box office

1

TRANSFORMERS 2 : LA REVA
entrées : 1 115 888 (1 semaine)




2

VERY BAD TRIP
entrées : 402 973 (1 semaine)




3

JEUX DE POUVOIR
entrées : 303 056 (1 semaine)




4

TELLEMENT PROCHES
entrées : 496 176 (2 semaines)




5

LES BEAUX GOSSES
entrées : 614 803 (3 semaines)




6

LASCARS
entrées : 380 416 (2 semaines)




7

TERMINATOR RENAISSANCE
entrées : 1 436 661 (4 semaines)




8

HANNAH MONTANA, LE FILM
entrées : 225 132 (2 semaines)




9

NOTORIOUS B.I.G.
entrées : 74 028 (1 semaine)




10

LA NUIT AU MUSEE 2
entrées : 1 530 301 (6 semaines)

Beatrice dalle

beatrice dalle (19 Décembre 1964 - )

Envoûtante, mystérieuse et aussi talentueuse pour les uns qu'énervante pour les autres, Béatrice Dalle n'en finit pas de faire tourner en bourrique le cinéma,

un milieu qu'elle adore, qu'elle déteste, qu'elle a dans le sang. Sa filmographie est à l'image de la comédienne, sulfureuse, inattendue, brûlante. Parfaite pour passer sous les projecteurs de notre classe/pas classe...


37°2 LE MATIN LA CLASSE ULTIME
Parce qu’une première scène d’orgasme. Parce qu’un regard. Un sourire. Une jupe. Une rencontre dans un bungalow. Parce que Zorg, écrivain au bout de son rouleau existentiel (Jean-Hugues Anglade, corps plein de muscles, cœur ultra-sensible). Parce que Betty (Béatrice Dalle, au-delà de tout), plaie d’amour inconsolable, à la fois ange et démon, fantasme incarné et beauté étrange. Parce que Beineix, au meilleur, retranscrit toutes les ambiguïtés du roman de Philippe Djian. Parce qu’il filme le désir qui secoue. Parce qu’il nous convie dans une intimité sans que l’on se sente voyeur. Parce qu’on est bien. Parce que ce n’est pas tous les jours qu’on évolue nu au cinéma avec deux personnages également tout nus. Parce que les corps d’Anglade et de Dalle sont trop beaux pour être vrais. Parce que ces deux-là sont bandants, passent leur temps à faire l’amour (rien de plus) et ils ont raison. Parce que les fous rires complices avec Gérard Darmon et Consuelo De Haviland lors d’une soirée arrosée. Parce que le bleu et le jaune forment un sublime contrepoint au mal de vivre et à cette saloperie de réel. Parce que Betty fout des cendres de cigarettes dans les pizzas des clients abrutis avant de leur planter une fourchette dans la main. Parce que Zorg crame ses feuilles d’écrivain raté dans l’évier. Parce que Dalle se fout sur une chaise pendant que son mec casse un mur comme naguère Depardieu bouffait de la glace et Abril faisait de la balançoire en écartant les cuisses (La lune dans le caniveau du même Beineix). Parce que la passion n’a pas de limites. Parce que l’amour et la mort sont objets de la passion. Parce que dans passion, il y a destruction. Parce que les histoires d’amour finissent mal. Parce que c’est encore mieux en version longue. Parce qu’on aime à la vie et à la mort. Parce qu’une fois qu’on y a goûté, on n’oublie pas. Parce que cette musique de manège déglingué signée Gabriel Yared. Un manège à elle qui tourne et tourne encore dans la tête. A donner le tournis.
ROMAIN LE VERN


