box office

1

TRANSFORMERS 2 : LA REVA
entrées : 1 115 888 (1 semaine)




2

VERY BAD TRIP
entrées : 402 973 (1 semaine)




3

JEUX DE POUVOIR
entrées : 303 056 (1 semaine)




4

TELLEMENT PROCHES
entrées : 496 176 (2 semaines)




5

LES BEAUX GOSSES
entrées : 614 803 (3 semaines)




6

LASCARS
entrées : 380 416 (2 semaines)




7

TERMINATOR RENAISSANCE
entrées : 1 436 661 (4 semaines)




8

HANNAH MONTANA, LE FILM
entrées : 225 132 (2 semaines)




9

NOTORIOUS B.I.G.
entrées : 74 028 (1 semaine)




10

LA NUIT AU MUSEE 2
entrées : 1 530 301 (6 semaines)

Tom cruise

tom cruise (3 Juillet 1962 - )

Question : est-ce que ça se travaille d'être une star ? La réponse est oui. Oublions l'homme qui pendant la promotion du film

La Guerre des mondes a envoyé un guide du parfait petit scientologue à plusieurs journalistes américains tout en leur précisant qu'il a fait un don à l'association en leurs noms et concentrons-nous sur l'acteur. Avant de l'être, Tom a envisagé devenir prêtre comme son pote Martin, puis sportif professionnel (mais blessure du genou oblige, il n'en sera rien). A 18 ans, il décide de prendre des cours d'art dramatique. A partir de Risky Business, les succès s'enchaînent sans peine avec en point de mire paroxystique Top Gun alias Take My Breath away pour les intimes. Mais Tom est a hell of an actor. Il se frotte aux grands (Scorsese, Levinson, Stone, Jordan). En 1996, il démarre la riche saga Mission Impossible (premier volet par De Palma, second par John Woo). Tom sait s'entourer surtout quand il tombe sur son plus beau rôle (Magnolia, de P. T. Anderson), surtout quand il déniche les jeunes talents (Alejandro Amenabar). Après sa longue idylle avec miss Kidman, le voici aujourd'hui dans les bras de Katie Holmes. A part ça, c'est un grand pote à Spielberg et le star system continue d'exploser. Jusqu'à quand ?

la guerre des mondes


LA GUERRE DES MONDES CLASSE
Ray Ferrier est un docker divorcé et un père rien moins que parfait, qui n’entretient plus que des relations épisodiques avec son fils Robbie, 17 ans, et sa fille Rachel, 11 ans. Quelques minutes après que son ex-femme et l’époux de cette dernière lui ont confié la garde des enfants, un puissant orage éclate. Ray assiste alors à un spectacle qui bouleversera à jamais sa vie... La guerre des mondes, énième blockbuster de Steven Spielberg, est un grand film qui, par la grâce d’une mise en scène et d’effets spéciaux hallucinants, retranscrit au plus juste une attaque extraterrestre imminente et donne à voir ses conséquences à hauteur d’Américains lambda, plus précisément d’une famille en pleine déconfiture affective, sans digressions plombantes du côté de la Maison Blanche, des militaires ou des politiciens. En jouant la carte d’un réalisme âpre (les premières scènes d’attaque du tripode, hallucinantes) et d’un fantastique discret (Spielberg envoie de bonnes vibrations aux films SF des années 50), le cinéaste ne renie guère la fidélité à la trame originelle mais apporte des éléments personnels, des obsessions comme le thème de l’enfance abandonnée et casse l’image lisse des gentils extraterrestres façon Rencontre du troisième type et E.T.. Pessimisme ? Sans doute. Aux antipodes de Shyamalan et d’Emmerich qui, sur le même sujet, ont prouvé l’étendue de leur capacité artistique (la bondieuserie et le mysticisme craignos de Signes ; le patriotisme exacerbé de Independance day), Spielberg, lui, tend vers la simplicité et évite tant que possible l’ambiguïté et la roublardise. On lui pardonne les allusions maladroites aux maux d’une Amérique post-11 septembre meurtrie et parano et surtout cette conclusion ratée qu’on soupçonne teintée d’ironie voire d’onirisme (histoire de renforcer la noirceur du tableau). Mais on l’applaudit pour la fluidité de son dernier opus qui concilie avec une efficacité inouïe le drame familial à des scènes d’action exceptionnelles. Quelque chose comme l’adéquation parfaite entre l’intimisme et le spectaculaire. Quelque chose de fort stimulant...

