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| Décembre 2008 | ||||||
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Il y a de temps en temps des films qui paraîssent bons et qui en fait sont excellents. C'est le cas de Hostel, film d'Eli Roth, réalisateur remarqué du film Cabin Fever. Entouré cette fois d'excellent "parrains" (Quentin Tarantino, Scott Spiegel, Takashi Miike...), Roth ne sombre pas dans le macabre gore à budget énorme: à quoi bon puisque les principaux films d'horreurs sont des petits budgets (Evil Dead, Bad Taste, Zombie...).
Gros carton aux Etats-Unis = sortie en France. Bien avant sa sortie, ce film se fait une réputation assez grande: tout d'abord le "Quentin Tarantino présente" intrigue les fans puisque ce film n'a pas l'air du même univers que les films du bonhomme. Mais aussi une réputation de film ultra-gore, à la limite insoutenable, "trop gore". Je suis allé le voir, et personnellement je n'ai pas détourné une seule fois le regard de l'écran, je n'ai pas vomis mes tripes et plus "étrange" je n'ai pas trouvé ça "gore". Personnellement ça m'arrange, Roth prouve qu'il arrive à faire un excellent film d'horreur sans dérouler les boyaux, mais une question me démange: Mais alors ces (pseudos)critiques ont-ils vus le même film? On peur reprocher à ce film des scènes de sexe un peu lourdes (bah oui on vient pas pour se rincer l'oeil, et au bout de trois fois ça saoûle un peu) mais en aucun cas d'être gore... Etant un récent fan du genre, j'ai bien vu la différence entre des vrais films gores (Bad Taste, Braindead) et ce film, certes violent mais tout à fait regardable.
Dans les nombreux points positifs: l'ambiance funeste poussée à son paroxysme, les sons oppressants, les personnages très renversants (surtout les "chirurgiens"), la réalisation très pro, les clins d'oeil (le "guest"
de Takashi Miike, l'extrait de Pulp Fiction en slovaque, les nombreuses références cinématographiques). Tous ces éléments font de ce film une référence moderne (à mon avis mieux que Saw) et du réalisateur, un futur incontournable.
Et pour finir, la surprise du chef, c'est le fond de l'histoire. Les enfants qui sont prêt à tout, le héros qui devient tueur sanguinaire à l'image de ses bourreaux, assoiffé de vengeance. La fin nous laisse dans un état un peu brutal, nous faisant réfléchir, à la manière de Clint Eastwood dans Million Dollar Baby (d'une autre manière cependant). Même si les bons films d'horreurs ont souvent des raisons valables pour causer un tel massacre, celui-ci donne mieux: des raisons psychologiques et qui laissent le spectateur juger de l'action finale.
Au final, même si Hostel n'est pas le film référence (il n'égale pas les "anciens") il n'en reste pas moins un film culte, rudement bien mené, et qui annonce la grande carrière que va pouvoir entrevoir Eli Roth...
Ma note: 7/10
zekesky :
sympa mais tu arrives un peu tard lol ;) Par contre quand tu parles de gore pour bad taste ou braindead en les citants comme définition du film sanglant je suis pas si d'accord avec toi.
Le gore ce n'est pas forcément des litres et des litres.
http://www.dvdrama.com/blog/zekesky/3795/
tu y trouveras tous sur le film :)
Pez :
Les médias s'emportent vite à parler de film gores car la plupart des gens ne trouvent pas ça naturels qu'on découpe des victimes, voilà tt.
Sinon je suis d'accord, bon film qu'on garde longtps en mémoire !