J’AI PAS SOMMEIL LA CLASSE ULTIME
Claire Denis aime les transes impressionnistes, les maladresses d’actes manqués, le silence des émotions, la sublimation de corps, la sensualité moite des rapports charnels. Dans J’ai pas sommeil, elle court-circuite les codes du thriller et plus précisément ceux du film de serial killer en prenant le parti de ne distiller aucun suspens – si ce n’est du suspens affectif – et de récuser tout débordement psy ou spectaculaire. En revenant sur l’affaire Thierry Paulin, le tueur de vieilles dames, Denis signe une chronique polyphonique subtilement bouleversante dans laquelle les rapports humains se délitent. On suit dès le départ une jeune Lituanienne venue sur Paname pour rejoindre un réalisateur incrédule qui lui a fait naguère de belles promesses artistiques. Motivée par ce leurre et la désillusion progressive qui l’accompagne, elle ouvre et ferme l’oeuvre, avec le même air nonchalant, en conduisant une bagnole, la clope au bec. Dans les premières images, elle est montrée comme une écorce vide paumée dans un monde inconnu et mystérieux; dans les dernières, ce personnage a inconsciemment saisi une opportunité majeure: celle de jouer sa propre vie devant nos yeux, souvent ébahis. J’ai pas sommeil devient alors un théâtre, celui de l’absurde où la cruauté sourd de partout (contrôle de flic, agression orale envers l’étrangère ou même physique lorsque la demoiselle est suivie par un badaud collant jusque dans un cinéma porno avant d’éclater de rire). A travers son regard – et donc celui de la caméra – plusieurs personnages prennent vie : une proprio d’hôtel énergique (Line Renaud, dans son meilleur rôle), prof de judo pour mémés qui apprend à viser les couilles des potentiels agresseurs; un homme résolument grave à la douleur intérieure (Alex Descas, acteur fétiche de la réalisatrice); une femme en plein tohu-bohu existentiel (Béatrice Dalle, viscérale); et, surtout, une créature paradoxale à la vie schizophrène (Richard Courcet, formidable), volontairement mis au second plan pour mieux parler de lui : jeune homme accordé avec l’existence qui aime faire des papouilles à sa maman le jour, travesti ambigu la nuit. Et bête sauvage quand on s’y attend le moins. Un film d’une tristesse sourde, jamais emphatique, toujours juste, dont l’énergie réside justement dans la distance qui sépare les individus. Claire Denis effeuille élégamment des hommes et des femmes hantés par la même solitude, qui se regardent, se frôlent, se détestent et n’arrivent pas à être heureux. Les gens normaux qui n’ont rien d’exceptionnel n’existent pas. En supplément peu négligeable, J’ai pas sommeil contient deux morceaux (sublimes) de Jean-Louis Murat qui viennent chaleureusement colorer toutes ces émotions indicibles qui s’agitent dans le camaïeu sombre de la ville. A juste titre, le lien est défait. Ça fout un cafard monstrueux mais c’est d’une beauté inouïe.
ROMAIN LE VERN

DIX-SEPT FOIS CECILE CASSARD CLASSE
Le premier long métrage de Christophe Honoré laissait plus ou moins présager le goût de la comédie musicale chez le cinéaste (Romain Duris dans une parenthèse à la Jacques Demy). Sa manière de filmer la sensualité et les corps ne trompe pas non plus. Ici, il y a déjà un style littéraire, une envie de décrire l’atmosphère, un sens précis du moindre détail, une langueur sourde. Ce qui peut être mal interprété. Ce 17 fois Cécile Cassard en a fait les frais. Certains ont été dérangés par l’aspect esthétisant et le minimalisme apprêté. Ce serait faire l’impasse sur un bel enchevêtrement de fragments de vie, sur cet enlacement charnel de séquences hypnotiques, cette ambiance hyper sensuelle. On sent déjà un amour des acteurs: sous le regard d’Honoré, Béatrice Dalle se transcende et performe un rôle extrême comme l’actrice les affectionne. Surtout lorsqu’elle se baigne dans un lac gelé uniquement par amour pour son metteur en scène. Le genre de perf balèze.
RLV


