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Tepepa - Westerns

Amigo! Mon colt a deux mots à te dire

Maurizio Lucidi
Si puo fare... Amigo !
1972
Avec : Bud Spencer, Jack Palance

Résumé : Bud Spencer soupire, mange, grommelle, baffe à tout va, prend son air de chien battu et baffe encore.

« Les bas-fonds du western spaghetti ». L’auteur de cette critique expéditive lue sur Télérama ou autre n’a certes pas vu Les Ravageurs de l’ouest (à moins qu’il ait voulu dire « les baffes font le western spaghetti »). Pourtant on comprend bien ce qu’il veut dire. Amigo ! Mon colt à deux mots à te dire est un Trinita sans Trinita, un Terence Hill et Bud Spencer sans Terence Hill. Et malgré tout l’attachement que l’on porte aux films de Terence Hill et Bud Spencer, jamais on n’en viendrait à dire que les deux Trinita sont réellement de bons films ! Alors un Terence Hill & Bud Spencer avec seulement Bud Spencer, on en est encore plus loin.
Pourtant, pourtant, un charme ineffable - imperceptible des critiques de Télérama - opère, charme tout entier porté par la stature de Bud Spencer et la nonchalance de la mise en scène. Coburn (Bud Spencer) est en effet un brave type – bon, voleur de chevaux quand même – qui n’aspire qu’à une chose : qu’on lui foute la paix. Or, où qu’il fasse, quoi qu’il baille, on lui tire dessus, on veut le pendre, on veut le descendre, on lui refile un gamin à s’occuper, on veut le marier. Bud Spencer subit tout ça sans s’énerver, baffe qui en a besoin sans se fatiguer et soupire un bon coup à chaque fois qu’on veut le tuer. Bud Spencer imprime son rythme au film, là où Terence Hill imposait aux réalisateurs une mise en scène plus athlétique et plus nerveuse dans les autres films du duo. Et finalement, cette nonchalance, ce parti pris de la force tranquille du colosse font de Amigo ! Mon colt a deux mots à te dire un film attachant qu’il est impossible de complètement détester. D’abord à cause d’une musique de Bacalov qui fleure bon les années 70, cheesy et inadéquate au possible, mais qui bien sûr s’incruste dans votre tête tout au long de l’intrigue. Ensuite à cause d’une avalanche de bons sentiments rendus nécessaires par le public enfantin auquel s’adresse le film : Bud Spencer naturellement s’attache au gamin et en viendrait presque à vouloir s’installer avec lui dans la ferme des Mc Bains.

La suite ici : http://tepepa.blogspot.com/2008/06/amigo-mon-colt-deux-mots-te-dire.html

Je vais, je tire et je reviens


Vado, l’ammazo e torno

Enzo G. Castellari
Avec George Hilton, Edd Byrnes, Gilbert Roland, Gerard Herter
1967
 
Je vais je tire je reviens est le prototype de ces westerns italiens autoparodiques – comme les Sabata ou Aujourd’hui ma peau demain la tienne du même Castellari – qui savent garder une certaine rigueur pour ne pas sombrer dans la nullité la plus totale. Il est par ailleurs intéressant de replacer les westerns comiques de Castellari dans l’ordre, en commençant donc par ce Je vais, je tire et je reviens qui hésite parfois maladroitement entre le tragique et le comique, suivi par Aujourd’hui ma peau demain la tienne, qui roule parfaitement en mode aventures enfantines, puis on subit Te Deum, toujours assez plaisant quoiqu’on en dise mais de plus en plus nul malgré tout et on termine par Cipolla Colt que je n’ai pas encore eu l’honneur de voir mais qui a une telle réputation que je m’en dispenserai facilement.
La suite ici: http://tepepa.blogspot.com/

Tombstone

Tombstone
1993
George Pan. Cosmatos

Avec: Kurt Russell, Val Kilmer, Bill Paxton, Sam Elliott, Michael Biehn, Charlton Heston

Wyatt Earp ne veut pas être shérif de Tombstone, il refuse d’être shérif à Tombstone, il ne deviendra jamais Shérif à Tombstone. C’est sûr, c’est catégorique !
Et puis finalement si …

