capitaine qui fait creuser les tranchées au début et celui qui ordonne à ses hommes de se suicider). On voit aussi que le général sauve Saigo plusieurs fois (le traitement du capitaine, un officier voulant décapiter Saigo et un des soldats survivant du Mont Suribachi et puis à la fin quand ils se retrouvent dans un bunker). Cette attitude noble et différente des autres officiers plus traditionnels et aveuglés par la propagande permet au général de traiter avec respect ses soldats. Ce qu’on verra aussi avec le colonel Ishi (bilingue lui aussi et proche du général). Ce dernier fait preuve de beaucoup de compassion et de respect même quand un jeune marine US est fait prisonnier. A la différence d’un autre prisonnier capturé et torturé par un autre officier. Le colonel Ishi semble se démarquer des autre officiers et des soldats par son passé sportif mais aussi son humanité. Il parle en anglais avec le prisonnier US et dans un scène très touchante traduit la lettre que la mère du jeune marine avait avec lui. Cette lecture permet de comprendre que les japonais sont comme les américains. Ils aspirent à rentrer chez eux et reprendre leur vie. Cette lettre est aussi celles qu’ils attendent tous leur permettant d’avoir un espoir et un moment de calme : ils se relèvent comme si cette lecture était une prière.

Autre personnage intéressant c’est le jeune soldat Shimizu. Ecarté de la section en raison de son ancien travail : police militaire ; cet homme idéaliste et aveugle changera puis comprendra lui aussi qu’il a peu de chance de s’en tirer. Tout d’abord quand il ne se dégoupille pas une grenade sur lui comme Saigo et puis quand il s’aperçoit que l’île bientôt conquise ne laissera que peu de prisonniers japonais. Avec un des soldats il décide de se rendre à une unité américaine. Mais cet acte sera vain puisqu’il sera exécuté par un marine ne voulant pas le surveiller. Sa perte attristera Saigo qui s’était rapprocher de lui quand Shimizu lui avait confié ses débuts dans la police militaire.
Saigo justement sait pertinemment que les lettres écrites ne doivent pas être détruites et c’est pour cela qu’il prend la décision de les cacher pour ne pas oublier mais surtout pour dire que tous ces soldats ne sont pas morts en vain. Ils se battaient pour leur pays mais surtout pour leur familles.
Un point fort du film est aussi l’incroyable photographie (proche du noir et blanc) pour les scènes de jour et les scènes nocturnes et se déroulant dans les cavernes.
Une vision neutre
Avec MEMOIRES DE NOS PERES C. Eastwood et son équipe proposait un point de vue entièrement US. Si bien que les japonais ne sont pratiquement jamais montrés. On voit presque un ennemi déshumanisé. Dans LETTRES D’IWO JIMA c’est le contraire qui se produit et l’on voit à quelques reprises des marines (le jeune marine US prisonnier et soigné, le marine torturé, la section qui capture Shimizu et un soldat et puis à la fin quand on voit Saigo rare survivant qui sera capturé puis soigné par les marines). Pendant le film le réal et son directeur de le photographie ont insisté en montrant davantage les visages japonais sous la lumière des lampes ou naturelles. Au contraire des marines qui semblent presque déshumanisés (on voit rarement leur visage sauf à la fin).
Le cinéaste n’oublie pas de faire le lien avec MEMOIRES DE NOS PERES grâce aux scènes clés comme le débarquement, le drapeau, les embuscades de nuit. Avec ces 2 films, il livre une œuvre complète sur cette bataille et rend clairement hommage aux soldats US et japonais. La musique aussi très douce de K. Eastwood apparaît de manière répétitive jusqu'à ce qu’elle se dévoile à la fin du film comme un signe de paix. L’image finale (un plan pris de la plage vers le Mont Suribachi) veut tout dire et comme dans certains moments du film « un long silence vaut mieux qu’un long discours. Une manière pour le cinéaste de conclure son œuvre sur la bataille d’Iwo Jima.

