box office

1

TRANSFORMERS 2 : LA REVA
entrées : 1 115 888 (1 semaine)




2

VERY BAD TRIP
entrées : 402 973 (1 semaine)




3

JEUX DE POUVOIR
entrées : 303 056 (1 semaine)




4

TELLEMENT PROCHES
entrées : 496 176 (2 semaines)




5

LES BEAUX GOSSES
entrées : 614 803 (3 semaines)




6

LASCARS
entrées : 380 416 (2 semaines)




7

TERMINATOR RENAISSANCE
entrées : 1 436 661 (4 semaines)




8

HANNAH MONTANA, LE FILM
entrées : 225 132 (2 semaines)




9

NOTORIOUS B.I.G.
entrées : 74 028 (1 semaine)




10

LA NUIT AU MUSEE 2
entrées : 1 530 301 (6 semaines)

Robert zemeckis

robert zemeckis (14 Mai 1951 - )

Dans le petit monde du cinéma, Robert Zemeckis est ce qu'on appelle un réalisateur qui compte. Toujours à la pointe des nouvelles technologies, mêlant aisément humour et tension dramatique,

ses talents de metteur en scène ne sont plus à démontrer. Notre Classe/pas classe revient ainsi sur une filmographie presque sans faute...


I WANNA HOLD YOUR HAND – CLASSE
Le premier film de Robert Zemeckis est un peu son American Graffiti. Produit par Steven Spielberg, le réalisateur replonge dans son enfance dans cette histoire suivant la jeune Nancy Allen et ses amis essayant d’assister par tous les moyens au concert des Beatles lors du Sullivan Show. Le film est une comédie sympathique pleine de nostalgie qui porte un regard tendre sur le phénomène Beatles et de leurs groupies.

USED CARS – TRES CLASSE
Comédie déjantée, Used Cars raconte la rivalité des deux concessionnaires de voitures d’occasion chacun étant situé d’un côté de la route. Kurt Russell est complètement hystérique dans le rôle d’un vendeur magouilleur rêvant de devenir sénateur (son affiche électorale est géniale) qui pirate les émissions de télévision (et un discours présidentiel) pour passer des spots tous plus débiles les uns que les autres. Si vous voulez voir Kurt Russell animer un spectacle disco et sexy sur le toit d’une voiture, le brouillon de Biff Tannen et la scène que Tarantino a pompé pour le premier meurtre de Death Proof, Used Cars est fait pour vous ! Zemeckis est toujours produit par Spielberg avec cette fois John Milius en plus, excusez du peu. Le réalisateur montre son talent pour injecter de la folie dans le quotidien, mélanger les genres et son sens du comique incroyable.


A LA POURSUITE DU DIAMANT VERT - TRES CLASSE
Spielberg aura eu Indiana Jones, Zemeckis a dans une moindre mesure, Romancing the Stone. Dès l’ouverture du film Zemeckis montre son talent dans sa capacité à s’approprier un genre (ici le western) et ses codes, puis de le mélanger par la suite au film d’aventure. Robert Zemeckis tranche néanmoins avec Indiana Jones et tourne le film vers la comédie d’aventure. Ici pas d’archéologue courageux ni de prophétie biblique mais un petit aventurier roublard accompagné par une romancière dans la jungle Colombienne. Le film est un excellent divertissement comme les années 80 en ont produit par dizaines. Un cinéma populaire, qui respecte son spectateur, et qui en plus est très bien mis en scène. Michael Douglas et Kathleen Turner deviennent des stars mondiales, et enchaîneront quelques années après sur Le Diamant du Nil mis en scène par Lewis Teague.

