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Petite news footballistique si vous me le permettez. L'attaquant et capitaine français des Gunners d'Arsenal (Londres) s'est engagé pour 4 ans avec le club de Barcelone, rejoignant des grands joueurs tels Ronaldinho ou Samuel Eto'o.

Pour un montant d'environ 24 millions d'euros, somme assez surprenante car peu élevée, Henry quitte l'Angleterre pour l'Espagne, avide de nouveaux titres et trophées, et va tenter d'aider sa nouvelle équipe à remporter le championnat national, remporté cette saison par le Real Madrid (dépassant leurs rivaux du Barça uniquement grâce au résultat des deux matchs de la saison les ayant opposé).
Ce transfert pourrait être celui de l'été, même si on parle du transfert du brésilien de Milan Kaka vers le Real Madrid, pour (accrochez vous) la somme de 80 millions. Une chose est sûre, la saison prochaine risque de nous faire découvrir des tas de joueurs dans de nouvelles couleurs!
Peut-être vous souvenez vous de Help!, film réalisé par ma modeste personne, remake de WC de Tibby il y a déjà plus d'un an?
Et bien pour les besoins de mon film de bac d'option, et en manque totale d'inspiration, j'ai décidé de règler mes comptes avec ce film qui ne m'avait pas satisfait en le remakant. Aidé cette fois d'un camarade cadreur sur quelques plans et m'ayant assisté lors d'une journée de montage (3 au total c'est dire) mais aussi d'une "expérience" et d'un matériel meilleur, et surtout d'un scénario, me revoici devant vous prêt à encaisser vos plus violents coups de plume.
Je préfère vous avertir d'office: le film est imparfait, dans la mesure où la durée limite du film étant imposée, j'ai décidé de raccourcir le scénario au maximum, et perdant ainsi du développement essentiel, pour rendre au final un film de 5 minutes et quelques, sur les 8 imposées.
Je suis également déçu de la qualité de l'image, alors que j'avais pris un soin particulier à composer mes cadres et à jouer avec la lumière.
Bon très de bla-bla, le film est ce qu'il est, libre à vous d'aimer ou de détester, et j'aimerais avoir vos avis, spécialement les négatifs (j'accepte aussi les compliments) à partir du moment où ils sont fondés et pertinents. Merci à vous et bonne projection.
Clément Cusseau
Spider-man 3
Réalisé par Sam Raimi
Avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco, Topher Grace…
Ecrit par Sam Raimi, Ivan Raimi et Alvin Sergeant
Basé sur le comics créé par Stan Lee et Steve Dikto
Nous y voilà! Le film tant attendu est enfin sorti! Après une promotion titanesque, remplie de trailers et affiches sublimes, le troisième volet de la saga engendrée par Sam Raimi et basée sur le comics créé en 1962 par Stan Lee et Steve Dikto sort en France. En l’espace de deux volets, réalisés en 2002 et 2004, Sam Raimi a su révolutionner le film de super héros en privilégiant les problèmes d’identité de son héros qu’aux scènes d’actions. Ainsi, Parker est plus souvent opposé à l’identité civile du vilain (Norman Osborn et Otto Octavus, deux pères pour Parker qui deviennent ses pires ennemis) qu’au vilain pur et dur. Par ailleurs, il a également pris soin de développer les méchants, et de nous montrer qu’au final ils ne sont pas si mauvais que ça (Octavus qui a perdu la raison après la mort de sa femme et l’échec de l’expérience de sa vie – Norman qui adresse ses dernières paroles à son fils).
C’est donc après deux volets, basés sur la découverte du pouvoir et les conséquences que celui provoque, puis du problème de la double personnalité menée par le jeune Peter Parker et son alter ego Spider-man, que le héros réussi enfin à mener avec brio ses deux vies : il sort avec la fille de ses rêves, Mary Jane Watson, assiste à ses cours et est enfin reconnu comme un héros par la ville de New York. Si son succès le remplit de joie, il n’est guère partagé par MJ qui connaît quant à elle des moments difficiles : sa carrière s’arrête suite à des critiques envenimées et redevient serveuse, poste qu’elle occupait dans le premier volet. Parker est aveuglé par son succès et finalement les mésaventures arrivent : sa relation avec MJ se dégrade, il se bat à mort avec son meilleur ami, il est mis en concurrence au Bugle avec Eddie Brock, un jeune photographe ambitieux et présomptueux. Mais c’est lorsqu’il apprend que le nouveau vilain, Sandman, est le vrai assassin de son oncle que sa vie bascule. Désireux de se venger il décide de se servir des pouvoirs du symbiote pour se faire justice…
Ce volet est de loin le plus sombre. La photographie de Bill Pope (déjà à ce poste dans le 2ème) illustre magnifiquement ce changement et privilégie les teintes bleutés et grises, avec notamment beaucoup de plans de nuit. Les trois personnages principaux sont quant à eux plongés dans des intrigues plus sombres que jamais : Mary Jane qui se sent délaissée par Peter et qui vit une mauvaise passe professionnelle, Peter aveuglé par la gloire et qui ramène les problèmes de MJ à son vécu, et Harry, hanté par la mort de son père et soucieux de faire payer le responsable à ses yeux, c'est-à-dire son meilleur ami, Peter. Les personnages sont désormais adultes et vivent dans le monde impitoyable de New York et ses problèmes (chômage…).
