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Blog de pasteur jona jonson

Critique DEAD SILENCE (2007)

DEAD SILENCE
De James Wan

L’année 2007, pour l’instant, n’est pas une grande cuvée pour le cinéma fantastique. Il y a plus de ratages que de réussites : Hannibal Rising, Les châtiments, Les messagers, American Haunting, Abandonnée… la liste est longue ! Seul le français A L’intérieur et le prequel Massacre à la Tronçonneuse, même si ils restent imparfaits, font figure de grande réussite à côté. Que se passe t’il ? Pourquoi peu de films estampillés « horreur » n’arrive à faire peur, à sortir des sentiers battus ?

Trois ans après le film Saw, James Wan revient à la réalisation conforté par un succès tant public que critique, avec plus d’argent, pour un projet qui sur le papier, donnait envie. Mais comme l’année 2007 a l’air d’être maudite, le film, Dead Silence, ne déroge pas à la règle de la grosse déception.

Un couple chez eux, un soir de pluie, reçoit une marionnette devant leur porte. Le mari sort pour acheter à manger mais entre temps, la femme meurt dans d’étranges circonstances. Elle entend tous les sons s’arrêter petit à petit, et c’est à ce moment que la marionnette hantée entre en jeu. Ni une, ni deux, le mari peu ému ( il est vrai qu’un meilleur acteur que Ryan Kwanten aurait donner plus de consistance au personnage) part à la recherche d’une explication, car il est le seul suspect aux yeux d’un flic crampon (Donnie Wahlberg). Donc, première idiotie il garde la marionnette. Oupss, fallait pas !

Histoire ultra classique de possession et d’esprit vengeur (la marionnettiste se venge), le film ne ménage que très peu de suspense dans une histoire déjà vue et revue 1000 fois, mais le véritable problème se pose ailleurs. Le film ne fait absolument pas peur. Pour un film d’horreur, c’est un peu emmerdant !

Il ne restera au spectateur qu’à admirer les magnifiques décors, le soin apporté aux images mais tout cela n’efface pas le goût amer de la déception. Et surtout pas ce twist final grotesque à la Saw, qui ne remet pas le film en cause mais qui enfonce le clou d’un film plus raté qu’il n’aurait dû l’être, si les auteurs s’étaient relu avant de filmer. Par un réalisateur moins doué j’aurai vu plus les qualités mais là, venant de l’auteur de l’original Saw, je n’en vois que les défauts. L’histoire du verre à moitié vide.
5/10

Critique DEAD SILENCE (2007)

DEAD SILENCE
De James Wan

L’année 2007, pour l’instant, n’est pas une grande cuvée pour le cinéma fantastique. Il y a plus de ratages que de réussites : Hannibal Rising, Les châtiments, Les messagers, American Haunting, Abandonnée… la liste est longue ! Seul le français A L’intérieur et le prequel Massacre à la Tronçonneuse, même si ils restent imparfaits, font figure de grande réussite à côté. Que se passe t’il ? Pourquoi peu de films estampillés « horreur » n’arrive à faire peur, à sortir des sentiers battus ?

Trois ans après le film Saw, James Wan revient à la réalisation conforté par un succès tant public que critique, avec plus d’argent, pour un projet qui sur le papier, donnait envie. Mais comme l’année 2007 a l’air d’être maudite, le film, Dead Silence, ne déroge pas à la règle de la grosse déception.

Un couple chez eux, un soir de pluie, reçoit une marionnette devant leur porte. Le mari sort pour acheter à manger mais entre temps, la femme meurt dans d’étranges circonstances. Elle entend tous les sons s’arrêter petit à petit, et c’est à ce moment que la marionnette hantée entre en jeu. Ni une, ni deux, le mari peu ému ( il est vrai qu’un meilleur acteur que Ryan Kwanten aurait donner plus de consistance au personnage) part à la recherche d’une explication, car il est le seul suspect aux yeux d’un flic crampon (Donnie Wahlberg). Donc, première idiotie il garde la marionnette. Oupss, fallait pas !

Histoire ultra classique de possession et d’esprit vengeur (la marionnettiste se venge), le film ne ménage que très peu de suspense dans une histoire déjà vue et revue 1000 fois, mais le véritable problème se pose ailleurs. Le film ne fait absolument pas peur. Pour un film d’horreur, c’est un peu emmerdant !

Il ne restera au spectateur qu’à admirer les magnifiques décors, le soin apporté aux images mais tout cela n’efface pas le goût amer de la déception. Et surtout pas ce twist final grotesque à la Saw, qui ne remet pas le film en cause mais qui enfonce le clou d’un film plus raté qu’il n’aurait dû l’être, si les auteurs s’étaient relu avant de filmer. Par un réalisateur moins doué j’aurai vu plus les qualités mais là, venant de l’auteur de l’original Saw, je n’en vois que les défauts. L’histoire du verre à moitié vide.
5/10

SECOND TRIMESTRE 2007 (1/2) 15 CRITIQUES

SEGO ET SARKO SONT DANS UN BATEAU
Réalisé par Karl Zero et Michel Royer
Sortie le 4 Avril

Karl Zero est drôle. En voici un exemple parfait. A quelques semaines des élections présidentielles, ce doc rigolard, constitué d’images d’archives et de prises off, détend un peu le débat, rappelant la nature humaine des candidats. Très drôle et documenté.
3

LA DISPARUE DE DEAUVILLE
Réalisé par Sophie Marceau
Sortie le 23 Mai

Il serait temps pour la mère Marceau de raccrocher sa casquette de réalisatrice car elle prouve, une fois n’est pas coutume, qu’elle n’a pas le talent de raconter une histoire.
Tout est mauvais : de l’interprétation en roue libre des comédiens (palme à Robert Hossein), aux effets de montage assez pathétiques en passant par un scénario aussi nerveux qu’un Derrick, La Disparue… rate tout et désole. Petite consolation : ce n’est pas avec ce navet que Cricri Lambert reviendra sur le devant de la scène : ouf !
0

SCANDALEUSEMENT CELEBRE
(INFAMOUS)
Réalisé par Douglas MacGrath
Sortie le 4 Avril

Nouvelle version sur l’écriture de De Sang Froid par Truman Capote. Après la version froide, magistralement interprétée par l’Oscarisé Phillip Seymour Hoffman, qu’est-ce que cette nouvelle version pouvait-elle apporter ? Beaucoup. Plus sensible et drôle, magistralement interprété aussi, Scandaleusement…, tire le meilleur d’une histoire passionnante, que deux films mettent en lumière de façon impressionnante. On s’accroche plus au personnage de Capote dans ce film car les auteurs en ont fait un véritable personnage cinématographique, touchant et attachant, et l’on voit bien le crescendo mental qui fait passer Truman de mondain superficiel à amoureux détruit. Un bon film à voir dés que vous en avez l’occas’.
3

Nicolas Cage dans deux films démontés par la critique mondiale, et pourtant, deux films sympathiques. Ghost Rider et Next. Pas des chef d’œuvres, mais des divertissements honnêtes avec quelques scènes purement réjouissantes. Le premier souffre de l’interprétation d’un Cage qui a l’air de s’en foutre royalement et de méchants assez pathétiques, et le second d’un Cage assez transparent. Alors s’il te plaît Nic, montre un peu d’enthousiasme quand tu seras à l’affiche d’un blockbuster la prochaine fois. On te pardonne cette fois ci.
2AA

Les remakes de films d’horreur sont toujours d’actualité, et c’est au tour de Hitcher d’y passer. La première version de 86 était une série b. stressante où brillait Rutger Hauer, terrifiant en auto-stoppeur givré. Sean Bean est évidemment moins crédible en sadique au sang froid, mais le nouveau film fonctionne tout de même comme une honnête série b. énervée.
2
Produit par Dark Castle, Les châtiments (The Reaping) promettait une bonne dose d’effroi. Mission ratée malgré une Hilary Swank toujours aussi investie. Ce qui est aussi le cas de American Haunting, qui, par un montage visuel hideux, enlève tout suspense à cet exorcisme historique.
Toujours dans la catégorie des casseroles mais versant « film d’auteur » français, je vous donne Anna M, énième film boursouflé de prétention, typique de notre cinéma national, sur le cas d’une érotomane. Isabelle Carré est top, le film ne suit pas par contre. Trop ampoulé. Mieux vaut revoir sur le même thème, le pas très bon mais plus amusant A la folie, pas du tout, avec Audrey Tautou.
1

Côté comédie il y a pas mal de choses sympas à se mettre sous la dent. Tout d’abord versant comédie romantique : Le Come back. Petit film sans prétention, il se regarde avant tout pour l’humour qui se dégage du couple Barrymore/Grant et du scénario, qui remet en selle un chanteur de pop has been grâce à la jeune femme qui s’occupe de ses plantes. Croustillant.
De l’humour acide, on en trouve dans Le Prix à Payer d’Alexandra Leclère
(Les Sœurs fâchées) qui montre deux couples que l’argent sépare peu à peu. Acteurs au top, Nathalie Baye en tête, et une réjouissante scène de repas entre les deux couples qui dérape vers le jeu de massacre.
Humour 100% calorique mais très sympatoche, que celui d’Eddy Murphy, qui sous les travestissements de tout ordre (un pépé asiatique, une énorme black, Norbit mais aussi la voix d’un chien !), arrive à arracher quelques fous rires haut la main.
2

DANGEREUSE SEDUCTION
(PERFECT STRANGER)
Réalisé par James Foley
Sortie le 11 Avril

C’est le genre de film qu’on a vue 3 millions de fois mais dont on se lasse jamais.
Rebondissements en pagaille et final attendu mais logique, Dangereuse Séduction se démarque plus par une réalisation soignée et efficace qui met en lumière ses interprètes, Halle Berry en tête, excellents. Je ne raconterai rien de l’intrigue pour ne pas abîmer le suspense, juste dire que le film est une agréable surprise.
2

IRINA PALM
Réalisé par Sam Garbarski
Sortie le 9 mai

Portrait d’une grand mère attachante, devenant branleuse pro pour payer une opération à son petit fils, Irina Palm, touche au cœur, grâce à un humour bienvenu qui désamorce pas mal le glauque de certaines situations. Cette bonne femme peu expressive (interprétée par Marianne Faithful), vous touchera par son décalage et sa détermination.
2

Rattrapage PAR EFFRACTION
(BREAKING AND ENTERING)
sortie le 14 mars

Anthony Minghella, aprés les films historiques, revient vers le 21ème siècle.
Histoire touchante, très subtile, d’êtres largués et très seuls, Par Effraction, part d’un postulat (le cambriolage) pour en arriver à parler de famille et de son poids. D’un côté Jude Law et Robin Wright Penn, au bord de la crise de nerfs et de couple, face à une enfant autiste, et de l’autre, Juliette Binoche, veuve et mère d’un enfant qui a appris à voler trop tôt. La rencontre de ces deux mondes (les riches et les pauvres) va peut-être être la roue de secours à ces êtres usés. Merveilleuses interprétations pour ce film riche, tout en nuances, qui pourra en laisser quelques uns de marbre. Mais si vous vous laisser porter par cette musique douce et contrariée, vous serez touchés durablement.
3

SUNSHINE
Réalisé par Danny Boyle
Sortie le 11 Avril

Après l’excellent 28 Jours plus Tard et le joli mais oubliable Millions, Danny Boyle revient en fanfare avec un film de SF. Le soleil va mourir et une équipe part sauver l’humanité, dans une mission de la dernière chance. Bien évidemment rien ne se passera comme prévu. La fin, gore, rappelle 28 jours… Mais avant cela, on navigue avec plaisir en eaux troubles, dans un univers spécial où tout paraît étrange. Peut être le film le plus abscons de son auteur mais aussi le plus visuel (très beaux plans), on se sent en plein trip mental et la fin violente vient faire exploser tout ce petit cocon. Spécial mais assez passionnant.
3


PREMIER TRIMESTRE 2007 (2/2) : 15 CRITIQUES

Voila la deuxieme et dernière partie du premier trimestre 2007, riche en films surprenants.

5 / CHEF D'OEUVRE
4 / TRES BON
3 / BON
2 / PAS MAL
1 / RATE
0 / MAUVAIS

COUP DE COEUR :

BOBBY
Réalisé par Emilio Estevez
Sortie le 24/01

Film de stars réalisé par un acteur. On s’attend forcément à de l’académique, du longuet (voir le film de De Niro avec Matt Damon et Angelina Jolie pour s’en convaincre) mais que nenni !
Portrait d’une époque, partant de l’individuel pour construire un collectif désireux de changement, Bobby ne raconte que ça… et c’est déjà beaucoup ! Les petites vies de plusieurs protagonistes ainsi que leur attentes face au futur président Booby Kennedy, qu’ils rencontreront avant son assassinat à l’hôtel Ambassador. Portrait d’une époque instable aussi, avec beaucoup d’espoir en un avenir meilleur, mais qui n’arrivera pas. Touchant du début à la fin, formidablement interprété, avec cet investissement purement américain où chacun donne le meilleur de soi même, au nom d’un projet qui compte, Bobby touche juste : droit au cœur.
4

BLOOD DIAMOND
Réalisé par Edward Zwick
Sortie le 24/01

Ed Zwick est l’homme de grandes fresques un peu fades. Pourtant bon faiseur, ses films (Légendes d’Automne, Le Dernier Samouraï, par exemple) ne laissent pas de souvenirs impérissables. C’est avec peu de conviction que je m’aventure dans le salle de Blood Diamond. Juste assez d’envie pour voir le duo DiCaprio – Hounsou, réuni dans un film de cette envergure. Et je dois avouer que le résultat est assez réussi. Après une introduction d’une rare cruauté, pour un film de studio américain, le schéma narratif peut se mettre en place. Comment ce père africain va t’il retrouver sa famille ? Comment ce chasseur de diamants va t’il faire pour récupérer le gros bijou rose que le premier a découvert et enterré ? Bon gré, mal gré, ils vont devoir se soutenir. Ajouter à ces deux hommes en rage une journaliste traquant le scoop (Jennifer Connelly) qui va les aider, elle aussi pour son propre intérêt, et vous obtenez des personnages forts, au cœur d’une guerre immonde, tentant le tout pour le tout.
Au delà de l’histoire d’aventure classique, c’est le vision de cette guerre qui reste très crue, comme un arrière goût amer dans la bouche. Réaliste et nerveux, Blood, ne vous laisse pas le temps de vous reposer sur les splendides paysages africains. Il vous prend comme une tornade d’informations et d’émotions ultra-violentes. Les acteurs excellent mais la palme revient à Djimon Hounsou, impressionnant de rage contenue, dans le rôle de ce père plus nuancé qu’il n’aurait pu l’être. A l’image du film finalement.
3

CHRONIQUES D’UN SCANDALE
(NOTES ON A SCANDAL)
Réalisé par Richard Eyre
Sortie le 28/02