A LA FOLIE PAS TRES CLASSE
Un titre de film qui résume parfaitement la nature de Béatrice Dalle. Elle donne tout. A la folie. Même dans les mauvais longs métrages, elle dégage quelque chose d’incroyablement magnétique. Dans A la folie, de Diane Kurys, Alice et Elsa deux soeurs, ne se sont pas vues depuis deux ans quand Elsa quitte mari et enfants pour sonner à la porte d'Alice, chez qui emménage juste son nouvel amour, Franck. Très vite, en six jours et six nuits, Elsa exerce sur sa soeur un chantage affectif. Les personnages se laissent prendre à un jeu dangereux. Un thriller un chouia érotique assez incohérent mais regardable. La dark side de Coup de foudre, de la même Kurys. Il est loin le temps de Diabolo Menthe.
RLV

NIGHT ON EARTH TRES CLASSE
Ce film de Jim Jarmusch se présente comme un voyage. Dans cinq taxis américains et européens, des personnages excentriques, paumés, marginaux et souvent très tristes confient leurs états d’âme dans une ambiance nocturne envoûtante. Entre drame social et comédie aigre douce, le cinéaste propose des scènes étranges, décalées, loufoques, dérangeantes, simples comme bonjour. Dans le lot, Béatrice Dalle en aveugle fait des étincelles. Comme d’hab.
RLV


LA BELLE HISTOIRE PAS CLASSE
Les hommes et les femmes. Les uns et les autres. Les bons et les gentils. Les jours et les nuits. Lelouch et le cinéma. Réflexion interminable sur l’humanité et les choses bizarres qui se produisent entre les êtres. Avec le refrain connu de chabadabada, de superpositions chronologiques, de hasards et de coïncidences. Avec une monstrueuse liste d’acteurs, comme toujours chez Lelouch. Béatrice semble un peu paumée dans ce trou noir de fresque édifiante.
RLV

LE TEMPS DU LOUP CLASSE
Quand Anne et sa famille arrivent dans leur maison de campagne, ils s’aperçoivent qu’elle est occupée par des étrangers. Cette confrontation n’est que le début d’un douloureux apprentissage: rien n’est plus comme avant. Ce qui commence comme une histoire de famille devient vite un drame collectif. On dira ce qu’on voudra sur le réalisateur Michael Haneke, mais les mots ne sont pas assez forts pour décrire son cinéma. Le Temps du Loup, nouvelle illustration sur le thème de la violence, n’échappe pas à la règle et se révèle au fil du temps assez perturbant. L’introduction brute, violente et simple, met à rude épreuve une famille venue tranquillement passer des vacances. La situation rappelle celle de Funny Games, où des gens, arrivés dans leur maison de campagne, se retrouvent nez à nez avec de dangereux psychopathes aux gants blancs qui font une fixation nerveuse sur les œufs. Toute la tension du film se retrouve concentrée dans cet instantané de cruauté qui pose directement les thèmes du film: l’incapacité de communiquer et l’impossibilité de s’entraider. La première partie du film montre l’errance de trois membres d’une famille qui tente de survivre et de s’aimer alors que le monde autour d’eux s’écroule. Et d’un coup, c’est le film qui passe d’un état à l’autre. La seconde partie, plus longue, montre comment une poignée de gens venus de toute part tente de résister à cette pénurie soudaine. Dès le départ, le réalisateur nous identifie aux membres de cette famille ordinaire qui va être confronté à un événement extraordinaire: l’intrusion du fantastique et de l’horreur dans leur monde bourgeois et sans aspérités. Cette démocratisation sociale (ils doivent se rassembler avec des gens qui ne partagent pas le même niveau de classe, ni la même langue) est parfaitement montrée lors d’une scène où ce qui reste de la famille rejoint un groupe anonyme. Un peu comme Lars Von Trier et son Dogville, Haneke peint dans un espace confiné la vie extrême et rude d’êtres humains représentatifs de notre société. Tous les gens regroupés dans cet enfer clos, en attente d’un train salvateur qui ne viendra peut-être jamais, tombent le masque des apparences et cèdent à leurs bas instincts. Le Temps du Loup est une réflexion fataliste et pessimiste qui, malgré les flammes et les lueurs, ne véhicule aucun espoir et met nos élans humanistes à dos. C’est la fin du monde et nous en sommes les seuls responsables, parce que c’est nous qui l’avons tué. Malgré l’éternel tendance du réalisateur à la dissertation et le recours à la démonstration, l’ensemble ne manque pas de puissance.
RLV