COLLATERAL TRES CLASSE
Max est taxi de nuit à Los Angeles. Un soir, il se lie d’amitié avec une dénommée Annie Farrell, une belle femme procureur montée à l’arrière de son véhicule. Quelques minutes plus tard, c’est au tour d’un homme prénommé Vincent de monter dans le taxi. Un businessman, selon toute apparence, avec un emploi du temps chargé : pas moins de cinq rendez-vous à tenir dans la nuit. Max accepte de lui louer ses services jusqu’au petit matin, en échange de six cents dollars... Depuis Le sixième sens, on connaît la prédilection du réalisateur Michael Mann pour les personnages en plein tracas existentiel et plus précisément la confrontration du bien et du mal. On a déjà vu ça dans Heat (son chef-d’œuvre) dans lequel le cinéaste bouleversait conventions, archétypes, psychologie et chausse-trappes du film policier pour signer un polar terrassant à la virtuosité invraisemblable. On retrouve cette thématique dans Collateral qui s’inscrit dans la veine du buddy-movie au son paranoïaque d’un After hours. Dans la faune bigarrée d’un Los Angeles crépusculaire (magnifiquement photographié), dans la chaleur d’une nuit explosive, un chauffeur de taxi (Jamie Foxx) recueille dans sa bagnole un tueur en série (Tom Cruise) qui doit éliminer cette nuit quelques éléments embarrassants, tous réunis sur une liste. Le prologue se focalise avant tout sur le personnage du chauffeur de taxi, montre son quotidien pâlot et détaille avec une infinie délicatesse toutes les frustrations de cet individu, noyé dans la masse, qui a comme seul refuge la photo d’un lieu paradisiaque. Sa rencontre avec ledit tueur va être décisive : cette confrontation à la base délétère lui sera paradoxalement bénéfique. A son contact, il modifie sa façon d’être et découvre des vérités sur une société carnassière dans laquelle il ne faut pas hésiter à affirmer clairement ses choix pour avoir ce qu’on veut. Accessoirement, cette rencontre impromptue permet d’approfondir une des problématiques fondamentales du film noir : peut-on faire le bien en faisant le mal ? La réponse, ici, est oui. Incontestablement. Là-dessus, le film avance et séduit dangereusement. Sans atteindre la densité et l’élégance de Heat, Collatéral tire le meilleur d’un scénario presque conventionnel qui a pour dessein de mettre en valeur tous les autres éléments du film : l’action (hallucinante scène de la boîte de nuit !), les motivations des personnages (indécises, inquiétantes) et surtout le suspense qui ne se révèle pas tout de suite, éclate lors des vingt dernières minutes, course-poursuite haletante, où un rebondissement inattendu vient complexifier le caractère unilatéral dominant-dominé de la relation entre les deux hommes. Malgré le choix discutable de la HD Cam (ce qui peut donner des résultats peu concluants lorsqu’elle est mal exploitée), la mise en scène, alerte, ingénieuse, puissante, électrise la descente aux enfers de ce chauffeur de taxi. Le récit qui tente de ménager un maximum de surprises titille toutes les zones d’ombre de ce personnage, un peu comme si Los Angeles n’était qu’un vaste reflet mental de son bouillonnement intérieur, de sa transformation inconsciente. Enfin, si on aime tant Collateral, outre ses qualités stylistiques et ses astuces narratives, c’est surtout parce que ce film fait la part belle aux acteurs. Tom Cruise est surprenant dans ce rôle de tueur à gages intransigeant : son jeu atteint une dimension inimaginable dans le dernier tiers. L’acteur délivre sa meilleure prestation depuis Magnolia. A ses côtés, Jamie Foxx n’est pas en reste et confirme tous les espoirs placés en lui depuis L’enfer du dimanche. Le reste du casting (Irma P. Hall, Javier Bardem, Jada Pinkett Smith ou Mark Ruffalo) confère une force et une crédibilité inouïes à un ensemble d’une robustesse implacable.