Duo/duel entre Judi Dench et Cate Blanchett. On s’en réjouit à l’avance. La première joue une vieille fille, que la solitude a rendu aigrie, et très manipulatrice. La seconde incarne la fraîcheur et l’innocence jusqu’au faux-pas qu’elle aurait dû éviter : coucher avec un élève âgé d’une quinzaine d’années. A partir de cet incident, les masques tombent et la folie progresse lentement mais sûrement. Les deux actrices, parfaites, donnent chair à cette histoire qui aurait pu virer au sordide fait divers, si elle n’était pas étayer par l’humour à froid que lui confère la voix off de Dench. Drame psychologique un brin prévisible, le film repose sur la prestations des acteurs et la mise en scène simple et efficace de Eyre, privilégiant le jeu à l’effet. Un bon moment.
3

L’INCROYABLE DESTIN D’HAROLD CRICK
(STRANGER THAN FICTION)
Réalisé par Marc Foster
Sortie le 10/01

Foster est un réalisateur caméléon, qui passe du drame le plus dur (A l’ombre de la haine) au thriller vertigineux (Stay) en passant par la meringue à Oscar (Neverland), sans jamais avoir une empreinte visuelle très personnelle. Le seul lien entre ses films, serait plus à chercher du côté de la direction d’acteurs, toujours impeccables. Pour ce nouvel opus digne de Michel Gondry, je ne me trompe pas en disant que les acteurs sont parfaits. Le scénario, astucieux (un homme voit sa vie racontée par une écrivaine), ne joue pas la carte du concept vide de sens. Il humanise la banalité au point de la rendre glamour. Et tous les acteurs épatent (Will Ferrell en tête). Pourquoi s’en priver ?
3

COUP DE COEUR
LA CITE INTERDITE
Réalisé par Zhang Yimou
Sortie le 14/03

Zhang Yimou nous avait habitués à l’excellence et ne va pas nous décevoir maintenant avec son nouvel opus. Film sur le pouvoir dans une famille royale, La Cité, assemble plusieurs styles (le film de palais avec empoisonnement, le film d’arts martiaux), comme pour Hero et Le Secret des poignards volants, avec une maestria jamais égalée. Gong Li, assez décevante dans Hannibal Rising, nous revient plus impériale que jamais, et aussi, plus touchante. Quant à Chow Yun Fat, il est impressionnant de monstruosité. Le film par son côté épique nous transporte pendant deux heures dans un palais où les couleurs chatoyantes cachent des ombres persistantes et menaçantes. Un excellent divertissement.
4

LE DERNIER ROI D’ECOSSE (The Last King of Scotland)
Réalisé par Kevin Macdonald
Sortie le 14/02

L’un des scénaristes de ce film a écrit The Queen, qui partage les mêmes qualités et défauts que ce Dernier Roi d’Ecosse. Un sujet tiré d’une histoire vraie pour chacun, des personnages hauts en couleur, des scripts finalement très pauvres en originalité, faisant la part belle à l’interprétation, et une conduite narrative assez fastidieuse. Forest Whitaker est parfait en Amin Dada, comme l’était Helen Mirren en Elizabeth II, et c’est sur leurs prestations que ces films se vendent. Les producteurs ne s’y sont pas trompés, tous deux ont gagné oscar et golden globe pour leurs performances, il est vrai, assez impressionnantes. Mais à part cela…
2

LE NOMBRE 23 (The Number 23)

Joel Schumacher est détesté par la critique. Pourtant il n’est pas le pire tâcheron des studios hollywoodiens. Enfin bon, la critique sera toujours la critique : consensuelle. Mis à part, le film tient la route, quelque peu cabossée, il est vrai. Carrey est très bon, Virginia Madsen aussi. Et la fin rachète l’ensemble de ce petit film regardable.
2

LA NUIT AU MUSEE (Night at the Museum)

Amusante comédie familiale à réserver aux plus jeunes. Le scénario reste assez paresseux et se limite à son pitch (le musée prend vie la nuit) mais les effets spéciaux et Stiller assurent le divertissement.
2

ROCKY BALBOA

Rocky, nouvel opus, est arrivé. Beaucoup plus humaniste, donc plus touchant. Il a vieillit mais ne perd rien de sa superbe. Certaines scènes sont très émouvantes (flash backs, bilan). Un film sur le temps qui passe, bien interprété et filmé très simplement par Stallone.
3

BUG

Drôle de film. Par le réal de L’exorciste, n’ayant rien fait de marquant ces dernières années, cela ne pouvait qu’être bizarroïde. Excellente interprétation pour ce petit théâtre de l’horreur, où la folie monte progressivement et inexorablement vers une fin apocalyptique. A réserver aux fans d’objets non identifiés.
2

300

Très attendu. Trop peut-être ! Belle image, c’est indéniable, mais ralentis ridicules finissent d’achever ce film à l’esthétique gay et au propos limite nazi. Boursouflé et ridicule.
1

UNE GRANDE ANNEE (A Good Year)

Russel Crowe face à Didier Bourdon, c’est mythique. Drôle de petit film, par le grand Ridley Scott. Plein de clichés sur la France, mais tellement frais et attachant, qu’on lui pardonne. Un vrai bon moment sans se poser trop de questions.
2

INLAND EMPIRE

Lynch, ce grand fou, nous offre sa vision d’artiste dans le plus pur écrin. Insupportable ou magistral. A vous de voir. Moi c’est le première option !
1

LE SECRET DE TERABITHIA (Bridge to Terabithia)

On ne s’attendait pas à cette histoire. Deux ados se réfugient dans leur imaginaire, afin de fuir une vie de loose. La fin en surprendra plus d’un. Très bien interprété et émouvant, Terabithia vous cueille littéralement.
2

HELLPHONE

Jean-Baptiste Maunier (et les autres), très crédible dans cet hommage aux films pour ados américains. On y cite le culte Dead End (2002), réalisé par deux français, et moults films signés Zemeckis, Spielberg etc… Revival 80’s en somme. Après le décalé et franchement hilarant Serial Lover, James Huth ne déçoit pas et nous amuse.
2

DREAMGIRLS
Réalisé par Bill Condon
Sortie le 28/02

Après Chicago, Rent et Le Fantôme de l’Opéra, nouvelle adaptation d’un succès de Broadway, Dreamgirls. Scintillant, entraînant et très rythmé, le film bénéficie de l’excellente interprétation de tous. Un bon film.
3

LITTLE CHILDREN

Par le réalisateur du remarqué In the Bedroom, Todd Field, le film offre un contrepoint bien noir aux Desperate Housewives. La banlieue proprette qui cache bien des vices. Bien interprété mais trop longuet, le film aurait bénéficié d’un traitement moins épars (trop de personnages) pour se concentrer sur son couple principal.. Dommage.
2

TOP 5 1ER TRIMESTRE 2007
1 - LA MÔME
2 - LA CITE INTERDITE
3 - BOBBY
4 - JACQUOU LE CROQUANT
5 - HOLLYWOODLAND

PREMIER TRIMESTRE 2007 (1/2) : 13 CRITIQUES

LA MÔME
Réalisé par Olivier Dahan
Sortie le 14/02

Alors que dire de plus que : quelle claque ! La môme, biopic d’une artiste que je n’aimais pas vraiment, m’a fait découvrir une femme et une chanteuse que j’adore désormais.
Jamais interprétation n’avait été aussi habitée, jusqu’au-boutitste…et magistralement réussie.
Jamais biographie filmée n’avait paru aussi moderne, entraînante, merveilleuse, triste…unique. Dahan, fidèle à son univers esthétiquement superbe et onirique, se fait plaisir et nous fait un énorme cadeau. Je ne vais pas faire deux cent lignes pour dire, que vous devez voir La Môme car c’est un chef d’œuvre.
5

APOCALYPTO
Réalisé par Mel Gibson
Sortie le 10/01

Pratiquement trois ans après sa controversée et pourtant puissante Passion du Christ, Gibson revient derrière la caméra pour un projet peut être moins tapageur mais tout aussi ambitieux. Il tente, avec ce film, de décrire la chute de la civilisation Maya via le regard d’un homme : patte de Jaguar.
Honnêtement je n’ai pas du tout accroché. Bien trop descriptif dans sa violence des rites bestiaux, le traitement dégoûte plus qu’il ne touche. Et les personnages apparaissent alors plus comme des figures que comme des êtres de cinéma. Même si son style brutal et puissant est bien présent, et toujours aussi réussi, sa peinture du monde maya m’a écœuré.
A vous de voir.
1

FUR – POTRAIT IMAGINAIRE DE DIANE ARBUS
(FUR – AN IMAGINARY PORTRAIT OF DIANE ARBUS)
Réalisé par Steven Shainberg
Sortie le 10/01

Kidman encore. Kidman toujours. Elle est la belle face à la bête (Robert Downey Jr.). Une bête érotisante tout de même puisqu’elle en perd les sens.
Femme coincée dans une bourgeoisie qui ne la comprend pas, elle va faire la rencontre d’un homme mystérieux et très poilu, qui va lui donner l’amour des freaks et lui ouvrir la voie de la photographie.
Connaissant mal Arbus, je ne peux trop juger du travail effectué sur le personnage. Par contre, ayant vu et apprécié Secretary, je peux parler du travail de réalisation.
Soigné serait le premier mot qui me viendrait à l’esprit. Soigné mais assez tiède finalement car peu de choses dérangeantes sont abordées. Ou pas assez. Les névroses d’Arbus sont finalement à peine esquissées, son envie de photographier peu présente… Seul son désir pour cet homme difforme est visible. Mais leur relation est trop apprêtée pour réellement convaincre. Pas assez passionnelle et passionnante. Reste Kidman, aussi touchante qu’agaçante dans un rôle qu’elle a déjà mille fois joué mais avec toujours autant de crédibilité: la femme bien sous tous rapports remplie de fêlures et de névroses.
2

HOLLYWOODLAND
Réalisé par Allen Coulter
Sortie le 03/01

Après Black Dahlia, voici un nouveau film sur l’envers du décor des studios, lorsqu’ils été situés à Hollywoodland. George Reeves (Ben Affleck), acteur du feuilleton Superman est retrouvé dans sa chambre, une balle dans la tête. Suicide ou meurtre ? Le détective Simo (Adrien Brody) enquête sur cette histoire sordide, se faisant tous les scénarios possibles d’une mort qui devient son obsession première. Au fur et à mesure que l’enquête progresse ou patine, Simo va petit à petit se perdre dans ce monde d’illusions et de désenchantement.
Premier point, le film est rutilant. Belle photo, décors et costumes impec et cela ne sent pas la naphtaline. Premier écueil évité. Ouf ! Ensuite, deuxième point important, le casting est parfait, Affleck en tête. Et même si le scénario reste classique, l’ensemble reste de très bonne facture, carré et efficace. Le dernier plan de Reeves reste l’un des plus touchants du film. A voir.
3

L’ILLUSIONISTE
(THE ILLUSIONIST)
Réalisé par Neil Burger
Sortie le 17/01

La première chose à laquelle on pense en regardant ce film, c’est à quel point Le Prestige est un excellent divertissement. Ce n’est pas que le film de Burger soit mauvais, simplement, les deux films, aux sujets assez similaires, sont trop proches dans le calendrier des sorties. Alors bon, le film de Nolan fait de l’ombre à celui là.
Cette jolie histoire de magicien, amoureux de la promise du prince d’Autriche, touche par son sujet mais ne vous renversera pas de votre fauteuil non plus. Bien réalisé et mis en lumière, le film manque d’une vraie patte d’auteur. Ce qui aurait permis à L’illusioniste de sortir du cadre du divertissement sympa.
2

PARS VITE ET REVIENS TARD
Réalisé par Regis Wargnier
Sortie le 24/01

Alors là, rien à sauver. C’est vraiment mauvais. Les acteurs sont tous pathétiques, mention spéciale à Garcia qui ne fait même pas semblant d’y croire. Non je suis méchant, il aggrave sa voix pour faire plus dur. Des premiers plans léchés, au final grand guignolesque, le film tente de s’approcher de la nullité de la série française Zodiac, avec le même sérieux.
Si vous êtes amateurs de bons thrillers, ou que vous en avez au moins vu trois et américains de surcroît dans votre vie, passez votre chemin. A moins d’y aller pour vous marrer un bon coup et voir à quel point le cinéma français est à la ramasse en matière de thriller (excepté le film de Canet).
0

SNOW CAKE
Réalisé par Marc Evans
Sortie le 31/01

Sigourney Weaver et Alan Rickman forment le centre névralgique de cette chronique douce-amère très recommandable. Elle est autiste. Lui, a accidentellement tué sa fille dans un accident. Il vient la voir, rongé par la culpabilité. La rencontre va être drôle et touchante.
Car oui, le film peut être drôle et évite les clichés lacrymaux comme la peste. Petite chronique où les acteurs excellent (notons aussi Carrie Anne Moss en voisine grande gueule), vivante et vibrante. A voir d’urgence.
3

A LA RECHERCHE DU BONHEUR
(THE PURSUIT OF HAPPYNESS)
Réalisé par Gabrielle Mucino
Sortie le 31/01

Will Smith est un bon acteur. Voyez Ali pour en convaincre. Ici il interprète un père sans emploi qui fait tout pour réussir afin d’élever décemment son fils. Histoire de combat d’homme, type téléfilm du dimanche après-midi. Toujours d’après une histoire vraie. Et bien la recette fonctionne toujours, surtout grâce au duo étonnant, Smith père et fils. Il apporte beaucoup d’émotion à ce petit film très touchant. Un peu longuet tout de même.
2

CASHBACK
Réalisé par Sean Ellis
Sortie le 17/01

Petit film que ce Cashback. Sorte d’American Pie à la sauce arty et anglaise. Drôle de mélange donc, entre séquences sublimes (les rêveries du supermarchés où le héros arrive à décrire la beauté féminine) et humour lourdaud (les personnages secondaires). Un petit film très sympathique mais pas inoubliable pour autant. A part les séquences de rêveries, comme dit plus haut.
2

L’ÎLE AUX TRESORS
Réalisé par Alain Berberian
Sortie le 31/01

La critique a détruit ce petit film de divertissement. Le gros reproche était d’être opportuniste après le succès des Pirates des Caraïbes. Mais honnêtement le film est un peu plus noir que la trilogie américaine. Je n’avais vu que le premier opus, que j’avais trouvé divertissant mais trop long et assez enfantin. Ici l’humour est plus cruel (pas mal de morts tout de même), plus français aussi. Cela donne un film pas mal filmé, bien joué mais cela s’oublie aussi vite qu’il s’est visionné. Pas mauvais, juste passable.
2

MASSACRE A LA TRONCONNEUSE :
LE COMMENCEMENT
(THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE : THE BEGINING)
Réalisé par Jonathan Liebesman
Sortie le 07/02

Le remake était une excellente surprise, à la belle efficacité, et l’idée de lui adjoindre une préquelle était risquée. Mais l’équipe s’est attachée à recréer l’ambiance particulière du remake. Ce qui n’est pas une si mauvaise idée en soi.
En retournant aux sources du mal, on perçoit mieux Leatherface. On s’aperçoit qu’il n’est juste qu’un pantin manipulé par un oncle psychopathe, formidablement interprété par R. Lee Ermey. On retrouve une autre bande de jeunes qui fera les frais d’une famille qui sombre progressivement dans la folie. La toile de fond de la guerre (Vietnam/Irak) est bien présente et très bien vue.
Très sanglant, le film vous mettra mal à l’aise tout en n’oubliant pas de vous divertir. Une bonne surprise.
3

