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Blog de christof13

Critiques en vrac : Spider-Man 3, Sunshine, Wild Hogs, Music and Lyrics, Rocky Balboa, The Pursuit of Happyness

N’ayant pas beaucoup le temps d’écrire de longues critiques sur mes dernières découvertes cinématographiques, je me tiendrai à un bref avis. D’ailleurs j’en profite pour signaler à quel point je suis déçu par les 4 premiers mois de 2007. Mis à part Le Prestige qui tient ses promesses je passe de déception en déception. Je suis pourtant très bon public mais pour l’instant j’ai l’impression de ne voir que des films passables sans plus. D’ailleurs aucun de films de 2007 ne rentre pour l’instant dans mes prévisions d’achat en DVD.

Spider-Man 3

Attention Spoilers !

Le premier opus était sympa dans sa première partie avant de se faire plomber par un catastrophique bouffon vert, le deuxième avait bien corrigé le cap alors qu’en est-il du 3ème ? En une phrase je dirais : Toujours plus, toujours plus haut et souvent moins bon. A vouloir trop en faire Sam Raimi passe un peu à côté de son sujet. Un seul ennemi aurait suffit car cela tourne un peu à la galerie de super-méchants et finalement on perd en profondeur. En plus, question originalité on repassera : Mary Jane qui sert à nouveau d’appât pour capturer Spidey, le sacrifice d’Harry…
Il y en a également marre du plan où Spider-Man saute devant le drapeau américain, c’est d’un ridicule. Heureusement certains passages valent le détour : la demande en mariage avec Bruce Campbell en maître d’hôtel, Peter Parker qui se la joue Travolta, les scènes d’actions ambitieuses mais qui sont parfois un peu illisibles…
Au final, Spider-Man 3 est moins bon que les 2 premiers épisodes et c’est avec une déception que la trilogie se termine.

6/10

Sunshine

Quel est le point commun entre 2001 l’odyssée de l’espace et Bluberry ?
Réponse : Sunshine, film réussissant l’exploit d’exploiter l’ennui de 2001 et le trip mystique de Blueberry. Le premier tiers du film frise l’ennui mortel mais on se dit " allez, courage cela va démarrer ". Le 2ème tiers est un peu plus passionnant avec la découverte de l’autre vaisseau. D’ailleurs si je dois signaler un point positif c’est l’ambiance assez angoissante et fataliste de cette partie. Et puis arrive la dernière partie assez pénible voire même ridicule où Danny Boyle a décidé de pêter un câble en filant sa caméra à un malade atteint de Parkinson et en jouant à fond la contemplation du soleil. Indigeste à souhait, dommage car les acteurs font un boulot impeccable.

3/10

Wild Hogs

C’est triste à dire mais ce film qui ne dépasse pas la série B est une des meilleures comédies américaines depuis bien longtemps. Oui le scénario tient sur un ticket de tram et oui ce n’est pas très original mais bizarrement cette équipe de vieux motards fonctionnent à merveille grâce à cette brochette d’acteurs assez disparates. L’humour est simple mais efficace, sans tomber dans le lourdingue débile. La présence de Martin Lawrence pouvait faire peur, pourtant il est tout à fait supportable bien qu’il n’arrive pas encore à la cheville de William H. Macy, impérial en Geek quinquagénaire. Vieux motards que jamais…

7/10

Music and Lyrics

Hugh Grant est de retour avec une sempiternelle comédie romantique. La seule originalité vient du thème abordé : la musique des années 80. J’adore la musique de cette époque et rien que pour le générique de début le film vaut le détour. Si ce n’est quelques bonnes répliques le reste est déjà vu des centaines de fois. Ce n’est pas désagréable car on ne voit pas le temps passer mais c’est vite oublié.

6/10

Rocky Balboa

A la sortie de la séance, je me suis dit "J’ai déjà vu ce film ! Ah oui je me souviens c’est Rocky 1". Prenez un Stallone âgé et le scénario du premier film et vous obtenez l’histoire de ce film. Le résultat n’est pas mauvais mais n’est pas transcendent non plus. Je dirais que sa qualité première est de clôturer la saga de meilleure manière que Rocky 5. Etant plutôt fan des Rambo, je suis curieux de ce que va donner celui que nous prépare Papy Stallone.

6/10

The Pursuit of Happyness

Une prestation poignante de Will Smith dans le rôle d’un père qui est prêt à tout pour obtenir un boulot et sortir de la rue pour élever son fils. Le sujet était balisé pour un drame très porté sur le côté lacrymal mais le réalisateur évite cet écueil. Il est ainsi intéressant de voir que la malchance attire souvent la malchance et que l’on peut se trouver ainsi dans des situations dramatiques.

7/10

300

Je n’avais jamais compris l’engouement pour le remake de zombies, première réalisation de Zack Snyder. Le film est certes sympa mais de là crier au génie il y a un pas que je ne franchirai pas. A l’annonce de 300 et de sa fameuse bande-annonce, il y avait de quoi être impressionné. Pour de nombreuses personnes un futur chef d’œuvre allait voir le jour. J’avoue avoir été moi-même impatient de voir le résultat depuis que cette bande-annonce racoleuse à souhait m’avait titillé la rétine. Mais l’expérience m’a souvent démontré que une bonne bande-annonce ne fait pas forcément un bon film. Je me suis donc forcé à garder un certain recul pour garder un peu d’objectivité sur le résultat final. Alors, futur chef d’œuvre ? Réponse dans quelques lignes…

300 est l’adaptation d’une œuvre de Frank Miller qui s’est inspiré de la bataille des Thermopyles entre les Perses et les Spartiates. Autant dire que le mot inspiré est très important car de nombreuses libertés ont été prises, mais j’y reviendrai par la suite.