PROCESS PAS CLASSE MAIS ALORS PAS CLASSE DU TOUT
Une femme décide de se donner la mort. Son ultime tentative pour s’accrocher à la vie consistera à s’adonner à une série d’expériences aux limites de ce qui est humainement supportable. Sous l’égide d’un Andrzej Zulawski, expert en fiction doloristo-hystérique, on aurait parié que le synopsis donnerait lieu à une fiction dérangeante et intense sur le deuil. Malheureusement, C. S. Leigh préfère le cinéma d’hauteur au cinéma d’auteur, le vernis spectaculaire à la suggestion trouble. Sa seule ambition ici semble être d’impressionner le spectateur avec une accumulation maladive de séquences crues et gratuites. Soit. Et après ? Peu importe que le film nous propose de voir des choses qu’on ne voit pas ailleurs. A force de se prendre pour Michael Haneke (des plans-séquences d’une longueur incongrue), Leigh ne contrôle pas son précipité qui se satisfait du scandale qu’il cherche à déclencher. Ennui et consternation.
RLV

CLEAN CLASSE
Quand Olivier Assayas filme Maggie Cheung, cela donne un portrait émouvant d'une femme forte mais cassée, détruite par la drogue, qui ne trouvera son salut que par la quête de son enfant. Pour cela elle devra s'imposer une introspection sans concessions. Clean brille par son absence de paillettes. Alors que le réalisateur aurait pu verser dans le mélodrame grandiloquent, tant de fois utilisé pour magnifier les histoires tragiques au cinéma, il préfère jouer sur les subtilités, les regards, les sous-entendus. Ses plans fixes marquent l’intense réflexion, la remise en question que s’impose Emily. Quand la caméra s’emporte dans de brusques mouvements, c’est pour mieux capter la panique d’une femme qui lutte contre ses démons. Emily se voit confronter en permanence à des choix, et elle sait qu’à la moindre erreur, le prix à payer sera fort. Toute l’importance d’une seconde chance, de la capacité à savoir la saisir, transparaît dans le voyage initiatique de l’héroïne. Initiatique, car bien qu’ayant tout connu, elle doit tout réapprendre, tant la vie aime redistribuer les cartes quand on ne s’y attend pas. Assayas donne ainsi une profondeur au personnage en ne se focalisant pas simplement sur la quête de l’enfant. Il s’agit également d’une recherche de soi. D’autant que la quête ne suffit pas, car qui dit enfant dit comment devenir mère. Et en ce qui concerne l’héroïne, comment concilier ce sacerdoce avec une passion viscérale pour la musique. D’ailleurs, la BO sublime du film participe à lui conférer cette dose de mélancolie et d’espoir palpable tout au long du métrage. Comme toutes les grandes œuvres, Clean forme un tout. Une véritable harmonie se dégage de l’ensemble, de la mise en scène à la musique, en passant par les acteurs.
LAURENT TITY


DANS TES REVES PAS CLASSE MAIS ALORS PAS CLASSE DU TOUT
Ixe est un jeune rappeur prometteur dont la réputation ne dépasse pas encore les quelques rues de son quartier. Avec toute sa bande et soutenu par Keuj, un coiffeur apprenti producteur, il tente de participer à des concerts et cherche à percer dans le milieu de la musique, au grand dam de sa mère qui souhaiterait le voir embrasser une carrière plus conventionnelle à la Poste. Béatrice Dalle est complètement à l’ouest dans ce truc musical complètement sans intérêt. Et en plus il faut se farcir la musique de Disiz La Peste. Eh mec, c’est nous qui pêtons les plombs en voyant ton truc.
CEDRIC RENIER