Vers le milieu du film Peter hérite de pouvoirs nouveaux qui interfèrent sur sa personnalité : plus cool mais plus violent, il devient un tout autre Peter que ses proches ont du mal à reconnaître, et salit l’image de Spider-man en tuant Sandman de sang froid. D’abord satisfait de ces pouvoirs, Peter comprend que peu à peu il perd les personnes qu’il aime et se débarrasse de ce costume, en faisant cadeau sans le savoir à Eddie Brock, qui le hait par-dessus tout.
La force des Spider-man de Raimi c’est de ne pas bâcler les vilains. Ici, en plus de Harry / Bouffon Jr, deux autres méchants sont présents : Sandman et Venom.
Sandman est tout d’abord présenté comme le père d’une petite fille très malade qui est prêt à tout pour pouvoir payer les soins dont elle a besoin, y compris de voler. Seulement son image change quand nous nous apercevons qu’il est le réel tueur de l’Oncle Ben, et non pas l’homme que Peter tue dans le premier, qui n’était en fait qu’un complice. Sans être un méchant de grande envergure, il garantit quelques grandes scènes d’action, et un bon duo avec Venom à la fin du film. Son personnage permet surtout à Peter d’être confronté à la vengeance et de s’entêter à venger son oncle.
Venom ensuite ou plutôt Eddie Brock, le rival de Peter au Bugle, une version de lui en plus cool, et plus séducteur. Tout d’abord prétentieux, nous nous rapprochons davantage de lui lorsque « Dark Peter » le fait renvoyer et lui vole sa petite amie, la délicieuse Gwen Stacy. Puis, lorsque Peter se débarasse de son costume il devient Venom, une sorte de Spider-man plus monstrueux et plus puissant. Dès lors ce n’est plus qu’un monstre qui ne cherche qu’à tuer Spider-man.
Sam Raimi garde l’humour présent dans ses deux autres films mais le multiplie par cent. Il tire avantage d’acteurs secondaires comme Bruce Campbell dans son meilleur rôle (des trois Spider-man) un J.K. Simmons plus drôle et radin que jamais et un Ted Raimi certes peu présent mais tellement drôle.
Tobey Maguire devient également hilarant sous son identité sombre, en dansant dans la rue, draguant les filles et en jouant avec sa mèche. C’est l’occasion pour lui de faire exploser son talent de comique, celui pour les scènes dramatiques avait déjà était brillamment dévoilé auparavant.
Sam Raimi s’amuse beaucoup et joue beaucoup sur la carte du divertissement, car avant tout Spider-man est une adaptation, et un héros cool. Il allie donc comédie, action et drame dans un subtil mélange afin de rendre son film plus digeste et ravir tous ses fans, une recette qui marche depuis trois films.
La plus grosse réussite de ce film c’est d’avoir trois vilains et de pourtant avoir le temps de développer des personnages et des situations. Les méchants sont eux-mêmes développés et les combats prennent plus de sens, plus qu’un simple affrontement bien / mal. Les scènes d’actions sont nombreuses mais au final peu nombreuses au vu du nombre de scènes dramatiques ou comiques sur les personnages. Preuve en est, Spider-man n’apparaît que tard dans le film (au moins ½ heure). On aurait pu se trouver dans un Batman & Robin, mais on se trouve plutôt davantage vers un Batman Returns, avec des méchants développés et même un personnage à mi-chemin entre le bien et le mal (Catwoman dans Batman et ici Harry Osborn)
Le film n’est cependant pas sans défaut. En effet la fin est un peu trop entendue (Peter et Harry qui s’allient, Harry qui se sacrifie, Sandman qui s’excuse et Peter qui le pardonne) et la morale est peu subtile (sous forme d’une voix-off), contrairement aux deux premiers. On regrette que la fin soit si rose et finalement clichée. Les retrouvailles entre Peter et MJ, au club de jazz sont cependant émouvantes ce qui sauve la fin de finir en niaiserie.
On peut aussi reprocher à Sam Raimi d’employer un peu trop de flash-back, dont un inutile, à la fin lorsque le bruit des barres qui tombent font souffrir Venom, le plan de Peter avec la cloche n’était pas vraiment utile surtout que la piste sonore faisait clairement comprendre que c’était le bruit qui pouvait vaincre Venom.
Au final, Spider-man 3 est une réussite et le meilleur volet jusqu’à présent. Action, émotions et rires sont au programme, et le trio d’acteur n’a jamais été aussi bon que dans ce volet. Plus mûrs, tout comme la réalisation de Raimi et le scénario, ils font de ce Spider-man 3 le film de 2007 ainsi que le meilleur film de super-héros à ce jour, voire selon moi une date dans l’histoire du cinéma (ou plutôt la trilogie entière l’est).
