box office

1

TRANSFORMERS 2 : LA REVA
entrées : 1 115 888 (1 semaine)




2

VERY BAD TRIP
entrées : 402 973 (1 semaine)




3

JEUX DE POUVOIR
entrées : 303 056 (1 semaine)




4

TELLEMENT PROCHES
entrées : 496 176 (2 semaines)




5

LES BEAUX GOSSES
entrées : 614 803 (3 semaines)




6

LASCARS
entrées : 380 416 (2 semaines)




7

TERMINATOR RENAISSANCE
entrées : 1 436 661 (4 semaines)




8

HANNAH MONTANA, LE FILM
entrées : 225 132 (2 semaines)




9

NOTORIOUS B.I.G.
entrées : 74 028 (1 semaine)




10

LA NUIT AU MUSEE 2
entrées : 1 530 301 (6 semaines)

Vittorio gassman

vittorio gassman (1 Septembre 1922 - 29 Juin 2000)

Dire de Vittorio Gassman qu’il est l’un des plus grands acteurs transalpins de tous les temps, au même niveau qu’un Marcello Mastroianni, Alberto Sordi, Ugo Tognazzi et Nino Manfredi, n’est pas du tout pléthorique.

Il fait partie de cette race d’acteurs versatiles, comme Michel Piccoli en France, dont le charisme et le magnétisme qu’ils dégagent à l’écran suffisent à séduire. Le rapprochement avec Piccoli ne s’arrête pas là : de trois ans son aîné, Gassman, comme le Paul Javal du Mépris, a fait ses premières classes au théâtre, une passion qui ne le quittera jamais.


Né dans le Nord de l’Italie, à Gênes le 1 Septembre 1922, mais romain d’adoption (il part s’installer avec sa famille dans la capitale italienne dès son plus jeune âge), c’est la mère de Gassman, Luisa Ambron, grande amatrice de théâtre, qui l’encourage à prendre des cours. Le jeune homme rompt alors avec ses études de droit pour s’inscrire à l’Accademia Nazionale d’Arte Drammatica de Rome et ce dès le début des années 40. Il y rencontre plusieurs futures grandes figures du théâtre et du cinéma italien : Rina Morelli (vue chez Visconti), Paolo Stoppa (quasi 200 films à son actif), et puis Nino Manfredi, Monica Vitti (future muse d’Antonioni) et tant d’autres. D’emblée, le comédien se démarque par une forte présence scénique et un fier tempérament, des qualités qui lui vaudront le surnom de « mattatore », en français le « tueur ».

Le comédien s’affirme sur les planches à travers une large palette de rôles et de pièces variées, de la comédie bourgeoise au théâtre plus conceptuel (il sera dirigé par Luchino Visconti et mettra en scène des oeuvres de Shakespeare, Pasolini, etc.). Son incursion dans le cinéma se fait rapidement en 1945 dans Incontro con Laura de Carlo Alberto Felice. L’acteur se dédiera par la suite pleinement à l’activité cinématographique et tournera dans plus de 130 films.


En 1949, il partage l’affiche du film de Giuseppe De Santis Riz amer, avec Silvana Mangano (la mère dans Théorème de Pasolini, et la mère de Tadzio dans Mort à Venise), un drame se déroulant dans l’Italie de l’après-guerre, brossant le portrait d’ouvrières travaillant dans les rizières de la vallée du Po’. Un film proche de la pensée néoréaliste. Brièvement marié à l’actrice américaine Shelley Winters, Vittorio Gassman, bien qu’on l’oublie souvent, fera une courte incursion dans le cinéma hollywoodien : il jouera aux côtés d’Elizabeth Taylor, et apparaitra entre autres dans Guerre et paix de King Vidor. De retour dans son pays natal, Gassman explose littéralement avec Le Pigeon (1958) de Mario Monicelli, qui marque d’une pierre blanche le début de la comédie à l’italienne, ce courant cinématographique porté sur la satire des mœurs de la petite et moyenne bourgeoisie, surtout prolifique dans les années 50 et 60. Particulièrement fidèle dans le travail, Gassman travaillera fréquemment avec les grandes figures de la comédie à l’italienne, les réalisateurs Dino Risi, Mario Monicelli, Alberto Lattuada, Ettore Scola, et ses frères de cinéma, les acteurs Ugo Tognazzi, Marcello Mastroianni, Nino Manfredi, Alberto Sordi, pour ne citer que les principaux.


Fréquemment employé pour jouer les rôles de traîtres, sournois, lâches et faux-jetons, Vittorio Gassman s’amuse à nous divertir. Dans la trilogie de films à sketches Les Monstres (1963) par exemple, où la palette de personnages composites qu’il incarne est impressionnante. Dans Le Fanfaron (1962) également, l’un des films manifeste de la comédie à l’italienne, où il interprète un incorrigible dragueur qui entraîne avec lui un timide étudiant (Jean-Louis Trintignant) à travers les routes du centre de l’Italie. Tantôt comiques, tantôt mélancoliques, les films s’enchaînent à une allure incroyable. Dans les années 60, Gassman tourne un à deux films par an et profite de ce regain de créativité et d’imagination dont font preuve les « acteurs » de la comédie à l’italienne.

Durant la décennie suivante, son activité ne faiblit pas et Gassman est toujours autant demandé. La profession lui témoigne tout son amour et son admiration en lui descernant le Prix d’interprétation à Cannes en 1975 pour Parfum de femme de Dino Risi (il existe un remake américain, Le Temps d’un weekend, 1992, qui a également porté bonheur à Al Pacino, qui, en reprenant le rôle de Gassman, a remporté son unique Oscar à ce jour) et le David di Donatello en Italie. L’année 74 marque la sortie de Nous nous sommes tant aimés, le chef d’œuvre d’Ettore Scola et véritable hymne à l’amitié masculine. Trois partisans anti-nazis se rencontrent durant la seconde guerre : malgré l’affection qui les unit, la vie les mène à suivre des chemins différents. Ils se retrouveront plusieurs années plus tard et chacun fera le bilan de sa vie, avec les illusions et les désenchantements qu’elle comporte.


En 1980, Ettore Scola réunit la crème des acteurs italiens dans La Terrasse, portrait au vitriol d’une poignée de bourgeois et d’intellectuels analysant leur vie privée et vie publique. Sa collaboration avec le cinéaste se poursuivra avec La Famille en 1987 et Le Dîner en 1998, l’avant dernier film de Vittorio Gassman. A l’étranger, l’acteur est appelé par Robert Altman (Un mariage, 1978, et Quintet, 1979), Alain Resnais (La Vie est un roman, 1983), Philippe de Broca (Les Mille et une nuit, 1990) et Barry Levinson (Sleepers, 1996).

Véritable maestro ayant régné sur cinquante ans de cinéma italien, ce grand clown qui déclarait aux journalistes avoir très peur de la mort, s’éteint à Rome le 29 juin 2000. Il laissera, comme ses frères de cinéma, aujourd’hui tous disparus, une trace imperissable dans le cinéma italien.


Vittorio Gassman en DVD :
Certains de ses films ressortent en dvd le 2 juillet chez StudioCanal : Le Pigeon, Au nom du peuple italien, Riz amer et Nous nous sommes tant aimés.
Poursuivez sans plus tarder avec le test complet des Nouveaux monstres, édité par Seven Sept, ci-dessous :






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