En conclusion LETTRES D’IWO JIMA complète parfaitement MEMOIRES DE NOS PERES en adoptant un point de vue double et permettant de voir les américains et les japonais d’égal à égal. Malgré le fait qu’ils soient ennemis je pense que le cinéaste a bien sûr montrer son dégoût pour cette guerre interminable mais surtout le fait que les 2 camps au travers de cette bataille ont eu des valeurs communes comme le sacrifice et le patriotisme.
Ah oui méga oubli le film est scénarisé par Paul Haggis et Iris Yamashita et inspiré de LETTERS FROM COMMANDER IN CHIEF d’après les lettres du général Kuribayashi.
Sorry pour les oublis.
Non non les gars. Rassurez-vous je ne suis pas allé à Londres (quoique ?). Le site officiel du film produit par Working Titles vient de publier des photos de la première du film à Londres. Les 3 compères Edgar Wright, Simon Pegg et Nick Frost étaient présents à cette soirée le 16 février au Leicester Square ; ils avaient une escorte de motard. Un préambule à une tournée mondiale (en attendant qu’a Paris Sky nous fasse une visite guidée comme sur CASINO ROYALE :sky demande qu’il mette ton film sur les bonus dvd).
Plusieurs acteurs du film ont rejoints le trio : Timothy Dalton, Jim Broadbent et Paddy Considine
Sorties prévues pour la Nouvelle Zélande et l’Australie le 15 mars et le 20 avril aux USA.
Source : working titles films
Photos de la première à Londres
PS Inutile de dire que j’envie très fortement Geouf. J
Pour son premier long Renny Harlin frappe fort avec un film sur l’univers carcéral. Une façon de rendre hommage au film d’Alan Parker ; l’un de ses films préférés.
L’histoire change d’endroit puisque au lieu d’une prison turque c’est une prison qui se situe en URSS. Vous l’aurez compris ce film se situe en pleine guerre froide dans les 80’s.
Résumé
Savoy, Mitch et KC 3 étudiants américains décident de passer leur vacances en Finlande. Au cours de leur voyage ils se rapprochent de la frontière avec l’URSS. Voulant relever le défi de passer le « rideau de fer » les 3 jeunes franchissent clandestinement la frontière. La situation se dégrade quand les 3 garçons se font pourchasser par l’armée soviétique. Ils réussissent à se cacher dans un village non loin de la frontière. Malheureusement ils se font attraper par les villageois qui les accusent d’avoir violé et tué une jeune fille.
Aidé par la sœur de la jeune fille ils parviennent à s’échapper de ce village mais se font rattraper par l’armée peu avant de rejoindre la Finlande. KC est blessé à la jambe au cours d’une fusillade. Interrogés par un officier du KGB qui les force à avouer qu’ils sont des terroristes, ils se retrouvent enfermés dans une sinistre prison.
Des débuts difficiles
Passionné de cinéma depuis que sa mère l’emmenait voir des films sur grand écran comme ceux de A. Mann, John Ford, Howard Hawks, Alfred Hitchcock… Renny Harlin, né en Finlande se fit au fil des années une connaissance qui le poussa à tourner un jour des courts-métrages. Pour cela il emprunta la Super-8 familiale et commença à tourner dès l’âge de 12 ans des films avec ses camarades d’écoles. Puis à 19 ans il s’inscrit à la section cinéma de l’université d’Helsinki. Malheureusement cette section était relativement récente et ne disposait que de peu de moyens. Néanmoins il continua son apprentissage cinématographique en s’abonnant à Variety et lisait les livres de Larry Edmonds. Ces livres en plus de ses courts-métrages lui ont permis d’apprendre la manière de réaliser un film et de la mettre en pratique.
Commençant à s’ennuyer dans son université qui proposait peu de pratique, il se mit à démarcher les agences de pub finnoises. C’est ainsi qu’il se retrouva dans l’entreprise Shell. Il réalisa son 1er documentaire sur les produits de la firme pour une durée de 25 min. Ce film plu aux dirigeants et aux agences de pub et R. Harlin décrocha d’autres contrats pour Shell mais aussi d’autres entreprises.
Frustré de ne pas beaucoup apprendre à l’université (alors qu’il avait l’impression d’avoir bien plus appris lorsqu’il travaillait pour les entreprises) il la quitta 2 ans après y être entré. Cette décision fût difficile surtout pour ses parents qui souhaitaient qu’ils obtiennent un diplôme. Mais il pût se consacrer entièrement à son métier. Il se mit à réaliser des spots de pub et gagna de nombreuses récompenses. Cette expérience publicitaire lui permis d’apprendre à gérer une équipe et de faire face à des impératifs commerciaux (durée, mises en valeur d’un produit…). A 21 ans il remporte la récompense du meilleur court-métrage et travaille pour la TV. C’est à ce moment là qu’il se mit à écrire des scénarios et quitta progressivement l’industrie publicitaire et télévisuelle de Finlande (lassé par le système et son manque d’ambition). Il envoya ses scénarios à la Finnish Film Fund. Toutes ces demandes essuyèrent des refus au motif « trop commercial ». Le réal se disait qu’a cette époque la commission des films finlandais ne souhaitait financer que des films d’auteurs sérieux à connotation sociales. Il était évident que le gouvernement finlandais n’allait pas l’aider à financer ses films. C’est alors qu’une rencontre avec un distributeur vidéo allait changer la donne : Markus Selin.
Des conditions extrêmes
M. Selin aussi passionné de cinéma co-écrit avec R. Harlin un script assez ambitieux de genre : ARTIC HEAT. Pour financer ce film les 2 amis s’endèterrent lourdement. Ils souhaitaient tourner en Finlande en anglais avec un casting international. A l’époque la vedette des films d’action était Chuck Norris. Pour le convaincre ils lui envoyèrent le script et un chèque généreux de 100 000 $. Le nom de la vedette permettait de prévendre le film et de tourner une partie qui serait présenté aux producteurs et distributeurs internationaux. Technique qu’utilisera Samuel Hadida sur CRYING FREEMAN par exemple. A cette époque le film avait changé de titre WILD FORCE. Les 2 amis purent ainsi sortir une démo de 20 minutes. Malheureusement C. Norris quitta le film (pourquoi ?). Quoiqu’il en soit R. Harlin et M. Selin s’envolèrent direction Hollywood afin de trouver des fonds pour pouvoir terminer le film. Ils frappèrent à beaucoup de portes et envoyèrent leur démo à plusieurs studio. Un seul leur donna une réponse positive : Cinema Group. Lors d’un entretien ils décrirent leur vision du film et surtout l’argent nécessaire pour finir le film : 500 000 $. Le studio leur donna la somme. C’est ainsi qu’ils purent rentrer en Finlande et finir le film.