Dès les premières images les codes esthétiques nous sont imposés et ne se seront à aucun moment transgressés tout au long du film. Il faut d’ailleurs bien reconnaître que cette hyper-stylisation en jette et que le résultat à l’écran est efficace. Par contre j’ai vraiment du mal avec le sang numérique et la profondeur de champ très réduite. D’un autre côté cela donner un côté surréaliste au résultat. Même si tout le film a été tourné devant un fond bleu, je trouve que le jeu des acteurs reste excellent car cela n’est pas évident de bien interpréter un rôle quand on n’a aucun réel repère visuel. Mention spéciale à Gérard Butler qui nous livre une prestation très convaincante dans le rôle de Léonidas. J’ai également trouvé que l’interprétation de la reine Gorgo par la superbe Lena Heady était excellente mais malheureusement trop influencée par Lucilla (interprétée par Connie Nielsen) dans Gladiator. Que ce soit au niveau du jeu, de la coiffure et du physique, tout renvoie à Lucilla. Dans un autre registre, aviez-vous remarqué les second-couteaux spécialistes des films du même genre : David Wenham (Faramir dans le Seigneur des Anneaux), Vincent Regan (Lieutenant d’Achille dans Troie), Gerard Butler (Prisonniers du temps) qui avec 300 joue un de ses premiers grands rôles.

Au niveau des combats, rien à dire c’est superbe. Certaines scènes d’action sont d’anthologie et resteront gravées dans les mémoires. Cependant à force, d’utiliser trop de ralentis et d’effets en tout genre, on se lasse vite. Au début c’est agréable mais à force de voir toujours ces mêmes ralentis à chaque coup d’épée on commence à trouver le temps long et bizarrement on attend les dialogues avec impatience pour casser un peu cette fièvre de style. C’est justement par cet excès, par cette volonté de vouloir en faire toujours plus que le film pêche. Les attaques successives des Perses en sont le plus bel exemple : la première attaque ayant été repoussée, ils envoient ensuite des troupes plus fortes, puis leurs troupes d’élite. Comme cela ne marche toujours pas alors ils envoient des monstres. Oui vous lisez bien, des monstres !!!
Vous me direz que ce bestiaire ajoute une touche fantastique mais c’est tellement mal amené que cela en devient ridicule. A croire que le réalisateur ou les producteurs voulaient absolument des monstres et qu’ils ont décidé d’en placer quelques-uns histoire de contenter tout le monde. Je reconnais que le combat entre le géant et Léonidas est bien emballé mais les passages avec le rhinocéros géant et les éléphants tombent comme des cheveux dans la soupe. Je pense sincèrement qu’une vision plus proche de la réalité aurait été plus efficace.

L’autre point faible concerne les nombreuses références à d’autres films. Est-ce un pompage par manque d’imagination ou bien un hommage ? Ephialtes lorgne largement sur un golum bossu, la charge des éléphants et des rhinocéros semble tout droit sortie du Seigneur des anneaux, les séquences nostalgies dans les champs nous renvoient directement à Gladiator… Mais comme l’adage le dit si bien "souvent imité mais jamais égalé". Quelque part cela devrait faire réfléchir tous ceux qui crient au génie à propos de Snyder. Je ne dénigre pas son talent visuel mais il est encore loin d’avoir fait ses preuves et surtout d’avoir apporté sa propre empreinte.

En conclusion, 300 n’est pas le chef d’oeuvre annoncé même si de grandes qualités visuelles ne sont plus à démontrer. Malheureusement ce n’est pas suffisant pour faire un grand film. Un peu moins d’excès, une touche plus personnelle et un peu plus de fidélité aux événements historiques sont des pistes qui auraient pu donner un très grand film.

6/10

Ali

Ali était un des seuls films de Michael Mann que je n’avais pas encore vu. France 2 m’a permis de combler cette lacune, surtout que j’idolâtre ce réalisateur pour des films tels que Heat, Le dernier des mohicans, Collateral et même Miami Vice.
Le sujet est cette fois-ci moins emballant car c’est une biographie sur Mohammed Ali considéré comme un des plus grands boxeurs de l’histoire. J’avoue ne pas être un amateur de boxe et donc je suis certainement un peu plus hermétique à ce genre d’histoire. Pourtant s’il y a bien un réalisateur qui est capable de transcender une histoire peu intéressante c’est bien Michael Mann. Il l’a ainsi prouvé avec l’excellent The Insider voire même avec Miami Vice. Mais revenons à nos moutons enfin à notre boxeur…

Dès les premières images on sent la patte du maître avec ses magnifiques plans de nuits, ses gros plans sur les yeux, son style très documentaire et sa caméra à l’épaule.
Mais le plus impressionnant reste selon la moi la prestation de certains acteurs : Will Smith est méconnaissable en Ali, Mario Van Peebles est surprenant en Malcom X (bien loin de son horrible prestation dans Solo), Jamie Foxx est également impeccable même si son rôle est relativement mineur. Il n’y a pas à dire mais Mann sait diriger ses acteurs et cela se voit.

Le tableau paraît idyllique mais malgré la belle réalisation et de bons acteurs il faut bien avouer que le film n’est pas très emballant et l’ennui pointe assez vite le bout de son nez. Quelque part les qualités de réalisme dont fait part le film se retournent contre lui car il manque peut-être un petit souffle épique à la sauce sportive. Quels que soient les combats (personnels, médiatiques ou sportifs) qu’Ali doit mener, tout est montré avec un détachement et une froideur qui empêchent aux spectateurs de prendre parti et de s’imprégner de l’ambiance. Qu’il gagne ou qu’il perde, on s’en contrefiche… Je ne dis pas qu’il faut jouer la carte Rocky à plein tube mais une pointe de rythme et d’entrain seraient nécessaires pour dynamiser les moments clés des combats. C’est d’autant plus dommage que la réalisation des combats sur le ring est grandiose…

Evidemment le cœur de l’histoire n’est pas la boxe mais bien le positionnement d’Ali vis-à-vis de ses croyances et de la société. Mohammed Ali est une personnalité forte qui n’hésite pas à prendre position contre le Vietnam, le racisme… Les réactions qui suivront ses prises de position lui causeront pas mal de problèmes. Son refus d’intégrer l’armée lors de la guerre du Vietnam lui vaudra ainsi une peine de prison de 5 ans et le retrait de sa licence de boxe. La Cour Suprême lui donnera cependant raison et il pourra reprendre la compétition. Le film couvre pas mal ces différents aspects-là même si d’inévitables ellipses parsèment l’histoire. Une des plus frappantes concerne sa période d’entrée dans l’Islam, on passe directement de Cassius Clay à Mohammed Ali comme si de rien n’était.

En conclusion, malgré de grandes qualités au niveau des acteurs et de la mise en scène, on ne rentre jamais dans le film et les 2h30 de durée se font largement sentir.
Tout est relativement morne et plat et ce ne sont pas les quelques combats qui arrivent à nous sortir de notre torpeur. Ali est essentiellement destiné aux fans du grand boxeur et pas vraiment aux néophytes.

