box office

1

L'AGE DE GLACE 3 - LE TE
entrées : 2 403 734 (1 semaine)




2

TRANSFORMERS 2 : LA REVA
entrées : 1 682 270 (2 semaines)




3

VERY BAD TRIP
entrées : 793 799 (2 semaines)




4

WHATEVER WORKS
entrées : 287 452 (1 semaine)




5

JEUX DE POUVOIR
entrées : 518 869 (2 semaines)




6

LE HERISSON
entrées : 204 716 (1 semaine)




7

TELLEMENT PROCHES
entrées : 653 754 (3 semaines)




8

LES BEAUX GOSSES
entrées : 750 012 (4 semaines)




9

LASCARS
entrées : 494 758 (3 semaines)




10

TERMINATOR RENAISSANCE
entrées : 1 526 612 (5 semaines)

Halle berry

halle berry (14 Août 1966 - )

La belle Halle Berry est à l'honneur aujourd'hui à l'occasion d'un "Classe / Pas classe" qui retrace sa belle carrière.

Si Halle est toujours classe, est-ce que sa filmo suit son physique ?

LA TRILOGIE X-MEN (2006), de Bryan Singer / Brett Ratner CLASSE
Mutant, une espèce en voie d’extinction
C’est donc à Brett Ratner qu’incombe la lourde tâche de reprendre le flambeau laissé par Bryan Singer (ce dernier ayant préféré s’investir sur le projet Superman returns). Pas facile d’imposer son nom après les deux cartons que son prédécesseur lui a légués. Le jeune cinéaste devait faire face à un dilemme évident, maintenir le style d’une série dont il n’est pas l’auteur tout en essayant d’ajouter une touche personnelle. Pas facile quand on connaît l’intransigeance dont certains fans peuvent faire preuve quand on touche à leurs héros favoris.
Tout comme son prédécesseur Ratner est confronté aux difficultés habituelles d’une adaptation de Comics, à savoir puiser un matériel scénaristique préexistant et l’adapter sur un média auquel il n’était pas destiné à l’origine.
En l’occurrence, la guerre pour la survie des mutants prend un aspect beaucoup plus scientifique. En effet, l’ennemi à combattre n’étant autre qu’un « vaccin » ou un traitement sensé annuler les effets de la mutation et faire disparaître tous super pouvoirs.
Le film s’inspire directement d’une série à succès écrite en 2004 par Joss Whedon (créateur de Buffy contre les vampires), Astonishing X-men. La menace prend donc un aspect plus impersonnel, plus idéologique que dans les précédents épisodes. Il ne suffit plus simplement de se battre contre des super vilains ou des militaires ; les X-men sont confrontés à une crise que leurs super pouvoirs ne peuvent apparemment pas résoudre. Si la série de Whedon a su prendre le temps de développer les multiples implications de cette intrigue, le film épuise rapidement le filon. On notera peut-être les implications que la situation engendre sur la relation entre Iceberg (Iceman/ Bobby Drake) et Malicia (Rogue), mais le récit peine à faire saisir la dimension dramatique de l’enjeu. La race mutante va-t-elle s’éteindre, le gouvernement compte-t-il utiliser le traitement à grande échelle ? Autant de questions que le film effleure à peine avant d’enchaîner rapidement vers l’issue du problème.

x-men 3


Le Phoenix
L’autre grand axe développé par le scénario est la renaissance du personnage de Jean Grey (Famke Janssen) sous les traits du Phoenix. Cette évolution du personnage était d’autant plus prévisible qu’elle était déjà annoncée dans X-men 2 (souvenez-vous de la forme bizarre sous l’eau à Alcali Lake) ainsi qu’à un niveau plus implicite dans X-men 1.
Le début du film prépare tout de suite la réapparition du personnage (porté disparu à la fin de l’épisode précédent) à travers un long flash-back où on découvre un Xavier et un Magnéto rajeunis par la magie des effets spéciaux et faisant connaissance avec une jeune Jean Grey aux pouvoirs déjà prodigieux.
On peut dire que la moitié du film est centrée sur le personnage interprété par Famke Janssen. De sa résurrection miraculeuse à son basculement schizophrénique vers le côté obscur le film nous entraîne dans une montée en puissance de la crise d’identité qui couvait depuis longtemps.
Rappelons que la saga Phoenix était à l’origine une histoire écrite par Chris Claremont, racontant la possession de Jean Grey par une puissante entité cosmique destructrice qui mènera les X-men au bord de l’extermination.
On peut dire que Ratner a bien appris sa leçon, certes l’entité cosmique se transforme en identité maléfique mais l’esprit du comics est respecté. La folie de Jean et la furie de Phoenix vont crescendo à mesure que l’équipe des X-men subit de lourdes pertes et que l’entrevue entre les trois protagonistes du début (Xavier, Grey, Magnéto) se répète à nouveau conduisant au climax dramatique du film. Mais voilà, à la suite de ce tournant dramatique le récit subit un engourdissement dont il peine à se relever. On perd de plus en plus de vue l’enjeu principal pour s’engouffrer dans le jeux des sous intrigues (les incertitudes des X-men sur l’avenir de l’équipe, les revirements amoureux de Iceberg et Malicia, …). Quant au personnage du Phoenix, il s’efface littéralement de l’action pour ne revenir en scène qu’à la toute fin du film. En réalité, tout se passe comme si le metteur en scène ne savait plus quoi faire pour gérer un enchaînement trop rapide des situations, pour unifier le récit. Certes le film est d’une grande richesse du point de vue des personnages mais il perd justement en lisibilité à trop chercher à développer parfois les intrigues annexes au lieu d’aller à l’essentiel.
Sans doute est-ce une des faiblesses de la mise en scène de Ratner, la difficulté à alterner le drame, l’action et la comédie.