Le tournage additionnel ne fût pas une partie de plaisir. Endettés, inexpérimentés la date de tournage pris du retard. L’équipe réduite (12 personnes) tourna en plein hiver. Chacun occupait plusieurs fonctions. Mais heureusement le film pût se terminer et sortit sur les écrans américains sous le nom de BORN AMERICAN, en Angleterre ARTIC HEAT en 1986. En France il sortit en 1988 sous le nom de FRONTIERE INTERDITE. Le réal et son producteur M. Selin ne touchèrent rien sur ce film.
La voie du succès
Le film ne fût pas un grand succès commercial mais il permit à Renny Harlin de se faire au nom aux USA. C’est à partir de ce film qu’il restera dans ce pays. Heureusement Irwin Yablans, producteur d’Halloween de J. Carpenter décida de faire de R. Harlin de prochain John Carpenter. Pour cela il produisit PRISON par le biais de la compagnie Charles Band. Succés critique et commercial, un cadre de la New Line demanda au jeune réal de réaliser le 4ème volet de NIGHTMARE ON ELME STREET. Immense succès commercial R. Harlin avait prouvé qu’il était un réal rentable et doué aux yeux d’Hollywood. La suite on la connaît tous.
Un casting US
Pour son film Renny Harlin décida très tôt de faire appel à des acteurs américains. Ce qui lui garantirait une certaine légitimité pour le public US dont l’histoire semble très héroïque et nationaliste (on brosse dans le sens du poil ?).
Savoy est joué par Mike Norris (le fils de Chuck Norris)
Steve Durham interprète Mitch
David Coburn incarne KC
Thalmus Rasulala est l’amiral (un prisonnier américain enfermé dans la prison)
Albert Sami est l’émissaire US chargé de négocier la libération des 3 étudiants.
Le film, inspiré des films de prison comme LE PAPILLON, L’EVADE D’ALCATRAZ et MIDNIGHT EXPRESS récupère le pitch de départ de ses modèles (l’enfermement) mais se démarque dans son traitement à savoir que l’étude psychologique est beaucoup moins développée. Néanmoins le film est réussi sur plusieurs points : tout d’abord les décors intérieurs de la prison sont de qualité (saleté, poussière, moisissure, murs délabrés). Ensuite le film comporte des scènes d’actions bien ficelées (explosions, gunfights). Et puis le réal montre des plans à la grue très bien faits (allant de la contre plongée, a la plongée). A signaler aussi les excellents ralentis peckinpahiens dans les gunfights.
Même si le filme est une œuvre de fiction les 2 scénaristes ont souhaité l’inscrire dans une certaine réalité de l’époque : la guerre froide. Tout d’abord au début du film il y a un texte qui décrit le contexte avec les passages de la frontière entre l’URSS et les pays comme la Finlande disant que ces actions ne sont pas si rares. Puis à la fin un autre texte explicatif est inséré montrant ce qui est arrivé aux héros.