6/10

Mes révélations...

Secret 1 : Quand j'étais adolescent (ouf ça fait longtemps) j'étais un grand fans de J-C Vandamme. Bloodsport fait toujours partie de mes films d'arts martiaux préférés. Ben oui je suis aware ;-)

Secret 2 : Je n'ai toujours pas vu Raging Bull, Taxi Driver de Scorsese. Cela remontera peut-être mon opinion sur le monsieur car je ne vois pas pour l'instant où se trouve le soi-disant génie du bonhomme.

Secret 3 : J'adore les groupes de heavy metal sauce année 80 avec les guitaristes portant des bandanas et des collants en peau de léopard. Non je ne suis pas homo mais j'adore leur musique.

Secret 4 : Snatch ne me fait pas rire et la grande vadrouille me fait toujours rire même après une bonne dizaine de vision.

Secret 5 : Quand j'étais petit et que je regardais un film avec des serpents et des araignées tueuses, je vérifiais plusieurs fois s'il n'y avait pas une de ces bestioles planquée dans mon lit.

Comme la plupart de bloggeurs ont déjà été cités, je ne vois plus que Soundwave pour répondre à ce bête jeu. Mince il fallait 5 personnes pour éviter qu'un cataclysme ne s'abatte sur ma tête.. Ah mon dieu trop tard il est déjà là... Argh............................. Ceci est la fin de notre programme spécial. A vous les studios.

Le prestige

Entre 2 Batmans Christopher Nolan change complètement de registre en s’attaquant au duel entre 2 magiciens vers la fin du 19ème siècle. Robert Angier (Hugh Jackman) et Alfred Borden (Christian Bale) sont 2 assistants illusionnistes qui veulent se lancer dans une carrière de magicien. Au cours d’un numéro d’évasion la femme de d’Angier ne peut s’échapper de l’aquarium dans lequel elle est enfermée car le nœud avec lequel Alfred l’a attachée s’est bloqué. Cet accident ferme le spectacle et chacun va tenter de lancer sa propre carrière. Cependant Angier tient Borden pour responsable de la mort de sa femme et le blessera au cours d’un de ses numéros. La situation va ainsi s’envenimer où chacun essaie de piéger l’autre. Parallèlement à conflit, Borden, le plus doué des 2, va créer un numéro unique qui enterre toute la concurrence : celui de l’homme transporté. Angier, très ambitieux, ne peut en rester là et va tout faire pour percer le secret de son ennemi.

Nolan nous plonge dans l’univers fantastique des magiciens et on peut dire que c’est réussi. Le spectateur devient ainsi le temps d’un film, un assistant au cœur des secrets du magicien. Vous apprendrez ainsi le truc derrière certains tours et j’avoue que pour l’un d’eux j’ai été choqué. Je n’en dis pas plus, à vous de le découvrir. Nolan n’est pas un maître de la caméra comme Michael Mann par exemple et donc la réalisation est assez sobre et manque parfois d’un peu inventivité. Heureusement les décors sont suffisamment riches pour combler ce manque…

Les points forts du film sont sans conteste le scénario et les acteurs. Le scénario est original et bien ficelé. Enfin un vent de fraîcheur dans le cinéma actuel. Le casting est également irréprochable avec Christian Bale impeccable qui arrive à garder une touche de mystère, Hugh Jackman qui démontre qu’il peut jouer autre chose que Wolverine (excellent cela dit en passant) et Michael Caine qui me sidère une nouvelle fois après Children of men .

La construction du film est assez particulière car basée sur de nombreux flash-backs.
Le réalisateur, tel un magicien, profite de cette astuce pour détourner notre attention vers un autre point quand on commence à s’approcher de la solution. Ainsi quand à une époque de l’histoire les éléments commencent à se mettre en place il nous renvoie à une autre époque afin d’être coupé dans notre réflexion. Malgré cet artifice, tout est si bien amené que l’on se laisse bercer par l’aventure grâce à une réalisation impeccable et des acteurs en grande forme. Mais à force de vouloir nous mettre des bâtons dans les roues on se met à cogiter et certains éléments de surprise sont désamorcés avant d’arriver. Les indices subtilement dissimulés sont ainsi écrasés par d’autres un peu trop évidents. Si vous avez un peu de jugeote le twist final ne sera pas trop une surprise. A vous donc le prestige ;)... Pourtant même en ayant deviné le final, je l’ai trouvé excellent car il très bien amené et il ne joue pas trop la carte de la surenchère gratuite au niveau des effets de surprise.

Le prestige souffre également d’un un léger manque de rythme accentué par certaines longueurs. Ce n’est pas très gênant lors de la première vision mais je pense que cela risque de l’être lors de visions futures, raison qui me freinera certainement dans l’achat du dvd lors de sa sortie.

En conclusion, on se trouve face à un très bon film mais dont les quelques problèmes nuisent à de multiples visions.

8/10

36 Quai des Orfèvres

Attention je risque de dévoiler certains points de l’intrigue. A bon entendeur…

Avec toutes les critiques élogieuses qui entourent ce film, j’étais curieux de voir le résultat lors de sa diffusion sur notre bonne vieille chaîne belge. Première constatation dès les premiers dialogues, il vaut mieux monter à fond le son de l’ampli si on veut comprendre ce que les acteurs disent. Apparemment ce problème est également présent sur le dvd (voir test sur DVDrama). Une fois ce problème technique surmonté, si je puis dire, on peut essayer de rentrer dans l’histoire. Daniel Auteuil et Gérard Depardieu jouent les rôles de flics dont la mission est d’arrêter une bande de malfaiteurs qui braquent des fourgons blindés et dont les méthodes sont souvent expéditives pour les convoyeurs. Comme il y a de la promotion dans l’air, cette enquête se transforme en course entre les 2 flics. Autant dire qu’il va y avoir de la tension et que tous les coups sont permis. Parallèlement à cette trame principale, d’autres intrigues vont venir se greffer histoire d’étoffer un peu le tout. Le réalisateur étant un ancien policier, on est en droit de s’attendre à une vision réaliste de cet univers. J’aime le réalisme mais dans 36 Quai des Orfèvres cela tourne parfois au Navarro. L’intrigue est typiquement française dans son approche : crime, enquête longue et peu intéressante dont le dénouement dépend essentiellement d’une info inattendue donnée par un indic (comme souvent dans la réalité) et arrestation. Ici la partie enquête patauge et est noyée parmi les autres intrigues. A aucun moment on a l’impression que les enquêteurs se sentent impliqués dans l’arrestation des braqueurs. Ils ont l’air de s’en foutre jusqu’à la fusillade où un de leur collègue est tué.