Ma note : 9.5/10
L'attente est insupportable, et on ne sait pas vraiment si nous, pauvres français, nous allons avoir ces petits bijoux. Quelques semaines après la diffusion de celle d'Eli Roth (Thanksgiving), deux nouvelles BA sont en lignes, pas "officiellement" car il s'agit de screeners (de qualité acceptable) mis en ligne sur le site youtube.com : il s'agit de Werewolf Women of the SS de Rob Zombie et Don't d'Edgar Wright. Deux bonnes bandes-annonces mais il faut l'avouer légèrement moins drôles que celle de Roth. Reste encore à découvrir la plus attendue "They Call him Machette".
Alors à vous de décider si vous voulez les voir ou non:
(désolé pour le retard, mais un problème de connexion durant quelques semaines m'a empêché de poster cette minable critique avant)
Horror Tales de Thibault Turcas
Avec Ivan Le Jan, Matthieu Cantat, Charles Turcas, Thibault Turcas…
Ecrit par Thibault Turcas
Voilà déjà un an que Tib nous avait présenté FTD, son premier gros « succès ». Depuis il a sorti plusieurs projets attachants, dont The Hell, remake de son WC, Fever, bide mais bon divertissement, et la récente co-réalisation avec Gabnec, Rencontre Mortelle. Cette histoire d’Horror Tales, il l’a depuis quelques mois en tête, et les nombreuses news sur le projet font de ce film une sorte de blockbuster des blogs.
D’ailleurs en « grand film », il s’est même payé le luxe d’affronter des problèmes techniques qui ont retardé la sortie provoquant un suspenses insoutenable pour les pauvres cinéphiles que nous sommes (quoi j’en fais trop là ?)
L’histoire est simple : deux ados découvrent en même temps des objets ayant appartenus à deux légendaires tueurs : le gant de Freddy Krueger et le masque de hockey de Jason. Se livrant à un massacre jouissif, ils sont néanmoins traqués par un mystérieux chasseur…
Comme je l’ai dit précédemment, le film a des côtés blockbuster. La campagne publicitaire et l’annonce du pitch y jouent pour beaucoup. En effet, bien que très alléchante, elle soulève néanmoins quelques interrogations : comment un film sans budget réussira-t-il ce pari risqué ? Le produit final sera-t-il crédible. Autant dire que la pression pèse sur les épaules de Tibby. Après avoir vu le film, nous pouvons le dire : le challenge est relevé haut la main. Le film n’atteint pas la perfection et contient fort logiquement des défauts (qui peut se clamer avoir atteint la perfection si ce n’est moi sur The Evil Scientist), des défauts qui heureusement ne flinguent pas le film.
On l’a dit unanimement à travers nos critiques: les progrès du jeune réalisateur se voient de films en films. Ainsi un travail davantage recherché sur le cadrage et le montage, ainsi que sur l’ambiance est à noter. La bande-son, autre point fort du film, reprend certains thèmes des films servant de base à l’intrigue (c’est à dire le thème de Nightmare on Elm Street) ou de films d’horreurs cultes, comme le récent House of 100 corpses de Rob Zombie.
En quelques plans ingénieux et un montage efficace, il réussit à nous présenter subtilement la situation et les personnages, et opte parfois pour des plans sans dialogues, qui évitent des cabotinages de certains acteurs (le type qui joue le frère de Jason pourrait jouer dans Zodiaque 3 : la revanche de Patrick « oh puté chef » Bosso).
Les défauts sont néanmoins là comme je l’ai dit précédemment. Un scénario un peu trop léger, qui privilégie principalement les scènes de massacres et d’introduction, laissant peu de place malheureusement au personnage de Ash (aux antipodes certes du personnage culte interprété par Bruce Campbell, mais cela est plutôt bien, car 1/ une imitation du jeu de Campbell entraînerait à coup sûr un désastre et 2/ car le mystère et le charisme du personnage sont plutôt réussis). De ce fait, le scénario se perd entre l’intro, les massacres, et le dénouement un peu prématuré et expéditif, il manque en fait quelques scènes de transitions, notamment pour Jason et Ash.
L’un des défauts vient également des massacres. On le sait le résultat, vu le budget, est plus que satisfaisant. On le sait, ce film ne se prend pas au sérieux. Néanmoins quelques détails font grincer les dents du spectateur que je suis. A quoi bon tenter de gros effets gores si l’on sait que l’on a pas les moyens de les rendre crédibles ? (heureusement la majorité des effets sont réussis)
La palme revient à l’acteur qui tombe à genoux (lors du massacre de Jason), qui crache un jet de sang le sourire aux lèvres (pour nous c’est hilarant un ado qui se fait trucider, mais l’ado n’est pas censé apprécier cet acte de barbarie), scène qui souffre en plus souffre d’un faux-raccord qui me saute aux yeux à chaque visionnage (bon ok je cherche la merde lol), regardez bien, après avoir cracher le sang, il est de nouveau tout propre.
Hormis ces quelques défauts assez mineurs, le film a des qualités qu’on peut vivement vanter. Tib est un fan d’horreur, et il le prouve à travers d’innombrables clin d’œils (Mad Movies, codes des films avec Freddy…). Les scènes de massacres sont purement jouissives (mentions spéciales au massacre du petit garçon, suggéré, et à la cervelle explosée de Freddy.