JACQUOU LE CROQUANT
Réalisé par Laurent Boutonnat
Sortie le 24/01

Réalisateur de clips pour Mylène Farmer, de log métrage (Giorgino), musicien… Boutonnat a un univers très personnel. Visuellement d’abord, ce Jacquou version 2007, se rapproche des clips qu’il réalisait, avec talent, dans les années 80-90. Sens du cadre, mouvements de caméra en pagaille, ralentis…
Il met donc ses dons d’esthète au service d’une histoire, vieille comme le monde : la vengeance. Vengeance d’un petit garçon d’abord et d’un peuple (les paysans).
Tout est là : le bien, le mal, l’amour, la mort. Autant de sentiments extrêmes que sa caméra rend parfaitement, via des procédés, qui en d’autres lieux, auraient fait tache (ralentis à n’en plus finir, caméra très mobile, sur-cadrages…). Sa longue fresque (2h30) affiche une belle santé, justement, grâce à sa réalisation sublime, que certains jugeront pompière, qu’importe ! Ses interprètes convaincants, rendent possible une adhésion aux personnages et à leurs malheurs. Une très agréable surprise.
4

HANNIBAL LECTER : LES ORIGINES DU MAL
(HANNIBAL RISING)
Réalisé par Peter Webber
Sortie le 7/02

Retour de l’increvable Lecter. Après une série hétéroclite composée de cinq films, allant du superbe (Le Silence des Agneaux, Hannibal) au moyen (Dragon Rouge), Webber, auteur de La Jeune fille à la Perle, compose l’opus le plus raté de la série. Gaspar Ulliel, lui est parfait dans le rôle. Mais il fait plus penser au maniaque des Drôles de Dames, le film (Crispin Glover), qu’à Anthony Hopkins. Le film est tout simplement raté parce qu’il est trop fade, pas assez sanglant, ni mystérieux. Juste ni fait, ni à faire.
1

BILAN ANNEE 2006

Unne année de plus au compteur. Pas la meilleure à coup sûr mais relativement bonne. Beaucoup de déceptions (le Spielberg, le Allen, le Altman, le Clooney, Superman) mais aussi beaucoup de surprises (Nos Jours Heureux par exemple)et de grandes joies (ahhh le retour de Shyamalan - désolé je suis fan!).
Enfin une année qui se termine sur beaucoup de disparitions (normal c'est la vie!).
2006 est morte vive 2007! Champagne!
Voici mon top annuel plus les recompenses que je ferais si j'étais un festival. lol.

TOP 2006

1 Marie Antoinette
2 Silent Hill
2 La Jeune Fille de l’eau
4 Jarhead
5 Volver
5 Le Dahlia Noir
7 Le Secret de Brokeback Mountain
8 Le Nouveau Monde
9 Casino Royale
10 Le Prestige
10 V pour Vendetta
12 The Fountain
13 Lord Of War
14 Black Book
15 Love Song

FLOP 2006

1 L’Ivresse du Pouvoir
1 Ultraviolet
3 Tobe Hooper’s Mortuary
4 Dérapage
5 Half Light
6 World Trade Center
7 16 Blocs
8 Le Pacte du Sang
9 Da Vinci Code
10 Entre deux Rives
10 Sexy Movie
10 Horribilis

Meilleur Acteur 2006 :

1 JAKE GYLENHAAL (Jarhead / Brokeback Mountain)
2 CILLIAN MURPHY (Breakfast on Pluto)
3 PAUL GIAMATTI (La Jeune Fille de l’Eau) / SERGI LOPEZ (El Laberinto del Fauno)

Meilleure Actrice 2006 :

1 FELICITY HUFFMAN (Transamerica)
2 BRYCE DALLAS HOWARD (La Jeune Fille de l’Eau)
3 PENELOPE CRUZ (Volver)

Meilleur Acteur second rôle masculin 2006 :

1 GILLES LELLOUCHE (Ne le Dis à Personne)
2 CLAUDE BRASSEUR (Camping)
3 STEVE CARRELL (Little Miss Sunshine)

Meilleure Actrice second rôle féminin 2006 :

1 MERYL STREEP (Le Diable s’habille en Prada)
2 EVA GREEN (Casino Royale)
3 SCARLETT JOHASSON (Le Dahlia Noir / Le Prestige)

Meilleur Réalisateur 2006 :

1 BRIAN DE PALMA (Le Dahlia Noir)
2 M . NIGHT SHYAMALAN (La Jeune Fille de l’Eau)
3 CHRISTOPHE GANS (Silent Hill) / DARREN ARONOFSKY (The Fountain)

Meilleure Réalisatrice 2006 :

1 SOFIA COPPOLA (Marie – Antoinette)
2 REBECCA MILLER (The Ballad of Jack and Rose)
3 SUSAN STORMAN (Les Producteurs)

Révélation Féminine 2006 :

1 CARICE VAN HOUTEN (Black Book)
2 CAMILLA BELLE (The Ballad of Jack and Rose)
3 ELLEN PAGE (Hard Candy)

Révélation Masculine 2006 :

KEVIN ZEGERS (Transamerica)

Meilleur Film 2006 :

MARIE – ANTOINETTE (Sofia Coppola)

Meilleurs décors 2006 :

SILENT HILL

Meilleurs costumes 2006 :

MARIE – ANTOINETTE

Meilleure photo :

MEMOIRES D’UNE GEISHA

Meilleure bande originale :

LA JEUNE FILLE DE L’EAU

Meilleur scénario original :
LA JEUNE FILLE DE L’EAU (M . Night Shyamalan)

Meilleur scénario d’adaptation :
MARIE – ANTOINETTE (d’après le livre d’Antonia Fraser)
Meilleurs SFX :

SILENT HILL

Meilleur montage :

SILENT HILL

QUATRIEME TRIMESTRE 2006 (3/3) 22 Critiques + 23 brèves

notes de -1 à 5

LITTLE MISS SUNSHINE Réalisé par Jonathan Dayton et Valérie Faris

Une bouffée d’oxygène. Voilà comment résummer ce film. Personnages touchants, acteurs excellents, scénario simple et barré, Little Miss... parle des liens familiaux sans être ni trop moraliste ni trop sombre. Juste le ton qu’il faut pour être honnête et sans complaisance.
Touchant, le film l’est aussi grâce à l’interprétation de la petite miss, déjà excellente dans Signes de Shyamalan.
3

MONSTER HOUSE Réalisé par Gil Kenan

L’animation, dominée par Pixar et Dreamworks, vient d’avoir un petit frère.
Sous la férule de Columbia, Robert Zemeckis (déjà réalisateur de l’excellent Pôle Express – n’en déplaise à certains, premier film en performance capture) et Steven Spielberg, entre autres, produisent ce premier long de Gil Kenan. Et il faut dire qu’une fois encore, le procédé, même si déroutant, est une réussite. L’originalité est plus à chercher du côté du scénario, qui parle d’une maison hanté et qui arrive à donner quelques frissons (aux plus petits s’entend). On est d’accord que vers la fin, le scénario patine et la noirceur du début, laisse place à une morale un peu niaise mais l’explication du mystère vaut son pesant de cacahuètes, faisant directement allusion à Freaks et à Elephant Man. C’est pas si mal. En résumé un bon divertissement, pas le film de l’année et pas aussi abouti qu’un Pixar mais cela s’en approcherait presque. Avec Cars, le mastodonte de l’animation 3d montrait des signes de faiblesse niveau du scénar. Qu’il fasse gaffe, il pourrait se faire piquer la place.
3

THE WILD Réalisé par Steve Williams

Disney et la 3d c’est toujours pas ça. Aprés un sympathique Chicken Little, vite vu, vite oublié, Disney tente de cloner Nemo + Madagascar dans le même scénario. Et honnêtement c’est raté. Fade et déjà vu du début à la fin, The Wild est à réserver aux 3-6 ans peu regardant sur les scénarios de leurs dessins animés. A sauver l’animation excellente, mais cela ne fait pas un film pour autant.
1

THE BALLAD OF JACK AND ROSE Réalisé par Rebecca Miller

Il y a beaucoup d’élégance dans cette oeuvre de la femme de Daniel Day Lewis (formidable). Il y interprète un père, élévant seul sa fille (Camilla Belle, excellente) dans un ancien village de hippies. Le jour où sa maîtresse (Catherine Keener, excellente bis) emménage, tout va voler en éclats. D’une poésie visuelle rare, le film, nous fait rentrer dans un univers ambigu où cette relation père-fille touche au coeur. Un vrai bonheur.
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LE CONCILE DE PIERRE Réalisé par Guillaume Nicloux

Nicloux, réal doué pour les ambiances inquiétantes (Cette Femme là, Une affaire privée) adapte Grangé. Et ne réalise pas son meilleur film. La faute à une histoire pas mal grand guignolesque, qu’il tente de mener à bien sur 1h45. Pour ma part j’ai bien aimé (ambiances léchées, acteurs bien dirigés) mais l’histoire ne m’a pas convaincu et le jeu atone si cher au réalisateur en déplaira à plus d’un. Tout de même, superbe réalisation et une Belluci trés impliquée.
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FAUTEUILS D’ORCHESTRE Réalisé par Danielle Thompson

Danielle Thompson aime le luxe et cela se voit dans ses films. De La Bûche en 99 à celui ci, en passant par Décalage Horaire, élégance = luxe. Pourquoi pas. Ici, elle brosse le portrait de ceux qui ont le pognon donc le luxe et ceux qui y travaillent. Oeuvre chorale sympatoche, un brin redondante, Fauteuils d’Orchestre se laisse regarder grâce à ses interpêtes tous trés bien dirigés, Lemercier, Flon et Dany en tête. Même si Cécile de France est agaçante en naïve, limite débile (il faut voir son accoutrement!), ça passe sans trop de casse.
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UNE VERITE QUI DERANGE Réalisé par Davis Guggenheim

Al Gore, sa vie, son combat. L’ « ex-futur président » comme il se surnomme lui-même, nous parle de son combat : le réchauffement de la planète et l’écologie. Je le dis tout net, Une Vérité… n’est ni un doc, ni une fiction. C’est à une conférence filmée qu’on a droit insérant des petits modules documentaires. Passionnant dans le fond et très agaçant sur la forme, ce film raté rappelle des vérités, toujours bonnes à dire, mais il y a manière et manière.
1

HARD CANDY Réalisé par David Slade

Un pédophile coince une gamine. Ou est-ce l’inverse? Film ultra tordu et ultra léché, Hard Candy est si bien interprété, que ce duel psychologique et physique - qui aurait très bien pu s’éffondrer dans la complaisance - reste toujours tendu sur le fil de la rigueur. Patrick Wilson, apperçu en héros fadasse du Fantôme de l’Opéra de Schumi et Ellen Page, apperçue, elle, en passe-muraille dans X men 3, sont extraordinaires de monstruosité contenue. Un film troublant à voir d’urgence.
3

SAW 3 Réalisé par Darren Lynn Bousman

Le film aura fait parler de lui cet automne via son interdiction aux moins de 18 ans, pour outrage aux bonnes moeurs. Qu’en est-il?
Il est vrai que le tueur sadique au puzzle, en rajoute encore plus dans le crade à chaque opus. D’épisode en épisode , la torture mentale laisse place à la torture physique. Comme si, conscients qu’ils ne pouvaient refaire le coup du premier, les créateurs en rajoutaient dans les scènes ultra-violentes pour masquer la maigreur de leurs scénarios. Cela n’en fait pas pour autant une grosse daube car le “système Saw”, fonctionne toujours, avec ses rebondissements de malade, pas du tout crédibles, dignes d’une fête foraine, sa réalisation de clip métalleux allemand et son jigsaw imperturbable. Saw 3 dégoûte et fait frissonner le temps de la proj.
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Saw (2004) 4
Saw 2 (2005) 3

PULSE Réalisé par Jim Sonzero

Pour faire court, je n’ai pas vu Kairo, donc je ferai une critique un peu plus objective du film. Ecrit par Craven qui devait, à la base, signer ce remake, Pulse fonctionne bien.
Cette ambiance pessimiste et ces personnages réalistes (aprés la mort de son boyfriend, le personnage central consulte un psy, et pleure – ce qui est assez rare dans les films d’horreur pour jeunes!) nous balladent agréablement dans un univers visuel trés réussi où les machines informatiques tuent. Sympathique. Mais si Craven l’avait réaliser, le film aurait quand même eu une autre gueule.
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DEJA VU Réalisé par Tony Scott

Un flic revient dans le passé via des caméras thermo sensibles, et refait le chemin inverse pour trouver le poseur de bombes d’un ferry et peut directement influencer le passé. Absolument grotesque, le scénario nous fait avaler, couleuvre aprés couleuvre. Reste l’éfficacité un peu mécanique de Scott, et la bonne interprétation générale. Mais cette invraisemblance est tellement énorme que le film a du mal ne pas faire péter de rire.
1

ZWARTBOEK Réalisé par Paul Verhoeven
(Blackbook)

Ce qu’il y a de bien avec Verhoeven, c’est que lorsqu’il fait du cinéma historique (Soldier of Orange, déjà), cela n’est jamais académique. A travers le portrait d’une résistante juive, pendant la guerre 39-45, qui couche avec un nazi, Verhoeven nous fait le portrait de la condition humaine. Une condition humaine aux nuances psychologiques subtiles. Et un tableau des Pays-Bas, sous l’occupation allemande, pas trés reluisant. Mais il pourrait s’agir de n’importe quel pays envahi. Efficace, prenant et révélant la merveilleuse Carice van Houten, BlackBook nous prouve que six ans aprés son Hollow Man, tourné aux Etats Unis, Verhoeven est bien partout du moment qu’il ait du matos. Signe d’un grand réal.
4

CASINO ROYALE Réalisé par Martin Campbell

Aprés deux excellents Zorro, pleins de fougue (1998 et 2005) et le meilleur Bond des 90’s (Goldeneye, 1995), Campbell – pour moi le meilleur réal de blockbuster de sa génération, est aux commandes du renouveau de Bond...James Bond. J’y vais franco : cet opus est un chef-d’oeuvre dans le genre. Nerveux, super bien rythmé, trés élégant, le nouveau Bond montre un côté plus sombre et bien plus viril de notre agent britannique préféré. Loin du ridicule de Meurs un autre Jour (2002), Campbell a encore relancé la machine Bond et pourvu qu’elle ne s’enraye plus. Mention spéciale aux acteurs parfaits et crédibles et au nouveau visage de l’espion britannique (Daniel Craig).
4

THE PRESTIGE Réalisé par Christopher Nolan
(Le Prestige)

