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Rocky Balboa de Sylvester Stallone (2007)
Ecrit par Sylvester Stallone
Avec Sylvester Stallone, Burt Young…
Résumé : Désormais à la retraite l’ex-champion du monde de boxe Rocky Balboa mène des jours paisibles dans la ville de Philadelphie, à la tête de son restaurant, partagé entre les souvenirs de sa femme Adrian décédée et essayant de garder des contacts avec son fils, Robert qui semble éviter la présence de son vieux père.
Mais la vidéo virtuelle d’un combat entre lui et Mason Dixon, le champion actuel va lui donner l’envie de remonter une dernière fois sur le ring, pour régler ses comptes avec le passé et démarrer une nouvelle vie…
Voilà 17 ans, que la saga Rocky est morte, après un Rocky V unanimement conspué par la critique et le public. Pourtant, le premier opus est un chef d’œuvre du genre, une référence même que bon nombre de fans ne peuvent renier. C’est pourquoi Sylvester Stallone s’en rapproche lorsqu’il tente le pari fou de remonter une dernière fois sur le ring dans le rôle culte de l’Etalon Italien. Humilié par plusieurs échecs consécutifs, personne si ce n’est lui ne croit en ce projet. Et c’est avec cette énorme pression que Stallone nous pond un magnifique film.
Il est évident que c’est dans ce film que Stallone s’identifie le plus, étant lui-même une ancienne star incontournable qui tente le pari fou de revenir sur le devant de la scène, lui-aussi a perdu la communauté de fans qu’il avait dans les 80’s. Avec ce film il joue également très gros : soit il réussit son pari et faire toutes les mauvaises rumeurs sur son compte, soit il se plante et ne reviendra jamais. Optant pour un scénario dramatique, l’ensemble du film est marqué par la présence ou plutôt l’absence d’Adrian, décédée, mais toujours dans le cœur de Rocky qui a décidément du mal à tourner la page. Rocky n’est certes plus le looser qu’il était à ses débuts, mais est le profil type de la star déchue : vieillissant, tenant un petit restaurant (le Adrian’s), racontant ses histoires à ses clients et toujours prêt à poser sur des photos avec des gamins ou signer des autographes, mais surtout qui a du mal à entretenir une relation avec son fils, déstabilisé de toujours vivre dans l’ombre de son père. Rocky est ainsi décrit pendant la moitié du film, sa rencontre avec la jeune Marie (cf. le 1) aurait pu tourner à la romance stupide, mais non, Stallone nous montre qu’il peut écrire des sentiments sans tomber dans les clichés lourdingues. La grande force de ce scénario c’est qu’il ne délaisse pas pour autant les seconds rôles. Ainsi Marie remplace Adrian, en remontant le moral de Rocky, l'encourageant et lui donnant l’envie d’aller jusqu’au bout, non pas par amour réciproque mais par respect mutuel ; Paulie, éternel ami de Balboa et frère d’Adrian assure les quelques passages comiques et émeut à travers ses quelques scènes d’émotion (son renvoi, sa colère envers la nostalgie de son ami…); son fils, Robert, qui en a marre d'être vu comme "le fils de ..." qui décide finalement de changer de vie et de suivre son père pour l'aider à réaliser son rêve. Même Dixon, « l’ennemi » de Rocky (entre guillemets car il ne souhaite pas réellement l’affronter et était un fan de lui quand il était gosse) est étonnamment développé, puisqu’il se bat pour trouver la dignité qu’il mérite, et non la haine qu’il déclenche à chaque fois qu’il remporte un combat. Seul le personnage du fils de Marie est de trop, on s'attendait à une intrigue importante (Rocky s'occupe de lui comme son propre fils, frustré qu'il est de ne plus voir le sienà mais il est vite rélégué aux personnages de fond de plan.
Les scènes un poil niaises et très fleurs bleues (la dispute / réconciliation entre Rocky et son fils) participent à l’élaboration du mythe, et après tout étaient déjà dans le premier opus. Stallone multiplie les références aux autres films de la saga, comme pour monter un dernier hommage à la saga qui l’a fait connaître, mais sans pour autant trop en faire. La nostalgie est certainement le thème le plus important du film, que cela soit celle du réalisateur envers sa saga ou Rocky envers sa femme et sa carrière.