Armaggedon
Les amateurs du genre se consoleront sans doute avec la scène de baston finale. Une magnifique fresque à la gloire des effets spéciaux tels que seuls les superproductions américaines savent le faire.

x-men 3


Notons que dans cet épisode les scènes de combat sont à peines plus nombreuses que dans le précédent et on regrettera peut-être le talent incroyable de Bryan Singer pour chorégraphier les interventions de nos héros costumés (tout le monde se rappelle de la scène d’ouverture de X-men 2 avec Nightcrawler ou le match Wolverine / Dent de sabre dans X-men 1). Peut être cela tient il au fait que Singer a tendance à segmenter les séquences de combat en traitant séparément l’intervention de chaque héros. Ici, Ratner choisit la méthode la moins aisée ; tous les personnages sont réunis sur un même champ de bataille tandis que les mouvements de caméra focalisent successivement l’attention sur chaque héros, le tout soutenu par un montage très cut. L’affrontement final annoncé par le titre du film voit pleuvoir une floppée de personnages secondaires à bases de CGI (images de synthèse). Les plans s’enchaînent à un rythme soutenu comme si Ratner cherchait à reproduire l’effet que ressent le lecteur de comics en feuilletant les vignettes d’une planche de dessins. Au final l’attention du spectateur est mise à rude épreuve ; les personnages se succèdent au centre de l’action sans laisser le moindre répit au regard. L’impression de fouillis qui en résulte est compensée par une mise en scène qui ponctue les temps forts de quelques dialogues.
Encore une fois Ratner tient à contenter les fans en accordant un minimum d’attention à chaque protagoniste, chose plus facile à dire qu’à faire vu le nombre de personnages.

x-men 3


Evolution des personnages
L’une des difficultés majeures de l’adaptation de la série X-men réside dans le nombre impressionnant de personnages. Déjà dans les deux premiers opus de la saga, il a fallu tout le talent de Bryan Singer pour garder la lisibilité de l’histoire sans que l’action se perde dans le développement des parcours personnels. X-men l’affrontement final bénéficie donc du travail d’exposition des personnages principaux au cours des précédents films tout en introduisant de nouvelles figures.

x-men 3


Du côté des rôles principaux il suffit de jeter un coup d’œil à l’affiche officielle du film pour comprendre que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Une fois de plus Wolverine est au centre de l’action. Premier à mener les enquêtes, premier à sortir les griffes, certaines séquences de combat semblent d’ailleurs avoir été écrites uniquement pour mettre en valeur la plastique de Hugh Jackman. Il partagera la vedette avec Halle Berry (Tornade) dont le personnage semble enfin se libérer de la gangue apathique dans laquelle les précédents films l’avaient maintenu. Sans doute les scénaristes ont-ils réalisé le potentiel du personnage (ou peut-être cherchent-t-ils à justifier le salaire d’une actrice oscarisée).

Parmi les nouvelles têtes on découvre le personnage d’Angel (Warren Worthington) interprété par Ben Foster. Un rapide flash-back introduit l’enfance troublée du personnage (pas facile de se balader avec des ailes de pigeon sur le dos quand on a dix ans) et le scénario relie son histoire familiale à l’intrigue principale. Malheureusement, et c’est une fois de plus le reproche principal, le film ne nous laisse pas le temps de nous attacher à ce personnage. Il est tout au plus une référence de plus au comics sans apporter un véritable intérêt à l’histoire.

x-men 3


On trouve un autre venu en la personne du Fauve (Beast/ Hank McCoy) interprété par Kelsey Grammer. Ce personnage est déjà mieux exploité par le film. Bien que Ratner ait procédé à quelques changements, il reste fidèle à l’idée de la bd. Le Dr McCoy (membre fondateur des X-men dans le comics) fait ici office de « Secrétaire d’état aux affaires mutantes » et sert de médiateur entre les institutions politiques (en l’occurrence la maison Blanche) et l’équipe de super-héros. Tout l’intérêt du personnage est subtilement résumé lors d’une séquence où provisoirement il retrouve une partie de son aspect normal : le Fauve est un intellectuel coincé sous l’apparence d’une bête sauvage et cherchant désespérément à préserver son humanité. Enfin un personnage entraperçu dans les épisodes précédents fait enfin son entrée en tant que membre à part entière dans l’équipe ; il s’agit de Kitty Pryde alias Etincelle (Shadowcat) interprétée par Ellen Page. Aux deux précédents volets son rôle était réduit à quelques cameos. Bien qu’il s’agisse d’un rôle mineur, la jeune actrice est touchante de vérité lors de ses rares apparitions.