BORN AMERICAN pourrait se résumer à un film d’évasion ou 3 jeunes américains ne doivent compter que sur eux-mêmes pour se sortir de cet enfer. Ils seront torturés, trahis, humiliés et séparés de leur capture jusqu'à leur évasion. Heureusement ils seront aidés par l’amiral un prisonnier politique ancien agent de la CIA et par une jeune femme russe. L’ambiance crade de la prison est justifiée par un désir de montrer les geôliers soviétiques et leur administration sous un jour peu glorieux ou chaque prisonnier doit se faire respecter pour espérer survivre. De plus certains prisonniers violents et peu coopératifs sont isolés dans une grande pièce ou se jouent des parties d’échec à grandeur nature. C’est malheureusement ce qui arrivera à l’un des 3 américains.
A cela s’ajoute aussi une dénonciation de la corruption et du laxisme de l’administration US envers ses citoyens. Une façon pour Renny Harlin de traiter à quasi-égalité les 2 régimes US et soviétiques qui ne sont guère mieux l’un que l’autre lors de leur actions pendant la guerre froide. C’est peut-être une façon aussi de montrer la fierté de la nationalité finlandaise de Renny Harlin. D’ailleurs à la sortie ce film fût interdit en Finlande à cause de l’image qu’il montrait des prisons soviétiques. Avec le recul je peux dire que ce film (bis ?) n’est pas tendre avec les soviétiques mais qu’il n’a pas une dénonciation aussi virulente des prisons turques dans MIDNIGHT EXPRESS. Le film étant plus un film d’action que d’étude psychologique comme celui d’Alan Parker. En conclusion BORN AMERICAN permettra à Renny Harlin de commencer à se faire une place dans la cour des grands. Cette expérience lui sera bénéfique sur des tournages difficiles en extérieur comme 58 MINUTES POUR VIVRE et CLIFFANGHER, AU REVOIR A JAMAIS. On peut déjà commencer à voir ce qui fera son style.
Sorry j’ai pas développé sur le film mais j’espère vous avoir donné envie de découvrir ou redécouvir ce film très intéressant qui marque les débuts de Renny Harlin à Hollywood.
PS : j’ai trouvé ce film à 2,99 € chez Planet Saturn. Et l’un des acteurs est doublé par l’acteur Patrick Poivey.
Amis d’outres tombes bonsoir. Après des débuts difficiles, un retard dans la mise en place (oui la dispo des chaises c’est pas évident) et d’interminables minutes plutôt heures de réflexion à trouver la vanne foireuse en écoutant Les Grosses Têtes le jeu du Week-end peut renaître de ses cendres. Oulà je m’emporte là.
Petit historique et rappel des règles. Initié par Mr Vega, popularisé par Klaatu, et repris par de nombreux collègues comme Jérémie (qui me doit tjs un pot de moutarde), Geouf (j’attends mon Wisky), Wolverine (tu me prêtes ta Xbox 360 ?), Tibby (qui attend tjs son interview carrière euh là c’est ma faute) ; ce jeu a causé les pires migraines à votre serviteur.
Le principe : je vous donne une phrase d’accroche d’un film qu’on trouve sur les affiches et vous devez me donner le nom de ce film. Bien entendu « Cheating is not allowed » comme les chuchotements. Donc interdits moteurs de recherche et co. Sinon y’a plus d’intérêt au jeu, non ?
Voilà bon courage et sorry pour le retard et cette intro. ridicule. Bon je met une zolie fille pour vous donner du tonus.