On sent de nombreuses similitudes avec Heat mais malheureusement le film d’Olivier Marchal est bien loin de son illustre prédécesseur tant au niveau du jeu des acteurs, du scénario et de la réalisation. N’est pas Michael Mann qui veut… Heat est certainement plus romancé dans son approche et moins orienté réalisme que 36 Quai des Orfèvres mais on rentre tout de suite dans l’histoire et le déroulement est limpide et efficace. Dans « 36 » l’histoire est brouillonne et laisse souvent le spectateur perplexe. Non pas qu’elle soit compliquée mais le scénario combiné au montage parfois décousu nuisent à la fluidité de la narration (terme à la mode ;)) . En plus certaines incohérences ou zones d’ombre viennent entacher le tableau : motivations de Klein pour tirer sur la femme de Vrinks, dénouement final intéressant mais certains points restent flous (que deviennent les flics qui partent suite à l’appel de Vrinks) voire peu crédibles (la fin). Début Spoilers. A la fin, il suffit que Klein dise d’une manière peu convaincante que la femme de Vrinks était déjà morte pour qu’il ne le tue pas. Il laisse alors l’opportunité à Klein de se suicider comme si ce dernier, ambitieux comme il est, avait l’intention de mettre fin à ses jours. On n’y croit pas un instant. On pourrait même dire que Vrinks savait que les motards allaient descendre Klein. Or le lendemain il est surpris de l’assassinat de Klein. Bref tout ceci reste assez flou. Je pense que l’on peut comprendre la fin avec quelques déductions. Je présume ainsi que Vrinks a choisi de partir avec sa fille plutôt que d’aller en prison pour meurtre. Je reste quand même sur un sentiment de fin expédiée à la va-vite, dommage car l’idée est intéressante.Fin Spoilers.

J’aimerais également aborder la prestation des acteurs. Avec 2 acteurs de la trempe d’Auteuil et Depardieu, on peut s’attendre à un résultat bluffant. Malheureusement je suis assez mitigé quant à leur prestation. Ils se bornent simplement à déballer leur texte sur un ton morne tout au long du film, raison pour laquelle certains dialogues ne sont pas toujours compréhensibles (voir problème de son en début de critique). Je suis d’accord que dans un polar le ton sérieux et froid est plus indiqué mais ici cela en devient même soporifique.

Tous ces éléments nuisent au retour d’un bon polar français. L’entreprise est cependant louable car cela faisait un bail que je n’en avais plus vu. Tout n’est évidemment pas à jeter car l’ambiance lourde et les méthodes parfois limites de policiers sont bien représentées et même après un passage creux au milieu du film je me suis surpris à vouloir connaître le dénouement. C’est pour cela que je ne serai pas trop méchant avec la cote.

6/10

Bilan 2006

En cette fin d'année, l'heure du bilan pointe le bout de son nez. Malgré un début d'année peu folichon avec quelques déceptions (Munich par exemple), la cuvée 2006 est largement supérieure à la cuvée 2005. Plusieurs de mes réalisateurs préférés ont fait un retour gagnant cette année : Christophe Gans avec Silent Hill, Michael Mann avec Miami vice et Tony Scott avec Déjà Vu. Plusieurs films dont je n'attendais pas grand chose m'ont surpris : The Descent, Inside Man et surtout Casino Royale.
Les grosses production étaient comme chaque année au rendez-vous mais peu ont convaincu mis à part King Kong et le pirate des caraïbes 2. Au niveau des comédies, c'est la grosse déception : Les bronzés 3 et OSS 117 sont en dessous de tout.

Voici les cotes (/10) et le lien vers la critique pour les différents films :

Lord of War 9
Silent Hill 9
Inside Man 9
Casino Royale 9
King Kong 9

Déjà Vu 8
Miami Vice 8
Pirates of the Caribbean: Dead Man's Chest 8
Underworld: Evolution 8
The Descent 8
Saw II 8

Children of Men 7
The Da Vinci Code 7
L'honneur du dragon 7
V for Vendetta 7
Ice Age 2 7

Mission: Impossible III 6
16 Blocks 6
Hostel 6
Munich 6

Jarhead 5

OSS 117: Le Caire nid d'espions 4
Les Bronzés 3: amis pour la vie 4
The Devil Wears Prada 4

Pour finir, de joyeuses fêtes à tous !!!

Schtrudles d'or 2006 : And the winner is...

Vous les attendiez tous avec impatience, voici les schtrudles d'or :

Meilleure Acteur : Nicolas Cage (Lord of War)

Meilleure actrice : Natalie Portman (V for vendetta) Difficile de faire un choix ici car peu de rôles féminins marquants dans les films que j'ai vus

Meilleure second rôle masculin : Michael Caine (Children of men)

Meilleure second rôle féminin : Jodelle Ferland (Silent Hill)

Meilleure film : Lord of war

Meilleure réalisateur : Michael Mann (Miami Vice) Après coup je regrette de ne pas avoir nominé Tony Scott pour Déjà Vu car il a fait un boulot impressionnant

Meilleures effets spéciaux : King Kong

Meilleuree photographie : Miami Vice (Dion Beebe)

Meilleure montage : Déjà Vu (Jason Hellmann & Chris Lebenzon)

Meilleure scénario : Children of men

Meilleure musique : Silent Hill (Jeff Danna)

Meilleures décors : Silent Hill

J'en profite pour rajouter de nouvelles catégories permettant de saluer certaines scènes marquantes :

Plus beau générique : Lord of war

Plus beau plan séquence : le plan séquence final où Clive Owen court de bâtiments en batiments pendant l'attaque des soldats

Surprise de l'année : Casino Royale

Twist de l'année : Inside Man (celui de saw 2 vaut aussi son pesant de cacahuètes)

La poursuite la plus originale : la poursuite en voiture dans Déjà vu

La poursuite la plus impressionnante : la poursuite du FreeRider par James Bond (Casino Royale)

La plus belle fusillade : la fusillade de fin dans Miami Vice

la plus belle explosion : l'explosion du bateau dans Déjà Vu

la plus belle bagarre : la plupart des scènes de L'honneur du dragon

Voici les navets d'or :

Plus mauvais acteur : Tom Hanks (Da Vinci Code)

Plus mauvaise actrice : Audrey Tautou (Da Vinci Code)

Plus mauvais seconde rôle masculin : Mos Def (16 Blocs)

Plus mauvais seconde rôle féminin : Dominique Lavanant (Les bronzés 3)

Plus mauvais film : Les bronzés 3

Film le plus soporifique : Jarhead

Schtrudles d'or 2006 : Les nominés sont...