x-men 3


Nous pourrions passer en revue les nouveaux visages parmi les super-vilains tels que Callisto interprétée par Dania Ramirez, Fléau (Juggernaut) interprété par Vinnie Jones,… cependant ils sont tout au plus utilisé comme des silhouettes que le scénario utilise afin d’étoffer l’univers du films. Par exemple, toute la « subtilité » du personnage de Vinnie Jones est résumée dans la phrase qu’il répète inlassablement « I am unstoppable » (traduisez : rien ne peut m’arrêter). Encore un fois, la tentation est grande dans ce nouvel opus, de faire plus grand et plus fort que les précédents en multipliant les rôles secondaires sans laisser le temps de respirer aux personnages.
Si le film introduit de nouveaux venus, il est aussi terriblement cruel envers certaines figures de la saga. Sans doute les fans crieront au scandale quand ils apprendront ce qu’il est advenu de certains personnages (tels que Cyclope par exemple), mais c’est à propos de Mystique (Rebecca Romjin-Stamos) que la déception est la plus grande. Dangereuse et mystérieuse, le personnage n’avait cessé de prendre de la profondeur au cours des deux premiers films. Dans X-men 3, son intervention se limite à quelques scènes.
Il semble qu’elle a été victime du jeu de chaise musicale qui a conduit les scénaristes à réduire l’importance de certains rôles. Preuve une fois de plus que la grande faiblesse du film provient de sa difficulté à gérer la richesse de l’univers X-men sur un support cinématographique.

Trilogie X-men ?
La sortie à l’écran du troisième volet de la saga est l’occasion de faire le point sur la série. Les slogans publicitaires présentent ce troisième film comme l’ultime volet d’une trilogie. Au-delà de l’argument marketing, faut-il comprendre qu’une succession de trois films suffit à former une trilogie ? Bien sûr que non ; dans trilogie il y a aussi « logie ». C’est donc que la trilogie est aussi un ensemble logique cohérent constitué d’un début, d’un milieu, et d’une fin. Cela signifie qu’indépendamment des sujets respectifs de chaque film, il existe des questions, des problématiques communes aux trois épisodes qui sont développées à un niveau sous-jacent et qui trouvent une résolution lors de l’ultime épisode.
Bien que la conception des trois long-métrages X-men n’a pas eu lieu à l’avance on peut souligner le mal que les scénaristes et metteurs en scène successifs se sont donnés pour faire évoluer les personnages et les enjeux à chaque film.
Sans tomber dans un excès de surinterprétation on peut distinguer certaines questions posées en filigrane dès le premier film et développées dans les épisodes suivants :

x-men 3


• La saga phoenix
La métamorphose spectaculaire de Jean Grey dans X-men l’affrontement final était prévisible de longue date par tous ceux qui ont su regarder les signes (et par tous les fans de Marvel Comics bien sûr). Dès le premier film, l’interprétation de Famke Janssen présente un personnage parfois tourmenté faisant preuve de dons inattendus quand le besoin s’en fait sentir (cf la séquence avec Cérébro dans X-men 1). Dans X-men 2 les choses deviennent plus explicites. Au début, Jean est assaillie inopinément par des flashs télépathiques comme un récepteur radio trop puissant qui s’emballe. La fin du film, le sacrifice de Jean Grey auquel succède une apparition fantomatique ne laisse alors plus aucune ambiguïté sur l’évolution du personnage dans la suite à venir.
Peut-être pourrions-nous parler d’un cycle du phoenix pour désigner cette trilogie.

• La lutte contre Magnéto et sa confrérie
L’ennemi numéro un des X-men est devenu une figure incontournable de la saga cinématographique. Génie du mal dans X-men 1, le flash-back sur son passé tourmenté donnait une certaine profondeur au personnage. Devenu un allié d’infortune dans X-men 2, le personnage gagne en complexité ; il n’apparaît alors plus comme simplement maléfique.
X-men l’affrontement final revient ainsi à la configuration d’origine.

x-men 3


• La lutte pour la cause mutante
S'il est un sujet incontournable dans la série X-men, à l’écran comme dans la Bd, c’est bien celui-ci.
Bien que le premier film soit plus axé sur la lutte contre leur ennemi juré, Magnéto, il introduit la problématique sociologique de la xénophobie à travers le personnage du sénateur Kelley (Bruce Davison) d’un point de vue politique. Il faut toutefois attendre l’arrivée de William Stryker (Bryan Cox) dans X-men 2, -magnifique graine de facho- pour que cette question soit pleinement exploitée sous un axe militaire.
X-men l’affrontement final reprend à nouveau cette problématique de l’oppression contre la population mutante sur le plan de la guerre biologique.

Ces exemples illustrent quelques problématiques communes aux trois films. X-men l’affrontement final apporte une résolution partielle ou définitive à ces questions. Il représente une conclusion acceptable aux intrigues principales de la série sans pour autant fermer la porte définitivement à d’éventuelles suites.
Il serait par conséquent plus juste de parler de série évolutive que de trilogie dans le cas de X-men, car le second terme sous-entendrait l’idée d’un ensemble fermé. X-men est une très bonne série (en Bd et à l’écran). Mais ce n’est qu’une série.