1) Le passé est un danger
Le présent est un combat
Le futur une menace…
trouvé par Geouf

2) Un voyage aux limites de l’enfer.
trouvé par John Doe et tepepa

3) 5 4 3 2 1 Feu !
Trouvé par wolverine

4) Dans le futur, un homme fait la loi.
Trouvé par wolverine

5) Prêt à tirer ?
trouvé par tepepa

6) Accrochez-vous
trouvé par tepepa

7) Attention aux retours de flamme.
trouvé par Mr Park

8) Il court contre la mort
Trouvé par tepepa

9) C’est le temps des amours…
trouvé par tepepa

10) A chacun sa façon de négocier…
trouvé par Geouf

11) Il voulait vivre le rêve américain. Jusqu’au bout.
Trouvé par budd

12) Six pays. Deux continents. Deux armées. Une bombe nucléaire. C’est beaucoup… Même pour le plus grand agent secret du monde.
trouvé par wolverine

13) Depuis 48 HEURES, Hollywood n’a jamais connu pareil tandem…
trouvé par tib

14) Quand on est perdu dans l’espace, on a besoin d’un bras secourable…
Trouvé par wolverine

15) Le piège est tendu.
trouvé par tepepa

16) Il affronte un adversaire impitoyable. Et combat pour sa vie.
trouvé par tib

17) Il prend la forme de vos propres cauchemars.
trouvé par Geouf et wolverine

18) Sympa ta planète… On la prend !
Trouvé par tepepa

19) James Bond a t-il enfin trouvé un adversaire à sa taille ?
Trouvé par budd

20) Les mots aussi peuvent tuer…
trouvé par John Doe

21) Prince de Zamunda cherche femme idéale.
Trouvé par wolverine

22) Un crime brutal. Un tueur génial. Un flic attiré par le mal.
Trouvé par budd

23) Jamais un père n’avait été aussi proche de ses enfants.
Trouvé par tib

24) Chaque rêve a son prix
trouvé par tib

25) 5 ans après sa mort son dernier combat.
trouvé par Mr Park

26) Pervers, alcoolique et pourri
trouvé par Geouf
Sans honte j’avoue j’ai revu ce film 2 fois (plutôt rare je l’avoue). J’ai même vu TAXI 2 trois fois au ciné. Hé oui quand on aime on ne compte pas. Mais reparlons des FILS DE L’HOMME.
Fin septembre 2006
Geouf nous sort une exclue qu’il venait de découvrir au ciné. Un film de SF qui semble très réel et un constat pessimiste de l’humanité mais qui conserve une touche d’espoir. Moyen de dire que le pardon est possible et que tout n’est pas perdu.
Attention aux spoilers !
Résumé
Londres, 2027. Cela fait 18 ans qu’il n’y as plus eu de naissance sur Terre. Le monde est au bord de l’apocalypse et tous les pays n’ont plus de gouvernement et d’institutions. Seul subsiste la Grande-Bretagne. Une terrible nouvelle est annoncée la mort du plus jeune humain.
Théo (Clive Owen) partage son temps entre son travail monotone à Londres et les visites à son ami Jasper (Michael Caine)plus réjouissantes. Un jour il est enlevé par un groupe militants pour l’égalité des réfugiés. Son ex-femme (Julianne Moore leader de ce groupe lui demande d’escorter une jeune femme enceinte pour qu’elle soit pris en charge par le Projet Humanité.
Avec ce pitch tiré du roman de PD James Alfonso Cuaron et son équipe ont récrée une Grande-Bretagne misérable, sale et sans avenir. Dans le film la GB est le seul pays à ne pas avoir sombré dans l’apocalypse après l’arrêt des naissances. Sous couvert d’idéologie bien pensante se cache dans cet Etat une dictature qui parque les réfugiés dans des camps. L’idéologie justement est présenté par le biais d’une pub vue dans les TV d’un métro qui ramènent Théo à son ami Jasper. Cette pub propagandiste indique que la GB est le seul pays qui est resté encore debout, ou les institutions tiennent encore debout (si l’on puit dire). Mais c’est caché la terrible vérité dans ce pays au bord d’une guerre civile. A l’opposé de cette pub colorisée la caméra recule de l’écran et s’oriente en plongé vers Théo. Et c’est à ce moment que des passants arrosent le train de pierres. Signe que malgré toutes le bonnes paroles tout va mal.