Cette année j'ai décidé de remettre un prix par catégorie. Un peu comme les oscars à part que j'appellerai cela les schtrudles d'or. Les films entrant en compétition sont ceux que j'ai vus :
Lord of War, Silent Hill, Inside Man, Casino Royale, King Kong, Déjà Vu, Miami Vice, Pirates of the Caribbean: Dead Man's Chest, Underworld: Evolution, The Descent, Saw II, Children of Men, The Da Vinci Code, L'honneur du dragon, V for Vendetta, Ice Age 2, Mission: Impossible III, 16 Blocks, Hostel, Munich, Jarhead, OSS 117: Le Caire nid d'espions, Les Bronzés 3: amis pour la vie, The Devil Wears Prada

Voici les nominés pour les Schtrudles d'or :

Meilleur Acteur : Clive Owen (Children of men), Nicolas Cage (Lord of War), Johnny Depp (Pirate des caraïbes 2)

Meilleure actrice : Radha Mitchell (Silent Hill), Natalie Portman (V for vendetta), Meryl Streep (Le diable s'habille en Prada)

Meilleur second rôle masculin : Michael Caine (Children of men), Paul Bettany (Da Vinci Code), Jared Leto (Lord of war)

Meilleur second rôle féminin : Jodelle Ferland (Silent Hill), Eva Green (Casino Royale), Jodie Foster (Inside Man)

Meilleur film : Lord of war, Silent Hill, King Kong

Meilleur réalisateur : Michael Mann (Miami Vice), Christophe Gans (Silent Hill), Peter Jackson (King Kong)

Meilleurs effets spéciaux : King Kong, Pirate des caraïbes 2, Silent Hill

Meilleure photographie : Miami Vice (Dion Beebe), Silent Hill (Dan Laustsen), The Descent (Sam McCurdy)

Meilleur montage : Déjà Vu (Jason Hellmann & Chris Lebenzon), Munich (Michael Kahn), Miami Vice (William Goldenberg & Paul Rubell)

Meilleur scénario : Children of men, V for Vendetta, Munich

Meilleur musique : Da Vinci Code (Hans Zimmer) ,Silent Hill (Jeff Danna), Casino Royale (David Arnold)

Meilleurs décors : Silent Hill, King Kong, Casino Royale

Tant que j'y suis, je vais remettre les navets d'or :

Plus mauvais acteur : Tom Hanks (Da Vinci Code), Gérard Jugnot (les bronzés 3), Tony Jaa (L'honneur du dragon)

Plus mauvaise actrice : Audrey Tautou (Da Vinci Code), Anne Hataway (Le diable s'habille en prada), Marie-Anne Chazel(Les bronzés 3)

Plus mauvais seconde rôle masculin : Mos Def (16 Blocs), Scott Speedman (Underworld 2), François Damiens(OSS-117)

Plus mauvais seconde rôle féminin : Dominique Lavanant (Les bronzés 3), Berenice Bejo (OSS-117), Emely Blund (Le diable s'habille en prada)

Plus mauvais film : Les bronzés 3, OSS-117, le diable s'habille en prada

Les résultats seront publiés dans les prochains jours...

Déjà Vu

Après un psychédélique mais décevant Domino, Tony Scott revient sous l’égide de Jerry Bruckeimer dans une histoire où on ne l’attendait peut-être pas. En effet, Déjà Vu est un thriller de science-fiction où des agents du gouvernement américain vont essayer de capturer un terroriste ayant fait exploser un bateau grâce à une technologie permettant de remonter 4 jours dans le passé. Le projet pouvait s’annoncer casse-gueule étant donné le sujet et les paradoxes qui peuvent en ressortir. Cependant un bon scénario et un maître derrière la caméra ont permis d’éviter le dérapage et un crash sanglant.

Dès les premières images on sent tout de suite que l’on affaire à un film de Tony Scott, la patte du maître est tout de suite présente mais on est loin du trip nerveux de Domino ou de Man on fire. Sa réalisation s’apparente d’ailleurs plus à Ennemi d’état tout en n’hésitant pas à parsemer le tout de certains d’effets dont il a le secret. Le film commence en force par une splendide explosion bateau où de nombreux marines et leur famille avaient embarqué. Cette explosion et sa mise en image font sans aucun doute partie des plus belles réalisations de l’histoire du cinéma. Chose finalement peu étonnante quand on a à la production un certain Jerry Bruckeimer dont la passion est de faire exploser tout ce qu’il a sous la main.

Suite à cette entrée en matière assez explosive, Denzel Washington (impeccable comme d’habitude) fait son apparition en tant qu’enquêteur de l’ATF dont la mission consiste à trouver le ou les coupables de cet acte terroriste. La tâche s’annonce ardue étant donné le peu d’indices en leur possession. Ces qualités d’enquêteur vont le faire remarquer par une cellule secrète du gouvernement utilisant une technologie qui visualise sur écran des événements se déroulant 4 jours avant. Grâce à cet outil, ils vont tenter de remonter la piste du terroriste.

Après une première partie assez orientée dialogues et explications, Tony Scott nous balance une des plus originales poursuites de voitures qu’il m’ait été donné de voir. Le concept de la poursuite entre Denzel dans le présent et le terroriste dans le passé est absolument génial. Non je n’ai pas fumé la moquette, allez voir ce film au cinéma et on en reparlera.