TROUBLE EVERY DAY TRES CLASSE
Claire Denis aime court-circuiter les us et coutumes de genres précis. Dans Trouble Every Day, elle s’attaque au film d’horreur et renoue avec ses transes impressionnistes. En suivant le parcours d’un américain (Vincent Gallo, fascinant comme toujours) venu à Paris pour tenter de guérir son mystérieux mal, la cinéaste zoome sur les babines sanguinolentes d’une Béatrice Dalle cannibale qui lors d’une scène exorbitante finit par dévorer le jeune Nicolas Duvauchelle. Rythme émollient, musique des Tindersticks, photo d’Agnès Godard, sublimes longueurs, trouble anxiogène, inquiétude fébrile qui sourd de partout. Un sommet d’ennui pour les uns. En ce qui me concerne, une expérience radicale et hypnotique, fascinante et dérangeante.
RLV


L’INTRUS PAS CLASSE
A la veille d'une transplantation cardiaque, un homme malade décide de quitter la montagne où il mène une existence solitaire pour partir vers les îles à la recherche d'un passé et d'un paradis perdus. Preuve qu'on ne pratique pas de politique: autant on adore J'ai pas sommeil et Trouble Every Day, autant on n'aime pas beaucoup cet Intrus. Que Claire Denis juge bon de donner le rôle de la reine des neiges à une Béatrice Dalle ne concerne qu’elle. Et elle seule. C’est peut-être ici, d’ailleurs, que se situe le problème. Tout le monde connaît les ficelles de la contemplation mode Claire Denis; tout le monde sait que ce qui compte ne réside pas dans ce qui est dit; tout le monde sait que la narration sera alambiquée; tout le monde sait que Claire Denis filme mieux que personne les corps. Soit. Et après? Et après, rien. L’intrus prétend prendre aux tripes ; il ne fait que provoquer un ennui lourd et maladroit. Passée une première demi-heure qui instaure un climat érotico-sensuel intrigant et oppressant, la cinéaste perd toutes les pièces de son puzzle et fait de sa singularité, un procédé. Elle confronte la froideur de l’environnement à la chaleur des sentiments (et réciproquement), scinde son récit en deux parties distinctes en référence aux deux hémisphères du cœur et abuse d’effets de style dont elle a trop le secret. L’idée de court-circuiter les lois usuelles de la narration qui était séduisante dans ses précédents longs ne l’est plus tant son bel objet formel distille une étrangeté pas inquiétante qui va même jusqu’à entacher le portrait du personnage principal (Michel Subor). Incompréhensible salmigondis.
RLV


TRUANDS HORS CATEGORIE
Paris, de nos jours, grand banditisme. Claude Corti, 50 ans, est l’un des rares hommes de pouvoir du métier. Proxénétisme, trafic de stupéfiants, faux billets, voitures, rackets, braquages, il sait tout ce qu’il se passe dans sa zone d’influence et prend une commission sur tout. Seule la violence lui permet de survivre. Franck, 30 ans, est proche de Corti mais tient à son indépendance. Intelligent, efficace, Claude a confiance en lui. Corti tombe et passe quelques mois en prison. Juste assez pour que ses affaires commencent à se dérégler. Oubliez la parabole sur l’avidité, le pouvoir et les relations humaines perverties. Frédéric Schoendoerffer - qui plonge une nouvelle fois dans un univers clos vu sous son angle réaliste - se montre plus décomplexé que dans ses deux précédentes tentatives. Seulement voilà, sous couvert de faire de la chronique réaliste et alarmante, le cinéaste croule sous les invraisemblances et renvoie le spectateur au cinéma bis des années 70, rance et grand-guignolesque, avec des répliques cultes, de la misogynie à peine dissimulée et des acteurs en roue libre. Le film aimerait sans doute nous inoculer de la haine de ce monde. Il se fourvoie dans une surenchère crapoteuse et surtout donne l’occasion à une interprétation très inégale de se distinguer avec des répliques cultes. Philippe Caubère – hallucinant – semble prendre un pied monstrueux à emprunter une dégaine théâtrale et à sortir à qui veut l’entendre qu’on ne lui beurre pas la raie. Dans son genre, c’est vraiment très drôle.
RLV