Et c’est là que les nombreux plans-séquences (quelle maîtrise !) montrent une situation à priori tranquille et silencieuse mais interrompue à chaque fois par une action soudaine (cris, coup de feux, embuscades, explosion…). Ces plans sont souvent utilisées de manière circulaire permettant de montrer une situation à priori calme pour nos protagonistes. Comme celui du début ou Théo va dans un commerce acheter son café. La caméra le suit quand il sort, tourne autour de lui et là boum ! Même chose lorsque les protagonistes sont dans la voiture qui les conduit à la ferme : ça commence gentiment avec le réveil de Théo, la caméra se met à tourner doucement jusqu'à ce qu’on voit l’embuscade et la tragédie qui s’en suit. Mais cette fois le mouvement de caméra poétique s’oppose totalement au désordre qui se déroule dans la voiture et autour de la voiture.
Un autre plan est celui de la naissance de l’enfant ou la caméra se rapproche tout doucement de Théo et de Kee et après la naissance s’éloigne petit à petit.
Mais reparlons un peu de l’histoire. A partir du moment ou il n’y a plus eu de naissances, il n’y a plus d’espoir et plus d’avenir. L’humanité se voyant contrainte à disparaître. Seul les animaux survivent et commencent à récupérer leur territoire (une biche se balade dans les couloirs d’une école) : un peu comme l’arche de Noé. Lol
Or l’espoir renaît pour toutes les personnes lorsqu’ils verront Kee enceinte et lorsqu’ils auront vu son bébé. Espoir pour les Poissons à des causes politiques ; mais à grande échelle pour les réfugiés et les soldats croient au miracle (ils s’agenouillent et ne parlent plus).
Il n’y a que 3 persos qui se sacrifient à la cause du bébé et de Kee pour qu’ils s’enfuient, Julian (c’est un accident par le coup de feu), Jasper et Miriam. Eux seuls semblaient vraiment croire au Projet Humanité. Julian savait qu’elle pouvait avoir confiance en Théo en raison de leur passé mais surtout le fait que ce soit un ancien militant devenu bureaucrate blasé. Théo, fatigué par cette vie et n’ayant pas encaissé la mort de son jeune fils se réfugie dans l’alcool et les cigarettes. Il ne prend plus soin de lui (barbe hirsute). Heureusement son rôle d’ange gardien lui permettra de se révéler dans cette mission sacrée en sauvant l’espoir de ce monde.
Autre point du film les décors (grandioses !) qui montrent une GB crasse : les murs sont sales et couverts de graffitis, des vaches incinérées (souvenez-vous des cadavres de bovins calcinés pendant la crise de la vache folle), des usines polluantes qui déversent leur déchets dans la nature (bon ok c’est pas un scoop).
Puis les costumes très sombres.
Le réalisateur se permet de faire de nombreux clins d’œil à l’actualité comme les images de camp, les prisonniers enfermés dans des cages, les exactions commises par les gardiens, l’enterrement d’un leader islamiste et bien sûr ces images de batailles de rue qu’on voit au 20 heures ou dans les documentaires.
Le sauvetage de Kee par Théo (incroyable plan-séquence !) colle aux basques de Théo (il a bien fait de troquer ses tongues contre les tennis) nous permettant de saisir toute l’intensité de l’action. Théo dans ce sauvetage est autant acteur que spectateur. Un plan à mi chemin entre la virtuosité de celui d’A toute Epreuve de John Woo et de l’intensite de Ryan pendant le débarquement.
J’ai oublié un tas de chose sur ce film comme de parler de la perf. des comédiens, la zique. Et je m’en excuse comme pour cette fausse critique mais je voulais en parler parce que ce film m’a vraiment impressionné quand je l’ai vu au cinéma. Un film intensif qui dénonce les dérives extrèmistes (gauche et droite) et la fragilité de l’humanité.
Un film beau et triste. Muchas Gracias M. Cuaron.
Merci l’Utopia (VOSTF) et merci Geouf.
Et puis lisez les critiques de :
1993 sort ce film sur les écrans avec un immense succés 13 millions d’entrées (alors heureux le producteur ?). Et depuis un phénomène. Quoi vous ne récitiez jamais les dialogues au collège ou à l’école ?
Le film mélange de comédie et de fantastique montre des personnages du moyen âge qui se retrouvent en 1992 Et là ils perdent leur repère. Les gueux sont riches, il n’y a plus la taille et l’air est suffoquant…
