box office

1

TRANSFORMERS 2 : LA REVA
entrées : 1 115 888 (1 semaine)




2

VERY BAD TRIP
entrées : 402 973 (1 semaine)




3

JEUX DE POUVOIR
entrées : 303 056 (1 semaine)




4

TELLEMENT PROCHES
entrées : 496 176 (2 semaines)




5

LES BEAUX GOSSES
entrées : 614 803 (3 semaines)




6

LASCARS
entrées : 380 416 (2 semaines)




7

TERMINATOR RENAISSANCE
entrées : 1 436 661 (4 semaines)




8

HANNAH MONTANA, LE FILM
entrées : 225 132 (2 semaines)




9

NOTORIOUS B.I.G.
entrées : 74 028 (1 semaine)




10

LA NUIT AU MUSEE 2
entrées : 1 530 301 (6 semaines)

James mangold

james mangold (16 Décembre 1963 - )

Il n'est pas forcément le premier réalisateur qui vient à l'esprit lorsqu'il s'agit de citer nos grandes références.

Pourtant on revoit nombre de ces films avec un plaisir certain, comme ce classe pas classe en témoigne.

james mangold

HEAVY: CLASSE
L'histoire est touchante, le film aussi. Un cuisinier obèse et complexé tombe amoureux d'une belle serveuse (Liv Tyler... Comme on le comprend!). La richesse de cette oeuvre c'est sa simplicité, à mille lieues d'une comédie romantique formatée et artificielle. Chacun peut se retrouver dans la timidité du héros, épris d'une fille qu'il considère comme inaccessible pour lui. C'est un beau film sur la différence, ici l'obésité, les barrières que l'on se crée lorsqu'on n'est pas conforme à la norme, l'amour que l'on se dénie, la grâce que l'on croit interdite et faite pour les autres. Heureusement la belle serveuse comprend le malaise de son soupirant. Servi par de bons acteurs (dont la toujours parfaite Shelley Winters), une belle authenticité se dégage de la vie de ce petit restaurant, aux personnages fouillés, profonds, humains. L'un de ces petits moments de poésie comme en offre parfois le cinéma indépendant américain (un autre fut par exemple Little miss sunshine). Il fut très justement récompensé à Sundance d'un prix de la mise en scène en 1996.

james mangold

COPLAND: TRES CLASSE
Le film prouve que Sylvester Stallone est un grand acteur et pas seulement l'incarnation de héros d'action emblématiques (Rocky, Rambo). Il y apparaît empâté et grossi dans un rôle enfin à sa mesure, celui d'un flic au bout du rouleau dans un film où on ne l'attendait décidément pas. Il fait face à De Niro dans ce qui demeure l'un des rôles les plus marquants de sa carrière et un contre emploi magnifique. La mise en scène de Mangold est sobre comme à son habitude et suit admirablement le désenchantement de ses protagonistes. Copland est un film intéressant, à découvrir comme une parenthèse mélancolique, indépendante, inattendue, en empathie totale avec son héros fatigué.

UNE VIE VOLEE: ASSEZ CLASSE
Le film qui révéla Angelina Jolie, où elle éclipsa par sa performance à la folie grandiose, celle de Winona Ryder, pourtant tête d'affiche. Si le cinéma de Mangold reste de facture assez conventionnel, il met en revanche en valeur ses acteurs. Lorsque la jeune fille qui connaît des troubles de la personnalité se lie avec la vénéneuse Angelina, on sent en cette dernière la névrose et le danger latent, ce côté incontrôlable qui a enrichi les rôles de sa première période. De plus Mangold livre une peinture troublée de l'Amérique d'ordinaire plus policée ou romancée des années 60. Cet opus est encore empreint d'une ambiance désenchantée et sombre. Cette vision finalement assez pessimiste et tourmentée est la marque du meilleur de son oeuvre. Cependant, le sujet en lui-même demeure assez convenu. Mais par la performance d'Angelina Jolie et ce monde désabusé que donne à voir le film, l'ensemble est tout de même assez classe.

james mangold

KATE ET LEOPOLD: PAS CLASSE
Meg Ryan dans une comédie romantique, c'est original. D'accord, c'est toujours sympathique, la comédienne maîtrise ses effets. L'histoire est amusante : un gentleman de l'ancien temps (Hugh Jackman) est projeté dans notre époque et tombe amoureux d'une jolie demoiselle qui ne se fait bien sûr plus d'illusions sur l'amour, la pauvre. Or, l'irruption dans sa vie d'un prince charmant anachronique aux manières galantes et totalement désuètes va la faire succomber. Les situations sont amusantes, mais basées sur un seul ressort dramatique : le duc et ses manières aristocratiques qui prend la cynique à contre-pied. C'est mignon, mais c'est tellement convenu qu'on s'ennuie vaguement et qu'on l'oublie très vite. D'autant que les acteurs ne font pas ici d'étincelles et se contentent d'être agréables à regarder. D'ordinaire Mangold parvient à transcender sa mise en scène en laissant la place à de belles performances. Mais ici, ce n'est pas le cas.

