
SAW
Un film de James Wan
Avec Danny Glover, Cary Elwes, Monica Potter
Durée : 1h44
Sortie : 16 Mars 2005
Deux hommes se réveillent enchaînés au mur d'une salle de bains. Ils ignorent où ils sont et ne se connaissent pas. Ils savent juste que l'un doit absolument tuer l'autre, sinon dans moins de huit heures, ils seront exécutés tous les deux... Voici l'une des situations imaginées par un machiavélique maître criminel qui impose à ses victimes des choix auxquels personne ne souhaite jamais être confronté un jour. Un détective est chargé de l'enquête...


Coup d'essai, coup de maître: ce premier long-métrage de James Wan, cinéaste inconnu de 27 ans, est une perle qui ne repose heureusement pas que sur son coup de théâtre final. Ce thriller très original emprunte des chemins a priori balisés pour mieux zigouiller les conventions et tromper le spectateur. Sa noirceur et son pessimisme absolus (d'où la comparaison hâtive avec Se7en) impressionnent sévèrement. En apparence, l'architecture de Saw est basique. Toute la première heure, angoissante, sert à exposer les personnages et à faire évoluer les deux prisonniers qui ne se connaissent pas et qui sont amenés à collaborer pour s'en sortir, si possible vivants. Seulement voilà, en parsemant son récit d'indices, James Wan s'amuse en fin retors à instiller le mystère tout en multipliant les fausses pistes. Le film fait non seulement très peur avec une exploitation habile d'artifices connus et efficaces mais surtout incise cette peur en profondeur, angoisse en laissant planer les voiles du doute et de la manipulation. Bien joué: on se fait avoir du début à la fin.
Certaines scènes très gores (comme le passage de la clé extirpée du ventre d'un homme vivant) accentuent cette impression de malaise. Mais ce n'est rien en comparaison des vingt dernières minutes du film pendant lesquelles Wan ne rechigne pas sur les effluves gores ni même les montées d'angoisse. Ce climax est inoubliable: fou, cruel, démesuré et d'autant plus éprouvant qu'il propose une surabondance jouissive de coups de théâtre tous inimaginables arrivés à ce stade de l'intrigue. Bien malin qui arrivera à deviner l'issue de cet horrible cauchemar: pas vous, plus maintenant. On n'oublie pas Saw.
10/10


Le film de James Wan prend le spectateur par les tripes dès la première seconde pour ne pas le lâcher un seul instant jusqu'à la dernière. Une véritable innovation palpable dans le genre qui pour la première fois fait grimper le suspense à son apogée comme on ne l'avait tout simplement jamais fait jusqu'à aujourd'hui. Un thriller ultime qui ferait passer les films d'angoisse de ces dix, quinze ou vingt dernières années pour de simples slashers pour ados (Oubliez déjà le gentillet The Grudge faisant office de programme pour enfants en comparaison).
Comme si cela ne suffisait pas, outre un habile méli-mélo scénaristique, Wan excelle également dans les séquences dites plus convenues (comprendre par là les poursuites, fusillades, bagarres et autres) au coeur desquelles la tension aurait tendance à augmenter de plus belle à travers une composition visuelle (le pantin en fera frémir plus d'un) et musicale parfaites. Le film de James Wan parvient à tenir l'attention (et la tension) de son spectateur sur toute la durée et crescendo avec une telle maestria qu'on en est encore à se demander pourquoi en plus de cent ans d'histoire, le cinéma ne nous accouche d'un pareil chef-d'oeuvre que maintenant. Qu'importe les très légères incohérences, et qu'importe les cinq dernières minutes grand-guignolesques (mais quelle admirable claque!), Saw s'impose d'ores et déjà comme une (la ?) référence évidente qui fera frémir les plus blasés. Etes vous prêts à mettre vos nerfs à dure épreuve ?
10/10
[p1] [p2]
![]() | ||
"SAW" : LE PHENOMENE BIENTOT EN FRANCE ?Cela commence à faire un bout de temps qu’un petit buzz circule autour du phénom... | ||







"SAW" : LE PHENOMENE BIENTOT EN FRANCE ?






