A L’INTERIEUR CLASSE
A la veille d’accoucher, Sarah passe le réveillon de Noël seule chez elle. Quelqu’un frappe à la porte. Derrière, une femme prête à tout pour arracher l’enfant qu’elle porte en elle. Alexandre Bustillo et Julien Maury sont deux jeunes auteurs prompts à s’amuser avec les codes du genre horrifique. Leur premier long métrage en commun est une réussite. Les producteurs leur ont laissé les coudées franches, autorisant ainsi toutes les outrances stylistiques et narratives. C’est peut-être même trop pour le propre bien d’un film par ailleurs très excitant. Ce qui séduit vient de cette détermination à ne pas caresser dans le sens du poil et une envie de zigouiller tout ce qu’Alexandre Aja s’était permis de trucider dans Haute tension, influence majeure des deux loustics. Ça donne un film d’horreur ouvertement grotesque, plus écœurant que potentiellement effrayant qui va loin grâce à l’implication de ses deux actrices principales (dont Béatrice Dalle, effrayante) et sa folie qui nous contamine discrètement. En sortant de la projection, le spectateur a un arrière-goût nauséeux dans la bouche. Comme s’il venait de manger de la carne empoisonnée.
RLV


CLUBBED TO DEATH, LOLA UN PEU CLASSE MALGRE TOUT
Lola, vingt ans, s'endort une nuit dans un bus, se perd et se retrouve dans un monde domine par la musique hip-hop. Elle fait la connaissance d'Emir, de sa petite amie Saida et de son frère Ismaël. Lola tombe amoureuse d'Emir et le désir qu'elle éprouve pour lui va tout faire basculer. Voilà un film plutôt attachant quoique assez vain que l’on pourrait assimiler à du Gregg Araki français en moins fun. S’il ne raconte rien de passionnant, il possède malgré tout une immense côte sympathie grâce à son casting culte (Elodie Bouchez, Roschdy Zem, Béatrice Dalle, Richard Courcet, Alex Descas) qui convoque la génération montante du cinéma français et beaucoup d’espoirs vus chez Claire Denis. Mais il vaut avant tout pour sa bande-son somptueuse contenant Chemical Brothers et surtout LE morceau de Rob D. (Clubbed to death) que l’on découvrait ici bien avant le score de Matrix. Sa puissance désenchantée contribue pour beaucoup à l’atmosphère de cette rareté.
RLV

BLACK OUT UN PEU CLASSE OU PAS DU TOUT (CA DEPEND DES JOURS)
La descente aux enfers de Matty, l'un des acteurs les plus célèbres du monde. Venu à Miami pour demander la main d'Annie, avec laquelle il partage sa vie depuis cinq ans, il est complètement imbibé d'alcool et de drogue. Il va vivre une nuit d'horreur qui va provoquer un black-out, une amnésie partielle. Dix-huit mois plus tard, alors qu'il participe a une thérapie de groupe des Alcooliques anonymes, a New York, et qu'il vit à présent avec une jeune et belle actrice, il décide de retourner a Miami pour retrouver la piste d'Annie, et tenter de recouvrer la mémoire. Le résultat plutôt fascinant n’est pas exempt de sérieuses béquilles. Il n’empêche: un petit film d’Abel Ferrara vaut toujours mieux que les grands n’importe quoi et le casting, halluciné et hallucinant, qui cherche plus à entrer dans un mood que de jouer juste, contribue pour beaucoup à l’ambiance étrange de cet opus dont on ne sait encore s’il faut le ranger du côté des nanars singuliers ou des films malades. Collaboration importante entre Dalle et Ferrara. Présentation au festival de Cannes avec une Béatrice déchaînée sur le plateau de Nulle Part Ailleurs qui gueule sur un public impoli, parce qu’il attendait avec une impatience non feinte un show des Spice Girls, alors en vogue.
RLV