Nolan est un excellent réalisateur (Memento, Insomnia et Batman Begins quand même!). Il le prouve une fois de plus dans ce film mystérieux ou Christian Bale n’a pas oublié d’être bon (encore une fois!) et Hugh Jackman rattrape sa préstation fadasse de Scoop.
Ce duel qui oppose deux magiciens où s’interpose une femme (Scarlett Johansson parfaite), crée un suspense réussi (jusu’à la fin on émet des hypothèses). Qu’a t’on vu? Où est le “truc”? On est comme ces spectateurs des tours de magie dans le film, on reste pantois et on admire la magie dont fait preuve Nolan (et son frère pour le scénar) pour créer des mondes mystérieux et pourtant si beaux. Ce n’est pas du cinéma, c’est de la sorcellerie.
4

THE DEPARTED Réalisé par Martin Scorsese
(Les Infiltrés)

Pratiquement deux ans qu’Aviator est sorti et Scorsese est de retour pour un remake. Le second de sa carrière aprés Les Nerfs à Vif. Il faut dire que ces deux ont les mêmes qualités et défauts. On sent dans les deux une précision un peu roublarde, un emballage un peu rapide. On sent à chaque fois l’envie d’en finir, comme pour dire “Oui mais je m’en fous!”. Dans les deux, les scènes sont tellement expédiées, que cela en devient gênant. Cela se retrouve dans l’interpétation. Nicholson tout comme De Niro à l’époque se contrefoutent des lois de gravité (sic!) du jeu de comédien et en font 3 tonnes 12. A l’image plus d’un tex avery que d’un film de cinéma, ils grimacent à s’en faire péter le visage et sont en complet décalage avec le reste du casting, toujours impeccable (DiCaprio as usual génial, Damon, Whalberg et consorts ne sont pas en reste). Mais les deux films ont aussi la même qualité : divertir. Alors bon, on prend mais on sent vraiment que le père Scorses en a ras la casquette de faire dans la mafia et dans le film d’industrie. Merveilleux pré-générique en tout cas.
3

ARTHUR ET LES MINIMOYS Réalisé par Luc Besson

Gros succès pour Mr Besson, aprés le four Angel-A. Film familial par excellence, Arthur, arrive à mélanger le film et le dessin animé avec un naturel confondant. Le spectacle est vraiment sympathique car on arrive à retrouver nos 10 ans et notre âme d’aventurier. Belle réalisation et bonne interprétation de Mia Farrow et Freddie Highmore. Un joli cadeau de noël.
3

HAPPY FEET Réalisé par George Miller

Happy Feet, ce sont des pingouins qui chantent pour trouver l’âme soeur via la bonne chanson qui fera groover le partenaire amoureux. Pourquoi pas? Mais lorsque on ne sait pas chanter mais qu’on fait des claquettes comme personne (le pied joyeux du titre), comment y arriver? C’est la question que pose George Miller dans un scénario sans saveur qui se mélange les pinceaux (la fable écolo est tout de même ridicule). En vf, Anthony Kavanah gâche tout.
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ERAGON Réalisé par Stefen Fangmeier

Aprés Le Monde de Narnia l’année passée, sorti à la même époque, un nouveau film d’Héroic Fantasy sort sur nos écrans. Contrairement à son camarade, Eragon n’a pas du tout la même allure. Sorte de cousin éloigné de Donjons et Dragons en mieux, le film de Fangmeier même si il n’est pas désagréable reste raté et ne vaut que pour sa dragonne magnifiquement numérisée. Elle nous émerveille du début à la fin. Irons est sympa aussi ce qui n’est pas le cas de pleins de choses : Eragon, trop lisse, trop minet, les scènes de bataille ratées, les méchants ridicules (palme à Malkovich). Enfin bon...
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THE FOUNTAIN Réalisé par Darren Aronofsky

Aprés l’inoubliable et culte Requiem for a Dream, on attendait Arronofsky de pied ferme. Projets avortés (le Batman Year One, le premier jet de Fountain avec Brad Pitt et Cate Blanchett)... Fin bon, six années ont passées sans ce petit génie de l’image. Ayant modifié son projet, moins cher, avec Hugh Jackman et sa femme Rachel Weisz, il nous projette dans un univers mental impressionant, à trois époques différentes, et nous parle d’immortalité via une fontaine de jouvence en la présence d’un arbre où est enterré un sorcier maya, qui a le pouvoir de régénérer l’être humain. Scénario alambiqué, scènes de pur trip filmique, amour impossible, contrarié par la maladie... Tout dans cet univers concours à prendre la tête aux gens pour qu’on en parle et reparle, avec, chacun une théorie différente. Un peu comme Mulholland Drive, pour remettre l’histoire en ordre. Mais c’est à un autre film auquel me fait penser The Fountain : Solaris de Steven Soderbergh. Même amour parasité par la disparition de la femme, même ambiance froide, même beauté visuelle... Tout ça pour dire que même si Fountain est une expérience purement sensorielle, elle reste beaucoup plus intellectuelle et moins viscérale que Requiem. Un beau film tout de même.
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LE HEROS DE LA FAMILLE Réalisé par Thierry Klifa

La famille est un beau sac de névroses. Et un beau panier de crabes. On ne peut s’empêcher avec ce beau casting de penser en terme de “famille de cinéma”. Il y a plusieurs époques, Deneuve / Brasseur, Miou-Miou / Lanvin, Béart / Lemercier puis Pailhas / Michaël Cohen. Plusieurs générations que les personnages évoquent parfaitement. Ensuite le scénario n’accumule pas trop (ce que la bande annonce laissait craindre!) les dialogues bien écrits mais qu’on ne dit pas trop dans la vie. Finalement dans la bouche de ces artistes, cela passe trés bien et toutes les relations sont trés bien écrites. Ce film, au niveau de la réalisation et de l’interprétation est un vrai bonheur pour amateur de bon cinéma populaire français. On sent que l’ancien critique Klifa est devenu un bon cinéaste. Une belle surprise.
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THE HOST Réalisé par Joon-ho Bong

Le film de monstre qui a explosé le box office coréen, qui a enchanté la presse, spécialement la presse française, friande de films asiatiques. Qu’en est-il? The host reste une belle surprise. Mais attention pas le chef d’oeuvre décrié. Sorte de Godzilla en plus drôle. Car l’astuce du film c’est qu’au film de genre, Bong ajoute beaucoup d’humour bienvenu et décalé. Quelques longueurs parasitent un peu l’enthousiasme mais ce n’est rien face à l’originalité du projet et du propos. La bête en elle-même est assez ridicule (on dirait un calamar géant) car elle est représentée soit par des effets numériques saisissants, soit pathétiques (cela dépend des scènes) ou par une bête de latex assez drôle. Tout cela pour vous dire que The Host reste un trés bon divertissement.
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EL LABERINTO DEL FAUNO Réalisé par Guillermo Del Toro
(Le Labyrinthe de Pan)

Del Toro aime les monstres ou les personnages difformes (Mimic, Hellboy...) et le fait savoir. Ici une petite fille s’enferme dans son imaginaire féerique pour fuir l’horreur de l’époque et surtout de sa vie. Sa mère épouse un gros salaud (génial Sergi Lopez), capitaine de l’armée franquiste qui la rejette, elle, petite fille frêle. Elle va alors découvrir un labyrinthe où vit Pan, faune ambigu, qui lui demande d’accomplir trois épreuves, toutes plus dangereuses les unes que les autres car lorsqu’elle aura accomplit sa mission, Ofélia, rejoindra son royaume. Univers fantasmagorique sublime, noirceur du propos et gore de certaines scènes font de cette oeuvre unique (semblable à son Echine du Diable) un moment de pur bonheur. Manque un peu d’émotion pour adhérer totalement aux personnages mais sinon c’est un beau film où le talent de Del Toro se fait de plus en plus sûr.
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En bref en bref en bref en bref en bref en bref

Commençons par le film de Steven Zaillian (Prejudice), Les Fous du Roi. Mettant en scène Sean Penn dans le rôle d’un politicard idéaliste qui peu à peu devient corrompu, toujours dans l’excès, l’acteur en fait trois tonnes 6. Jude Law quant-à lui est trop éffacé dans cette oeuvre historico-oscarico-académique que l’on peut facilement oublier.
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Autre film historique ici (le maccarthysme), seconde réalisation de George Cloooney, Good Night and Good Luck, ne m’a aucunement touché. Bien interpétée, cette oeuvre sûrement sincère (au vu des interviews) est vraiment pesante.
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Autre époque, autres moeurs, celle de Cuba dans les 50’s, vue par Andy Garcia (Adieu Cuba). Déjà pas l’acteur du siècle, Garcia passe dérrière la caméra avec peu de bonheur pour ce film ampoulé et très long, aux guests de luxe (Hoffman, Murray). A oublier.
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Autre acteur-réalisateur, cette fois ci devant la caméra de Tony Goldwyn, Zach Braff, pour une chronique douce-amère, assez sympatoche, sur l’engagement affectif d’une bande de trentenaires, Last Kiss. Ce remake de Juste un baiser, arrive à divertir malgré un scénar prévisible grâce à ses interpètes - surtout ses plus vieux (Blythe Danner et Tom Wilkinson).
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Rayon comédie, on peut trouver Madame Irma, où Didier Bourdon nous refait le coup de Mrs Doubtfire. Il se travestit en voyante, pour maintenir son train de vie aprés son licenciement d’une multi-nationale. Scénario archi-rabâché mais il faut dire que toutes les séquences de Bourdon/Irma sont hilarantes, alors pourquoi pas?
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Dikkenek est un film belge qui vous fera exploser les zygomatiques. Alors oui c’est une enfilade de saynètes mais il y a pas mal de têtes connues qui excellent (Cotillard, Pinon, Jacob, Foresti, Laurent...) et c’est méchamment drôle.
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Ce qui n’est pas le cas de Quatre étoiles, sensé être une comédie et classe en plus. Dans les deux cas c’est raté mais le tandem Carré – Garcia est trés réussi.
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Super Nacho, quant-à lui, est un drôle de film (et inversement) car inclassable. Grâce à l’immense talent de Jack Black, excellent en moine catcheur, on passe un bon moment.
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Comédie cynique qui se croit drôle, Thank You for smoking, ne fait que dresser un portrait de plus d’un homme désabusé. Honnêtement j’ai rien à dire sur ce film prétentieux et pas drôle.
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Plus sympa et plus lèger (façon de parler!) Phat Girlz fait dans la propagande anti-maigre pour une fois. Pas trés bien réalisé ou rythmé, le film ne vaut que pour son trio féminin touchant avec l’excellente Mo’nique en leader de poids.
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Nom : Rider; Prénom : Alex; Mission : Stormbreaker. Un nanar sympatoche avec guests de luxe (Ewan McGregor) ou kitsh (Alicia Silverstone) et répliques nanardesques (“Ce n’est pas un enfant, c’est une arme mortelle!!!”). Fun - vite fait.
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En voilà un qui n’est pas fun du tout. 16 blocs fait grise mine face à ses concurrents. Donner et Willis fatigués, Mos Def fatiguant pour navet qui mérite le direct to dvd!
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Autre genre, autre navet. The Covenant (Le Pacte du Sang) réalisé par un Renny Harlin, qui a oublié d’être bon depuis 10 ans (date de sortie du culte Au Revoir à Jamais). Acteurs choisis dans un porno gay, actrices choisies dans magazine FHM, scénario inexpressif sans originalité ni suspense. Effets spéciaux ratés. En 100 mots comme en un seul : Fuyez!
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Autre film d’horreur, autre désastre : Horribilis qui ne fonctionne à aucun des degrés qu’il invoque. Médiocre.
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Une suite est dure à réaliser. Elle est fatalement comparée à l’original. Ce qui ne fait le plus grand bien à The Grudge 2. Scénario almabiqué, lenteur énervante, acteurs falots et ridicule de certaines scènes font de cet opus 2 un ratage pas complet mais un ratage tout de même.
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Inabouti aussi, Brick prend son petit manuel du petit Lynch illustré, versant Blue Velvet, pour nous refourger du neuf avec du vieux. Roublard.
A noter, Joseph Gordon-Levitt se prend pas mal de mandales dans le film (il en donne aussi). Si il y avait un concours de bastons, le film gagnerait haut la main!
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Les Dames de Cornouailles raconte de façon académique, l’histoire de deux vieilles soeurs qui repêchent un jeune violoniste. Pour Judi Dench et Maggie Smith uniquement.
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A Scanner Darkly est limite trop bavard mais le parti pris esthétique de redéssiner ses acteurs est troublant et scotchant. Sympatoche.
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Le film à sketchs 3 Extrêmes présentait l’excellent Nouvelle Cuisine de Fruit Chan, film horrible dans son essence. Glaçant et suggestif, le court était le format idéal pour cette histoire. Devenu un long, le film perd beaucoup de rythme, de sens, et de mystère. De plus la fin diffère. Préférez le court, fabuleux.
2
Passons au ciné français qui tente le film sur la jet set, façon trash. Ca s’appelle Hell et c’est raté. A sauver : la préstation de Sarah Forrestier, touchante.
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On sent l’envie dans Sheitan. Les références aussi. Mais le scénario se casse la gueule en plein milieu pour partir dans le délire de potes. Inabouti.
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QUATRIEME TRIMESTRE (2/3) 10 critiques

CLICK Réalisé par Frank Coraci

Honnêtement je m’attendais à une bouse. Aprés avoir vu le film, je pouvais m’adresser un cinglant “Ta Gueule!”. Oubliez titre, accroche et affiche repoussantes, ce film est un bon film. Commençant comme une comédie poussive avec Sandler (Water Boy par exemple) le film petit à petit se mue devant vos yeux. La comédie devient drôle, trés drôle puis se teinte peu à peu en fable à la Capra. Cet homme veut réussir et veut avancer certains passages obligés de sa vie de famille pour pouvoir se concentrer sur son travail (le pipi du chien qui prend trop de temps, massage + sexe avec sa femme...etc) sauf que ces choses qu’il avance, il les avance pour toutes les autres fois. Même si il a envie de faire l’amour normalement à sa femme, il ne pourra plus. Film trés drôle (vive les seconds couteaux David Haasselloff, Fonzie de “Happy Days”) et émouvant, Click fait passer un excellent moment. Merci bien.
4/6

AMERICAN DREAMZ Réalisé par Paul Weitz

Aprés le drôlatique Pour un Garçon (Hugh Grant) et le cynique En bonne Compagnie (Dennis Quaid), deux comédies réussies, Weitz a la bonne idée de réunir ces deux acteurs pour une “star ac” pas comme les autres. Le président des Etats-Unis en chute libre dans les sondages sera le guest de luxe, pour un show éclatant (dans les deux sens) réunissant une blonde arriviste aux dents longues (Mandy Moore dans un rôle proche de celui qu’elle interpétait dans Saved!) un amateurs de musicals arabe qui veut tout faire sauter et un juif. Satire mordante et réfléchie sur l’ambition et l’american way of life, American Dreamz détonne dans le cinéma us. Et n’oublie pas de nous divertir.
4/6

