IT'S FINE, EVERYTHING IS FINE!
LA CRITIQUE
LE CASTING
Avec une certaine dose de licence poétique, Crispin Glover, accompagné cette fois de David brothers, réaffirme son amour des marginaux en donnant dans It's fine, everything is fine! le rôle principal à Steven S. Stewart, l'homme handicapé que l'on pouvait déjà voir dans What is it?. D'un film à l'autre, il n'a pas changé ses objectifs: faire un cinéma offensif, cru et dérangeant. Sauf qu'à l'inverse de son premier opus, il baisse le volume de la musique classique et donne plus d'importance aux dialogues. Ce qui n'obstrue pas les envolées lyriques, les images issues du cerveau, la réflexion sur la différence. Exit donc les visions sur les escargots qui hurlent parce qu'on leur balance du sel. Exit aussi les passages avec les mongoliens. Exit les nombreux personnages secondaires. Glover conserve donc Steven et raconte une histoire autour de la propre expérience de l'handicapé au collège et au lycée où il fantasmait sur les «Cherry blossom girls», filles aux cheveux longs tout en étant sexuellement frustré. Glover explore ce fantasme comme une projection mentale en donnant la possibilité à l'handicapé de concrétiser ces fantasmes via le cinéma. Les visions ne sont dérangeantes que pour ceux qui n'aiment pas que l'on mette un homme moche au lit avec une bombe sexuelle (les filles sont majoritairement décrites comme des prostituées). Encore une fois, c'est un fantasme. Il n'y a pas une volonté de retranscrire une réalité ou de tomber dans les généralités. S'il y a une gêne, elle résulte d'un malentendu en même temps qu'elle témoigne de l'ambiguïté (voulue) générée par la puissance des images.
>
Accéder à la galerie photo
La critique
CINE : IT'S FINE, EVERYTHING IS FINE! (CRISPIN GLOVER)Voici donc It's fine, everything is fine, la seconde partie de la trilogie orchestrée par Crispin Glover après le terrassant What is it?. D'une insidieuse et choquante beauté.
IT'S FINE, EVERYTHING IS FINE!
Un film de Crispin Glover
Avec Steven C. Stewart, Margit Carstensen, Carrie Szlasa, Jami Farrell, Anna Stave, Bruce Glover...
Avec une certaine dose de licence poétique, Crispin Glover, accompagné cette fois de David brothers, réaffirme son amour des marginaux en donnant dans It's fine, everything is fine! le rôle principal à Steven S. Stewart, l'homme handicapé que l'on pouvait déjà voir dans What is it?. D'un film à l'autre, il n'a pas changé ses objectifs: faire un cinéma offensif, cru et dérangeant. Sauf qu'à l'inverse de son premier opus, il baisse le volume de la musique classique et donne plus d'importance aux dialogues. Ce qui n'obstrue pas les envolées lyriques, les images issues du cerveau, la réflexion sur la différence. Exit donc les visions sur les escarg...(Lire la suite)-
Un film de Crispin Glover