ET AUSSI (PAR LE «MECHANT» CEDRIC RENIER)
DESIRE PAS VU
Désire est un maître d'hôtel impeccable, double d'un séducteur auquel ne savent pas résister ses maîtresses. Cependant l'inconstance de ces dames motive ses changements de places. Le voila au service du ministre Montignac qui vit avec une bien jolie maîtresse. Cette fois c'est Désiré qui tombe amoureux de la belle demi-mondaine. Une adaptation de Sacha Guitry par Bernard Murat que personne n’a vu. Donc pourquoi le voir?
LES BOIS NOIRS PAS VU
Violette vit dans un château avec le taciturne Gustave. Elle est peu à peu séduite par le frère de celui-ci, Bastien, beaucoup plus extraverti. Ce rapprochement provoque la jalousie de Gustave. Béatrice aurait-elle renié ce film introuvable?
CHIMERE PAS CLASSE
Depuis qu'Alice est enceinte, le couple qu'elle forme avec Léo bat de l'aile. Décidée à garder son enfant, elle craint de perdre l'homme qu'elle aime. Alors ça, c’est Sophie Wittmer qui me l’a filé et comment dire, je me suis profondément ennuyé. Au secours, c’est pas bien du tout.
LA FILLE DE L’AIR PAS SUPER CLASSE
Vu quand j’étais môme lorsque ça passait sur TF1. Brigitte aime Daniel qui est incarcéré. Elle décide de prendre des leçons de pilotage pour organiser son évasion. D'après l'histoire vraie de Nadine Vaujour. Béatrice est mimi comme tout et super passionné par ce qui lui arrive. Mais en même temps, nous, de cette histoire, on a le droit de la trouver forte car c’est une histoire d’amour super forte. Après, il n’y a pas vraiment de mise en scène et ça fait épisode de Julie Lescault. Mais Béatrice, elle, est bien !
ON A VOLE CHARLIE SPENCER PAS CLASSE DU TOUT
Ca aussi, je l’ai vu. Qu’est-ce que c’est drôle! Francis Huster a une grande carrière de comique. Mal dans sa peau, un employé de banque rêve de changer de vie. Dès lors, il va littéralement changer de rôle... Paraît que ce film a dégoûté Béatrice Dalle du cinéma, fut un moment. On la comprend…
H STORY PAS CLASSE
Le réalisateur Nobuhiro Suwa, originaire d'Hiroshima, veut tourner un remake de Hiroshima mon amour d'Alain Resnais. Les Françaises Béatrice Dalle et la chef opératrice Caroline Champetier sont venues assister Suwa dans cette entreprise délicate : évoquer et recréer les émotions complexes liées à cette époque et ce lieu singuliers. Béatrice Dalle est de plus en plus mal à l'aise, avec le projet et avec ce réalisateur qui ne parle pas sa langue. Suwa n'arrive pas à définir son idée. Le remake est menacé, mais un autre film, celui issu du tournage, se profile. Ouh la la que c’est intello et chiant. Un mal de crâne. Mais Laurent Tity adore. Comment fait-il ?
LA SORCIERE PAS VU
Un film de Marco Bellocchio avec Béatrice Dalle et Corinne Touzet. Pas vu mais ça promet.
AL LIMITE SUPER CLASSE
Non, je déconne. Al Limite est un film limite. Limite naze. Limite drôle. Limite con aussi. Une série Z avec Bud Spencer. Béa fait sa Béa. Heureusement qu’elle a remonté la pente depuis…


Film par Acteurs