La chose qui m’a le plus surprise dans le film revient aux acteurs principaux. Les rôles de Freddy et Ash, tenus respectivement par Ivan Le Jan et Charles Turcas, sont justement interprétés, et Jason est interprété correctement par Matthieu Cantat (d’un autre côté, marché à deux à l’heure sans rien dire avec un masque n’était pas non plus super dur). Les seconds rôles sont mollement interprétés, sauf le caméo hilarant de Tib.
Au final, Horror Tales est une réussite, un bon défi relevé par Thibault Turcas. Si il n’est pas exempt de tout reproche dans son film, il met parfaitement en valeur son talent et ses idées, qui ressortent même malgré le très faible budget. Comme dirait l’autre, Horror Tales est désormais, sur les blogs, « un classique mon lieutenant » (ah ces private jokes, j’espère qu’Howie va au moins la relever). Vivement la suite !
Ma note : 8/10

Rocky Balboa de Sylvester Stallone (2007)
Ecrit par Sylvester Stallone
Avec Sylvester Stallone, Burt Young…
Résumé : Désormais à la retraite l’ex-champion du monde de boxe Rocky Balboa mène des jours paisibles dans la ville de Philadelphie, à la tête de son restaurant, partagé entre les souvenirs de sa femme Adrian décédée et essayant de garder des contacts avec son fils, Robert qui semble éviter la présence de son vieux père.
Mais la vidéo virtuelle d’un combat entre lui et Mason Dixon, le champion actuel va lui donner l’envie de remonter une dernière fois sur le ring, pour régler ses comptes avec le passé et démarrer une nouvelle vie…
Voilà 17 ans, que la saga Rocky est morte, après un Rocky V unanimement conspué par la critique et le public. Pourtant, le premier opus est un chef d’œuvre du genre, une référence même que bon nombre de fans ne peuvent renier. C’est pourquoi Sylvester Stallone s’en rapproche lorsqu’il tente le pari fou de remonter une dernière fois sur le ring dans le rôle culte de l’Etalon Italien. Humilié par plusieurs échecs consécutifs, personne si ce n’est lui ne croit en ce projet. Et c’est avec cette énorme pression que Stallone nous pond un magnifique film.
Il est évident que c’est dans ce film que Stallone s’identifie le plus, étant lui-même une ancienne star incontournable qui tente le pari fou de revenir sur le devant de la scène, lui-aussi a perdu la communauté de fans qu’il avait dans les 80’s. Avec ce film il joue également très gros : soit il réussit son pari et faire toutes les mauvaises rumeurs sur son compte, soit il se plante et ne reviendra jamais. Optant pour un scénario dramatique, l’ensemble du film est marqué par la présence ou plutôt l’absence d’Adrian, décédée, mais toujours dans le cœur de Rocky qui a décidément du mal à tourner la page. Rocky n’est certes plus le looser qu’il était à ses débuts, mais est le profil type de la star déchue : vieillissant, tenant un petit restaurant (le Adrian’s), racontant ses histoires à ses clients et toujours prêt à poser sur des photos avec des gamins ou signer des autographes, mais surtout qui a du mal à entretenir une relation avec son fils, déstabilisé de toujours vivre dans l’ombre de son père. Rocky est ainsi décrit pendant la moitié du film, sa rencontre avec la jeune Marie (cf. le 1) aurait pu tourner à la romance stupide, mais non, Stallone nous montre qu’il peut écrire des sentiments sans tomber dans les clichés lourdingues. La grande force de ce scénario c’est qu’il ne délaisse pas pour autant les seconds rôles. Ainsi Marie remplace Adrian, en remontant le moral de Rocky, l'encourageant et lui donnant l’envie d’aller jusqu’au bout, non pas par amour réciproque mais par respect mutuel ; Paulie, éternel ami de Balboa et frère d’Adrian assure les quelques passages comiques et émeut à travers ses quelques scènes d’émotion (son renvoi, sa colère envers la nostalgie de son ami…); son fils, Robert, qui en a marre d'être vu comme "le fils de ..." qui décide finalement de changer de vie et de suivre son père pour l'aider à réaliser son rêve. Même Dixon, « l’ennemi » de Rocky (entre guillemets car il ne souhaite pas réellement l’affronter et était un fan de lui quand il était gosse) est étonnamment développé, puisqu’il se bat pour trouver la dignité qu’il mérite, et non la haine qu’il déclenche à chaque fois qu’il remporte un combat. Seul le personnage du fils de Marie est de trop, on s'attendait à une intrigue importante (Rocky s'occupe de lui comme son propre fils, frustré qu'il est de ne plus voir le sienà mais il est vite rélégué aux personnages de fond de plan.
Les scènes un poil niaises et très fleurs bleues (la dispute / réconciliation entre Rocky et son fils) participent à l’élaboration du mythe, et après tout étaient déjà dans le premier opus. Stallone multiplie les références aux autres films de la saga, comme pour monter un dernier hommage à la saga qui l’a fait connaître, mais sans pour autant trop en faire. La nostalgie est certainement le thème le plus important du film, que cela soit celle du réalisateur envers sa saga ou Rocky envers sa femme et sa carrière.