x-men 3


En Conclusion
Lorsqu’il accepte de reprendre le projet de X-men l’affrontement final, Brett Ratner n’ignorait sûrement rien des difficultés auxquelless il serait confronté (fans mécontents, public nostalgique de son prédécesseur,…). Il lui fallait donc répondre à une double problématique : rassurer les fans de la saga tout en essayant de s’approprier le film.
Le premier terme du contrat est remarquablement rempli. Les amateurs des précédents volets retrouveront avec joie un univers et des personnages qui leurs sont déjà familiers. Toutefois, à trop chercher à respecter l’univers des héros Marvel, la dynamique de la narration s’en trouve alourdie.
Brett Ratner cherche à contenter les fans de comics au risque de rendre le film moins lisible aux yeux du spectateur du samedi soir. Ceci s’explique peut-être du fait que lui-même avoue être un grand amateur de la série comics.
Il en résulte, une action certes soutenue mais qui laisse moins le temps de s’attacher aux personnages. Du coup, lors du tournant climactique du film, la charge dramatique de la séquence est noyée par une narration qui cherche à retrouver son souffle.
Il se peut que le metteur en scène ait fait le pari impossible de résumer dans un film d’une heure quarante toute la richesse scénaristique qui a fait le succès de la série Marvel au cours de la dernière décennie. Il n’y a qu’à compter le nombre de rôles secondaires présents au générique pour se rendre compte de l’ampleur de la tâche qu’il s’est fixé (le casting comptant déjà une dizaine de rôles principaux introduit près d’une trentaine de rôles secondaires).

x-men 3


Encore une fois, la crainte de décevoir un public de fans a pesé lourd sur les choix scénaristiques de ce troisième volet.
Il serait sûrement juste de rappeler à la décharge de Brett Ratner, qu’il a non seulement récupéré le projet d’un autre, mais qu’il n’a eu que trois mois avant le tournage pour prendre ses marques, le réalisateur Matthew Vaughn, pressenti pour remplacer Bryan Singer ayant subitement lâché la préparation du film.
Compte tenu des conditions de tournage et de toute la pression sur ses épaules le résultat est plus qu’acceptable. X-men l’affrontement final reste une adaptation fidèle de la série comics mais un film qui demeure par trop d’aspects imperméable à la lecture par les néophytes, leur laissant l’impression amère d’un récit trop condensé.

ROBOTS (2005), de Chris Wedge Cappy CLASSE
Après un décevant premier long-métrage, L'Age de Glace, qui rencontra tout de même un énorme succès, Chris Wedge s'attaque à ce Robots, étonnant par rapport à ce à quoi on pouvait présager. Le simple design des mécaniques s'annonçait casse-gueule, en leur donnant un aspect rétro, limite boite de conserve ambulante. Les responsables de cette réussite : William Joyce, et Steve Martino qui ont eu l'intelligence de se détacher du monde humain, de l'androïde ou même du cyborg. Ici nous revenons au robot mécanique des années cinquante, avant l'invasion de l'ordinateur.


Rodney est un jeune robot plein d'idées, mais son village est trop petit pour ses rêves. Il décide de partir à Robot Ville rencontrer Bigweld, le plus génial inventeur et bienfaiteur de tous les robots, pour lui proposer ses services. Mais de nombreuses surprises l'attendent...

En créant un univers intégralement robotique, Chris Wedge ne se risque pas à la comparaison ou au choc culturelle avec l'être humain. Ce qui s'impose comme un véritable avantage puisque celui-ci empêcherait littéralement l'empathie avec ses personnages. Ainsi dans Robots trois univers se superposent : la bonne vieille campagne robotique, la ville de type mégalopole, et l'enfer. Tout trois reposent sur des graphismes différents graduant la valorisation d'une vie simple et saine. Manichéen mais pas condamnable.


Bordélique à souhait l'univers de Robots favorise la croyance en ce monde mécanique. Ce qui s'avère une vraie richesse puisque Wedge ne s'attache pas qu'au premier plan de chaque scène ou à l'action effectuée par les protagonistes (à l'instar d'un Vaillant par exemple). Il offre alors à son film une deuxième ou troisième lecture, permettant de revisiter le monde amical de Robots, monde qui paraît réellement "vivant" tel ceux crées par les plus grands de ce domaine (Pixar pour ne pas les nommer).

Robots joue également de références populaires sans jamais ne se nourrir que d'elles, n'apparaissant ni autosuffisant ni complaisant. Les gags ne sont nullement fondateurs, attendus de toutes façons aux vues du sujet, le métrage restant sur les rails et évitant le funambulisme périlleux. Wedge n'abuse pas et ne fatigue pas le spectateur, il garde une énergie infantile vraiment sympathique, sollicitant des rires sincères sans jamais tomber dans le graveleux. Pour un film comme celui là, aujourd'hui à l'heure des Shrek, c'est un réel exploit.


Univers enchanteur, gags efficaces, personnages attachants, graphisme séduisant : le seul gros défaut réside dans l'histoire en des passages un peu longs qui cassent la narration par leur inutilité. La découverte de la ville est ainsi longue, fastidieuse, mais heureusement justifiée par le réalisateur (à la fin évidement). Certains gags là encore meurent puisque trop tirés en longueur. Par exemple la naissance de Rodney est un assemblage Ikéa vécu comme un accouchement : c'est drôle sitôt compris, mais malheureusement s'étale durant cinq longues minutes. Ce qui dans le fond n'est pas gênant, mais persiste la désagréable sensation qu'on passe à côté d'autres bonnes idées. Dommage mais pas catastrophique.


A la grosse différence d'un Shrek, Robots n'est ni vulgaire ni lourdingue, et se base sur un univers original charmant, riche, joliment construit et souvent propice à de réels gags qui convaincront sans hésiter les plus réticents à l'Age de Glace. Ses rares défauts n'étant rien face à ses grandes qualités, grands, petits, ados : chacun y trouvera son bonheur avec un plaisir non dissimulé.