james mangold

IDENTITY: CLASSE
Le film est une surprise dans la filmographie de Mangold d'ordinaire assez « sage » esthétiquement. Ici tout est fondé sur l'ambiance, l'obscurité, la pluie et les jeux de lumières. Le casting est solide, les acteurs sont encore une fois très bien dirigés (John Cusack, Rebecca de Mornay, Ray Llotta, Amanda Pitt...) La structure du récit est ambitieuse, déboussolante, envoûtante. Ainsi malgré un twist final énorme (c'est assez agaçant les coups de théâtre à la fin tant c'est devenu une facilité narrative), on est au coeur d'un thriller sombre et psychologique, égarés avec délices dans les méandres sombres d'une intrigue aux accents expérimentaux, à l'audace formelle glauque et évidente (qui n'est pas sans rappeler le Seven de Fincher). Voici une rupture de ton intéressante et la confirmation que le cinéaste est très à l'aise lorsqu'il s'agit d'évoquer les tourments de l'esprit humain. La surprise du premier visionnage passée et sa résolution faite pour vous faire tomber la mâchoire, le charme de la surprise s'estompe mais l'atmosphère du film demeure toujours aussi réussie. Il jouit d'une véritable identité artistique avant tout et une approche audacieuse formellement que Mangold avait perdue dans des travaux plus lisses.

james mangold

WALK THE LINE: ASSEZ CLASSE
Mangold offrait là à Joaquin Phoenix un rôle exceptionnel, celui d'une icône américaine, Johnny Cash. Il centre son film sur le bel amour qui l'a uni à June Carter (incarnée avec brio par Reese Witherspoon). On y voit le rock n'roll à ses débuts. On songe à d'autres films comme Great Balls of fire ou Ray. Il s'agit d'un biopic de facture très classique, un peu moins flamboyant que Ray avec qui il partage bien des traits (le héros qui fait face à ses démons après l'ivresse des débuts, la drogue, la rédemption). Tout cela est assez attendu. Mangold aurait pu étendre le récit jusqu'à la fin de la vie du chanteur, évoquer ces magnifiques derniers albums où le vieil homme à la voix marquée, grave et déchirante, livrait bien des joyaux, à la mort de sa femme quelques mois avant lui. A cet homme en noir magnifique qui est mort la guitare à la main. Il rend tout de même hommage à son intégrité en évoquant le fameux concert à la prison de Folsom. Mais Cash qui exerça par exemple une grande influence sur Bob Dylan, aurait mérité une oeuvre un peu plus rugueuse, moins aseptisée, plus à son image (l'homme s'est d'ailleurs raconté de manière fort belle et sans complaisance dans une autobiographie simplement intitulée « Cash »).

james mangold

3:10 POUR YUMA: TRES CLASSE
Le western est un genre étrange, un phoenix ressuscité sans cesse, alors qu'on le laisse régulièrement pour mort, on le dit crépusculaire... Avec 3:10 pour Yuma, le cadavre bouge encore et il se relève de fort belle manière, dans un remake très réussi du film éponyme de Delmer Daves avec Glenn Ford. C'est un vrai plaisir dans une vie de cinéphile de le voir sans cesse revivre comme un ancien mythe (Open Range de Kevin Costner ou L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford d'Andrew Dominic). Ici il met en scène un face à face étrange, entre deux comédiens exceptionnels qui se lient d'une amitié incongrue. Christian Bale est un fermier criblé de dettes qui accepte de convoyer un bandit (Russell Crowe) jusqu'à un train qui l'emmènera en prison. Au fil de leur aventure les deux hommes se rapprochent. Mangold épouse les codes à merveille, les scènes de fusillades sont extrêmement réussies et dynamiques. L'âme même du western, le rapport entre les hommes, est rendue de manière efficace et intense. Décidément 2008 est une belle année dans le cinéma américain. Ici, les décors sont majestueux, les personnages mystérieux et tourmentés... on en ressort comblés.

james mangold




RESULTATS AVEC UN TITRE APPROCHANT



Film par Réalisateur




Film par Acteurs