RETOUR VERS LE FUTUR – LA CLASSE SUPREME
S’il y a un film que l’on retiendra dans la carrière de Robert Zemeckis c’est bien Retour vers le futur. Probablement l’un des films les plus populaire du monde avec les Indiana Jones et les premiers Star Wars. Zemeckis et son scénariste de toujours, Bob Gale, touchent à la quintessence du cinéma de divertissement. Reposant sur une idée géniale du voyage dans le temps et des personnages principaux attachants et inoubliables, Retour vers le futur est un idéal de cinéma populaire. Robert Zemeckis pose les bases de son cinéma et des thématiques qui l’obséderont pendant des années (les changements que le corps subit dans l’espace et le temps). Nom de Zeus quel chef d’œuvre !


QUI VEUT LA PEAU DE ROGER RABBIT ? SUPER CLASSE
Encore une fois Zemeckis réussit à créer un univers déjanté qui est parfaitement crédible. Et un nouveau classique à mettre à son actif. Véritable prouesse technologique, Zemeckis devient un créateur d’images faisant évoluer les techniques de l’époque. Par petite touche le réalisateur explore d’autres genres passant du cartoon au film noir avec une aisance déconcertante.

RETOUR VERS LE FUTUR 2 – LA CLASSE SUPREME
Comment faire plus fort que Retour vers le futur ? Et bien en faisant deux suites d’un coup ! Suite parfaite du premier film (qualitativement et chronologiquement) Retour vers le futur 2 pousse le concept au maximum et nous envoie dans une Hill Valley de 2015 avant de repartir pour un 1985 alternatif et de finir par 1955 et un autre point de vue du premier film. Fidèle à l’adage Hollywoodien du toujours plus, Zemeckis en fait des tonnes : plus de voyages dans le temps, plus d’effets spéciaux, plus de Biff et surtout plus de fun entre Marty et un Doc Brown complètement déjanté ! Le film marque à nouveau l’imaginaire collectif et fait entrer Retour vers le futur au panthéon des grandes sagas cinématographiques. Et Nom de Zeus quelle fin !

Et pour les fans de Hill Valley 2015 et de sa mode allez faire un petit tour par

Pour signer la pétition c’est ici


RETOUR VERS LE FUTUR 3 – LA CLASSE SUPREME
Succéder à l’hystérie du second volet n’est pas chose facile. Si le film n’en reste pas moins excellent, il paraît moins rythmé que le précédent volet qui partait sur les chapeaux de roues. Ici pas d’allers et retours incessants dans le temps, mais une trame similaire au premier film, sauf que là c’est au far west. Et ça fait une sacrée différence. Zemeckis apparaît alors comme un Doc Brown qui voyage à travers les époques et les genres cinématographiques au gré des évolutions techniques. Hommage aux grands westerns, Retour vers le futur 3 clôt en beauté la trilogie.

LA MORT VOUS VA SI BIEN – SUPER CLASSE
Chaque nouveau film de Robert Zemeckis semble avoir été pensé autour de révolutions technologiques dans le domaine des effets spéciaux. Le réalisateur est un pionnier des techniques qu’il utilise pour illustrer au mieux son propos et ses thématiques. Une nouvelle fois le réalisateur explose le genre et ce dès le plan d’ouverture : un mouvement de grue parcourt la façade d’un music hall et suit par la même occasion l’histoire de l’entertainment aux Etats-Unis (le jazz, la comédie musicale, le cinéma,…). La caméra de Zemeckis est plus libre que jamais et enchaîne les plans les plus vertigineux. Comédie cartoonesque délirante empruntant les codes du film d’horreur et du thriller La mort vous va si bien est l’une des meilleures comédies hollywoodiennes offrant à Bruce Willis l’une des ses meilleures performances.



FORREST GUMP – CLASSE
Véritable phénomène à sa sortie, Forrest Gump marque un tournant dans la carrière de Zemeckis. Le succès populaire et la multitude d’Oscars font passer le réalisateur auprès des grands studios, du statut d’entertainer à celui de grand réalisateur. Pourtant Zemeckis n’a jamais cessé de traiter les mêmes thèmes : le corps qui traverse les âges et par- là même les genres cinématographiques. Forrest Gump est avant tout un feel good movie, un film dégageant une ambiance et une atmosphère agréable berçant le spectateur avec nostalgie.