CATWOMAN (2004), de Pitof PAS CLASSE MAIS ALORS PAS CLASSE DU TOUT
Le vivier de Super-héros n'étant plus assez riche pour abreuver les majors américaines en terme de blockbusters potentiels, elles vont maintenant puiser leur imagination dans le petit monde des super-vilains. Warner redonne ainsi vie à Catwoman sous la baguette (pas si magique) de Pitof. Heureusement, cette dernière a encore 8 autres chances de nous séduire...

Patience Phillips, une dessinatrice publicitaire timide travaillant au sein de « Hedare Beauty », une grande firme de cosmétiques dirigée par le tyrannique George Hedare. Ce dernier est sur le point de commercialiser une crème miracle, supposée apporter aux femmes une éternelle jeunesse. Mais Patience découvre que ce produit possède de dangereux effets secondaires si on arrête de l’utiliser. Sur le point de tout dévoiler, elle est éliminée par ses employeurs. Réssucitée par une puissance mystérieuse, elle se réveille plus féline et sensuelle que jamais : Catwoman...

Catwoman : La mort d’un mythe orchestrée par Pitof



Depuis le tournage de Batman le retour, miracle imagé par un Tim Burton plus sombre et inspiré que jamais, il est question de donner au personnage de Catwoman son propre film. Mais pour diverses raisons, plus ou moins obscures, cette franchise s’est vue sans cesse repoussée. Et comme cela risque d’arriver avec Harrison Ford et son personnage d’Indiana Jones, Michelle Pfeiffer, malheureusement plus en âge de renfiler le costume en cuir de la femme-chat qui lui allait pourtant si bien, a dû passer la main. Mais une chose est certaine : « On te regrettera longtemps Michelle ! »



Après le vertigineusement navrant Vidocq, on se demande bien ce qui a traversé la tête des producteurs, du studio et des ayants droits pour lancer ce projet, pourtant prometteur, sur de tels rails. Par quel malheureux hasard, le réalisateur français Pitof s'est vu confié la réalisation de ce qui aurait pu incontestablement devenir une nouvelle franchise en matière de super-héros ? On aurait aimer croire à l'impossible, fantasmer sur le fait que Pitof soit capable de réaliser un vrai film (sa précédente réalisation n'a pas été élue second plus mauvais film 2001 de la rédaction pour rien)...mais même en grattant de nos petites griffes acérées, il n’y a vraiment pas grand-chose à sauver de ce naufrage cinématographique et artistique.

Pitof semble ne jamais savoir où placer sa caméra et, pour se couvrir en matière de rushes, filme sous tous les angles possibles. Résultat : un montage insupportable bien trop découpé où l’on fini par moments par ne plus rien voir (même un simple « champ/contre champ » est composé de cinq ou six angles différents… pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.
Deux scènes en sont la parfaite illustration : une ballade en moto dans les rues de la ville qui devient simplement illisible et une simple partie de baseball qui tourne à la démonstration de ce qu’il ne faut pas faire en matière de découpage.

Pitof, à l’instar de son Vidocq, s'amuse au moyen de mouvements de caméra sans queue ni tête où la pseudo-virtuosité qu'il voudrait nous jeter à la gueule se transforme en tourneboulie informe. On fini par se dire que cet homme là n’a pas retenu grand-chose de ses collaborations avec Jean-Pierre Jeunet sur La cité des enfants perdus et d’Alien 4 alors qu’il oeuvrait à la conception des effets spéciaux. Ici, les SFX ne valent guère mieux que ceux qui illustrent les mauvais jeux vidéo. A l’heure où un film tel que Spider-man 2 parvient à moderniser le genre, les ballades nocturnes de toits en toits de Catwoman paraissent déjà joliment datées.


L'unique Catwoman ciné à ce jour (à nos petits yeux à nous)


Mais, et c'est une mini-surprise, c'est au niveau de son scénario que le film pêche le plus. Et dire que l’on dénombre pas moins de trois scénaristes (John Brancato (Terminator 3), Michael Ferris (The Game) et John Rogers (The Core) pour une histoire qui semble avoir été écrite un soir de beuverie où l’alcool triste l’emportait sur la gaîté. Les dialogues, lorsqu’ils essaient d’être un rien amusants, frôlent de si prês le degré zéro que cela en devient pathétique. Les « vilains », pour peu que l’on puisse ici parler de « vilains » dignes d’un DC comics, sont aussi crédibles que des snipers aveugles. Il faut également souligner le changement de nom du personnage principal (Selina Kyle devient Patience Phillips), sans doute effectué afin de se trouver une excuse pour la trahison vis à vis du personnage originel. Car il ne faut pas oublier que Catwoman est à la base un « super-vilain » oeuvrant au sein de Gotham City, voleuse de diamants (qui ici s’excuse de voler) et rivale de Batman.


Les anciennes Catwoman de la série télévisée


Les trois compères ne rentrent jamais dans les détails psychologiques du personnage et ne cherchent à aucun moment à savoir ce que cela peut faire de devenir une « femme-chat ». Ici, on se limite à deux ou trois coups de langue, quelques miaulements, un plat de sushis (on évite de peu la scène de litière) ,mais jamais il n’est question, comme c’est le cas avec le Peter Parker de Sam Raimi, d’état intérieur du personnage et du questionnement quant aux changements brutaux que cette métamorphose peut engendrer sur la vie privée de Patience. Quant à l’intrigue à proprement parler, celle-ci est inexistante et jamais le suspense, ni l’action, n’ont d’impact et d’influence sur le spectateur : on reste bêtement témoins (prisonnier ?) d’un show visuel de bas étage. En terme de distribution, Pitof devrait également revoir sa copie. Non pas que Halle Berry constitue une grossière erreur. L'actrice paie de sa sublime personne pour défendre au mieux son personnage mais ne parvient jamais, faute de matériau le lui permettant, à atteindre les performances tant physiques qu’artistiques de Michelle Pfeiffer. Mais elle n’incarne peut-être pas le meilleur choix pour le personnage. On pense notamment à Jennifer Gardner (Alias) joliment Elektra ou à Angelina Jolie (Lara Croft for ever ?).