Le scénario souffre cependant de quelques longueurs et répétitions, et d'une fin un peu expéditive, ce qui n'a pas une grande incidence sur le résultat final bien heureusement.
Stallone réalisateur s’en sort également avec tous les honneurs. Là où on aurait attendu une réalisation plate et non maîtrisée, il nous livre ici une réalisation très intimiste, surprenante, avec des plans magnifiques (notamment le tout dernier, inoubliable tout simplement). On peut certes regretter un combat très vite expédié (sauf le dernier round, et la réplique déjà culte « c’est le dernier round de ta vie »), même si l’idée de le filmer à la manière d’un show télé était originale. Comme pour son scénario, Stallone se rapproche du tout premier Rocky, en nous remontrant les lieux mythiques (l’animalerie où il a rencontré Adrian, la patinoire désormais détruite, la chambre froide où travaille Paulie), et les plans clins d’œil (le générique avec le titre qui défile de la gauche vers la droite, l’entraînement de Rocky et la cultissime montée des marches...). Les flash-back sont très bien utilisés, et enrichissent l’aspect nostalgie et la fin d’un mythe, les fans apprécieront et ceux qui découvrent l’univers de l’Etalon Italien pour la première fois ne seront pas perdus. La musique de Bill Conti qui reprend le thème original de Rocky est également géniale, avec des thèmes assez tristes (dans la première moitié surtout), ponctuée par des chansons dans l’ensemble bien choisie (ah, Frank Sinatra avant le combat du siècle)...
On sort de ce Rocky Balboa la gorge serrée abasourdi par une telle leçon d’humanité. Le film frappe là où on ne s’y attend pas et se regarde à la fois comme un divertissement et un drame sur une star déchue qui renaît. Le miracle a finalement eu lieu, et Stallone met le monde à ses pieds en remontant sur le ring de la plus belle des manières. Des réalisateurs avec une telle envie de réussir, qui mettent leurs tripes sur une toile de ciné, et le tout avec talent, on en voit peu, et c’est bien dommage. Rocky 6 est un superbe film, non sans défauts, mais qui participent à l’élaboration du mythe et ses adieux à l’écran, une bonne fois pour toute. Le film n'attend pas la grâce du 1 mais s'y approche fortement. La saga se termine comme elle a commencé : superbement!
Note : 8/10
(je la remets à cause de ce stupide Ber :d (salaud en plus j'adore Marvel et ton blog et tu me trahis))
Puisque plusieurs enfoirés m'ont cité, et que tout le monde y est passé (les rares résistants seront retrouvés!) voici la liste de mes 5 lourds secrets:
1/ Comme beaucoup il y a encore peu (quelques années) j'avais horreur de la violence dans les films (mon dieu la cervelle explosée dans Piège de Cristal m'avait marquée), et je ne m'imaginais pas être un jour fan de films d'horreur. Par ailleurs, j'avais été choqué par Anaconda (phobie des serpents) et je n'ai pas encore vu Les Dents de la mer (le regarde ce soir)
2/ En troisième j'étais un pseudo-rebelle et mon film préféré était Les 11 commandements (oui, le film avec Michael Youn). Mais dès que j'ai vu Kill Bill mes goûts ont totalement changés...
3/ J'aime beaucoup (même si je suis consciens de ses défauts) Batman & Robin de Joel Schumacher
4/ Je n'ai pas encore vu Cannibal Holocaust parce que j'ai peur d'être choqué à vie (et aussi pour le massacre d'animaux)
5/ Je n'ai pas de vie sociale et je passe mon temps à regarder des films, en écrire, en imaginer ou en parler. Par ailleurs, 98% des MP3 de mon PC sont issus de B.O. de films
Bon pour les 5 suivants, Jérémie (l'est pas passé nan?) et Hidalgo, Ivan...bon ok ça fait trois mais j'vous emmerde niark
Rappelez-vous: trois ados en vacances dans une maison isolée, un scientifique allemand barge, un abruti répondant au nom de Willelm dans le rôle de l'acolyte... Tel est le synopsis de The Evil Scientist réalisé par mes bons soins l'été dernier, sorti le 14 Octobre dernier. Ayant déclaré peu avant la diffusion du film à mes partenaires que si le film est apprécié j'en ferai une suite, et depuis les commentaires très favorables dont vous nous avez fait part (et pour lesquels je vous remercie de nouveau), j'ai décidé de me lancer dans la réalisation d'un deuxième opus.
Pour l'instant pas grand-chose à vous mettre sous la dent, si ce n'est que l'équipe reste la même, et que j'ai proposé à Tib de co-écrire le scénario avec moi-même. Le schéma narratif étant déjà écrit, le scénario ne devrait pas prendre trop longtemps à écrire. Néanmoins, je vais tenter de divulguer un minimum d'éléments pour ne pas gâcher la surprise (vous vous en doutez, certains personnages du 1 reviennent).
Même si le tournage ne se fera pas avant cet été (eh oui), mais j'essaierai de vous tenir au courant le plus souvent possible de l'évolution du projet (tests, répétitions, etc...).