Après le côté spectacle, abordons un peu le côté scénario. Déjà vu a le désavantage de sortir après des références comme Minority report et Retour vers le futur. Il n’est donc pas évident de se démarquer et une impression de déjà vu flotte tout au long du film.
Cette impression ne m’a pas dérangé car la qualité au niveau du fond et de la forme sont au rendez-vous.
Une des meilleures réussites reste, selon moi, les détails assez insignifiants qui deviennent soudainement importants lors de leur deuxième vision dans le temps. Les pièces du puzzle s’emboîtent et permettent alors à cette partie riche du scénario de prendre son envol.

Qui dit voyages dans le temps dit également paradoxes ! Vous prenez 10 personnes contenant son lot de Geek, scientifiques et autres fans de S-F et ils se crêperont tous le chignon avec leurs différentes théories sur le sujet. Quand je vais voir ce genre de films, je le prends comme un spectacle et non comme un cours de physique avancée.
Et comme divertissement Déjà Vu remplit pleinement son contrat même si probablement il contient son lot d’erreurs. D’ailleurs à la sortie du ciné, mes amis souvent Geeks dans l’âme étaient choqués par certains paradoxes ou détails techniques genre le super zoom dans le passé sur un écran géant plasma. Sur ce point, je leur réponds : c’est un film de S-F et c’est normal qu’ils prennent des libertés avec la technique afin de servir leur histoire, on n’est pas à une convention du MIT ;-)

Déjà Vu est un excellent film mais je trouve dommage que le fameux mystère du Déjà Vu présenté dans la bande-annonce soit très peu abordé et que la romance et la fin soient un peu trop Hollywoodiennes à mon goût.

8/10

Casino Royale

Les derniers James Bond s’enlisaient profondément dans l’ennui et n’arrivaient pas à redonner un souffle de fraîcheur à cette franchise pourtant sympathique (Mention particulière à Meurs un autre jour qui est un splendide raté). Cette fois-ci Martin Campbell reprend le flambeau après nous avoir fourni Goldeneye, le meilleur James Bond sous les traits de Pierce Brosnan. Accrochez vos ceintures cela va décoiffer... Fini le temps où notre héros n’avait qu’à remettre sa coiffure en place après une scène d’action, maintenant il s’en prend plein les mirettes. Apparemment les scénaristes ont décidé d’être plus fidèle aux romans de Ian Flemming et donc de nous montrer un homme, un peu plus balèze que la moyenne d’accord mais qui fait des erreurs.
Ainsi Casino Royale nous montre les débuts de l’agent secret le plus célèbre de la planète, et donc le moins secret ;), dont la mission est de contrecarrer « Le Chiffre » (en français dans le film). Une des premières scènes est une des plus belles poursuites jamais réalisées. Et, surprise, elle ne se fait pas en voitures mais à pieds. James chausse ses baskets pour attraper un terroriste adepte du FreeRide (les Yamakasis sont des rigolos comparés à celui-là). Aux oubliettes la subtilité légendaire de Bond, place au Craig Style : il défonce les murs alors que le terroriste saute au-dessus, il utilise un bulldozer pour faire de la place, il attaque l’ambassade où se réfugie le terroriste, il se fait filmer par les caméras de surveillance… C’est plus bourrin mais ô combien efficace. D’ailleurs toutes les scènes d’action seront dans ce style, plus musclées et plus spectaculaires. On efface les bêtises numériques de « Meurs un autre » jour et on revient aux bons vieux cascadeurs. Il n’y a pas photo, on y gagne pleinement au change.

La partie la plus importante de l’histoire se déroule lors d’un tournoi de poker. On pourrait penser que cela va devenir ennuyeux et bien non Martin Campbell réussit le tour de force de rendre ce tournoi très passionnant (bon ce n’est pas encore Maverick mais c’est quand même très bon étant donné que ce n’est pas le thème du film). C’est au cours de ce tournoi que certaines habitudes typiquement Bondienne feront leur apparition : son cocktail Maison, son smoking très style, l’Aston Martin…
Petit à petit on sent le mythe arriver.

Autre différence importante, à la poubelle le défilé des James Bond Girls sans cervelle. Après une courte mais marquante apparition Caterina Murino, place à la magnifique Eva Green, celle qui marquera à vie James et expliquera ainsi son comportement vis-à-vis des femmes. Vous vouliez voir votre héros en difficulté face à une femme et bien vous allez être servis. Ajoutez à cela des joutes verbales à mourir de rire et vous n’êtes pas prêts de vous ennuyer.

Pourquoi aller voir Casino Royale ? C’est simple pour les scènes d’action, pour un James Bond qui s’en prend plein la figure et fait plein d’erreurs, pour l’humour, pour Eva Green et puis pour Daniel Craig qui interprète, dans son style, un des meilleurs James Bond de la saga. Il faut reconnaître que même s’il a moins de flegme que Connery, Moore ou Brosnan, Craig a ce petit quelque chose qui le démarque. C’est probablement pour cela que ce rôle lui va si bien…

Un des meilleurs films de 2006 et probablement le meilleur James Bond.

9/10

PS : Question stupide mais pourquoi Casino Royale et pas Casino Royal ?

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V FOR VENDETTA

Les adaptations de BD et de comics sont légions de ces temps-ci mais peu d’entre-elles réussissent leur passage sur grand écran. Malheureusement je n’ai pas eu la chance de lire cette œuvre et donc mon avis se portera uniquement sur le film et non sur l’adaptation en tant que telle. Pour ceux qu’un parallèle entre le film et la BD intéressent, je vous conseille l’article de SoundWave paru il y a quelques mois aux éditions Blogorama. Revenons à nos moutons… Plusieurs éléments plaident en la faveur de « V For Vendetta » : une BD appréciée par de nombreuses personnes, un univers sombre, les frères Matrix (heu Wachowski je voulais dire) à la production…
Malgré les points forts cités ci-dessus, j’ai failli arrêter mon lecteur DVD après 10 minutes. Peut-être est-ce dû à ma méconnaissance du matériau de base mais j’ai trouvé la scène de l’agression de Evey (Natalie Portman) et de son sauvetage par V assez pitoyable. J’ai eu vraiment du mal à croire à cette tentative de viol tant les acteurs sont peu crédibles. Les choses ne s’arrangent guère quand V débarque pour sauver Evey. Après une bagarre assez mal réalisée où le héros fiche une raclée aux vilains policiers il entame un verbiage assez lourd qui m’a fait décrocher de l’ambiance. Dommage que cette mise en route soit pénible car l’introduction sur Guy Fawkes était quant à elle très bien faite.