Concernant les « Vilains », ici incarnés par Sharon Stone et Lambert Wilson, ces derniers sont plats et bien peu charismatiques. Ils possèdent toutefois un indénibale intérêt : mettre en valuer l'héroine. Dommage que cela s'opère par un drastique nivellement par le bas.

Un coup de griffe pour rien, donc...



Pitof est à Catwoman ce que Joël Schumacher fut à Batman (le fluo en moins) : un fossoyeur !.

Gothika (2004), de Mathieu Kassovitz UN PEU CLASSE

Ce n’est pas pour rien que Mathieu Kassovitz est considéré comme le wonderboy français. Non seulement parce que ce surnom était porté par son idole Steven Spielberg il y a quelques années, mais aussi grâce à sa carrière, exemplaire depuis plus de dix ans, ne cessant de gravir les échelons. Gothika représente la nouvelle étape, qui n’a pour autre ambition que d’être une bonne Série B de commande. Autrement dit, un film pas (trop) cher, vite tourné, de genre et qui divertit. Mission accomplie.
Le Docteur Miranda Grey (Halle Berry) est spécialisée en psychologie criminelle dans un pénitancier psychiatrique pour femmes, tenu par son mari (Charles S. Dutton). Sa vie va totalement basculer dans le cauchemar lorsque celui-ci est retrouvé chez eux, assassiné. Toutes les preuves désignent Miranda comme la coupable, et sa mémoire défaillante ne va pas l’aider. Elle se retrouve ainsi de l’autre côté des barreaux, suivie par un ancien collègue (Robert Downey Jr.), persuadé aussi qu’elle a sombré dans la folie. C’est auprès d’une ancienne de ses patientes et désormais voisine de chambre (Penélope Cruz) qu’elle trouvera peut-être le chemin de la vérité…


Halle Berry dans GOTHIKA


Plutôt que de se lancer dans des rivières encore plus pourpres, Mathieu Kassovitz a donc craqué au chant des sirènes hollywoodiennes. Soyons honnêtes un instant : qui refuserait de diriger l’une des plus belles et talentueuses actrices américaines du moment ? Certes, le label Dark Castle Entertainment, maison de production de Joel Silver et Robert Zemeckis, qui a commis les médiocres voire très mauvais La Maison de l’horreur, 13 fantômes et Le vaisseau de l’angoisse avait de quoi faire peur, mais en contrepartie il n’était pas trop difficile de faire mieux et de ne pas souffrir de la comparaison.

Depuis son Oscar, Halle Berry ne s’était pas vraiment mise en danger. Un rôle de James Bond girl dans Meurs un autre jour (certes choisi avant l'oscar), et celui de Tornade, repris dans X-Men 2, au milieu d’une vingtaine d’autres mutants. Dans Gothika, elle est la star, et l’assume parfaitement, n’hésitant pas à sacrifier sa redoutable beauté. Secondée par le génial Robert Downey Jr., qui trouva le moyen de lui casser le bras pendant le tournage (peut-être énervé par son personnage trop passif), on trouve aussi à ses côtés Penélope Cruz, venue moins d’une semaine sur le plateau. La comédienne espagnole marquera les esprits par sa faculté de camper une véritable névrosée… serait-ce là l’effet Tom Cruise ?


Halle Berry dans GOTHIKA


Avec près de 40 millions de dollars, un producteur-fan et un casting alléchant, le réalisateur Kassovitz peut dès lors s’amuser, faute de s’attarder sur un scénario qui flirte avec les clichés. La mise en scène est soignée, parfois originale et parfaitement éclairée par le chef-opérateur de l’inoubliable Requiem for a dream, Matthew Libatique, l’ensemble créant une ambiance plutôt suffocante. Filmé dans une ancienne prison à Montréal, le décor s'avère aussi remarquable et joue énormément dans les quelques sursauts provoqués, preuves d’une certaine efficacité. Malgré toutes ces réjouissances il faut tout de même placer Gothika à son niveau : nous sommes loin d’une atmosphère de terreur telle qu’on la rencontrait dans Les autres en 2002 ou Sixième Sens en 1999, il ne faut pas trop en demander à un scénario assez prévisible et qui aboutit sur une fin moyenne. Gothika, tout aussi distrayant qu'il soit, reste un film de commande classique.