Bien sûr le film est très rigolo mais il permet de montrer sous l’angle de la comédie (donc de l’exagération) la vie au moyen âge très différente de celle de 1992.
Résumé
En l’an de grâce 1123, Godefroy « Le Hardi », Comte de Montmirail, d’Appremont et de Papincourt sauve le Roi Louis VI « Le Gros » de l’épéee d’un anglois abominatif ». Pour le récompenser, le roi lui offre en « épousailles » sa bien aimée Frénégonde de Pouille, fille du Duc de Pouille. En se rendant au château afin d’épouser sa promise, Godefroy tue accidentellement le Duc (méchante sorcière de Malcombe).
Il fait appel à l’enchanteur Eusabius. Ce dernier lui fait boire ainsi qu’a son écuyer Jacqouille la Fripouille leur permettant de revenir dans le temps peu avant l’accident. Malheureusement l’enchanteur a oublié les œufs de caille dans la formule et les 2 hommes se retrouvent en 1992.
Oyé oyé !
C’est à 17 ans que Jean Marie Poiré eut l’idée du point de départ du film : des personnages du moyen-âge se retrouvant dans le futur. Avec peu de moyens il souhaitait en faire un court-métrage. Mais ce n’est que partie remise (faut que j’arrête d’utiliser cette expression) puisque le réal profitera de ses collaborations avec Georges Lautner et Michel Audiard pour parfaire son écriture avec des répliques qui font mouche. Pendant cette période il écrit une histoire « Le Chevalier » pour Robert Hossein avec en vedette Robert Alban. Les 3 hommes rencontrèrent Jean Gabin qui balança à Robert Alban « Quand tu te mouches t’as pas l’impression de serrer la main à un pote ? » rapport au gros nez de l’acteur. Jean-Marie poiré récupéra cette réplique qui pouvait tout dire sur le film : la différence physique entre les gens du moyen-âge et de l’époque contemporaine.
La bonne soupelette
Assez patient le réal profita de sa collaboration avec Christian Clavier sur LE PERE NOEL EST UNE ORDURE, PAPY FAIT DE LA RESISTANCE et L’OPERATION CORNED BEEF pour lui parler de son projet lors d’un déjeuner. Séduit par l’histoire qu’il restait à développer l’acteur du Spendid accepta d’aider le réal à l’écriture des l’histoire et des dialogues. Ils en profitèrent pour changer le titre initial « Les explorateurs de Louis 6 le Gros ».
Que je trépasse, si je faiblis !
Alain Terzian producteur de L’OPERATION CORNED BEEF retrouve le quatuor Jean-Marie Poiré, Christian Clavier, Jean Reno et Valérie Lemercier pour LES VISITEURS. Assez inquiet sur les films de moyen-âge quant à leur coûts et leur succès. Pas la même époque mais LA CHAIR ET LE SANG n’a pas été un grand succés commercial. Mais le producteur parviendra à convaincre plusieurs investisseurs de financer le film pour 6 millions d’Euros.
Alain Terzian s’inquiétait aussi que les 2 personnages principaux parlent le vieux français. Mais les 2 scénaristes insisteront pour imposer le vieux français.
Le vieux français justement sera le fruit d’une recherche par nos 2 compères . Voulant jouer sur les mots « souplette, merdasse.. » JM poiré et C. Clavier en sortiront des répliques inoubliables. Néanmoins il semble que ce vocabulaire est un mélange de vieux français et de délire des 2 scénaristes.
Qu’est-ce donc cette diablerie ?
De même que l’une des répliques les plus fendards est le mot okay prononcé par un Jacquouille jubilant sur ce mot. Ironie du sort le personnage croit que c’est un mot français moderne. Mais tout le secret réside dans le jeu de Christian Clavier qui en rajoute « c’est okayyyyyy » ou « dinnnnngue ». Et c’est pareil pour les autres acteurs qui semblent en faire des tonnes pimentant l’aspect le côté comédie du film. Les casting justement composé de grands acteurs : Valérie Lemercier (qui reçevra un césar pour le meilleur second rôle), Christian Clavier, Jean Reno Marie Anne Chazel, Christian Bujeau, Isabelle Nanty, Didier Bénureau, Didier Pain…
Et puis il faut saluer la perf. De V. Lemercier et de C. Clavier pour leur doubles rôles.