Heureusement pour moi, j’ai décidé de donner sa chance à James McTeigue qui réussit à redresser la barre ensuite. Il n’a pas encore un style très personnel mais il arrive à insuffler une ambiance à la hauteur de mes attentes. D’ailleurs cela s’en ressent aussi au niveau de Natalie Portman et Hugo Weaving qui sont très bons dans leur interprétation. J’en profite pour tirer mon chapeau (enfin mon masque) à Hugo qui a osé interpréter ce V masqué du début jusqu’à la fin. Cela ne doit pas être évident pour donne la réplique et faire passer certaines émotions et pourtant il s’en tire avec les honneurs.

V for vendetta n’est pas un pur film d’action mais plutôt un film d’ambiance teinté de vengeance. Pour preuve la majeure partie du film dédiée aux origines de V et la transformation d’Evey est assez calme et ce ne sont pas les quelques meurtres souvent hors caméra qui vont me contredire. Ainsi le réalisateur évite la surenchère classique au niveau violence et se penche un peu plus sur la psychologie des personnages. Sur ce point je ne peux que saluer la manière dont l’emprisonnement d’Evey est développé avec les différents Flash-backs sur le passé de V. Je ne sais pas si c’est écrit tel quel dans la BD mais c’est en tous les cas très réussi.

A ce stade, vous vous demandez probablement ce que j’ai à reprocher mis à part le début pénible. Et bien justement j’y viens, les qualités principales (ambiance, psychologie, peu d’action) se retournent finalement contre-elles. En effet, même si on passe une excellente heure (voire plus) à ce rythme-là on sent qu’il manque un petit quelque chose pour emballer le tout. Une pointe de suspense ou d’action aurait peut-être suffit à corriger ce problème. L’autre détail qui m’a turlupiné tout au long du film concerne les repères temporels. L’histoire est censée se dérouler sur une année mais on ne se rend pas bien compte du temps qui passe.

En arrivant vers la fin, tout s’enchaîne un peu trop vite après cette longue mise en place. A croire que le réalisateur a reçu un avertissement de la production lui demandant de terminer au plus vite son film. Pour preuve je me demande toujours comment le flic arrive à retrouver Evey et V. Malgré cela nous avons droit à une des plus belles scènes du film lors de l’affrontement final entre V et ses anciens tortionnaires. Une petite perle du genre…

En conclusion, V for Vendetta est un bon film plein de bonnes intentions mais qui souffre d’un début bancal, d’un léger manque de rythme et d’un final trop rapide.

7/10

Children of men - Le diable s'habille en prada - Gang de requins

Children of men

C’est rare mais à la sortie de la salle de ciné, j’avais une impression de malaise au vu du spectacle si réaliste et même un peu malsain auquel je venais d’assister. Les scènes de fusillades, d’accidents, de meurtres, d’accouchement sont si réalistes que l’on a l’impression de s’y trouver. Ici point de surenchère hollywoodienne pour nous montrer la mort, tout est montré avec une simplicité chirurgicale qui donne un résultat encore plus percutant. Alfonso Cuaron se permet même des plan-séquences hallucinants qui renforcent cette immersion : je pense notamment aux plans de l’attaque de la voiture et de la fusillade finale. Ajoutez à cela une bonne dose de pessimisme et vous êtes bons pour être déprimés pour le restant de la soirée. La frontière entre réalité et cinéma est tellement mince avec « Children of men » que cela nous fait réfléchir sur notre futur qui pourrait facilement basculer vers celui décrit dans le film. Si je devais m’arrêter sur une cote technique, je mettrais facilement 9/10 mais évaluer un film ne se limite pas à la technique. En effet, dans ma cote je tiens compte de mon sentiment suite à la séance. J’aime passer un moment agréable et distrayant mais ici, même si le film a d’indéniables qualités, il ne me donne pas envie de l’acheter en DVD pour occuper mes longues soirées d’hiver. Le côté dérangeant et le côté un peu lent et morne en sont certainement la cause.

7/10

Le diable s’habille en prada

Je n’en attendais pas grand chose de cette adaptation et le résultat ne m’a pas spécialement surpris. Tous les ingrédients des adaptations à l’américaine sont présents : On édulcore les passages un peu délicats pour ne pas trop choquer, on évite de sortir des sentiers battus afin que le spectateur commun puisse s’identifier au personnage, on change la fin histoire que tout se termine bien… Bref, une grande partie de ce qui faisait le charme du bouquin est passé à la trappe. Certes les éléments de base sont toujours là mais on sent clairement qu’il manque quelque chose pour que la mayonnaise prenne. Pourquoi avoir transformé son amie nymphomane et alcoolique en gentille artiste bien propre sur elle ? Anne Hathaway, bien que mignonne, est peu ressemblante à la description faite dans le livre et reste assez transparente dans le rôle d’Andrea. Heureusement, Meryl Streep est la seule qui arrive à sortir son épingle du jeu en interprétant une Miranda Priestly très convaincante. Dommage que les scénaristes aient atténué son caractère épouvantable afin de la rendre plus sympathique et plus humaine. Cela enlève tout le sel du bouquin. .

4/10

Gang de requins

Un univers sous-marin très riche, une pléiade d’acteurs célèbres pour donner leur voix et un peu d’humour sont les ingrédients de ce sympathique film d’animation. Il ne révolutionnera pas le genre mais il a le mérite de faire passer un agréable moment.
La plus grande réussite des infographistes aura été de donner l’apparence des acteurs à leur personnage respectif : Robert de Niro, Will Smith et Martin Scorsese sont grandioses en forme de poisson.