collateral


LE DERNIER SAMOURAI PAS TRES CLASSE MAIS CLASSE UN PEU QUAND MEME (ET PUIS NON).
En 1876, le capitaine Nathan Algren, sorti victorieux de la Guerre de Sécession, vit avec les souvenirs des batailles sanglantes. Fort de son expérience au combat, il devient conseiller militaire pour le compte de l’empereur japonais soucieux d’éradiquer l’ancienne caste guerrière des samouraïs... Le dernier samouraï marque le grand retour du cinéaste Edward Zwick (Glory, Légendes d’automne) à ses premières amours : les fresques ambitieuses, le film de guerre et l’épopée. Le scénario repose sur un argument simple : un capitaine, prisonnier, découvre un monde profane auquel il s’accoutume et bascule dans le camp adverse. Entre-temps, il sera initié aux codes des samouraïs. A l’instar de Danse avec les loups ou Little big man, Le dernier samouraï enregistre une confrontation intense entre deux cultures : un individu pénètre dans une communauté et tente d’y faire ses marques. En apparence, ce film narre le récit initiatique d’un homme qui redécouvre le sens de la vie et de l’amour. En réalité, ce sujet cache une histoire d’amitié forte entre deux hommes (un Américain et un Japonais) qui apprennent à se connaître et finissent par s’aimer fraternellement. Cette relation exalte des valeurs telles que l’honneur, l’abnégation et l’héroïsme. La première partie, étirée et introductive, met un certain temps avant de poser les enjeux dramatiques d’un script cousu de fil blanc. Par conséquent, le final qui se veut spectaculaire est une récompense qui arrive un peu tard, même s’il n’en demeure pas moins un morceau de bravoure impressionnant, s’accordant plutôt bien avec la musique de Hans Zimmer, pour une fois aussi adéquate que pompière. Seulement, si la thématique (l’étranger qui s’initie à une culture différente, la perte progressive des préjugés, l’acceptation de l’autre...) est a priori séduisante, le traitement emphatique en réduit paradoxalement la portée et n’arrive pas à faire oublier moult situations archétypales et pléthore de personnages taillés dans le marbre manichéen. On peut également trouver agaçant le fait que tout semble avoir été mis au service de sa majesté Tom Cruise, filmé sous toutes les coutures. L’acteur a fait des efforts monstres pour donner de la conviction à son personnage (il s’est entraîné à manier le katana pendant quatre mois) et certainement pour s’arracher la reconnaissance de tout Hollywood... Cela étant, on assiste à tant de blockbusters gangrénés par le délétère cynisme qu’un tel retour aux sources et aux fictions carburant au premier degré peut satisfaire. Ce sera une raison suffisante pour certains spectateurs de s’émouvoir devant ce drame lyrique et artificiel qui n’évite pas les débordements lacrymaux. Les autres, en revanche, regretteront la subtilité et l’intelligence d’un Kurosawa...

le dernier samourai


AUSTIN POWERS DANS GOLDMEMBER PLUTOT CLASSE
Brève apparition de l'acteur dans cette comédie grivoise et poilante où il incarne Austin Powers au cinéma. Les potes Steven Spielberg, Gwyneth Paltrow, Kevin Spacey et Danny De Vito font également un coucou amical. La grande famille du cinéma, en somme...

MINORITY REPORT TRES CLASSE
A Washington, en 2054, la société du futur a éradiqué le meurtre en se dotant du système de prévention / détection / répression le plus sophistiqué du monde. Dissimulés au coeur du Ministère de la Justice, trois extra-lucides captent les signes précurseurs des violences homicides et en adressent les images à leur contrôleur, John Anderton, le chef de la "Précrime" devenu justicier après la disparition tragique de son fils. Celui-ci n'a alors plus qu'à lancer son escouade aux trousses du "coupable"... L'un des meilleurs Spielberg avec un pessimisme accru où la machine qui sert à détecter les coupables est le reflet d'une Amérique en proie à l'inquiétude. Son désir de perfection n'est qu'une illusion. Cruise a bouffé du lion, Max Von Sydow est génialement ambigu, Colin Farrell se fait remarquer et Steven Spielberg impressionne encore une fois dans cet opus puissant qui arrache les mirettes au propre comme au figuré.