J'en profite également pour préciser que quoi qu'il arrive (sauf si j'ai plus aucune autre idée et que j'ai besoin de tunes lol) il n'y aura pas de troisième opus, ou alors il se fera sans moi, décision prise afin de ne pas me répéter et essayer de toucher à autre chose.
Merci à vous tous!

Le réalisateur anglais de 65 ans Stephen Frears, auteur du récent The Queen vient d'être annoncé comme le futur président du jury du festival de Cannes 2007!
Le réalisateur des Liaisons Dangereuses et de Dirty Pretty Things avec Audrey Tautou, il succède ainsi au chinois Wong Kar-Wai.
Reste désormais à découvrir la liste du reste du jury (puis des films en compétition).
Un beau jour, le dénommé Harold Crick, (qui entendait la voix d'une écrivain dans sa tête mais je trouve ça pourri alors je le vire de mon histoire), qui rentrait de son travail à pied tomba nez à nez avec un chien pour le moins suspect: de couleur verdâtre, menaçant, l'animal se tenait sur ses pattes arrières. Sans avoir le temps d'esquiver, Harold est mordu par le chien qui s'était jeté sur lui. Alors que la bête affamée s'éloigne, Harold regarde la blessure qu'il a à la main et reprend le chemin vers son foyer.
De retour chez lui, il prend à peine le temps de poser ses affaires, se rend dans sa chambre et s'effondre sur son lit. Une nuit de cauchemars terribles suit puis vint le rêveil du brave Mr Crick.
Mais alors qu'il s'étire un évènement éveille en lui des interrogations: son rêveil, à l'autre bout du lit, s'est élevé dans les airs, pour atterir tranquillement dans sa main. Mais après plusieurs hypothèses, la réponse vint enfin à lui: il avait hérité de pouvoirs paranormaux.
Il se dirige alors vers la fenêtre et observe la ville qui se dresse devant lui: pollution, bureaucrates, jurons venant d'automobilistes, aggressions... Il comprend dès lors que son don n'est pas destiné à sauver les hommes mais la planète Terre. La race humaine est son cancer et Harold l'antidote.
Il met très vite un plan en place: monter sur la plus haute tour de la ville (par chance, ouverte aux touristes) et anéantir tous les autres batiments grâce à ses pouvoirs.
Il se rend alors sur les lieux, et s'approche du vide, regardant droit devant lui et préparant dans ses mains l'ensemble de ses pouvoirs. Cette concentraton l'empêche de voir une flague de vomis, dûe à un étudiant japonais en visite aux Etats-Unis qui n'avait ni supporté la vue du vide, ni le chili bon marché de la veille. Harold glisse, et tombe, et tombe, jusqu'à heurter le sol dans un bruit terrible, ses pouvoirs qu'ils ne maitrisaient pas encore ne pouvant le sauver. Complètement broyé par le choc, la mort de Harold ne provoquera qu'une seule réaction de la part des hommes: un chauffeur de taxi, qui jurera en voyant le capot de son taxi sali par le sang de Crick...
FIN
PS: La prochaine fois, ça serait cool de permettre de couper le son pour les BA (Harold Crick et Déjà-Vu), parce que franchement ça gave de tout le temps les entendre...
Rencontre Mortelle (2006) de et avec Nicolas Vert et Thibault Turcas
avec aussi: Clara Vert et Antoine Cosnes...
A peine réapparu récemment avec Fever que Tib nous revient avec son très attendu Rencontre Mortelle. Seulement cette fois, Tib co-réalise avec Nicolas Vert a.k.a. Gabnec, également acteur et guest-director dans Fever. Une collaboration assez attendue entre deux esprits lumineux et complémentaires, qui se fera ressentir (en bien) dans le produit final.
L'histoire est assez simple finalement: un ado, Gabriel (Nicolas Vert), est harcelé par un maniaque (Thibault Turcas) sur internet. Celui-ci lui propose une partie de jeu de dames. Gabriel accepte mais ne joue pas sérieusement et perd. Suite à cette défaite, son chat disparait. Convaincu que cette disparition a un lien avec le maniaque, il lui reparle, rejoue et reperd. C'est cette fois sa soeur (Clara Vert)qui se fera tuer. Gabriel appelle un ami (Antoine Cosnes) et cherche à découvrir l'idenité de ce meurtrier...
Le film s'ouvre sur une idée à la fois bonne et mauvaise: bonne car le fait d'allumer le PC pendant le défilement des noms est en rapport complet avec l'histoire mais mauvais car reprendre un thème aussi connu que celui de Spider-man est assez maladroit (il faut à mon avis éviter de reprendre les thèmes trop connus, genre Psychose ou Indiana Jones, sauf dans une parodie mais là c'est autre chose...) et oblige aussi d'allonger les plans pour respecter la durée de la musique, et donc de trainer un peu trop et d'enchainer des plans plus ou moins pertinants (certains se répètent et d'autres sont assez inutiles je trouve). Néanmoins, le fait d'entendre la musique de Spider-man et de voir mon nom apparaitre m'a donné quelques frissons, fan que je suis du comics ET du film, enfin bref là je suis dans le hors-sujet...