DESACCORD PARFAIT Réalisé par Antoine de Caunes

Réunir Rampling et Rochefort était une bonne idée. Mettre De Caunes dérrière la caméra aussi. Encore fallait-il trouver sujet assez intéressant pour que la sauce prenne. Et soyons honnête sans les acteurs le film serait mauvais. Deux anciennes gloires doivent se revoir aprés 30 ans. C’est un pitch, pas un scénario! Le film pêche sur plusieurs tableaux.
1/Le manque de rythme évident, essentiel à toute bonne comédie qui se respecte.
2/Le scénario, se voulant fin, ne l’est pas.
3/La réalisation mollassonne et terne de De Caunes que l’on a connu autrement inspiré (Les Morsures de l’aube par exemple).
Reste certains dialogues aux petits oignons, et un duo aussi réussi qu’attachant.
2/6

MISSION IMPOSSIBLE 3 Réalisé par J.J. Abrams

Retour de l’infatigable Ethan Hunt interprété par l’irritable Tom Cruise, espèce de Delon américain (par moi, pour moi et avec moi). Réalisé par le créateur de la géniale série Lost, J.J. Abrams, on était en droit d’attendre monts et merveilles. Pour le coup c’est raté.
Oui les séquences de destruction massive sont impressionantes mais non le film n’en est pas plus passionant et non Cruise n’excelle pas. La trame classique au possible (Tom va t’il sauver sa belle?) n’est pas relevée par quelques piments télévisuels (voir le pré-générique typique série tv) et finalement même l’opus 2 - assez ridicule- est plus prenant. Trop long, trop fade et trés cucu (voir la scène finale pour s’en rendre compte), M I 3 lasse (voir les scores mondiaux pour comprendre le ras le bol Cruisien) et ne laisse pas d’empreinte inoubliable.
2/6

THE DEVILS REJECTS Réalisé par Rob Zombie

Comme je l’ai vu il y a maintenant un an (merci le zone 1), j’avais oublié d’en faire la critique. Cette suite du sympathique House of 1000 corpses, toujours par Rob Zombie, est bien meilleure. On retrouve cette famille de tueurs pour une chevauchée avec le diable.
Le premier lorgnait plus vers les Massacre à la Tronçonneuse et consorts - pour faire bref, celui çi lorgnerait plus vers Tarantino et sa violence dantesque. L’humour toujours omniprésent désamorce pas mal la tension qui émane de ce film. Cette famille déglinguée, brillament interprétée, donne mal au coeur. Amateurs d’émotions fortes, foncez, c’est pour vous. En plus la réalisation s’inspirant des films des 70’s est impec. B.o excellente.
4/6

NE LE DIS A PERSONNE Réalisé par Guillaume Canet

Aprés Mon Idole, réussi sur le plan esthétique mais assez superficiel, Canet réalise son deuxième film. Adaptant un polar tordu, il prouve avec maéstria, qu’il est plus doué pour la réalisation et la direction d’acteurs que pour l’interprétation (à part Narco, il fait toujours la même chose). Tous jouent admirablement dans ce thriller français aux accents anglos-saxons (il faut voir Berléand, Dussolier ou Gilles Lellouche dans des contres emplois bluffants).
Histoire tordue d’un homme amoureux, Ne le dis à Personne se regarde avec plaisir et émotion (la scène du cyber café par exemple). Seule la fin (trés explication de saga estivale) déçoit. En tout cas, dîtes le à tout le monde : Canet, réalisateur vient de naître et c’est un beau bébé.
4/6

SCOOP Réalisé par Woody Allen

Le cru 2006 ne restera pas comme une bonne année. Aprés le diamant noir Match Point, Allen revient, toujours avec mam’ Scarlett, toujours à London mais pour une comédie policière où une jeune journaliste reçoit un tuyau d’un fantôme pour arrêter le tueur au tarot.
Le gros problème du film est son côté décousu et prévisible. Pas vraiment rythmé, ce Scoop met en évidence un scénario baclé et déja-vu. Allen fait du Allen dans son interprétation. C’est à dire plus grand chose! Hugh Jackman reste trés fade dans le rôle du présumé tueur.Reste Scarlette qui rayonne en grande godiche au coeur d’artichaut. A retenir deux ou trois dialogues biens drôles. L’année prochaine sera peut-être meilleure.
2/6

THE BLACK DAHLIA Réalisé par Brian de Palma
(Le Dahlia Noir)
Aprés un réussi et controversé Femme Fatale, tourné à Paris, De Palma retourne aux Etats Unis adapter Ellroy. Dés le premier plan séquence, j’ai été scotché, car contrairement à ses collègues qui vieillissent mal (Altman, Allen), il retrouve une vraie jeunesse via cette adaptation. Hommage tordu au Film-Noir, magnifiquement photographié, décoré, et interprété, Le Dahlia... transpire le glauque sans jamais y tomber. Son côté grand-guignol (final excellent autant qu’excessif) rappelle les meilleurs films de sa filmo (Carrie, Pulsions, Blow Out) tout en apportant de nouvelles pierres à son oeuvre, qui avec ce film, devient l’une des plus intéressantes des cinéastes de sa génération. Oubliez vos préjugés, lecteurs du livre et de magazines qui ont déscendu ce film et courrez voir ce diamant noir.
5/6

SHORTBUS Réalisé par John Cameron Mitchell

La recherche du plaisir de quelques new-yorkais qui se croisent dans la boîte du Shortbus. Le film défraya la chronique à Cannes, cette année. Il est vrai qu’il est trés c(r)u.
Cru mais tendre. C’est ce qui transparaît le plus du film : la tendresse que l’on éprouve pour ces gens insatisfaits pour la plupart. Trés drôle et subversif, Shortbus rappelle au spectateur, qu’hétéro, homo, trans... on aspire tous à la même chose : accéder à son propre plaisir sexuel qui conduira au bien être mental et amoureux. Vraiment une bonne surprise.
4/6

LA CALIFORNIE Réalisé par Jacques Fieschi

Maguy vit avec une bande de pique-assiettes, sa tribu, dans une somptueuse villa. Un jour le retour de sa fille va tout chambouler. Pour faire court, j’adore Nathalie Baye mais même elle ne sauve pas ce film sur-joué, sur-écrit et mal filmé (l’emploi de la dv n’est pas du meilleur effet). De ce fait, on y croit pas une minute et le film devient gavant au bout d’1/2 heure. De plus Ludivine Sagnier, bien employée chez Ozon, y est insupportable. Si vous le loupez, ne pleurez pas, c’est raté!
1/6

BILAN QUATRIEME TRIMESTRE 2006 (1/3)

A LOVE SONG FOR BOBBY LONG
(Love Song) De Shainee Gabel

Un petit bijou d’écriture et d’interprétation se présente à vous. Ne le manquez pas.
Une belle histoire sur fond de liens familiaux originaux, et l’on retrouve Travolta acteur.
Scarlett incendie chaque plan par sa grâce et sa sensualité mais aussi par son jeu nuancé.
Tenesse Williams n’est pas loin.
4/5

TRISTRAM SHANDY : A COCK AND BULL STORY
(Tournage dans un jardin Anglais) de Micheal Winterbottom

Mélange de plusieurs réalités (tournage, équipe du film) Tournage… est un film sur l’adaptation. Drôle et inventif, il fait voir plusieurs façons d’envisager l’adaptation littéraire de façon ludique. A Voir.
3/5

MY SUPER EX-GIRLFRIEND
De Ivan Reitman

Comédie sans prétention très rigolote, My super ex…, ne déçoit pas quand on la prend comme elle est : une comédie au pitch “hénaurme”, aux gags lourdauds privilégiant l’abattage des acteurs. Et dans ce domaine Uma excelle.
3/5

DEVIL WEARS PRADA / A PRAIRIE HOME COMPANION
(Le diable s’habille en Prada) / (The Last Show)
De David Frankel / Robert Altman

Double-feature Meryl Streep. Le premier est une adaptation d’un bouquin sur l’univers de la mode. Très drôle par moments par son acidité et aussi très cucu à d’autres par son côté « Cendrillon 2000 », le film est un bon divertissement qui vaut surtout pour la prestation excellente de la Streep en bitch glaciale de magazine de mode. Dans ce film elle a vraiment la classe. Anne Hataway, pauvresse persécutée, n’est pas en reste. Sachant très bien manié le côté grande gigue puis plus tard dans le métrage (évolution toute hollywoodienne) jeune femme des plus glamour, elle étincelle. A voir pour le duo.
Ensuite A prairie home Companion traite d’une émission de radio dont l’équipe vit sa dernière émission. Altman revient derrière la caméra après le soporifique Company, nous entraînant dans ce monde country. Trop bavard et superficiel par moments, le film est à voir pour la Streep, excellente en chanteuse country un peu bébête et forme un trio excellent avec Lily Tomlin (sa sœur dans le film) et sa fille, jouée par Lindsay Lohan. Lorsqu’elle quitte l’écran on s’ennuie ferme tant les tentatives d’humour décalé (Kevin Kline exaspérant) ou de fantastique (Virginia Madsen) tombent à plat dans ce film longuet.
3/5 et 2/5

FRIENDS WITH MONEY / THE BREAK-UP (La Rupture)
De Nicole Holofcener / Peyton Reed

Double-feature Jennifer Aniston. Après le navet Derailed (2005), on pensait son potentiel cinématographique mort mais que nenni ! Deux comédies. Deux films plus nuancés qu’il n’y paraît. Le premier réunit des amis bourgeois et quadras faisant de temps en temps des points sur leurs vies. Jennifer est la seule qui n’a pas de pognon autour de cette table d’amis mais qui est heureuse comme elle est (quoique). Une belle brochette d’acteurs (Catherine Keener, Frances McDormand…) pour une sympathique virée dans la vie des uns, des autres. Bons dialogues. Quant à The Beak Up, la surprise est de taille. Bande annonce à chier très comédie sentimentale mais il n’en n’est rien. Comédie de mœurs sur la rupture et la difficulté d’aller de l’avant le film met en avant Aniston et Vaughn, excellents et touchants, dans cette rupture aux dialogues ciselés. On rit de bon cœur puis plus jaune au fur et à mesure que le métrage avance. Vraiment bien.
3/5

WORLD TRADE CENTER
De Oliver Stone

Alors là soyons clairs de suite : ce film est une bouse. Stone m’avait beaucoup déçu avec le frileux et très long Alexander. Ne m’attendant pas à grand-chose de sa part (la vieillesse peut être) je me raccroche à son expérience visuelle pour me lancer dans la salle de World Trade Center. Je n’aurais pas dû !
Racoleur, pas très bien filmé, et surtout très mal joué, le film enfile les séquences ahurissantes de bêtise (ah, la scène où Dieu apporte un verre d’eau !!!) sans se soucier du potentiel cinématographique de ce scénario. Espérons que ce film sera le dernier sur le 11/09 (ça m’étonnerait !) car il faut un peu plus de recul pour parler de l’évènement et pour écrire un scénario valable.

0/5

BILAN 3EME TRIMESTRE 2006 (2/3)

Seance de rattrapage :

BANDIDAS Réalisé par Joachim Roenning et Espen Sandberg

Sympathique comme une bande dessinée, Bandidas, n’a pas à rougir de son scénario limite crétin. C’est frais, drôle, coloré et le duo est une pure explosion de sens. Ces deux latinas font monter la température en deux coups de colts. Fun.
6/10

Bilan :

LADY IN THE WATER Réalisé par M.Night Shyamalan
(La Jeune fille de l’eau)

Shyamalan est peut être l’auteur le plus exigent et le plus doué de sa génération. Ses films sont connus pour leurs twists (en fait deux films ont de gros twists : Le Sixième Sens et Le Village) ou ses apparitions dedans comme Hitchcock - même si ce dernier ne faisait qu’apparaître et non jouer - et ce sont de mauvaises raisons. Beaucoup plus intelligents que veulent le dire certains, ils sont visibles à de multiples reprises et permettent à chaque fois d’identifier de nouveaux niveaux de lecture. Changement de maison de production et de distribution pour Shy après son chef d’œuvre Le Village, direction la Warner Brothers (comme Micheal Bay l’an dernier) qui accepta son script de Lady in the Water.
Un homme, la quarantaine bien tassée, vit en reclus dans un immeuble où il occupe la fonction de concierge/gardien. Un soir après une journée harassante, troublé par le bruit extérieur, il sort et trouve dans la piscine une nymphe.
Je n’en dis pas plus du film, vu qu’un film de Shyamalan se découvre, vierge de toute info.
Je peux juste dire que le film est très réussi comme les autres, pas son meilleur certes mais le cinéaste surprend toujours, se renouvelle toujours dans la constance. Un film où l’on retrouve ses thèmes de prédilection (foi, place de l’être dans le monde, merveilleux…) et une propension à se remettre en question. Pas mal d’humour aussi (le personnage du critique) pour une œuvre qui j’en suis sûr gagnera ses lettres de noblesse avec les années. Giamatti excelle, Bryce Dallas Howard ensorcelle et tous deux forment un duo attachant pour un film magique. Les enfants de Shy peuvent le remercier d’avoir écrit cette histoire mystérieuse et tendre pour eux. Veinards !
8/10

THE SQUID AND THE WHALE Réalisé par Noah Baumbach
(Les Berkman se séparent)

Histoire d’une séparation, histoire d’une famille, les parents, les enfants, les amis, les collègues… Beaucoup de thèmes brassés ici avec une ironie mordante qui fait mouche. Le parallèle avec Wes Anderson (pour le ton décalé et statique) est évident mais Baumbach s’en tire moins bien car même si sa partition reste partiellement réussie, il manque pas mal d’émotion pour marquer les esprits. Acteurs excellents (Jeff Daniels en tête).
6/10

R.V Réalisé par Barry Sonnefeld
(Camping-Car)

Après la (suren)chère suite de Men In Black, nous n’avions plus de nouvelles de Sonnefeld depuis…2002 ! Quelques succès après (La Famille Addams 1 et 2, Men in Black 1 et 2, Get Shorty et Wild wild West) le revoilou à la tête d’une petite comédie sans grand budget avec Robin Williams. Je le dis tout net : le film est très drôle. La critique l’a assassiné et pourtant dans le genre comédie lourde le film se taille la part du lion. Une famille désunie part en camping-car pour se retrouver. Mais est-ce la vraie raison ? On se fait plaisir à retrouver Williams dans un film où tout (ou presque) repose sur lui. Entre second degré, humour « hénaurme », satire féroce et ironie cinglante, R.V. fait très plaisir. Hilarant donc à voir toute affaire cessante.
6/10

THUMBSUCKER Réalisé par Mike Mills
(Age Difficile Obscur)

Le film de Mills est difficilement aimable à cause de la tête à claques au cheveu gras qui tient le rôle principal. Ado mal dans sa peau, qui suce toujours son pouce, avec parents largués et dentiste qui se prend pour un psy, Thumbsucker ne propose aucune légèreté ni originalité dans un genre pourtant ultra balisé. Dans la veine revoyez Garden State sur le passage à l’âge adulte de jeunes largués, c’est plus frais et le réalisateur est plus doué.
5/10