minority report


VANILLA SKY PAS CLASSE
David Aames est un jeune et brillant éditeur new-yorkais qui a tout pour lui : l'argent, la réussite professionnelle et les femmes. Son ami Pelayo commet l'erreur de lui présenter Sofia, sa nouvelle compagne. Au premier regard, David succombe au charme de celle-ci. Tous les deux filent bientôt le parfait amour. Alors que David se dispute en voiture avec Julie, une ex folle de jalousie, la jeune femme accélère et c'est l'accident. Julie décède. Atrocement défiguré, David est transporté d'urgence à l'hôpital où les médecins ne peuvent réaliser de miracle. Sa vie bascule. Les gens ont dorénavant peur de lui et Sofia l'évite. Tom Cruise tombe amoureux du film original espagnol Ouvre les yeux, réalisé par Alejandro Amenabar. Il en profite pour produire le nouveau film de son auteur (Les autres, formidable) avec son ex (Nicole Kidman) mais s'égare avec cette relecture fastidieuse et explicative signée Cameron Crowe.

mission impossible 2


MISSION IMPOSSIBLE 2 : MOYENNEMENT CLASSE
Votre mission, monsieur Hunt, si vous décidez de l'accepter, sera de récupérer un virus génétiquement modifié, baptisé Chimera. Sean Ambrose, qui fut votre élève avant de devenir votre ennemi juré, s'est emparé de l'antidote et se terre dans un laboratoire secret de Sydney. Son ex-maitresse, Nyah Hall, pourrait s'avérer utile dans vos tentatives d'infiltration de ce QG hautement protégé. Comme toujours, si vous ou l'un de vos équipiers étiez capturés ou tués, le département d'Etat nierait avoir eu connaissance de vos agissements. Ce résumé s'autodétruira dans cinq secondes. Malgré quelques séquences réussies (et pas forcément les plus spectaculaires - souvenez-vous de la séquence de la baignoire), le résultat peine à échapper au cahier des charges archi-conventionnel de la star. John Woo se contente d'illustrer avec quelques scènes de baston inégales et des colombes. Pas inefficace mais déjà vu et fadasse. On repassera...

MAGNOLIA TRES CLASSE
C'est dans ce film de Paul Thomas Anderson qu'il faut chercher le meilleur rôle de Tom Cruise. Earl Partridge, age et malade, va bientot mourir. Il demande a son fidele infirmier de retrouver le fils qu'il a jadis abandonne. Sa jeune epouse, qui convoitait sa fortune, devrait se rejouir mais n'y parvient pas. Frank Mackey, jeune gourou cathodique de la seduction masculine, s'est construit un passe et une vie. Mais combien de temps le masque peut-il resister? Toutes ces vies s'entrecroisent le temps d'une journee comme les autres sous le soleil de la Californie. Une chronique polyphonique prodigieuse mené par un cinéaste surdoué qui cite Altman mais ne fait pas du Altman. On retrouve une galerie de personnages en proie à leur détresse intérieure. Ils ont beau être isolés; ils chantent tous le même morceau du désespoir. Le film en dit long sur l'amour, la vie, l'impossibilité de se fondre dans le moule social, l'incapacité de survivre à un traumatisme, la peur de décevoir ses proches. Tout est dit. C'est profond, c'est juste et c'est simplement terrassant de beauté. L'équivalent de Six Feet Under au cinéma. Cela a beau durer trois heures, on aimerait que ça dure une éternité.

magnolia


EYES WIDE SHUT TRES CLASSE
William Harford, médecin, mène une paisible existence familiale. Jusqu'au jour où sa femme, Alice, lui avoue avoir eut le désir de le tromper quelques mois auparavant... Le dernier film de Stanley Kubrick est un bloc d'altérité inaltérable, mystérieux, intrigant qui lorgne dans le grand labyrinthe des fantasmes et des obsessions. Si on peut ne pas apprécier toutes ses audaces, il contient suffisamment de séquences marquantes (la longue scène de l'orgie) pour hanter longtemps. La conclusion, abrupte et intense, est la même que celle de Les Jours et les nuits de China Blue, de Ken Russell. Le film le plus énigmatique de Kubrick. Tom Cruise est si déphasé qu'il en devient fascinant.