CONTACT – CLASSE
Dès l’ahurissant plan d’ouverture Zemeckis répète sa thématique : sa caméra survole le temps (symbolisé par les ondes radios) à travers l’espace (au sens littéral) pour finir sa course dans l’œil de l’héroïne. Comme dans un plan de Roger Rabbit où Zemeckis survole le bureau du frère décédé d’Eddie Valiant, le temps se traduit dans un mouvement de caméra. Sur fond d’histoire de science-fiction, Robert Zemeckis aborde le thème de la foi de manière frontale en opposant le personnage de Jodie Foster (la scientifique) à celui de Matthew McConaughey (le croyant). Malheureusement si le réalisateur se donne le moyen de ses ambitions avec une facture visuelle toujours spectaculaire, il semble avoir délaissé quelque peu la fantaisie et l’humour jusqu’ici omniprésents dans son cinéma.


APPARENCES – PAS CLASSE
Tourné pendant l’interruption de tournage de Seul au monde afin de permettre à Tom Hanks de perdre du poids, Apparences est le moins bon film du réalisateur. Le film semble être un produit pour star vieillissante, surfant avec opportunisme sur le succès du Sixième Sens de Shyamalan. Si une nouvelle fois le réalisateur s’éclate avec des plans impossibles illustrant à merveille son sujet (voir ce qui se cache derrière les apparences), il ne parvient pas à poser une ambiance pesante et effrayante.

SEUL AU MONDE – CLASSE
Après la déconvenue Apparences, Zemeckis revient en meilleure forme pour cette version moderne de Robinson Crusoe. Au programme toujours des expérimentations visuelles, un crash tétanisant, une incroyable performance physique de Tom Hanks et un partenaire de jeu pour la star inoubliable. Toujours sur l’obsession du temps, Zemeckis s’attache à l’aspect destructeur que ce soit physiquement ou sentimentalement.


LE POLE EXPRESS – CLASSE
Voilà l’autre grand tournant de la carrière de Robert Zemeckis. Flirtant depuis toujours avec le monde de l’animation, le réalisateur délaisse le tournage live et succombe aux charmes de la performance capture (technique proche de la motion capture sauf qu’en plus on capte les expressions faciales). Fini les lois de la physique et les contraintes de la prise de vue en direct. Evolution logique de son cinéma, Zemeckis réalise tous ses fantasmes de metteur en scène virtuose. Certes le film s’adresse avant tout aux plus jeunes et les personnages font vraiment flipper, mais le film offre des très beaux morceaux de bravoure : la traversée du lac gelé, et celle, à pied cette fois-ci, du monde Noël qui évoque un univers totalitaire et fasciste (l’arrivée du train en gare, l’uniformisation des individus, les foules, le design de la ville, l’espionnage des enfants par des machines sorties tout droit de Brazil,…). Le Pôle Express marque les débuts d’une nouvelle ère du cinéma.


BEOWULF – TRES CLASSE
A la première vision, La légende de Beowulf désarçonne le spectateur. Alors que l’on pensait voir un énorme blockbuster d’heroïc fantasy spectaculaire, le film est au final un drame intimiste presque en huis clos. Attention il n’y a pas non plus tromperie sur la marchandise, le film de Zemeckis offre son lot de scènes d’action renversantes, mais le réalisateur dépasse le simple divertissement pour livrer une réflexion sur les héros et les mythes avant l’arrivée du Christianisme. Toujours en performance capture avec en plus un procédé pur voir le film en relief, La légende de Beowulf efface les défauts que pouvait avoir le Pôle Express au niveau du regard des personnages. Sombre, mature, intelligent et spectaculaire, le dernier film de Robert Zemeckis est aussi son meilleur depuis un sacré bout de temps.


Film par Réalisateur