En général la BO est très bonne (sauf pour le thème de Requiem of a dream, thème qu'on entend trop souvent malheureusement, mais qui sert une superbe scène, donc rien n'est gâché) et le mariage des références Tibiennes (Johnny Cash) et Gebnecciennes (Eminem) est tout à fait réussi!
Il est assez dommage que la qualité de la caméra entâche celle du film, néanmoins nous pouvons reconnaitre la brillante idée des sous-titres pour évoquer les dialogues sur MSN afin d'éviter de filmer l'écran d'ordi et aussi les parties de dames, assez rythmées. Le montage est dans l'ensemble plutôt réussis (quelques problèmes de raccords par-ci par-là mais rien de bien méchant) surtout pour les dernières scènes, plans assez lents, stressants (mon dieu le volet qui se ferme!!).
Parlons aussi des acteurs: Nicolas Vert n'est ni mauvais ni sublime, il a certes moins de talent qu'Ivan Le Jan, grand absent du projet, du moins en tant qu'acteur puisqu'il a visiblement participé à l'élaboration de certains plans, bref revenons à Nicolas, qui interprète correctement un rôle pas facile du tout et me surprend même lors de certaines scènes (je dois avouer qu'à la vue de certains rush, j'avais un peu peur mais finalement tout va bien lol).
Sinon Antoine Cosnes s'en sort plutôt pas mal, aussi bien dans les scènes normales que dans les scènes plus émotives (en plus il joue bien le type qui se vautre dans les marches), le chat est de loin le meilleur acteur du film, seul bémol l'interprétation trop exagérée de Clara Vert, et la pitoyable interprétation des mains de Tib, nan je déconne!
Bref pour résumé, le film est assez plaisant, comporte néanmoins quelques défauts (mais d'un autre côté, quel film n'en a pas à part The Evil Scientist?), intense en émotions, stressant par moment, et drôlement bien réalisé / incarné. Des films comme ça on en redemande. Vivement le prochain (si prochain il y a)!
Ma note: 8/10
Après l'échec de mon film de zombies School of the dead, mort-né, je lance un nouveau projet, en collaboration avec un ami de ma classe (Nicolas Huver, et non Vert, alias Gabnec)autrement dit un film à sketch ou les deux parties se suivent directement (au milieu une courte transition).
L'histoire? Un tueur, Jeff, est accompagné d'un stagiaire, Ricky, pour tuer un homme. Il lui apprend les ficelles de son métier, et notamment la torture. En attendant son ami, Vic, qui lui nettoie les crimes de Jeff, une petite fille aperçoit la scène du crime et les deux hommes sont contraints de la tuer. Puis Vic arrive et prend sous son aile Ricky. A son tour il lui apprend les bases de sa profession, se changer, découper les cadavres etc...
Vous l'aurez compris, ce film (dont nous n'avons pas encore de titre)est une comédie décalée s'inspirant des films cultes C'est arrivé près de chez vous, Fargo, Reservoir Dogs & Pulp Fiction ou encore Ichi the Killer. Nicolas et moi jouons respectivement les personnages principaux de la partie que réalise l'autre.
Si je diffuse le scénario, c'est parce que j'ai besoin de votre aide: afin de savoir si il est clair et bien fait, j'ai besoin de vos avis. Que cela soit des avis positifs ou négatifs, allez-y du moment que c'est dans le but de nous aider à améliorer notre film, qui aura une importance capitale lors du bac.
Merci à tous!

Suite au succès de ce jeu instauré lors de la sortie en salles du film Enfermés dehors, Albert Dupontel récidive en proposant un autre jeu en prévision de la sortie du DVD (ce 15 Novembre), bien plus drôle, en gros un pac-boy avec sa propre tête au lieu du célèbre personnage jaune. Mais là où le jeu est intéressant, c'est qu'en plus d'être gratuit et rapide d'accès, il fait gagner de la nourriture aux démunis, en fonction des points gagnés. Plus on joue, et plus on fait gagner de la nourriture.
Donc en gros, le bonhomme nous propose gratuitement un jeu fun qui en plus peut aider les nécessiteux. Voilà le lien, et bon jeu à tous!
Fever (2006) de et avec Thibault Turcas
avec aussi: Ivan Le Jan, Charles Turcas, Matthieu Cantat et la participation exceptionnelle devant et derrière la caméra de Nicolas Vert...
Enfin nous retrouvons notre bien aimé Tib derrière la caméra! En effet depuis son chef d'oeuvre The Hellsorti cet été, il n'avait apparu que sous la forme de producteur (The Evil Scientist de moi) ou de source inspiratrice (Massacre de la Dune Fossile de Yannick Decorte). L'occasion pour lui de retrouver son acteur fétiche, Ivan Le Jan, mais aussi ses acteurs récurents , son frère Charles (FTD), Matthieu Cantat(FTD) ou encore Nicolas Vert (Rencontre Mortelle). Projet d'autant plus alléchant qu'il entre dans le genre qu'il adore, le film d'horreur.
L'histoire, basée sur celle du film Cabin Fever d'Eli Roth, raconte les malheurs de 5 ados, intoxiqué par un aliment et qui s'entretuent. Une histoire certes pas très philosophique mais qui peut annoncer un spectacle jouissif de gore!