eyes wide shut


JERRY MAGUIRE PLUTOT CLASSE
Riche, beau et célèbre, Jerry Maguire, agent des stars du sport americain, l'est. Mais sa vie mondaine et factice lui pèse, et une nuit il se remet en question dans une note qu'il rédige, où il tente de définir le sens qu'il voudrait donner à sa vie. Cette note va provoquer son licenciement et tous ses amis vont le trahir. Seule Dorothy, son assistante, et Rod, un footballeur facétieux, vont lui rester fidèles. Une sympathique satire du milieu des agents sportifs dont la réussite vient également du fait que ceux qui étaient derrière le produit n'étaient pas à l'époque irritants. Zellwegger n'en faisait pas des tonnes pour décrocher un Oscar, Cuba Gooding Jr. s'avérait assez désopilant, Crowe n'avait pas encore commis Rencontres à Elisabeth Town et Vanilla Sky et Tom Cruise est agréablement borderline. Ce film, c'est un peu le chewing-gum de l'oeil.

MISSION IMPOSSIBLE PLUTOT CLASSE
Les membres d'un commando de la CIA sont envoyés à Prague avec pour mission d'appréhender, lors d'une réception dans l'ambassade américaine, un espion ennemi qui s'apprête à dérober une disquette contenant la liste secrète des agents en Europe centrale. Seulement ils ignorent que la CIA, persuadée que le commando est infiltré par une taupe, a envoyé une seconde équipe sur place. On cherche encore à comprendre le pourquoi du comment dans ce film de Brian de Palma mais au moins, on ne s'ennuie pas : c'est excellemment mis en scène et plutôt bien joué. C'est accessoirement une bonne manière pour De Palma de jouer avec les faux-semblants et les retournements de situation. D'un scénario a priori rompu aux codes du genre, il a tiré un machin très personnel. Donc joie.

mission impossible


ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE CLASSE
San Francisco dans les années 90. Un jeune journaliste, Malloy, s'entretient dans une chambre avec un homme élégant, à l'allure aristocratique et au visage blafard, Louis, qui lui fait de bien étranges confidences. Malloy, subjugué par la séduction de son interlocuteur lui demande, à l'aube, de le faire pénétrer dans son monde, celui des vampires. Dans cet excellent film, Neil Jordan profite du thème du vampirisme pour délivrer l'une des meilleures variations depuis Aux Frontières de l'aube, de Kathryn Bigelow. A vrai dire, il a la substance adéquate. Les morsures deviennent puissamment charnelles et les bains de sang des geysers érotiques. Incidemment, le réal en profite pour traiter de l'ambiguité sexuelle voire même de l'identité, l'un de ses sujets favoris comme le prouvent The Crying Game et plus récemment Breakfast on Pluto.

la firme


LA FIRME ASSEZ CLASSE
A la fin de ses études de droit, Mitch McDeere, brillant élément, est sollicité par plusieurs grands cabinets d'avocats. Il fixe son choix sur Bendini, Lambert & Locke, qui lui offrent les conditions les plus avantageuses. En contrepartie, il devra, comme chaque membre du cabinet, fournir quelque quatre-vingts heures de travail hebdomadaire. Il ignore encore qu'il vient de vendre son âme au diable. Une adaptation de Grishman convaincante menée par un Pollack en déclin. Cruise et Hackman se sont visiblement entendus dans une relation intense et ça fait plaisir à voir. Maintenant, c'est trop long (quasiment deux heures trente) et il n'y a pas de quoi se relever la nuit...

DES HOMMES D'HONNEUR PAS TRES CLASSE
Deux jeunes marines, Louden et Dawson, abattent, au cours d'une action disciplinaire designee "Code Rouge", un de leur leurs camarades, Santiago. C'est le lieutenant Daniel Kaffee qui est designe pour assurer leur defense lors de leur proces. Mais si Kaffee entame une defense de pure routine, sa jeune et pugnace adjointe, le lieutenant JoAnne Galoway, se rebiffe et l'oblige a instruire le dossier. Kaffee va devoir, pour decouvrir la verite sur cette affaire qui s'avere inquietante, remonter jusqu'au sommet de la hierarchie. Oui, on a connu Rob Reiner plus inspiré. Sur le même modèle de thriller militaire avec des rebondissements à foison, McTiernan a fait bien mieux avec Basic, film nihiliste et ironique au possible. Tom est content de bosser avec Jack. Tant mieux pour eux.

