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CINE : DANNY THE DOG

CINE : DANNY THE DOG

Tout sur DANNY THE DOG - La Critique - Photos - Le 2005-01-10 09:00:07


Un film surprenant et émouvant qui allie habilement le drame et l'humour, tout en dépassant nos espérances en termes d'action. Servi par une réalisation fluide et une grande qualité d'interprétation, ce film marque aussi le grand retour de Jet Li.

Elodie Leroy 9
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Annoncé comme un OFNI depuis presque deux ans maintenant, Danny the dog pointe enfin le bout de sa pellicule en France avant même son aventure américaine. Louis Leterrier nous avait joliment refroidis avec son premier film sous la baguette Besson, Le Transporteur. Réussira t'il à éponger la dette envers ses spectateurs avec son nouveau long-métrage ? Rien n'était moins sûr à la vue de la bande annonce qui panache sans vergogne Bloodsport et La Leçon de Piano. Mais le résultat est heureusement ailleurs...

DANNY THE DOG
Un film de Louis Leterrier
Avec Jet Li, Morgan Freeman, Bob Hoskins, Kerry Condon
Durée : 1h47
Site officiel/bande-annonce : http://www.dannythedog-lefilm.com
Sortie : 02 Février 2005


Morgan Freeman et Jet Li dans DANNY THE DOG

Véritable machine à broyer ses adversaires, Danny (Jet Li) est retenu en esclavage par Bart (Bob Hoskins) l'utilisant pour "convaincre" ses mauvais clients de le payer, et également à travers des combats à morts illégaux. Traité comme un chien (le mot est faible) avec tout l'attirail qui va avec (la cage, le collier..), il s'enfuit lors d'une altercation, laissant ses maîtres pour mort. Recueilli par Sam (Morgan Freeman), un accordeur de piano aveugle (ça fait beaucoup pour un seul homme) et sa fille adoptive Victoria (Kerry Condon), il va retrouver son humanité perdue.


On se lève tous pour Danny ! (ou presque)

Un pitch ambitieusement ridicule mixant sans complexe BloodSport pour les combats, La leçon de piano pour l'éveil et La Mémoire dans la Peau pour l'amnésie bien pratique qui frappe notre héros, cela fait un peu trop pour être honnête. Surtout si l'on considère que le même Louis Leterrier avait réussi à plomber son précédent film purement d'action et donc aux prétentions bien moindres. Et là réside la première surprise de taille de ce chien de Danny : le côté sirupeux lorgnant vers Jane Campion dévoilé par la bande annonce se montre au final tout à fait digeste et ne constitue pas le ventre mou annoncé d'un film qui peut s'enorgueillir au contraire de jolis abdos.


Jet Li dans DANNY THE DOG

Certes l'entreprise titube souvent sur la fine frontière qui tente de délimiter le grotesque de l'émouvant, et se sent obligée d'utiliser le second degré pour désamorcer des situations joliment cruches. L'équilibre est donc parfois hésitant et de grosses béquilles font souvent irruption en plein milieu d'une scène pour éviter à Danny The Dog de sombrer dans le pénible. Ce que l'on perd en finesse est alors gagné en efficacité - une qualité que nous n'attendions pas il est vrai en premier lieu du dernier Jet Li.

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