Meurs un autre jour (2002), de Lee Tamahori CLASSE
Bond, James Bond. Arrêtez, ça suffit ! Il est temps de laisser la place à Ethan Hunt ou à ce sacré triple X. Il faut se rendre à l'évidence, de l'espion au service secret de sa Majesté, il ne reste plus que le double zéro de son matricule. Le 7 est parti dans le souvenir d'un Jamais plus jamais, où Sean Connery enterrait le mythe avec un dernier pied de nez, celui d'être l'officieux de la série. Il est loin le temps où l'agent secret faisait recette dans le cœur de ses fans, où son cynisme et son flegme britannique emportaient tous les suffrages. Prendre le méchant de Rocketeer pour relancer une turbine emmêler dans la moumoute vieillissante d'un Roger Moore fatigué, n'est pas l'idée la plus brillante de ses auteurs. Permis de tuer (Le mythe ?) ou Tuer n'est pas jouer (en résumé tout sauf un Bond) n'ont pas convaincu. Reste ce petit gars, charmant au demeurant qui nous harcèle par le biais d'une flopée d'épisodes de Remington « Style », du sous James cathodique, pour espérer gagner encore un peu de pognon. A défaut d'autre chose, on va en tout cas s'en servir comme faire valoir de ce qui a fait le succès de la franchise, et surtout ne lui laisser aucune liberté quant à son personnage. La chose est entendue et Pierce Brosnan devient le Bond de Goldeneye.

Tant et si bien qu'emmitouflé dans une tonne de gadgets high-tech, entouré des plus belles pouliches venues de l'Est, vantant les mérites en vrac: d'une boisson gazeuse non alcoolisée, d'une bière américaine, d'une mastercard, d'un portable identifiable, d'une montre au cigle grec munie d'un bracelet cuir, outrage ô désespoir d'une BMW flambante neuve (s'en fout, Bm a raqué une fortune) et de la musique d'Eric Serra (non attendez, on l'a refait de la musique d'Eric Serra) et on en passe, 007 est devenu le meilleur support publicitaire cinématographique que la terre ait jamais porté.



Mais que se passe t-il ? Alors que le scénario est bancal, Brosnan Muselé et que Fleming a entamé une rotation dans sa tombe, ça cartonne ! Mais il faut remettre ça au plus vite ! Comment faire, on reprend le petit gars, il passe pas mal ! On va lui laisser croire qu'il peut modifier deux, trois bidules, il nous foutra la paix ! Allez au boulot, une nouvelle BMW, voiture et moto (pourquoi se priver, Bm a raqué deux fois plus, c'est la fête !), une nouvelle montre, on rote une ou deux bières de plus, on y ajoute un petit coup de mastercard, un mobil phone dernier cri, un actrice asiatique (on est dans le mouv !) le méchant de Ronin et Fleming finit sa rotation. Alors ? Mais c'est quoi ce bordel, ça marche ! Okay les gars, Le Bond il est pas mort, on va en faire péter un troisième, en même temps que le champagne, dommage que Bm y font pas les hélicos. Tiens au fait, le gars qui porte le smoke et qu'y dit qu'il s'appelle James, il a signé pour combien de pubs ? Trois ! Allez me le chercher ça va pas du tout, il va peut être falloir l'écouter un peu. Comment ? Vous sentez plus le personnage comme, ça, vous voulez flinguer Sophie Marceau. On peut quand même vous mettre la dernière BMW, bon bn okay, mais va falloir négocier pour le suivant. Il est fou ce Pierce, il dit qu'il veut se rapprocher du personnage de Sean Connery et ne pas tout axer sur les gadgets sinon il signe pas pour un quatrième. Si c'est pas malheureux, on lui file plein de pépètes, la nana de Starship Troopers et il est pas content ! Mais bon sang de bonsoir : Le monde ne (lui) suffit pas ! Tilt, mais c'est un titre de fou furieux ça ! On le garde, appelez l'actrice de La boum, on le fait !



Ouais, on peut pas dire que ce soit terrible au niveau du box-office, mais on sent qu'on peut encore exploiter le filon. Comment ? Pierce, il veut encore plus de changements. Mais c'est qu'il commence à me courir celui-là. Z'avez qu'à lui dire qu'on va prendre le footballeur de Jerry Maguire (NDLR : Cuba Gooding Jr. ayant été approché pour le rôle de Bond), ça va le calmer. Quoi ? Il dit qu'il veut encore plus de changements, qu'il a pris de l'assurance dans le personnage et que Thomas Crown et The Tailor of Panama sont des pendants audacieux qui conviendraient parfaitement à Bond. Il y imprègne tout son charisme, une dose d'autodérision salvatrice faisant preuve dans le même temps d'une classe de plus en plus évidente dont James se satisferait grandement. Banco, après tout, le pote de Tom Cruise y me plaisait pas.



Un philosophe bien connu a dit, ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. En dépit de l'acharnement des producteurs à ne pas voir en Pierce Brosnan un héritier direct de Sean Connery, on a failli renvoyer l'espion dans les oubliettes du succès. Il a fallu moult négociations avant que le comédien n'impose ses idées sur le mythe enfin libéré de l'ombre pesante de la prestation de son aîné écossais. Pierce Brosnan revient ainsi avec un des meilleurs Bond depuis Jamais plus jamais, dépoussiérant la saga. Tel le phoenix qui renaît de ses cendres on a trop vite voulu enterrer Bond, qui n'est certainement pas né sous X (même s'ils sont trois) mais bien du cerveau d'une auteur, Ian Fleming. C'est à lui que Meurs un autre jour rend un vibrant hommage tout en donnant à Brosnan l'occasion de s'en accaparer une fois pour toute la substance.