HORIZONS LOINTAINS PAS CLASSE
En Irlande, en 1892. Comme nombre de leurs semblables, les Donelly, une modeste famille de paysans, sont exploités sans merci par leur riche propriétaire, Christie, et son intendant, Stephen. A tel point que leur ferme leur permet tout juste de survivre. Mais après la mort de son père, survenue à l'issue d'une échauffourée avec Christie, le cadet des trois fils Donelly, Joseph, un garçon entreprenant et fier, décide de se révolter. Aussi, lorsque Christie fait incendier la ferme le jour de l'enterrement de son père, il n'hésite pas à tirer sur lui. Et comme il ne tient pas à passer le restant de ses jours en prison, il choisit la fuite et s'embarque pour l'Amérique. Le duo Kidman & Cruise dans un divertissement inoffensif signé Ron Howard. Une nouvelle vision du film donne à penser qu'il a par ailleurs mal vieilli.

ne un 4 juillet


NE UN 4 JUILLET CLASSE
Evocation de la terrible experience de Ron Kovic, né un 4 juillet, jour de la fête nationale americaine, excellent citoyen, Marine et engagé volontaire au Viêt-nam. Il fut blessé en 1968 à la colonne vertébrale et paralysé à vie. Le film retrace sa terrible epopée pour retrouver un sens a la vie et nous conte vingt annees de l'histoire américaine. Ce n'est pas le meilleur Oliver Stone mais la confrontation entre le réalisateur et la star montante est intéressante. Le cinéaste donne l'impression de reprendre là où Platoon s'est arrêté en cédant parfois à la démonstration poussive mais certaines séquences rappellent malgré tout toute la (dé)mesure de son talent. Paralysé, Tom prouve qu'il sait être émouvant. Bref, ce n'est pas la cata Alexandre.

rain man


RAIN MAN CLASSE
A la mort de son père, Charlie Babbitt, homme d'affaires pressé, hérite d'une vieille Buick qu'il convoitait depuis longtemps mais se voit spolié de quelque trois millions de francs versés à l'Institution psychiatrique Wallbrook au profit d'un bénéficiaire anonyme. Charlie se rend a Wallbrook et découvre l'heureux bénéficiaire. Il s'agit de Raymond, savant autiste, celui qu'il appelait dans son enfance Rain Man, qui représente ses seuls souvenirs heureux et qui n'est autre que son frère. Tom Cruise est sciemment effacé par rapport à Dustin Hoffman qui délivre une fois n'est pas coutume une prestation d'exception dans ce rôle de frère autiste qui peut te sortir le nombre exact d'allumettes dans une boîte. On ne crache pas non plus sur la femme qui compose le trio : Valeria Golino. Aux bons souvenirs cinéphiles. Depuis Levinson a essayé d'exploiter la même formule dans Bandits (sorte de buddy-movie brisé par l'apparition d'une femme) mais hélas ça ne fonctionne pas des masses.

COCKTAIL PAS CLASSE MAIS ALORS PAS CLASSE DU TOUT
Tom Cruise période "pour pisseuses" à grands coups d'"il est trop beau" quand Marc Lavoine et Patrick Bruel ne sont plus à la mode. Cette bluette insignifiante ne sert qu'à mettre l'acteur en valeur. Il fait des cocktails d'enfer et baise avec quelques demoiselles de passage. C'est ça, la vie de barman. C'est aussi pas vraiment ça, les grands rôles.

LA COULEUR DE L'ARGENT CLASSE
Un champion de billard, ex-arnaqueur invétéré, est devenu représentant en alcools. Quand il fait la connaissance d'un jeune joueur de billard prometteur, les vieux démons remontent à la surface... C'est grosso modo la suite de L'arnaqueur de Robert Rossen. Newman découvre Scorsese avec Ragging Bull et le veut pour diriger la suite. Cruise sort auréolé de succès de Top Gun, le grand film de propagande pour l'armée signé par l'imprévisible Tony Scott (on y revient bientôt). Il se trouve confronté à deux pointures de deux époques différentes : Paul Newman et Martin Scorsese. Pour Paul, Tom est la couleur de l'argent ; pour Tom, Paul est le père qu'il n'a jamais eu. Au bout du film, un résultat attachant.

top gun


TOP GUN PAS CLASSE
Take my breeaaaaatthh awayyyyy. Cela vous agace ? Nous aussi (pas la chanson, le film)