MIAMI VICE Réalisé par Micheal Mann
(Miami Vice – Deux Flics à Miami)

Nous revoilà Mr Man, homme de nuit, qui n’a pas son pareil pour la filmer…la nuit !!! Il nous avait éblouis par la plastique de son film précédent, Collateral, par sa tension et ses interprètes excellents. Adaptant la série des 80’s restée célèbre on ne sait plus trop bien pourquoi, il réalise de nouveau un objet esthétique magnifique et offre à Colin Farrell un bon rôle où il arrive par moments à nous émouvoir. Le scénario plutôt simpliste ne fait pas de Miami Vice, le grand polar qu’il aurait pu être autrement et l’empêchera à coup sûr de passer à la postérité. Tout de même le film reste un bon et honnête divertissement.
7/10

SNAKES ON A PLANE Réalisé par David R.Ellis
(Des Serpents dans l’avion)

Avec un titre aussi ridicule, on s’attend à une jouissive série b, décomplexée du gland. On a plutôt droit à une série Z, qui oscille entre parodie et premier degré débile.
Sam Jackson en pilotage automatique, serpents numériques (certains sont vrais) ridicules, scénario pathétique. Bref pas de frisson, pas d’éclat de rire. Après le jubilatoire Destination Finale 2, le moyen Cellular, David R. Ellis déçoit beaucoup et rate sa cible. A éviter.
4/10

THE SCIENCE OF SLEEP Réalisé par Michel Gondry
(La Science des Rêves)

L’univers poétique de Michel Gondry a ses fans. Réalisateur doué de clips imaginatifs pour Bjork, Daft Punk…, Gondry passe à la réalisation de long métrage en 2001 avec Human Nature, écrit par Charlie Kaufman (Being John Malkovich, Adaptation, Confessions of a dangerous mind) avec plus ou moins de bonheur car le côté onirique et décalé du film ainsi que sa belle esthétique ne palliaient aucunement à une histoire inaboutie et à un délire trop long…pour un long. Son second opus fut un succès public et critique, Eternal Sunshine of the spotless mind, histoire d’amour barrée entre Kate Winslet et Jim Carrey. Un très joli film plein d’invention, touchant mais qui avait aussi ses limites (trop de poésie tue la poésie)…et toujours écrit par Mr Kaufman. Gondry participa à l’écriture de ce film. Le revoilà deux ans plus tard avec ce film au casting international (Bernal, Chabat, Emma de Caunnes…) écrit cette fois ci par lui-même. Le délire : un jeune homme vit entre rêves et réalité, travaillant pour une boîte conceptrice de calendriers et vivant dans l’appartement de son père défunt. Entre collègues tarés, mère protectrice et voisine aussi barrée que lui, le jeune Stéphane doit grandir…et vite pour ne pas perdre l’amour de sa vie. Comédie romantique décalée, onirique ayant rapport à l’enfance, La Science des Rêves n’étudie pas le rêve mais le décrit, le montre comme partie intégrante de la vie. Hymne à l’imagination, le film démontre que Gondry n’en manque pas à défaut de nous noyer sous cet onirisme de bric et de broc. La première demi heure - excellente présentation des protagonistes – est une totale réussite alors que la suite, qui emprunte des chemins de traverse pour arriver à sa conclusion et à sa vraie nature (la comédie romantique) séduit moins par son côté répétitif et mécanique. Ce défaut que l’on retrouve chez Gondry de film à film (l’inaboutissement) devient tout de même agaçant. La Science des Rêves aurait fait un excellent court ou moyen métrage. En l’état c’est un sympathique divertissement comportant quelques scènes et idées excellentes.
6/10

THE SENTINEL Réalisé par Clark Johnson

Un agent de la CIA est présumé coupable d’un attentat visant le président des Etats-Unis. Suspense ultra balisé, The Sentinel ne se démarque jamais de ses modèles. De plus le réalisateur ne sait pas trop ce qu’il fait vu certains effets utilisés assez grossiers. On n’y croit pas une minute et le fin est courue d’avance. Mais on se laisse gentiment aller à regarder cette série b grâce à l’excellence du trop rare Micheal Douglas. Sinon si vous n’êtes pas fan de cet acteur, passez votre chemin et revoyez plutôt Le Fugitif.
5/10

A suivre la dernière partie du trosiième trimestre avec Monster House, A love song for bobby Long, World trade center, Tournage dans un jardin anglais, Phat Girlz...etc...

CRITIQUES (9) : INEDITS ET RATTRAPAGE

SEANCES DE RATTRAPAGE

THE LIBERTINE Réalisé par Laurence Dunmore
(Rochester, le dernier des libertins)

Johnny Depp en libertin pourquoi pas ? Le choix de la dv pour traiter un film historique, aussi pourquoi pas ? Mais faudrait-il encore avoir un regard.
Le film n’a de libertin que le titre. Car le libertinage dans le film de Dunmore est plus dans le dialogue que dans les actions. Johnny est bon mais ça on le savait déjà. Samantha Morton est excellente et ça aussi on le savait. Ce sont uniquement eux deux qui nous font regarder ce long film jusqu’à la fin.
5/10

THE PRODUCERS Réalisé par Susan Stroman
(Les Producteurs)

Adapté de la pièce musicale de Broadway, d’après le film de Mel Brooks, Les Producteurs fait plaisir à voir. Tout concourt à faire plaisir au spectateur. Décors, acteurs, Uma ravissante, tout est mis en place pour faire rire et passer un très agréable moment en compagnie de ces producteurs véreux. Très rythmé, le film de Stroman délivre des performances comiques inespérées (Broderick surtout impressionne, lui, habituellement si peu expressif !) et ce résultat jubilatoire où le mot comédie musicale n’est pas galvaudé pour une fois (on rit et ça chante et bien en plus !) est à voir d’urgence. Et même si le scénario ne vole pas toujours très haut, il permet d’apprécier ce divertissement à sa juste valeur : comme une bulle de savon.
7/10

COLOUR ME KUBRICK Réalisé par Brian Cook
(Appelez moi Kubrick)

Ce film réalisé par celui qui fut l’assistant de Kubrick, narre l’histoire vraie de Alan Conway, imposteur pathétique, qui se faisait passer pour le grand Stanley afin d’arnaquer et/ou se taper des jeunes minets. Plein de références à l’univers Kubrickien (musique, costumes et en guest star Marisa Berenson), Colour me Kubrick ne se prend jamais au sérieux et arrive à tisser le portrait de cet homme mal dans sa peau, carrément pathétique (d’ailleurs il ne connaît pas Kubrick et pense qu’il a réalisé Jugement à Nuremberg !) mais touchant. Une comédie « gay » pas inoubliable mais assez bien écrite et qui bénéficie de l’abattage cabotin de Sir John Malkovich, décidément excellent dans tous les registres. Vous n’apprendrez rien sur Stanley mais pas mal de choses sur Alan. A vous de voir.
6/10

INEDITS

MURDER SET PIECES Réalisé par Nick Palumbo (2004)

Aux Usa, un expatrié allemand, adorateur d’Hitler, assassine et mange femmes et petites filles. Ce film hyper violent (super gore surtout) tresse le portrait d’un tueur en série qui fait froid dans le dos. Provocant (surtout les scènes de meurtre de fillettes) et
jusqu’au-boutiste, le film a au moins le mérite de déranger. Au risque de perdre beaucoup de spectateurs au bout de 20 minutes. Mais pour ceux qui resteront jusqu’à la fin, Murder… a le mérite premier de faire aimer la vie après arrêt du film tant ce qu’il décrit est ignoble.
6/10


FREEDOMLAND Réalisé par Joe Roth

Après un Couple de Stars aseptisé, Roth revient derrière la caméra (oui aussi après Un noël de folie – pas vu) pour un polar tendu. Julianne Moore et Sam L. Jackson sont à la recherche du fils de la première, qu’un jeune truand black aurait enlevé dans la voiture qu’il avait dérobé à madame. Freedomland parle d’un sujet peu abordé par le divertissement américain : l’émeute sociale. A travers l’histoire ambiguë de cette femme, Roth trace aussi le portrait d’une communauté afro-américaine perdue, sans véritable avenir facilement tracé. Et on est passionné par cette enquête jusqu’au bout grâce à la brillance des acteurs, le scénario très fin et la réalisation super efficace, nous mettant sous tension pendant tout le film, jusqu’à l’émeute finale. On sent que ça va péter pendant toute la première partie du film et cette sensation là est très bien retranscrite à l’image. Enfin bon, encore un inédit que je vous conseille tant il est rare de voir ce genre de film.
7/10

STRAIGHT JACKET Réalisé par Richard Day

Film inédit, ce nouvel opus du réalisateur de Girls Will be girls datant de 2004, toujours inédit chez nous, traite de l’homosexualité qu’une star masculine de cinéma doit cacher au monde entier. Il épouse donc la secrétaire du studio, grosse godiche, pour faire écran de fumée. Mais tout ne se déroule pas comme prévu. Straight jacket (référence à Strait Jacket avec Joan Crawford sauf que le straight de notre film veut dire « hétéro ») comme le précédent opus est un film libre. Toujours les mêmes codes (budget riquiqui, acteurs excellant dans l’outrance, homosexualité et cinéma) et toujours la même bonne humeur contagieuse font de ce Straight… un film à découvrir d’urgence pour avoir la pêche et le sourire assurés.
7/10

NINE LIVES Réalisé par Rodrigo Garcia

Après le beau Ce que je sais d’elle d’un simple regard, Garcia, fils du célèbre écrivain Gabriel Garcia Marquez, revient au film choral féminin avec moins de bonheur.
Produit par Alejandro Gonzales Inarritu (Amours Chiennes, 21 Grammes et bientôt Babel) -lui aussi passionné par les histoires éclatées et chorales - Nine Lives expose donc neuf vies mais qui ont si peu de lien qu’il faut s’accrocher pour tout suivre sans trop bailler. La réalisation est toujours au plus prés des personnages, les acteurs excellents, mais le scénario se relâche trop souvent pour véritablement émouvoir. Les trois segments les plus réussis sont les trois premiers (sur une femme en prison, une autre retrouvant son premier amour dans un supermarché et une dernière venant régler ses comptes avec son père) et après on peine à retrouver la force émotionnelle de départ.
6/10

HALF LIGHT Réalisé par Craig Rosenberg

Retour de Demi Moore devant la caméra dans un suspense fantastique. Miam.
Oui mais non. Elle interprète mollement une écrivaine qui perd son fils et qui décide de s’installer sur une île d’Irlande après son divorce. Elle commence à voir des choses étranges (les objets bougent de façon si radicale que si elle pense ne serait-ce qu’une seconde que c’est son esprit, elle est vraiment trop conne !!!) et rencontre l’amour sous les traits du jeune gardien de phare (séquence love story pathétique avec notre couple sur un cheval sur une plage d’Irlande) mais il n’est pas censé être vivant. Histoire alambiquée pour pas grand-chose, dont on devine la fin aisément en milieu de film, Half Light perd tout notre intérêt au fur et à mesure que défilent les minutes (non les secondes !). Si au moins les acteurs étaient bons mais même pas. Ils étaient tous d’accord sur le tournage : ratons ce film ! Allez, ça sera pour une autre fois le grand retour de la mère Demi.
2/10

TAMARA Réalisé par Jeremy Haft

Tamara est un peu la Carrie du 21ème siècle. Mal habillée, mal aimée, elle est la risée de tout son lycée et pour en rajouter une couche elle est amoureuse de son marié de prof. Pas de chance la pauvre ! Mais bon, heureusement qu’elle fait de la sorcellerie qui l’aidera – après son meurtre- à se venger des méchants du lycée. Série b très sympathique, produite par le créateur de Destination Finale, Tamara accumule les références et tire son épingle du jeu grâce notamment à des séquences joyeusement gores et perverses (la partouze entre Tamara et deux mes qui finit en scène homosexuelle ou encore la mort en direct du looser qui se charcute au cutter). Pas beaucoup de moyens mais un scénario qui tient la route, une actrice principale qui excelle en salope vengeresse et un bon moment de détente pour aficionados de films d’horreur. Mieux que Carrie 2 et Carrie le remake télé.
6/10

CRITIQUES : 3ème Trimestre 2006 (1/3)

RAPPEL DES NOTES SUR 6
6 : j'ai adoré
5 : j'ai beaucoup aimé
4 : j'ai bien aimé
3 : j'ai aimé
2 : j'ai moyennement aimé
1 : je n'ai pas aimé
0 : j'ai detesté

SUPERMAN RETURNS Réalisé par Bryan Singer

Superman revient donc ! Pour faire quoi au juste ? Revoir Loïs Lane, retrouver son ennemi juré Lex Luthor, reprendre sa place de super héros… Fin bon, on est en droit de s’attendre à plein d’action, pas mal de scènes réussies et beaucoup de fun de la part de l’auteur de X Men 1 et 2 et Usual Suspects. Non ? Eh bien non ça sera pas cette fois là.
Le film déçoit à plusieurs niveaux. Tout d’abord le scénario ne ménage que très peu de suspense ou de scènes faramineuses. A force on n’arrive plus à croire à la dualité du personnage. Qui ne voit pas que Clark et Superman sont une seule et même personne ? A part les acteurs, je ne sais pas . Deuxièmement, les acteurs tous falots ou ridicules (mention à Kevin Spacey qui atteint les cimes du pathétique) ne rehaussent jamais le niveau ou ne donnent jamais envie de s’intéresser à l’action (si action il y a !). Même si bien réalisé, contenant deux ou trois bonnes scènes , Superman Returns déçoit : trop long, trop fade.
A part Parker Posey (la girl-friend du méchant) qui arrive à insuffler un peu de fraîcheur dans ce gros blockbuster mou du genou, rien ne restera vraiment dans les mémoires.
3/6

OVER THE HEDGE Réalisé par Tim Johnson et Karey Kirkpatrick
(Nos Voisins les Hommes)

Après les animaux de zoo et Madagascar, qui ne connaissaient que le luxe et très peu la vie sauvage, Dreamworks nous propose l’autre côté de la barrière (« the hedge » du titre) les animaux de la forêt vs. les habitants d’une banlieue proprette. Un peu le concept inversé de découverte de l’ «autre » monde. Pas hyper original au niveau du scénar, le film – tout comme Madagascar – arrive à se rendre sympathique et attachant grâce à sa galerie de personnages azimutés et le fluidité de l’animation. Un bon Dreamworks calibré à défaut d’originalité.
3/6

WHEN A STRANGER CALLS Réalisé par Simon West
(Terreur sur la Ligne)

