toutes les news BOX-OFFICE USA : LES FOCKERS, ENCORE..SommaireTHE SHIELD ARRIVE EN DVD
L'AVIS DU JOUR : WIMBLEDON

L'AVIS DU JOUR : WIMBLEDON

Tout sur LA PLUS BELLE VICTOIRE - La Critique - Le 2008-06-09 11:45:18



En savoir plus Ajoutez votre critique
Que pouvait-on attendre d'une comédie sentimentale sportive dont l'affiche toute faite de blanc (le blanc est symbole de pureté et de bonne pensée) illustre une blonde et un blond (le jaune est le symbole de la science et de l'intelligence...ne riez pas, c'est pas des conneries !) et dont le réalisateur, bon artisan du cinéma britannique, ne semble pas à sa place au regard de sa filmographie ? Absolument rien, et c'est pour ça qu'on en ressort forcément surpris, surpris d'avoir vu une comédie intelligente, autant sportive que romantique. L'originalité de ce film d'amour, c'est de mettre tout au long de l'histoire en parallèle l'amour et le sport. Tous les personnages partagent ces deux éléments, mais séparément. Par exemple, au début de l'histoire, le héros Peter Colt (Paul Bettany) est un has been du tennis, il n'arrive plus à gagner parce qu'il manque d'amour, de force intérieure (mais ça, il ne le sait pas encore). A l'inverse, Lizzie (Kirsten Dunst) ne peut gagner qu'en faisant le vide dans sa tête, en ne pensant à rien d'autre, donc surtout pas à l'amour. Elle partage donc le même mode de pensée que son père et entraîneur, qui lui interdit toute histoire d'amour durant le tournoi. Et c'est ainsi pour tous les personnages principaux, y compris les parents de Peter. C'est le sport qui va tous les rapprocher, qui va créer (ou recréer, dans le cas des parents) les liens, l'amour. Une comédie sentimentale qui dévoile l'universalité du sport, et même, à l'inverse, un film sportif qui dévoile l'amour, c'est ce qu'est le film, et en y réfléchissant bien, c'est pas si courant que ça. D'ordinaire, les films de sport sont plombés par une sous intrigue amoureuse sans intérêt, mais là l'intrigue amoureuse est aussi importante que l'intrigue sportive, parce qu'elles sont indissociables, elles se répercutent l'une sur l'autre. Les deux sous genre se mélangent intelligemment, et on peut sur ce point féliciter l'habilité du scénario, scénario qui ne tombe jamais, ou très rarement, dans la guimauve, les clichés ou la morale qu'impose souvent ce genre d'histoire. Bien sûr, le film délivre une certaine morale, certaines valeurs, mais il ne le fait pas agressivement mais discrètement, et avec beaucoup d'humour. Ce n'est pas un film qui nous force à croire en quoi que ce soit, le message du film est en filigrane (et ce contrairement à ce que peut faire penser la lourdeur du titre), et sur un ton plutôt léger (un ton grave aurait ici donné un mélo désagréable).


Après l'originalité du film d'amour, voici celle du film de sport : c'est d'illustrer le tennis, un sport rare à l'écran (d'ailleurs, des films qui en font leur sujet principal, j'en connais pas). Pas besoin de s'y connaître, même si les experts auront le plaisir de voir à l'écran quelques vrais joueurs, parce que les matchs sont tellement bien fait qu'on ne s'y perd jamais. Encore mieux, ces scènes de sport dévoilent une réalisation superbe et inventive : des travellings d'une beauté rare dans le genre, des effets visuels et sonores originaux (et parfois invisibles, comme la balle elle même !), un montage dynamique qui fait que l'on ne perd pas une miette de ce qui se passe à l'écran, gros plans et inserts (pour une fois) justifiés... La caméra suit parfois littéralement la balle, s'insère entre les deux joueurs, au milieu du terrain, nous montre chaque action (et ici on verra que le moindre geste est capital)... La réalisation met aussi bien en valeur la force physique que la force mentale, traduisant à la fois ce qui se passe sur le terrain et dans la tête du personnage. En cela, le réalisateur, sans doute un adepte de ce sport, nous place dans une situation rare dans le film de sport : celle du joueur ! On est immergé dans l'action, on vibre, on doute. Du coup, on regrette que ces scènes soient trop courtes, ou même qu'elles ne soient parfois pas montrées (le duel pourtant important entre Peter et son meilleur ami ne nous est pas montré). Au moins, le réalisateur n'en rajoute pas, conscient que trop de scènes sportives tueraient le suspense (et le film deviendrait alors répétitif, ce qu'il n'est absolument pas en l'état) et l'impact de la réalisation. Mais autant d'application force le respect, on sent d'ailleurs l'originalité et la fraîcheur du film dès l'amusant générique de début, qui nous met tout de suite dans l'ambiance, suivi de l'épatante et surprenante scène d'ouverture. A côté de ces scènes, Richard Loncraine, le réalisateur, soigne ses cadres, ses plans, et ce dans la moindre scène non sportive, où la camera se fait lisse, agréable.

> Lire la suite de l'article

  

[p1] [p2]

vos avis Ajouter un avis
HellJohn interrogation :    10 jan
icepoon bravo ( copié collé)    10 jan
Al DTS la vérité : john prend le large    10 jan
always0 indigne    10 jan
mérovingien ha bon?    10 jan
 


Imprimer cet articleEnvoyer cert article à un ami

Notez ce film

note des internautes :
6.7/10
(11 votes)

Les autres films

 
agenda cinema
 
blogs