LEGEND PLUTOT CLASSE SELON LES AGES
Lili, jeune et jolie princesse, est convoitée à la fois par Jack, Jack, jeune homme proche de la nature, et par Darkness, véritable incarnation du mal, qui ne rêve que de plonger le monde dans une nuit éternelle en tuant les deux licornes protectrices. Avec l'aide du lutin Gump et de ses acolytes Screwball et Tom Brown, Jack se lance dans une quête désespérée pour mettre fin aux agissements du démon et empêcher la transformation de Lili en créature perverse. Un film culte signé Ridley Scott qui a ses détracteurs, avec un Tom Cruise acnéique et une certaine beauté visuelle. Maintenant, l'écrin peut sonner creux, mais l'univers s'avère envoûtant avec ce qu'il faut comme mythes revisités (licornes, nains, elfes, fée...). Le film reste surtout célèbre grâce à son anecdote selon laquelle le tournage a été interrompu lorsque le plateau a brûlé lors du tournage de Dangereusement votre (la suite de Legend a été donc été tournée sur un autre plateau construit à la va vite) et son conflit de bande-son (Goldsmith ou Tangerine Dream, tu choisis).

legend


RISKY BUSINESS CLASSE
Une jeune femme prénommée Nanny fait l'éducation peu conventionnelle d'un jeune garçon éloigné de sa mère, en proie à des problèmes de drogue. Une adorable comédie très eighties avec ce qu'il faut comme coolitude et de passages sympas. Rebecca de Mornay casse la baraque. C'est la bonne époque : Tom découvre alors que danser à poil sur du Bob Seger, c'est bon pour le moral. Aujourd'hui, le film est devenu culte.

OUTSIDERS TRES CLASSE
En 1966, dans la petite ville de Tulsa en Oklahoma. Ponyboy, Sodapop et Darrel appartiennent à la bande des Greasers, des jeunes délinquants issus des quartiers défavorisés. Leurs rivaux sont les Socs, des fils de bourgeois. Suite à une bagarre violente, Ponyboy et Johnny tentent d'échapper à la police. Le teenage movie qui dézingue tous les codes d'un genre voué à la frivolité. Le film est resté pour sa palanquée de jeunes acteurs qui incarnaient la génération montante des acteurs Hollywoodiens. Outre Tom Cruise, c'est la découverte de Patrick Swayze, Matt Dillon, Emilio Estevez (pour les plus célèbres) et les autres Ralph Macchio, C. Thomas Howell, Diane Lane, Rob Lowe. Même Tom Waits fait ici une petite apparition en videur de bar. C'est des films de Coppola que vient la sympathie du public pour Matt Dillon par exemple. Francis Ford Coppola nous retranscrit ici et avec une très grande justesse le malaise et les illusions des jeunes des années 60 en transit entre le monde de l'adolescence et celui des adultes. Plus qu'une histoire, il s'agit là d'un constat. On y croise James Dean dans La fureur de vivre, des ambiances à la West side story et une petite touche d'American graffiti. Coppola ira d'ailleurs encore plus loin, à la fois dans la réalisation et dans le propos, en mettant un grand coup de pied dans la fourmilière avec le film qui suivra, à savoir Rumble fish (Rusty James en français).

AMERICAN TEENAGERS
Quatre jeunes Californiens partent pour la frontière mexicaine. Arrivés à Tijuana, ils établissent un pacte, et décident pendant la nuit de perdre leurs virginités. Un teenage-movie réalisé par celui qui nous pondra le diamant noir L. A. Confidential. Respect.

american teenagers


L'ESPRIT D'EQUIPE
Les rêves de gloire d'un jeune joueur de football qui veut à tout prix partir de sa petite ville industrielle de Pennsylvanie.

TAPS
Une académie militaire menacée de fermeture devient une forteresse : ses élèves ont décidés d'organiser une mutinerie. Tom Cruise est un méchant. Dixit Pascal Faber : Classe.

taps


UN AMOUR INFINI
Deux adolescents, David et Jade, s'aiment à la folie mais leurs parents n'adhèrent pas à cet amour. Quand ces derniers essayent de les séparer, David met le feu à leur maison. Il est alors envoyé en maison de correction. Un amour infini marque la première apparition à l'écran de Tom Cruise mais aussi James Spader.


RESULTATS AVEC UN TITRE APPROCHANT



Film par Acteurs