Il sait même pas qui est Michel Drucker.
Le film comporte malheureusement une incohérence de taille. Comment le Hardy peut-il voir sa descendance puisqu’il n’a pas épousé Dame Frénégonde ? et la même question se pose pour Jacquouille ? Mais bon c’est pas trop grave. L’un des points forts du film est de voir comment se comporte des personnages du moyen-âge à la fin du 20ème siècle. L'un recourt à violence et l'autre semble plus pacifique.
Les 2 personnages semblent voir les changements politiques et l’évolution des sociétés : abolition des privilèges par un fillot du Hardy, la pollution, les forêts qui disparaissent, les gueux qui possèdent des chateaux. Et c’est là que nos 2 visiteurs finiront par entrer en conflit. Jacquouille finira par s’habituer à cette époque et y restera (jusque dans la prochaine aventure). Il saluera Gonzac de Montmirail (« un saint homme ») et la révolution (« vive la révolution »). Pour Hubert aussi ce sera un choc puisqu’il souhaitera rentrer dans son époque mais aussi racheter le château à sa fillote. On s’aperçoit que chez les 2 visiteurs l’un veut garder ses privilèges et l’autre veut en posséder. Et ils sont même en conflit avec JH Jacquard : Jacquouille est fier de son « réussissement » et Godefroy déplore que ce soit un « gueu » qui possède Montmirail.
A noter que Godefroy très croyant fera une prière à 2 reprises pensant que c'est Dieu qui les a mis dans cette situation et qui pourra les aider.
Enfin le film fait son petit effet en opposant deux individus : l’un petit, nerveux, lâche mais malin et l’autre fort, grand, droit et sérieux. Comme ce fût le cas de plusieurs films de tandem avec Gérard Depardieu et Pierre Richard.
Les répliques
- « Quelle jouissance de se retrouver dans un corps de pucelle ! »
- « Du vin servante que je pisse à foisson. »
- « Mais tu es fou, dis ? »
- « Messire un sarrazin dans une chariotte du diable. C’est tout ferré. Y’a points de bœufs pour tirer. »
- « J’chante pas plus mal que Steph de Monac’. »
- « En tout cas j’amène pas la clocharde. Ma voiture c’est pas l’arche de Noé. »
- Qui est amnésique ? Ton cousin Hubert ou l’autre putois là ? »
- « J’EN AI MARRE QU’ON ME RELUQUE LE CUL ! »
Les collectors
- « Merci la gueuse tu es un laideron mais tu es bien bonne. »
- « T’as pas vu ton pif, hé ? Dis donc, qaund tu t’mouches t’as pas l’impression de serrer la main à un pote ? »
- « Et on lui pèlera le jonc comme au Bailli du Limousin… Qu’on a pendu un beau matin… Qu’on l’a pendu avec ses tripeeeees. »

Pour finir la mise en scène de Jean Marie Poiré est assez énergique avec des plans rapides rajoutant à la dynamique du film. Choix qu’il continuera à opter dans ses films suivants LES ANGES GARDIENS (hilarant) et LES VISITEURS 2. il faut aussi saluer les décors et les costumes du moyen-âge très réussis.
Certains moments pendant le film font penser à une pièce de théâtre (les intérieurs) et cela se ressent puisque certains acteurs sont issus du café théâtre.
Mais une question demeure le film est-il tjs aussi drôle aujourdh’ui ?
Oui et non parce que les répliques sont connues par cœur mais la nostalgie de ma période collégienne m’a permis de revoir ce film avec plaisir (les scènes dans la maison de Béatrice et l'indétronable Jour/ Nuit ). Il reste maintenant à laisser le temps faire son petit effet pour voir comment le public se souviendra de ce film, OKAY ?