Tombstone est sorti à peu près en même temps que Wyatt Earp, dont il respecte d’ailleurs la trame principale. Comme Wyatt Earp, il a pour pivot central le règlement de compte à OK Corral, qui est le climax des deux aînés plus prestigieux que sont La poursuite infernale de John Ford et Règlement de comptes à OK Corral de John Sturges.
Pour cette raison, on limitera la comparaison à Wyatt Earp et non pas aux œuvres de l’âge d’or, parce que sinon les puristes vont se retourner dans leurs tombes.
Pour la suite de la comparaison, c’est en fait très simple. Là où on se fait chier comme un croque-mort pendant trois heures dans Wyatt Earp, on prend son pied dans Tombstone, là où Kevin Costner récite ses aphorismes creux toutes les deux minutes, Kurt Russell les réserve pour la fin, là où Kevin Costner ressemble à un gardien de la paix joufflu, Kurt Russell ressemble à un oiseau de proie menaçant, là où Kevin Costner campe un Wyatt Earp dont la part d’ombre est aseptisée, Kurt Russel incarne un Wyatt Earp qui fuit les honneurs et le service à la communauté, qui ne pense qu’à s’enrichir, qui quitte une droguée pour suivre une chanteuse sans réputation et moche de surcroît (là c’est juste mon opinion hein..). Là où la musique de Wyatt Earp vous donne envie d’assassiner tous les facteurs de violons de la terre, celle de Tombstone sait être efficace tout en restant classique.

La suite ici: http://tepepa.blogspot.com/

La chevauchée fantastique

Stagecoach
1939
John Ford
Avec : John Wayne

L’histoire: Une diligence emmène un microcosme humain à Lordsburgh. On trouve là-dedans la putain, le notable, le docteur alcoolique, le banquier corrompu, la dame de bonne famille, le bandit au grand cœur, le marshall. Ils doivent traverser une terre où Geronimo fait des siennes.

Si on ne devait en garder qu’un, ce serait celui-là. On peut lui préférer d’autres westerns, on peut lui trouver des défauts, mais une chose est sûre, La chevauchée fantastique est le western, le seul, le vrai, l’unique, celui qui définit tout et qui sublime tout d’un seul coup, celui qui crée les poncifs et qui les transcende dans le même mouvement, celui qui n’est qu’une histoire de cow-boys et d’indiens et un drame généraliste en même temps.
Evidemment, sortir des banalités de ce genre sur un film déjà unanimement considéré comme un chef-d’œuvre n’est pas spécialement d’une grande originalité. Mais il ne s’agit aucunement d’un effet de style prétentieux de ma part : je le pense vraiment ! D’autant que je suis loin d’être un fan inconditionnel de Ford dont un certain nombre de films ultérieurs me sont apparus poussifs, manquant d’action et franchement surestimés. La chevauchée fantastique n’est d’ailleurs pas exempt d’un certain nombre de défauts Fordien récurrents : on y trouve chansonnette chiante à faire bailler les morts, mais au moins il n’y en a qu’une seule et elle s’inscrit en plus parfaitement dans la logique narrative de la tombée de la nuit dans le relais. On y trouve l’habituel manque d’action « pure », mais compensée ici par le rythme de la mise en scène et rattrapé par la flamboyance de la fantastique chevauchée. En outre, indépendamment des défauts de Ford, il faut bien dire que le film a un peu vieilli, que le noir et blanc sied mal à Monument Valley (a contrario il illumine parfaitement les scènes nocturnes), et surtout, qu’il manque en VF le charme habituel du doubleur habituel de John Wayne.
Mais alors, qu’est ce qui fait que ce film est si simple et à la fois si génial ? Evacuons d’abord la nostalgie : oui on a adoré le film étant gamin, oui on l’a recréé plan par plan avec la diligence Wells Fargo rouge Playmobil, et oui, le souvenir de cet enchantement ressurgit toujours un peu quand on le revoit.

La suite ici: http://tepepa.blogspot.com/

La mort était au rendez-vous

Da uomo a uomo
1967
Giulio Petroni

Avec Lee Van Cleef, John Philip Law

Un petit garçon voit toute sa famille massacrée un soir de pluie par 4 ou 5 types très tibulaires, et ce qu’il va faire devenu adulte, et bien, ce n’est pas trop difficile à deviner. Jeune et fougueux, il va chercher à se venger bien sûr, sauf que, sauf que, il y a le Colonel Mortimer sur son chemin.