Par le biais d’une mise en scène inspirée et respectueuse de ses comédiens, Lee Tamahori (de retour en grâce après s’être fourvoyé dans des productions US navrantes) démarre les hostilités tambour battant à l’image des ses impressionnants plans de Bond et ses acolytes surfant de nuit des vagues gigantesques. L'heure est bien au renouvellement comme l’atteste un prologue aussi spectaculaire qu’inédit où l’on assiste à la petite mort d'un Bond invincible, inoxydable, "qui se laisse prendre par l'ennemi", trahi par les siens. Pour s'en sortir, il devra effectuer une juste retour aux sources au sens propre et figuré dont on ne se plaindra pas tant il est réussi et s’accompagne d’un véritable festival de références (rendant hommage aux 40 ans de la série), de bons mots dont Brosnan se délecte à répartir les effets. Sarcastique, charmeur, dangereux, toutes le facettes du personnage que l'on connait sont désormais celles du comédien. Il suffit de le voir rentrer dans un grand hôtel de Hong Kong, en guenille, mal rasé, sale et trempé de la tête au pied pour s'en convaincre. Il a tellement de classe et de prestance que la faune habituelle de ce genre d'endroit costume cravate et tailleur de haute couture, semble à ses côté avoir l'air d'être eux en pyjama.

Les bon(d)s mots fusent (cela faisait une éternité que les punchlines de Bond n’avaient pas été aussi inventives et percutantes), Halle Berry explose tout simplement l'écran et rivalise même avec la mythique Ursula Andress de Dr No. Tout décontracté que soit le récit, la comédie ne prend jamais le pas sur l’action. C’est ainsi qu’avec un dosage parfait, le programme des péripéties auxquelles Bond doit se soumettre est particulièrement riche et varié : Une incroyable poursuite en voitures sur terrain gelé (Aston Martin contre Jaguar, toutes les deux blindées d’armes plus destructives les unes que les autres), un époustouflant combat aux armes blanches (du fleuret à l’épée en passant par le sabre ou le katana) qui renvoie aux plus belles heures des films de cape et d’épée (Scaramouche et autre Prisonnier de Zenda) l’esthétisme en moins mais l’âpreté du duel en plus et plein d'autres surprises qu'il vous faut découvrir au plus vite.



Meurs un autre jour est tout simplement jouissif dans sa conception, ses références et son aptitudes à donner à Pierce Brosnan l'occasion de nous prouver une fois pour toute qu'il est Bond : James mourra donc un autre jour !

A l'ombre de la haine (2002), de Marc Forster CLASSE
Dans une petite ville du sud des Etats-Unis, Hank Grotowski, comme son père Buck avant lui, travaille au quartier des condamnés à mort au sein de la prison locale. Son fils Sonny y fait également ses débuts. Hank a depuis longtemps appris à être distant et froid, tandis que Sonny fait preuve d'une grande sensibilité. Tous deux sont en charge de l'exécution capitale de Lawrence Musgrove, un Noir dont le passe-temps favori est de dessiner des portraits. Sa femme Leticia et son fils Tyrell viennent régulièrement lui rendre visite. A la suite de tragiques événements, Hank et Leticia vont être amenés à faire connaissance. Cette rencontre va bouleverser leur existence. Une très belle scène d'amour dans un croisement de destins tragiques. Bouleversant. Halle décroche un Oscar mérité !

Opération Espadon (2001), de Dominic Sena PAS SUPER CLASSE



Bulworth (2000), de Warren Beatty TRES CLASSE
Le sénateur démocrate Jay Bulworth est au bout du rouleau. Il ne croit plus en ses propres discours politiques et entame sa derniere campagne électorale dans un piteux etat. Il decide alors d'engager un tueur pour le supprimer et contracte une assurance vie de dix millions de dollars au profit de sa fille. N'ayant desormais plus rien a perdre, Bulworth abandonne la langue de bois pour un discours musclé qui stupéfie les electeurs. Reprenant peu a peu goût a la vie, il cherche à annuler le contrat, mais son intermediaire tombe dans le coma. Warren Beatty signe un pamphlet politique cinglant, mordant, avec en bande-son un morceau culte : Ghetto Supastar, par Pras (des Fuggees).



Girl 6 (1996), de Spike Lee CLASSE

Abandonnée par son imprésario, une apprentie comédienne devient "Girl 6" au sein d'un service de téléphone rose. Un casting de malade pour une comédie Hollywoodienne signée Spike Lee. Halle Berry joue ce qu'elle sait faire de mieux : elle-même.

Le Dernier samaritain (1992), de Tony Scott CLASSE
Détective privé alcoolique et cynique, Joe Hallenbeck fut autrefois un héros des services secrets. Sa carrière a tourné court, tout comme celle du footballeur noir Jimmy Dix, qu'il rencontre dans une boîte de nuit où se roduit Cory. L'assassinat de cette dernière va lancer les deux hommes dans une enquête difficile et musclée. Un délice toujours renouvelé où Tony révèle Halle Berry, répérée par les cinéphiles dans Strictly Business (assez classe) et Jungle Fever (très classe aussi).



PAS VU
  • Why do fools fall in love ? (1998), de Gregory Nava
  • Les Reines de Beverly Hills (1997), de Robert Townsend
  • Ultime décision (1996), de Stuart Baird Jean
  • La Compétition (1996), de Charles T. Kanganis
  • The Rich Man's Wife (1996), de Amy Holden Jones
  • Losing Isaiah (1995), de Stephen Gyllenhaal (papa de, oui)
  • La Famille Pierrafeu (1994), de Brian Levant (où elle joue Sharon Stone)
  • CB4 (1993), de Tamra Davis
  • Un Père en cavale (1993), de Darrell James Roodt
  • The Program (1993), de David S. Ward
  • Boomerang (1992), de Reginald Hudlin


  • Film par Acteurs