Le scénario souffre cependant de quelques longueurs et répétitions, et d'une fin un peu expéditive, ce qui n'a pas une grande incidence sur le résultat final bien heureusement.
Stallone réalisateur s’en sort également avec tous les honneurs. Là où on aurait attendu une réalisation plate et non maîtrisée, il nous livre ici une réalisation très intimiste, surprenante, avec des plans magnifiques (notamment le tout dernier, inoubliable tout simplement). On peut certes regretter un combat très vite expédié (sauf le dernier round, et la réplique déjà culte « c’est le dernier round de ta vie »), même si l’idée de le filmer à la manière d’un show télé était originale. Comme pour son scénario, Stallone se rapproche du tout premier Rocky, en nous remontrant les lieux mythiques (l’animalerie où il a rencontré Adrian, la patinoire désormais détruite, la chambre froide où travaille Paulie), et les plans clins d’œil (le générique avec le titre qui défile de la gauche vers la droite, l’entraînement de Rocky et la cultissime montée des marches...). Les flash-back sont très bien utilisés, et enrichissent l’aspect nostalgie et la fin d’un mythe, les fans apprécieront et ceux qui découvrent l’univers de l’Etalon Italien pour la première fois ne seront pas perdus. La musique de Bill Conti qui reprend le thème original de Rocky est également géniale, avec des thèmes assez tristes (dans la première moitié surtout), ponctuée par des chansons dans l’ensemble bien choisie (ah, Frank Sinatra avant le combat du siècle)...
On sort de ce Rocky Balboa la gorge serrée abasourdi par une telle leçon d’humanité. Le film frappe là où on ne s’y attend pas et se regarde à la fois comme un divertissement et un drame sur une star déchue qui renaît. Le miracle a finalement eu lieu, et Stallone met le monde à ses pieds en remontant sur le ring de la plus belle des manières. Des réalisateurs avec une telle envie de réussir, qui mettent leurs tripes sur une toile de ciné, et le tout avec talent, on en voit peu, et c’est bien dommage. Rocky 6 est un superbe film, non sans défauts, mais qui participent à l’élaboration du mythe et ses adieux à l’écran, une bonne fois pour toute. Le film n'attend pas la grâce du 1 mais s'y approche fortement. La saga se termine comme elle a commencé : superbement!
Note : 8/10
(je la remets à cause de ce stupide Ber :d (salaud en plus j'adore Marvel et ton blog et tu me trahis))
Flood ! mdr tu me donnes presque envie de le voir
ber :
bon euh désolé budd
je réitère mes vannes
alors que fait rocky dans la forêt
il coupe du bois ( bah oui balboa )
et sinon que fait stallone pdt ce tps là ?
il se rend beau ( rambo )
et euh beuaaaaaaaahaahahhaahahahahaaa
ooooohohhohohohohohohhohohohohohhhh
aaaaaaddddddrrrrriii-llette oh mince oups j'ai faim !
'tain mais faites le taire!
ber :
non et non je ne me tairais pas la liberté de la presse ....
bon j'oblige rocky à jouer dans rambo sans gilet par balles au pire il finit mort au mieux il peut se recycler dans le rap .... ha ha je ris deux fois ( troué comme une rappe à fromage = rap , hum désolé )
budd :
pour la peine, j'achète plus que des DC et toc!
ber :
oh honte sur toi je te renie de la fraterie marvel !
skywalker_du_41 :
Moi j'ai hâte de le voir; excellente critique ;D
Howie :
C'est vrai que la critique est bonne, tu dis à peu près ce que j'ai ressenti devant le film.
Howie :
C'est pas parce que tu dis à peu près ce que j'ai ressenti devant le film que ta critique est bonne lool, j'aurai dû mettre un point entre les deux parties de la phrase pour éviter qu'on comprenne mal.
budd :
merci Gabnec, Sky et Howie pour vos compliments