La mort était au rendez-vous est le parfait western italien, qui copie tout sur Leone (et surtout Et pour quelques dollars de plus) avec talent et bonne conscience, et qui parvient tout de même à dégager un parfum d’authenticité de genre réjouissant. Adulte et enfantin à la fois, le scénario offre son lot de violence à l’italienne tout en restant sobre dans la démesure. Les relations père/fils entre Lee Van Cleef et Clint East… heuu John Philip Law ainsi que le thème de la ville corrompue et les magouilles du méchant inscrivent le film dans un registre adulte et sombre, tandis que le motif de la vengeance bornée associée à des éléments figuratifs simplistes (l’éperon, le tatouage, la balafre etc) rappellent la logique de films destinés plutôt aux plus jeunes comme Le Dollar Troué ou Wanted avec leurs revolvers aux canons sciés et leurs fers de marquage qui reviennent tels des leitmotivs visuels tout aux long du film.
De même, contrairement à des films ultérieurs type Sabata, la mort porte sa signification, même chez les méchants. Lorsque Clint… heuu John Philip Law abat l’un des meurtriers et accomplit ainsi sa vengeance, il se retrouve confronté au frère du défunt ivre de rage qui est bien décidé lui aussi à se venger. La litanie n’en finit pas, et bien que la pirouette scénaristique qui fait du frère l’un des meurtriers recherché permet facilement de faire oublier que la vengeance appelle toujours la vengeance, ce passage montre des méchants à visage humain, au sens tragique prononcé comme dans les tous meilleurs westerns spaghetti de la période noire.
La suite ici: http://tepepa.blogspot.com/

[HS] - C'est chiant de voter à gauche en France...

C'est chiant parce que les soirées électorales sont rarement joyeuses, lol. Ce soir au PS, ils ont tellement perdu l'habitude de gagner qu'ils ont décidé d'être joyeux quand même, simplement parce que la branlée est moins énorme que prévue...

Ainsi, depuis que je regarde les soirée électorales:

  • Mai 1988: Mitterand gagne: ouais! ça tombe bien, la gauche s'était pris une grosse branlée en 86...
  • Juin 88: La gauche gagne!

  • legislative 93: grosse branlée pour la gauche, deuxième cohabitation, merde...

  • Mai 95: chirac gagne, hop, une branlée: re-merde...
  • Juin 95: encore une grosse branlée pour la gauche, cela va de soi...

  • legislative 97: La gauche gagne, méga surprise! (et encore, merci Chichi)

  • Avril 2002: branlée du siècle pour Jospin: re-re-merde...
  • Juin 2002: branlée de rigueur pour la gauche, on baille d'ennui.

  • Mai 2007: branlée énorme pour Ségolène, zouuu, jamais deux sans trois.
  • Juin 2007: tiens que se passe t'il? Non rien, encore une branlée pour la gauche...

    Pas étonnant que la droite soit obligée de remonter à Mai 68 (qui d'ailleurs s'était soldée par une grosse branlée pour la gauche en 69, puis une petite branlée en 74, mdr) pour fustiger la gauche et les soit-disant ravages de la soit-disant pensée unique...

  • [HS] – La colline a des yeux – The blade

    Aperçu d’un cinéma barbare et sans concession, avec en plus de quoi satisfaire l’amateur de westerns. Attention aux gâchages (spoilers)

  • la colline a des yeux
    2006
    Alexandre Aja d’après Wes Craven

    Le premier à y passer est un chien, puis un canari. On se dit qu’à ce rythme là on est pas couché, mais non, Alexandre Aja fait fissa disparaître la moitié du casting gentil, et là on réalise qu’on n’a pas vraiment le temps de mourir de soif dans le désert. Mais Aja nous trompe encore, car il aime bien les fausses pistes Aja. Le petit démocrate qui part tout seul à pied à l’avant non seulement survit contre toute attente mais en plus devient une espèce de Mad Max/Terminator acharné à retrouver son bébé. Couvert de sang, La suite ici: http://tepepa.blogspot.com/

  • Viva la muerte…tua

    Et viva la révolution !
    Viva la muerte…tua
    1971
    Duccio Tessari

    Avec Franco Nero, Eli Wallach, Lynn Redgrave, Eduardo Fajardo.