7/10

Hostel

Etant un amateur de films d’horreur et poussé par la curiosité, je me suis laissé influencé par tout le foin qui a été fait autour d’Hostel. C’est donc avec impatience que j’ai loué la version non-censurée. Est-ce donc bien le film culte annoncé ? Réponse dans les lignes qui suivent…

Le début nous entraîne dans une virée à Amsterdam de 3 jeunes désirant à tout prix s’envoyer en l’air avec le plus de filles possibles. Leurs différentes escapades ne les satisferont pas vraiment et un gars va leur conseiller d’aller à Bratislava car là-bas se trouvent des filles magnifiques qui sont prêtes à coucher avec n’importe qui. Arrivés sur places, ils sont bien forcés de constater qu’on ne leur avait pas menti. En quelques minutes, ils se trouvent des filles magnifiques qui n’ont pas froid aux yeux. Le début fait penser à un American Pie sans trop d’humour et on vient même à se demander si le film va réellement démarrer vu la durée assez longue de ces escapades sexuelles (environ ½ heure). Eli Roth a apparemment décidé de nous refaire le coup d’Une nuit en enfer (d’ailleurs écrit par son comparse Quentin Tarantino) où la première partie était à l’opposé de la suite du film. Serait-ce pour rendre cette deuxième partie plus marquante ?

La première disparition d’un des trois jeunes arrive enfin et les premiers plans sanglants font leur apparition. Jusque là, pas de quoi fouetter un chat mais on sent déjà que le film est en train de basculer. Le deuxième enlèvement nous donne droit à une séance de torture complète et assez éprouvante par moment : j’ai souffert pour le jeune dont les tendons d’Achille ont été sectionnés. Le film bascule complètement dans le gore quand le troisième jeune part à la recherche des ses amis et découvre ainsi la cause de ces disparitions. Je ne m’attarderai pas sur la suite de l’histoire pour ne pas dévoiler certains points de l’intrigue.

Je voudrais plutôt m’attarder sur le côté gore. Je suis pourtant un amateur de films d’horreur et de films gore mais Hostel a franchi un cap qui me dérange un peu. En effet les différentes scènes sanglantes se veulent réalistes et tendent surtout à la surenchère gratuite. J’ai comme l’impression qu’Eli Roth a voulu faire de plus en plus dégueulasse à mesure que l’on avance dans le film et il faut bien avouer que certaines scènes sont pénibles à regarder. Je pense notamment à la scène où la femme se fait brûler l’œil au chalumeau. Certes l’acte est commis hors-champ mais le résultat est dévoilé en plein écran. Je suis peut-être en train de devenir une femmelette mais j’ai eu du mal à apprécier ces différents passages gores. Peut-être que la version censurée me conviendrait mieux…

Pourtant j’adore Saw qui a également son lot de sang (il est vrai avec des effets stylisés pour atténuer son impact) mais dont le suspense et le machiavélisme prennent le pas sur le gore. Je trouve plus intéressant de voir l’ingéniosité du piège que son résultat sur la victime. Dans Hostel, aucune autre accroche n’est possible car tout ce qui entoure ces scènes de massacre est sans intérêt. Dommage car malgré ce problème, le réalisateur arrive à insuffler une certaine dose de suspense et de tension lors de la fuite du héros. La scène où il se cache dans le chariot avec les restes de corps est d’ailleurs grandiose. Malheureusement ces moments de bravoure disparaîtront lors de la sortie de l’usine avec un final se déroulant sans surprise…

Hostel n’est pas un mauvais en soi mais je ne comprends pas trop l’engouement qui tourne autour. La première 1/2h est peu intéressante et ne sert finalement qu’à accentuer les horreurs de la seconde partie. Les scènes de torture sont bien réalisées mais utilisent souvent le hors-champ sur l’acte de torture avant de repasser sur le résultat où rien ne nous est épargné. Certes il y a d’autres films qui sont certainement plus gores mais celui-ci a une saveur particulière quoi me dérange. De plus si on enlève ce côté gore tape à l’œil il ne reste plus grand chose d’intéressant à voir, si ce n’est les femmes nues ;-). Je trouve également que le cachet «Tarantino» commence à devenir lassant et sert uniquement de propagande commerciale.

6/10

Les répliques cultes de la grande vadrouille

J'avais envie de partager en ce vendredi après-midi pluvieux quelques-unes des répliques cultes de la grande vadrouille. Ce film reste à mes yeux la référence absolue en matière de comédie.

Tout le monde les connaît et pourtant on en rigole toujours :

Pilote anglais : Peter Cunhingam Royal Air Force !
Augustin : Augustin Bouvet peinture et ravalement...

Stanislas : Il n'est pas là, il n'est pas là , il n'est plus là

Augustin à Stanislas : Vous allez vous enrhumer avec boule d'escalier...vous voulez pas ma casquette ?

Augustin : En tout cas ils peuvent me tuer je ne parlerai pas !
Stanislas : Mais moi non plus ! Ils peuvent vous tuer je ne parlerai pas !
Augustin : Je savais qu'on pouvait compter sur vous.

Augustin : y a pas d'hélice hélas
Stanislas : c'est là qu'est l'os

Command allemand : Parlez ! Allons !
Stanislas : Eh ben, b...bin, i...il, il est b.., il est..., il est bé....
Command allemand : Votre explication ne me suffit pas !
Stanislas : Mais c'est pourtant clair.

Commandant allemand : De moi vous osez vous foutez ? Je sais qu'il nous manque deux aviateurs anglais !
Stanislas : Combien ?
Commandant allemand : Deux !
Augustin : Oh ça fait pas tellement...

Augustin : Évidemment, c'est pas des chaussures pour la marche que vous avez là.
Stanislas : Puisque vous me le proposez si gentiment, j'accepte.
Augustin : Quoi ?
Stanislas : Que vous me prêtiez vos souliers.
Augustin : Bah, vous chaussez du combien ?
Stanislas : C'est du comme vous.

Stanislas : If I go to the turkish bath, I risk énormément
L'Anglais : Yes
Stanislas : But, if you, you go out, si vous sortez, the Germans, les Allemands, ils vous attrapent, et cr-cr-cr (il fait le geste de quelqu’un que l’on torture) vous allez parler, et moi I risk encore plus
L'Anglais : Yes
Stanislas : Donc, I risk on the two tableaux

Augustin : Are you ?
Stanislas : You are.
Augustin : Happy.
Stanislas : Glad. Where is big moustache ?
Augustin : I don't know, and if you don't know I don't know, non !
Stanislas : I don't understand !
Augustin : You come with me to pick up Peter.
Stanislas : Non, you, come with me to pick up Mac Intosh.
Augustin : Non, non, non, you
Stanislas : I beg your pardon
Augustin : And if you don't come, I, heu, ah ! merde alors ! comment on dit ça ?
Stanislas : Comment ça « merde alors » ! But alors you are freennch !
Augustin : You are not english ?