Le film commence superbement par une sirène stressante et l'apparition des logos en images "rougies" puis par un générique (dont le refrain de la chanson répète souvent "Die! Die!" et annonce ainsi le massacre qui va suivre) où nous avons un aperçu des lieux et des personnages et notamment plusieurs plans où les héros dégustent de manière animale du poulet, anticipant ainsi le futur massacre.
Nous avons quelques scènes où les héros se détendent, c'est d'ailleurs à travers ces séquences que le film nous dévoile ses passages humoristiques (notamment le choix du film).
Puis Tib lui-même quitte la pièce et se cogne contre un meuble, et apprend par la même occasion qu'il est malade. C'est ainsi que le film passe du "teen-movie" au film gore. On peut reprocher le bruitage qui gâche un peu la scène mais le plan de Tib dans la douche recouvert de sang est génial et fait donc vite oublier ce léger défaut.
Je n'en avais pas encore parlé, mais Ivan Le Jan nous livre ici une formidable interprétation d'un type un poil bourrin (on dirait limite un homme de main du KGB) et arrive à maitriser la violence qu'engendre son personnage. Il s'impose largement comme le meilleur acteur du film, ne serait-ce que grâce à son charisme et sa présence à l'écran. Thibault Turcas aurait-il ici trouvé son acteur fétiche? Néanmoins les autres acteurs s'en sortent avec tous les honneurs et il n'y pas de maillon faible dans cette sympathique équipe.
Les scènes de déchirement sont contre toutes attentes très bien menées et les multiples scènes gores assez convaincantes (par-rapport au budget du film) et jouissives (notamment quand Ivan frappe Nicolas avec la barre de fer).
Pour finir son film, Tib utilise un effet déjà mis dans FTD (à savoir un clip) mais cette fois apocalyptique (inspiré très certainement de L'armée des morts et 28 Jours plus tard) un poil longuet mais très marquant (les plans avec les pigeons m'ont foutus les boules lol).
Certes Fever n'est pas le meilleur film de Tib mais il s'annonce clairement comme une réussite (encore??) et une bonne entrée dans le genre qu'il affectionne tant. De quoi attendre Horror Tales impatiemment!
Ma Note: 8/10
L'acteur d'origine ukrainienne Daniel Emilfork est mort à l'âge de 82 ans. Je me permets d'en parler car je doute que sa mort sera très médiatisé et parce qu'elle m'attriste d'une certaine façon, ne connaissant cet acteur que par le magnifique La cité des enfants perdus (Caro/Jeunet)

N'étant pas un spécialiste de sa vie ou de sa carrière je me permets de glisser l'hommage laissé par allociné:
"L'acteur français d'origine ukrainienne Daniel Emilfork est décédé ce mardi 17 octobre, à l'âge 82 ans. "Gueule" du cinéma hexagonal, il avait incarné le savant fou de "La Cité des enfants perdus".
Crâne chauve, visage émacié, oeil perçant, Daniel Emilfork occupe une place de choix dans la galerie des "gueules" du cinéma français. L'acteur est décédé ce mardi 17 octobre, à l'âge de 82 ans.
Issu d'une famille originaire d'Odessa (Ukraine) fuyant les pogroms, Daniel Emilfork, né Daniel Zapognikof, gagne la France dans les années 50. Formé à la comédie par Roger Blin et Tania Balachova, l'acteur impose d'emblée son physique inquiétant que renforce encore un accent venu de l'Est auquel il se plaît à donner les inflexions les plus lugubres. Au théâtre, il fait sensation dans le répertoire classique, jouant notamment Shakespeare, Lorca ou Tchekov dans le cadre de la compagnie Balachova. Remarqué par Marc Allégret, Emilfork débute au cinéma dans Futures Vedettes (1955), avec Jean Marais et Brigitte Bardot. Dès lors, l'acteur va s'imposer comme l'un des seconds rôles incontournables du cinéma français.
Drame historique (Notre-Dame-de-Paris, Le Triomphe de Michel Strogoff), espionnage (OSS 117 se déchaîne), film noir (Les Espions) ou horreur (Midi minuit), Emilfork explore tous les genres et tous les supports, composant de savoureux personnages pour le grand comme pour le petit écran. Mais quelque soit le rôle, il crée l'effroi ou suggère le malaise et l'ambiguïté avec un sens aigu de la nuance. "Gueule" du cinéma hexagonal, le comédien ne néglige pour autant l'international, et joue sous la direction de Clive Donner (Quoi de neuf, Pussycat ?), Peter Ustinov (Lady L.), George Cukor (Voyages avec ma tante) et surtout Federico Fellini (Casanova). Actif sur les plateaux de cinéma, l'acteur l'est aussi sur les planches, participant aux mises en scène de Patrice Chéreau et Claude Régy. En 1986, il marque les esprits dans Marat-Sade de Peter Weiss.
Quelque peu ignoré par la nouvelle génération des cinéastes français, Daniel Emilfork connaît un retour grâce avec Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro, qui lui confient en 1994 le rôle du scientifique voleur de rêves d'enfants dans La Cité des Enfants Perdus."