Le premier film est resté célèbre (je pense) pour sa première demi-heure super flippante. Une jeune baby-sitter américaine est harcelée au téléphone par un taré qui lui dit d’aller vérifier si les enfants qu’elle garde (et qu’elle n’a pas vu parce qu’ils dormaient quand elle est arrivée) sont toujours vivants. Très flippante, cette première partie était suivie d’une enquête bien laborieuse où il fallait arrêter le psychopathe 10 ans après et son retour aux affaires. Le remake mis en scène par Simon West (Lara Croft 1 – rires) se passant en 2006, il fallait adapter à notre ère (celle du portable et du sans fil). Le scénario a quelque peu changé, l’histoire se déroule sur une nuit et se concentre sur ce jeu du chat et de la souris entre le psychopathe et la baby-sitter. Que retenir : la maison, énorme truc moderne tout en glace où l’on n’est plus à l’abri du regard des autres, la jeune actrice convaincante repérée dans Les Ensorceleuses sinon R.A.S, efficace sans plus et le premier film comme dit précédemment, ne valait que pour sa première partie, excellente. Dont acte.
3/6

STAY Réalisé par Marc Foster

Marc Foster a fait un très bon film (A L’ombre de la Haine) et un autre beaucoup plus académique (Neverland). Le revoilà aux commandes de cet objet filmique singulier.
Ewan McGregor y joue un psychanalyste qui rencontre un jeune homme (Ryan Gosling) qui le menace de se suicider. Il doit agir au plus vite pour éviter au jeune homme de passer dans l’autre monde. Mais il y est aussi question de revenants. Ou est-ce son imagination ?
Avec Naomi Watts comme supplément féminin, Stay est un film trouble jusqu’à un final où tout s’explique (bien oui c’est tout le but d’un suspense !). Choix de réalisation impecs, acteurs excellents et intrigue tordue à souhait vont vous faire passer un bon moment de pur cinéma où tout n’est pas ce que l’on croit. Avec une ambiance urbaine délétère, on plonge avec joie dans ce suspense original.
4/6

WOLF CREEK Réalisé par Greg McLean

Petit film d’horreur australien, Wolf Creek est un vrai survival. Entre Hitcher et Massacre à la Tronçonneuse, le film nous ballade parmi des codes et des clichés mille fois vus ailleurs. Mais sa conviction premier degré, ses personnages touchants (pas de jeunes débiles pour une fois juste un garçon et deux filles normaux) et sa réalisation efficace arrivent à emporter le morceau dans un genre pourtant ultra balisé.
4/6

UNITED 93 Réalisé par Paul Greengrass
(Vol 93)

Premier des deux films à sortir cette année sur le 11 septembre 2001, United 93, nous plonge directement au cœur d’une action que l’on connaît bien. Et il est vrai que les médias ayant tellement relayé cet évènement d’ampleur mondiale, on reste un brin blasé devant ce film réaliste, bien interprété qui nous montre une réalité encore présente dans nos mémoires à tous. Très tendu (comme l’était l’excellent La Mort dans la Peau), le film permet d’être à l’intérieur de l’avion à ce moment là. Mais était-ce réellement nécessaire ?
3/6

TWO FOR THE MONEY Réalisé par D.J Caruso

De Caruso j’ai retenu l’étrange et hypnotique Salton Sea mais très peu le ridicule Taking Lives. Donc je n’attendais pas vraiment ce film sportif avec Pacino, d’ailleurs excellent en entraîneur de foot américain dans L’enfer du Dimanche (mais a-t-il été mauvais un jour ce gars là ?). Pendant deux heures d’une histoire déjà vue (un jeune homme aux dents longues se lie d’amitié avec son patron, figure paternelle) aux thématiques simples, on ne s’ennuie pas grâce à l’éfficacité de l’ensemble. Bien torché même si peu original.

3/6

THE LAKE HOUSE Réalisé par Alejandro Agresti
(Entre deux rives)

Retrouver Bullock et Reeves dans le même film faisait saliver d’avance. Mais à quel prix ? Un homme et une femme correspondent via une boîte aux lettres magique, lui, vit en 2004, alors qu’elle vit en 2006. Vont-ils se retrouver à la fin ? Là est la question à laquelle le réalisateur met trop de temps à répondre. On s’attendait à une petite romance sympathique digne de la filmographie entière de miss Bullock et on tombe face à ce navet prétentieux, mal réalisé, mal interprété (les acteurs principaux ont deux expressions à eux deux) et par-dessus tout incompréhensible (surtout la fin). Enfin bon, amateurs de romances cucul mais sympathiques, passez votre chemin. Ah si - je suis méchant – le chien est très bien.
1/6

GIRLS WILL BE GIRLS Réalisé par Richard Day

Le film le plus fun de l’été. Réalisé par un scénariste - producteur de télé (Dingue de toi, Spin city), Girls… est jubilatoire avec son casting de femmes interprétées par des hommes. Respectueux des films de femmes, il rend hommage, via une histoire de star déchue et de sa jeune rivale, aux actrices. Même si trash le film est un véritable hommage aux films d’actrices qui se permettent toutes les extravagances. Les acteurs tous excellents, le ton second degré et le manque de moyens concourent à rapprocher ce film de l’univers de John Waters, laissant traîner un parfum de liberté pas négligeable.
4/6

ILS Réalisé par David Moreau et Xavier Palud

Le cinéma fantastique français commence petit à petit à faire son nid. Après un Haute tension, d’excellente facture, voici un nouveau fleuron du genre. Une mère et sa fille se disputent en voiture. Elles évitent quelqu’un est c’est l’accident. La mère disparaît dans la forêt et la fille se fait tuer. L’action se déroule en Roumanie. Puis on passe à une jeune enseignante de français (excellente Olivia Bonamy) qui rentre chez elle trouver son cher et tendre. Expatriés tous les deux, ils vivent une vie paisible mais ce soir ne sera pas une soirée comme les autres. Car ils sont là… Film à l’atmosphère étrange des plus réussies, Ils promet de vous faire sauter sur votre fauteuil et y arrive très bien. Bien interprété, tendu jusqu’à la fin, il permet de voir un cinéma français qui se diversifie.
4/6

Prochainement :
séances de rattrapage (Rochester, Les producteurs...)
inédits (Freedomland, Murder set pieces...)
plus le reste du trosième trimestre cinématographique. Bons films.

CRITIQUES : PARIS JE T'AIME et NOS JOURS HEUREUX

PARIS JE T’AIME
COLLECTIF DE 18 COURTS METRAGES

Olivier Assayas : "Quartier des Enfants Rouges"
Frédéric Auburtin & Gérard Depardieu : "Quartier Latin"
Gurinder Chadha : "Quais de Seine"
Sylvain Chomet : "Tour Eiffel"
Joel & Ethan Coen : "Tuileries"
Isabel Coixet : "Bastille"
Wes Craven : "Père-Lachaise"
Alfonso Cuarón : "Parc Monceau"
Christopher Doyle : "Porte de Choisy"
Richard LaGravenese : "Pigalle"
Vincenzo Natali : "Quartier de la Madeleine"
Alexander Payne : "14th arrondissement"
Bruno Podalydès : "Montmartre"
Walter Salles & Daniela Thomas : "Loin du 16ème"
Oliver Schmitz : "Place des Fêtes"
Nobuhiro Suwa : "Place des Victoires"
Tom Tykwer : "Faubourg Saint-Denis"
Gus Van Sant : "Le Marais"

Un film à sketchs est toujours quelque chose dur à faire. Il y a toujours une superficialité qui se dégage de ce genre de projet. Un côté « exercice de style » qui nuit à l’émotion. Et Paris Je t’aime, n’échappe pas toujours à cette malédiction. Mais il y arrive par moments.

Les plus beaux :
Les courts de Vincenzo Natali et Sylvain Chomet
Les réussis :
Isabel Coixet, Alexander Payne, Oliver Schmitz et Tom Tykwer.
Les sympas :
Assayas, Depardieu, Chadha, les frères Coen, Walter Salles, Suwa.

Avec « Tour Eiffel » de Sylvain Chomet, une vraie bouffée d’air frais passe dans le film, l’aérant pas mal. Vraiment poétique, il nous présente un mime en mal d’amour qui garde toujours le sourire. Ensuite le réalisateur de Cube, nous offre une histoire vampirique avec Elijah Wood, magnifique de référence et de respect aux codes du fantastique. Le plus esthétique. Ces deux là sont mes préférés car ils ont tous deux joué la carte de l’esthétisme qui rend Paris cinématographique. Le reste des courts métrages peut toucher, faire rire ou décevoir (Craven, Cuaron, Podalydés) mais illustre bien l’idée du désir et de l’amour. Par contre ce n’est pas ce film qui décrit le mieux Paris ni ne la met plus en valeur.

6/10

NOS JOURS HEUREUX Réalisé par Olivier Nakache et Eric Toledano

C’est avec bonne humeur que ces deux réalisateurs nous convie à leur colonie de vacances. Vous pouvez venir même si vous n’avez pas votre bafa! La galerie de personnages (des monos aux enfants) est vraiment croustillante. Entre la pouffe, la timide maladive ou encore le play-boy un peu bête, tout le monde est là. Au début on pense que le film va être rempli de clichés. Que nenni! Hilarant de bout en bout, juste et touchant, Nos Jours Heureux n’oublie pas de construire un histoire et des relations entre les personnages au lieu d’enfiler des saynètes comme des perles (exemple : Camping) et permet de passer le meilleur moment que l’on puisse passer devant une comédie française cette année. Aprés la projection on ressort regonflé à bloc et hilare en repensant aux répliques du film qui à coup sûr vont devenir cultes. A voir toutes affaires cessantes.
7/10

BILAN SECOND TRIMESTRE 2006 (3/3)

POSEIDON Réalisé par Wolfgang Petersen

Petersen, réalisateur de blockbusters efficaces et soignés comme Dans la Ligne de Mire, Troie ou encore Air Force One, signe le remake de L’Aventure du Poseidon, datant des 70’s. Film catastrophe très court (1h30 environ), Poseidon ne donne pas la chair de poule. La faute à un scénario déjà vu et surtout très avare en scènes dialoguées. Présentation des personnages bâclée et sommaire, on ne s’attache pas aux personnages – jamais – et c’est bien là le grand défaut du film car ses qualités (effets spéciaux et réalisation super efficace) sont louables. A Trop vouloir élaguer (peut être en réponse aux longueurs de Troie ?) le scénario ne montre qu’une belle mécanique de l’effroi (certaines scènes sont tout bonnement hallucinantes comme, par exemple, l’ascenseur en flamme qui leur tombe dessus) sans jamais émouvoir et se termine comme il a commencé : de façon expéditive.
3/6

SCARY MOVIE 4 Réalisé par David Zucker

Après un troisième opus parodiant principalement The Ring, voici le « dernier épisode de la trilogie » censé clôturé la série. Rien de nouveau sous le soleil des Scary… Cindy Campbell est toujours aussi conne, sa copine, toujours aussi lâche et rigolote, et les parodient abondent en tout genre : Million Dollar Baby, La Guerre des Mondes, The Grudge, Saw, Le Village… Humour pipi caca jouissif, Scary Movie 4 ne déroge pas à la règle d’or de la franchise : faire rire à tout prix. Et il y arrive 2 fois sur 3. « C’est déjà ça, c’est déjà ça. »
3/6

ULTRAVIOLET Réalisé par Kurt Wimmer

Ultramauvais. C’est ce qui vient à l’esprit en regardant ce nanar ringard. On pensait que Milla Jovovich ne pouvait pas tomber plus bas qu’avec les Resident Evil. On avait tout faux. C’est cheap, mal joué et surtout incompréhensible. A fuir de toute urgence. Mais si vous persistez dans cette voie, le seul argument que je pourrai avancer : elle est toujours aussi canon.
0/6

ISOLATION Réalisé par Billy O’Brien

Une expérience de clonage sur les vaches qui tourne mal. Des personnages mystérieux qui commencent à être infectés. Une ferme isolée. Un premier degré salutaire pour filer les chocottes. Ce premier film irlandais fait de suite penser aux premières œuvres de Cronenberg, Rage et Chromosome 3 en tête de proue. Réaliste dans un premier temps, Isolation fout le flip. Même le final super gore ne se barre pas en sucette. Bien cadré et interprété, Isolation même si il ne révolutionne pas le genre, l’alimente de la plus belle façon.
4/6

TOBE HOOPER’S MORTUARY Donc réalisé par Tobe Hooper
(Mortuary)

Tobe Hopper est le réalisateur d’un seul chef d’oeuvre : Massacre à la Tronçonneuse. Sa carrière – excepté l’excellent Poltergeist – est souvent émaillée de navets ou de films mineurs. Il revient après quelques années de silence avec ce nouveau film de zombies. Une famille (la mère et ses deux rejetons) débarque dans une petite province pour reprendre une affaire de pompes funèbres. La maison est lugubre mais rien ne les a préparés à ce qu’il va leur arriver. Avec son début très prometteur, très suggestif, Mortuary finit par sombrer dans la pire des séries Z, à cause d’un scénario médiocre et le peu de moyens du film, ressort à l’écran et fait beaucoup de peine. Un come-back qu’on peut qualifier de…raté.
1/6

THE OMEN Réalisé par John Moore
(666 - La Malédiction)

Devenu un classique du cinéma fantastique, La malédiction est un film qui a marqué les générations. Damien est le gamin qui marqua l’histoire du genre par son ambiguïté et son regard de petit salopard. Surfant sur la mode du film démoniaque qui garantissait le succès à l’époque (L’Exorciste, sorti trois ans plus tôt avait remporté des millions à travers le monde), le film remporta, lui aussi, un grand succès public. Tout comme son aîné, il instillait une peur croissante et resta célèbre pour ses scènes chocs (le suicide de la nounou, la mort du prêtre ou encore le saut de l’ange de Mme Thorn).
Alors lorsque l’an dernier, la nouvelle, de faire un remake, tomba dans les news du monde entier, le rire et l’exaspération étaient de mise pour moi. Comment des producteurs avides de billets allaient faire pour se dépatouiller avec ce classique sans l’abîmer, ou se ridiculiser ? En tout cas je n’attendais pas forcément ce film avec impatience, juste la curiosité nécessaire pour le voir. Et puis la première bande annonce arriva sur Internet et on vu un petit Damien sur une balançoire avec une musique angoissante. Le projet prenait de l’ampleur et devenait intéressant. Qu’en est-il ?
La première version, réalisée par Richard Donner (qui, il faut souvent le rappeler, n’est pas un grand cinéaste mais le faiseur très efficace des Arme Fatale, Superman et Les Goonies) garde toute sa beauté de film fantastique des 70’s : très peu de scènes gores, rythme tendu et progressif, crédibilité… et reste l’un de ses films les plus connus.
La nouvelle version, aussi réalisée par un faiseur (John Moore (En territoire Ennemi)) est semblable à la version de 1976. C’est carrément une photocopie. Mais une photocopie efficace. J’ai eu beaucoup de plaisir à revoir ce schéma narratif, ces personnages, Mia Farrow aussi… Mais je n’ai pas été touché ou choqué. Les ajouts (la scène du début avec la mort de l’ambassadeur, les rêves) sont sympas mais pas très enrichissants. Les inversions, souvent de dialogue, permettent de mieux comprendre les personnages (par exemple la scène où c’est désormais la mère qui s’inquiète de Damien, qui demande à son mari si ils ne devraient pas l’envoyer voir un médecin et qu’elle trouve bizarre qu’il n’ait jamais été malade…). Mais tout reste similaire, les scènes clés sont là (l’anniversaire qui tourne au désastre, le prêtre qui prévient Mr Thorn, le saut de l’ange de Mme Thorn…). Rien ne surprend vraiment. Les acteurs sont bons mais j’ai préféré Gregory Peck à Liev Shreiber car plus mature pour le rôle, plus « star » donc plus intéressant à voir dans ce genre de production. A noter tout de même : Mia Farrow excelle en servante du démon.
En conclusion la nouvelle malédiction n’a pas à avoir honte car le film fonctionne bien, sûrement mieux, lorsque l’on n’a pas vu l’original. Mais qui n’a pas vu l’original ?
3/6