    Un générique en séquence rapide d’images fixes, Franco Nero dévalise un mariage, accompagnée d’une musique seventies, clappements de mains et rythme rapide comme un générique de Pierre Richard, ce cinéma commence exactement comme il devrait, dans la bonne humeur d’une Révolution qui ne révolutionne rien, épaulé par une réalisation qui ne révolutionne rien non plus. On a bien sûr toujours plaisir à retrouver Franco Nero jouer un prince russe, polonais, moldave ou syldave, peu importe, prince de la sape, roi de l’individualisme, il sait jouer des poings aussi bien qu’il sait jouer du revolver aussi bien qu’il sait jouer de la mitrailleuse aussi bien qu’il sait jouer de la répartie assassine (à quelle époque vivons nous ?). Evidemment, on ne va pas essayer de vous faire croire qu’on n’a pas plaisir à retrouver Eli Wallach non plus, dans son rôle de Mexicain qui pue, qui grogne, qui râle, qui se fait avoir et qui joue bien du revolver également à chaque fois qu’il le faut.

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    Dieu pardonne, moi pas

    Dio perdona... Io no !
    1967
    Giuseppe Colizzi
    Avec : Terence Hill, Bud Spencer, Frank Wolff, Gina Rovere, José Manuel Martín

    (Terence Hill) est sur la trace d’un bandit qu’il croyait mort (Frank Wolff). Un agent d’assurance (Bud Spencer) est sur la trace du même bandit afin de récupérer un magot volé.

    Le western italien est superbe. Bien avant que l’on qualifie la mise en scène de certains films d’«esthétique clip» , le western italien a su créer de véritables petits métrages au sein même des films, des petites histoires avec leur intensité dramatique, leur mise en scène recherchée, leur esthétique choc. Quand plus tard Luc Besson réalisera Subway on se mettra alors à parler « d’esthetique clip », alors qu’au fond il n’y avait rien de formellement novateur. Par exemple, le début de Dieu pardonne, moi pas n’a rien à envier aux mises en scènes démonstratives des cinéastes d’aujourd’hui : un train qui avance doucement, bercé d’une musique presque mystique, un ballon qui traverse la voie ferrée et un petit garçon qui vient le chercher pour découvrir toute une assemblée venue accueillir le train, les visages de plus en plus inquiets des gens entraperçus entre les wagons du train qui n’a pas l’air de vouloir s’arrêter et ce cri : « le train est vide ! ». Vide ? Non, comme dans un bon western spaghetti, le train n’est pas vide, il est rempli de cadavres, savamment enchevêtrés pour créer un petit effet de « vérisme » supplémentaire, tandis que la caméra suit le seul survivant, hagard, qui s’enfuit incognito, dans le désert espagnol. Aujourd’hui, les réalisateurs talentueux mettent tout leur savoir faire pour recréer ce genre de scènes dans des films gros budgets soignés et respectueux, hier, Sergio Leone, Sergio Corbucci et Giuseppe Colizzi mettaient non seulement leur savoir faire, mais aussi leur inventivité au service d’un cinéma populaire, novateur et exigeant ! Revenir aux sources n’est pas forcément un retour en arrière.
    Des micro-films au sein de Dieu pardonne, moi pas, il y en a d’autres, des scènes à faire aussi.

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    Retour sur Texas Adios et Mannaja

    Texas Adios je l’avais téléchargé en anglais. Mannaja je l’avais acheté en DVD allemand avec piste anglaise. L’autre jour je suis passé chez Géant-Casino et ils étaient là, presque tous les westerns italiens Seven 7, sur un présentoir à part, près de l’entrée, à 6€99 l’unité ! Parfois le cœur a ses raisons que la raison ne commande pas, j'ai raflé Texas Adios et Mannaja, ainsi que le seul qui me manquait : La brute le colt et le karaté.

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    Le vent de la plaine

    The Unforgiven
    John Huston
    1960
    Avec:Burt Lancaster, Audrey Hepburn

    Un lourd secret est préservé au sein de la famille Zachary, un secret que seule la mère de famille connaît, un secret qui ne plairait ni aux familles alentours, ni aux indiens Kiowa. Les ennuis commencent quand un cavalier fantôme surgit de nulle part.

