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Moonlight - fiche du film moonlight MOONLIGHT

MOONLIGHT



Mick St John (Alex O'Loughlin, Invisible), détective privé et vampire de son état, arpente les rues de Los Angeles afin de résoudre diverses affaires criminelles, surtout quand celles-ci ont trait avec le surnaturel ou son propre passé de vigilante nocturne. Il en profite pour garder un oeil sur sa protégée Beth Turner (Sophia Myles), une reporter qu'il surveille de loin depuis qu'il l'a sauvée enfant des griffes de celle qui a fait de lui une créature de la nuit. Le temps aidant, Mick s'est finalement épris de la belle avec qui il fît tout de même connaissance, mais, ne sachant que trop bien les problèmes qu'engendrerait une telle relation, se contentera ainsi de son rôle d'ange gardien, la belle lui servant parfois d'indic dans ses quêtes.

S'ouvrant intelligemment par une fausse interview du vampire qui établit d'emblée les règles vampiriques mises au goût du jour (l'ail n'a aucun effet, le soleil est « juste » nocif et les pieux paralysent sans transformer en tas de cendres), Moonlight se réapproprie le mythe des créatures de la nuit en l'adaptant de manière plus réaliste afin d'éviter de tomber dans le grand guignol. En résulte un show moins dense et moins coloré qu'un Angel par exemple, ce qui a ses avantages et ses inconvénients. Côté plus, la série devient un show plus intimiste qui aura plus de chances de séduire le non-amateur de fantastique en lui proposant des enquêtes carrées et des personnages plus ancrés dans un quotidien solide. Niveau pertes, la mythologie disparaît (certains diront « tant mieux »), le bestiaire varié et la propension au délire tous azimuts itou. Reste l'intelligence de David Greenwalt (Angel, Profit), lié au projet avant qu'il ne le quitte pour raisons de santé, la présence à la production de Joel Silver qui atteste d'une partie action bien calibrée (les mouvements et apparences des vampires sont enfin bruts et impressionnants !) ainsi qu'un cast appréciable (on notera la présence de Jason Dohring, l'ancien Logan Echols de Veronica Mars, servant ici de mentor débridé à St John).

André Côte :
On aurait tort de condamner trop vite cette série à cause du monumental Angel. Si l'ombre du vampire de Joss Whedon plane ici inévitablement et si l'ambition est moindre que celle de son aîné en raison d'une absence de mythologie (point d'ennemi récurrent semble-t-il), ce Moonlight n'est cependant pas dénué d'intérêt. On peut même dire que ce nouveau show est ce que le spin-off de Buffy aurait été s'il n'y avait pas eu le cabinet Wolfram and Hart pour pimenter les journées de l'ex-petit ami de la Tueuse. La différence la plus flagrante réside dans la condition de son personnage principal qui vit plutôt bien son statut de vampire. Pour le reste, on attend de voir ce que les scénaristes prévoient avec ces suceurs de sang qui ne cherchent qu'à vivre parmi nous de façon pacifiste (certains ont intégré les sphères du show-bizz qui est ici survolé) et cette éventuelle love-story entre nos deux personnages principaux pourrait séduire les fans de Highlanders. Les effets spéciaux sont sobres mais efficaces. Si les prochains épisodes mettent l'accent sur les enquêtes et non les rapports du couple vedette, la série pourrait avoir le même charme qu'un Bones, ce qui est donc loin d'être déshonorant.

David Brami :
Enlevé, brut, portant sur notre société à la fois un regard amusé et désenchanté à travers les yeux d'un personnage qui a eu le loisir de la voir évoluer (ou non d'ailleurs), Moonlight montre enfin les vampires tels qu'on les avait visuellement imaginés en lisant les romans d'Anne Rice : directs, froids mais non dénués d'un charme certain. Forces brutes de la nature, ils sont ici dépeints avec une variété de psychologies intéressante. Alors bien sûr certains puristes crieront au sacrilège quand ils verront par exemple que les pieux paralysent plutôt qu'ils ne tuent, mais tout cela fait partie d'un élan de réalisme qui donne à la série un cachet neuf et bien appréciable. Scénaristiquement, on regrette parfois des débuts d'épisodes sombrant dans le cliché pour finalement se révéler intéressants, rapport à ce qu'il amène à la relation des différents protagonistes récurrents. Tout cela fait de Moonlight un show loin d'être inintéressant, voire parfois hautement appréciable.

Saisons : 1
Episodes : 8
En production


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