DATE MOVIE Réalisé par Jason Friedberg et Aaron Seltzer
(Sexy Movie)

Parodiant tout et n’importe quoi (Bridget Jones côtoie Kill Bill) avec une rare constance dans la médiocrité, Date Movie ne fera pas date ! Rien à dire de plus.
1/6

THE HILLS HAVE EYES Réalisé par Alexandre Aja
(La Colline a des Yeux)

La Colline des Yeux de Wes Craven est – pour moi – un bon film de survival mais qui a pas mal vieillit. Pas le meilleur Craven en somme. Le réalisateur français, Alexandre Aja, réalisateur de l’excellent Haute Tension (2003), fan de la première heure de la première version, réalise cette nouvelle mouture avec l’accord de Craven. Après Fog, Poseidon, La Malédiction, Braqueurs Amateurs, La Panthère Rose, un autre remake pointe le bout de son nez. Modernisé, La colline… garde le même scénario, qui est juste un peu plus axé sur les répercutions des essais nucléaires sur les populations mais sinon R.A.S. c’est toujours la même histoire. A l’image du remake de Zombie en 2004, La Colline 2006 reste un très bon divertissement sans égaler ni dépasser son modèle, tout en étant très crédible. Juste ce qu’il faut de gore, juste ce qu’il faut de tension mais pas plus. Honnêtement après Haute Tension, on était en droit d’attendre un peu mieux. Alors en attendant, La Colline, constitue un bon entre-deux.
4/6

BOOGEYMAN Réalisé par Stephen T. Kay

Un homme vit mal un passé douloureux. Il part sur les traces de la vérité dans sa maison d’enfance. Série b sortie il y a deux ans aux Etats-Unis, Boogeyman constitue un sympathique divertissement grâce notamment à une réalisation soignée et efficace. On suit cette histoire avec intérêt jusqu’au final grotesque qui gâche un peu du plaisir éprouvé grâce aux personnages et à l’histoire. Le film laisse toutefois une bonne impression après coup. Pas impérissable, juste l’illusion qu’on ne s’est pas trop fait arnaquer.
3/6

CONVERSATION WITH OTHER WOMAN Réalisé par Hans Canosa
(Conversation(s) avec une Femme)

Un homme, une femme. Un mariage. Des retrouvailles. Pas grande originalité me direz vous. Si, le film est tourné en split screen. En deux mots rapido : le film est trop concept et pas assez original dans sa partition sur le couple. Les deux acteurs sont excellents mais si le split screen était mieux utilisé (trop de flash back et flash forward) j’aurais plus accroché. Il manque pas mal d’émotion pour faire vivre ces personnages au-delà du concept. Donc ces conversation(s) même si elles restent visibles ne sont pas immanquables.
3/6

CARS Réalisé par John Lasseter et Joe Ranft
(Cars – Quatre roues)

Après les excellents Toy Story 1 et 2, le retour de Lasseter, réalisateur faisait saliver d’avance. Avec cette histoire de voitures qui ont une âme, ils nous emmènent encore loin dans l’imaginaire. L’animation, d’une fluidité extraordinaire (certains plans de décor sont tellement réels) fait passer la pilule d’un scénario un brin en deçà des productions Pixar antérieures (un jeune con de la grande ville va apprendre la vie et l’amour grâce à des ploucs). On se prend rapidement d’affection pour les personnages de cette petite ville, et on se met à rêver de ce que font nos voitures quand on a le dos tourné. Excellent court-métrage en avant programme (L’Homme Orchestre) permettent de passer un très agréable moment.
4/6

REEKER Réalisé par Dave Payne

La première séquence présentant une famille sur la route est saisissante. Puis on passe à une bande de jeunes qui prend la route à son tour et l’on pense déjà à ce qu’il va leur arriver.
Mais ce n’est pas vraiment ce à quoi on s’attend. Puis si…Puis non… Scénario alambiqué, Reeker, ne lésine pas sur les twists scénaristiques pour arriver à ses fins…et à sa fin.
Un dernier twist déjà utilisé par deux films que je ne cite pas pour ne pas gâcher le plaisir mais qui, déjà vu ailleurs, gâche le plaisir de ce petit film d’horreur pas mal réalisé.
3/6

TIDELAND Réalisé par Terry Gilliam

Après la semi- déception des Frères Grimm, l’an dernier, Gilliam nous propose un nouveau film. Film barré à l’univers esthétique baroque et magnifique, Tideland, redresse la barre et nous rend Gilliam là où on l’avait laissé. Film sur l’enfance et sa solitude, son refuge dans l’imaginaire et sa schizophrénie, référence à Psychose et à Alice, il permet de découvrir tout le talent d’équilibriste de la petite Jodelle Ferland, déjà remarquée dans Silent Hill.
On peut évidemment voir quelques longueurs ici et là mais cela n’entache en rien toute la réussite plastique et thématique de ce film subversif et dérangeant, qui préfigure une renaissance de l’auteur de Brazil.
4/6

BILAN SECOND TRIMESTRE 2006 (2/3) - CRITIQUES

ET OUI VOICI MA DEUXIEME PARTIE DE MON BILAN TRIMESTRIEL (ET NON SEMESTRIEL COMME MARQUE AUPARAVANT-MILLES EXCUSES 0 TOUS LES BLOGUEURS QUE J'AI PU OFFENSER OU INDUIRE EN ERREUR!!!)

VOLVER Réalisé par Pedro Almodovar

Tous les deux ans a peu prés sort le nouveau film d’Almodovar. Tous les deux je l’attends impatiemment. Histoire de femmes (pas que pour les femmes, hein ?!!!) qui se libère du poids des hommes, Volver trouve son juste équilibre dans la frontière ténue entre le réel et le fantastique. Dés le début au cimetière, on peut voir la tristesse se mélanger à l’humour. Et c’est ce qui fait tout l’univers d’Almodovar : une touche de rose dans du noir ou une touche de rouge dans du jaune, un univers en perpétuel mouvement ou rien n’est acquis. A la façon des vieux mélos américains (les films de Crawford, Davis et autres) il nous entraîne dans cette histoire insolite où deux sœurs voient leur mère morte leur revenir. Et comme toujours chez lui, la réalisation est d’une fluidité qui confine au génie. J’aime son univers complètement barré qui ici sous des dehors apaisés n’en est pas pour autant trouble. Excellente interprétation de tout le casting féminin et film important dans la filmo d’Almodovar.
5/6

INSIDE MAN Réalisé par Spike Lee
(L’homme de l’Intérieur)

Clive Owen et ses comparses vont tenter le braquage parfait. Mais arrive Denzel, le super limier, collé à leurs basques. Qui va remporter la bataille ? Ajoutez à cela une conseillère carnassière (Jodie Foster) et quelques seconds couteaux bien trouvés, mélangez un peu et attendez… Voilà le cocktail parfait pour une soirée polar détendu du string.
Rien d’exceptionnel donc sous le soleil des braqueurs américains. Juste des acteurs qui s’éclatent, un Spike Lee qui rajoute toujours son sous texte social très ambigu et assez maladroit, et Inside Man de devenir un film de braquage carré, bien joué mais qui n’arrive jamais à égaler ses talentueux grands frères tel Un après-midi de Chien. Sans surprise et avec un final somme toute décevant cet homme là ne marquera pas mon esprit au-delà de la projection.
4/6

JEAN-PHILLIPE Réalisé par Laurent Tuel

Après Podium et son fan de Cloclo, voici Jean-Phillipe et son fan de Johnny qui se prend un coup sur la tête et se réveille dans un monde ou Hallyday n’existe pas.
Alors voilà c’est simple : je n’aime ni Johnny ni Luchini. Pourquoi a-t-il vu ce film me direz vous et vous aurez raison. Et bien tout simplement parce que j’aime dépasser mes préjugés et que l’argument du film me plaisait. Je me suis alors dit pourquoi pas. Et j’ai bien fait car Jean-Phillipe recèle de vrais bons moments de ciné.
Les deux stars m’ont beaucoup plu et pour une fois ne m’ont pas agacé, et le scénario farfelu arrive à faire croire à une vie sans Johnny. Au-delà du personnage public, le film tresse un portrait touchant de fan qui sans son idole ne peut avancer dans la vie.
La relation entre les deux personnages d’une incroyable tendresse ne serait rien sans l’alchimie Hallyday-Luchini. Alors oui le scénario par moments est en creux et assez prévisible mais la fin ouverte relève le dernier tiers tiré par les cheveux et relance la machine bien huilée et très drôle qu’est Jean-Phillipe.
4/6

MARIE-ANTOINETTE Réalisé par Sofia Coppola

De Coppola fille, Virgin Suicides, son premier opus, m’avait touché au cœur.
Lost In Transaltion, moins. Alors débute le générique rock de Marie-Antoinette, et le film me rentre dedans sans jamais me lâcher. J’ai adoré. Tout dans ce film me paraît cohérent. Le parti pris de la musique contemporaine, les focales utilisées par Sofia Coppola, Kirsten Dunst, les couleurs, les décors superbement filmés. Un vrai chef d’œuvre quoi. Mais en deux points pour ceux qui l’ont pas vu :
-il faut le voir car un film historique grand public qui n’est pas académique et fait preuve d’une réelle vision d’artiste, cela reste tout de même rare.
-de plus je pense qu’un artiste n’est jamais meilleur que lorsqu’il s’expose à des codes (ici le film en costumes, biographie) pour les détourner et faire ainsi éclater son talent.
Une œuvre résolument rock et touchante où Marie-Antoinette est dévoilée dans toute sa pudicité, avec pas mal d’humour (les scènes de lit avec Louis XVI) et d’amour pour le cinéma, ça fait réellement plaisir. La seule et unique palme d’or pour moi (j’ai pas tout vu mais je m’en fout !).
6/6

X-MEN : THE LAST STAND Réalisé par Brett Rattner
(X-Men : L’affrontement final)
La surprise. Brett Rattner, contrairement à ce que vont dire les mauvaises langues au discours à l’emporte pièce, a réussi ce dernier opus. Pas mal de scènes d’action sont réussies (la fin par exemple) et le scénario suit une évolution logique. Les personnages nous touchent au cœur (Jean « Phoenix » Grey, Xavier), d’autres apparaissent (magnifique Angel malheureusement peu présent dans le métrage) et nous donnent le frisson pour ce dernier ( ?) affrontement. Un vrai bon divertissement carré et efficace. La fin ouverte (Magneto qui recouvre ses pouvoirs ou Xavier qui n’est pas mort) annonce un autre opus. Mon classement : X-Men 2/ X Men et enfin le 3.
4/6

C.R.A.Z.Y Réalisé par Jean Marc Vallée

Tout droit venu de Montréal, C.R.A.Z.Y dresse le portrait d’une famille middle class, vue à travers les yeux de Zacchary, l’avant dernier d’une tribu de 4 garçons. Evidemment sa place n’est pas la plus aisée puisque homosexuel qui se refoule à cause du machisme ambiant, Zacchary va effectuer un vrai chemin de croix pour arriver à lui-même. Très jolie chronique qui brasse prés de vingt ans d’une famille décalée, C.R.A.Z.Y peut faire passer du rire aux larmes en une scène et toujours rester attachant. A Voir.
4/6

BUBBLE Réalisé par Steven Soderbergh

Après le décalé et un brin décevant Ocean’s Twelve, Soderbergh revient derrière la caméra pour ce film indépendant, premier du genre à sortir au ciné, en dvd et sur internet pratiquement en même temps. Bubble ou l’histoire de travailleurs d’usine, d’une petite ville, de vrais gens…et aussi d’un meurtre… Mais cela n’intéresse que très peu Steven qui préfère filmer les visages expressifs des acteurs amateurs. Ce qui donne à son film un cachet réaliste mais peu laisser sur sa faim, quant au vrai point du film. Dans la veine de Full Frontal : expérimental.
3/6


SECRETS DE FAMILLE Réalisé par Niall Johnson
(Keeping Mum)

Maggie Smith arrive dans une famille un peu déboussolée (femme déprimée, père pasteur complètement largué, fille nymphomane) pour arranger tout ça. Un peu l’anti-thèse de Mary Poppins, cette gouvernante là ne va pas mettre du sucre pour aider la médicine à couler mais plutôt de la mort aux rats ! A l’image d’une serial mother, elle va éliminer de la vie de cette famille tous les gêneurs. Il faut dire que c’est vraiment jouissif de voir cette grand-mère indigne tuer par conscience professionnelle.
Drôle et légèrement subversif, Secrets de famille, fait passer un bon moment « so british ».
3/6

ENFERMES DEHORS Réalisé par Albert Dupontel

Dupontel est un vrai taré. Après Bernie ou même Le Créateur, il repasse derrière la caméra pour ce cartoon géant qu’est Enfermés Dehors. Interprétant un clochard qui pique l’uniforme d’un flic pour pouvoir manger à la cantine de la police gratuitement, Dupontel fait exploser nos zygomatiques grâce à un scénario grinçant et à des seconds couteaux excellents (palme à Yolande Moreau). Le film ne se prend jamais au sérieux et convie des invités de marques (Terry Jones et Terry Gilliam) à se joindre au délire. A voir entre amis sous substances illicites peut s’avérer encore plus marrant.
4/6
Séance de Re-visionnage
BASIC INSTINCT 2 Réalisé par Micheal Caton-Jones

Dépassé ma première impression de déception, j’ai voulu revoir cette suite au film culte de Paul Veroheven. Le scénario est finalement plus limpide lors d’une deuxième vision. On comprend mieux l’importance de scènes qui peuvent paraître longuettes la première fois car tout s’explique à la fin. Finalement le film est toujours en deçà du premier opus mais n’a pas de quoi avoir honte. Thriller légèrement érotique (la version unrated ne comporte pas tout ce que le promo reel promettait – tant pis !) qui se suit sans trop de problèmes, il permet surtout de retrouver Tramell, la mante religieuse la plus sexy et la plus perverse du 7ème art. Bien mis en lumière et comportant une belle musique, il devrait être revu pour corriger le tir. Pour ma part c’est fait et ça m’a bien plu.
3/6

DERNIERE PARTIE BIENTOT
ISOLATION, LA MALEDICTION, BOOGEYMAN, LA COLLINE A DES YEUX, MORTUARY, POSEIDON, ULTRAVIOLET, SCARY MOVIE 4