    Le vent de la plaine fait partie de ces chefs d’œuvre qui traînent des années sur vos étagères parce que vous n’avez jamais le courage de le regarder. La jaquette parle de plaidoyer anti-raciste, de grands sentiments, et ce n’est pas que vous ayez peur de vraiment vous emmerder, c’est simplement qu’il y a toujours un primaire Texas Addio ou un stupide On m’appelle Providence qui vous tente plus à ce moment là.
    Et bien sûr, le jour où vous le voyez, vous regrettez de ne pas l’avoir fait plus tôt. Parce que malgré toute la sympathie que je porte à Texas Addio et à On m’appelle Providence, il faut bien admettre que Le vent de la plaine appartient à une catégorie supérieure. D’abord parce que le racisme dont il traite est pire encore qu’un « simple » racisme anti-noir ou anti-indien, pire que le racisme évident basé sur la différence de couleur de peau ou de culture, que l’on pourrait à la rigueur taxer de « compréhensible ». Le racisme dépeint dans Le vent de la plaine démontre au contraire que le racisme n’a pas besoin de l’excuse de la différence pour exister. Quand les colons apprennent que la petite Zachary est en fait de sang indien, ils la rejettent en bloc alors qu’elle était parfaitement acceptée jusqu’ici, et que personne ne soupçonnait quoi que ce soit.

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    La rivière d'argent

    Silver River
    Raoul Walsh
    1948

    Avec: Errol Flynn, Ann Sheridan

    Mike McComb est injustement chassé de l’armée. Il va se venger de la vie en partant de rien, en construisant petit à petit une fortune, puis un empire, grâce à son huile de coude, à sa clairvoyance, et surtout à son manque total de scrupules.

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    [HS] 300

    300
    2007
    Zach Snyder

    Gros plan sur des cadavres enchevêtrés avec des mouches qui se traînent, des étendards brisés et sales font la pose, pendant qu’une mouette noire s’envole lourdement de la lance où elle s’était reposée. Les émissaires avancent lourdement sur leurs chevaux de guerre, les tuniques amples qui claquent au vent, les accessoires qui valdinguent de partout. De loin on dirait des tanks ! Les Perses sont innombrables - on ne remerciera jamais assez l’inventeur du copié/collé - hétéroclites, ils ont des rhinocéros de combat, ils ont des éléphants, ils ont des monstres genre mutants, des armes proches de celles des Ninjas – Frank Miller oblige – des masques hideux. Les Spartiates rigolent. La cape rouge devient noire de boue, les ongles des pieds sont savamment écornés, salis, calleux et boueux. Le casque de Leonidas est une œuvre d’art à elle seule, les fentes, les bouts manquants forment un réseau, les bouts de flèche enfichés dans le torse – même pas mal – tout ça c’est du Frank Miller pur jus, pur sauce à la viande hachée, coupée – chop chop – fendue. Je n’avais jamais eu le loisir d’admirer à quel endroit exactement se situe l’os éclaté de la colonne vertébrale quand on coupe une tête : c’est fait ! Le combat chez Frank Miller est toujours affaire de force brute, de résistance à la douleur, d’entraînement surhumain. Voyez donc le fracas de Batman contre le chef des mutants dans The Dark Knight Returns, observez l’art du combat d’Elektra dans

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    Spider-man 3

    Nan, je déconne...

    Bataille sans merci

    Gun Fury
    1953
    Raoul Walsh

    France 3 mon amour diffusait donc un western en cette après-midi grise de premier Mai. Voici pourquoi je paye la redevance : quelques westerns à Noël, un western le premier Mai, un western de temps en temps tard le soir. Au final, ce n’est pas si mal n’est ce pas ? En tout cas on ne va pas se plaindre.
    Surtout qu’en plus c’est du bon, sans tâche sans défaut. Dans la diligence, on se passe le whisky, les chevaux galopent et bien sûr l’embuscade est là. Le héros meurt, vite, trop vite, on ne s’inquiète guère de le voir dans la poussière rouge au milieu des rochers imposants qui s’empilent comme des lego. Les bandits s’emparent de sa fiancée, damn ! La suite ici: http://tepepa.blogspot.com/