
CINE : LE CERCLE 2 (RING 2)
Tout sur LE CERCLE 2 (THE RING 2) - La Critique - Le 2005-03-10 13:08:20
LE CERCLE 2
Un film de Hideo Nakata
Avec Naomi Watts, David Dorfman, Simon Baker, Elizabeth Perkins, Sissy Spacek
Durée : 1h50
Sortie : 30 Mars 2005
Six mois après les horribles événements qui leur avaient fait fuir Seattle, Rachel Keller et son jeune fils Aidan se sont réfugiés à Astoria, dans l'Oregon. La journaliste espère oublier ses épreuves dans cette paisible bourgade côtière, mais de nouvelles menaces ne tardent pas à planer sur sa vie. Un crime énigmatique, commis à l'aide d'une cassette trop familière, donne l'alerte : l'esprit de Samara n'a pas renoncé à sa vengeance et Rachel va devoir enquêter sur le lointain passé de la fillette pour arrêter le cycle infernal de ses violences maléfiques...
Histoire de cassette maléfique qui circule entre toutes les mains, ados qui font mumuse en se filant les jetons, fantôme qui sort d'un écran de télé... De ce canevas archi-balisé dont on connaît toutes les recettes à toutes les sauces, le réalisateur nippon aurait pu tomber dans les cercles infernaux de la redondance et de la facilité. Tout faux. Les qualités de ce Cercle 2 résident précisément ailleurs puisqu'au niveau du trouillomètre, le film affiche un zéro pointé. Ce qui est évidemment enquiquinant lorsqu'on vante au travers des bandes-annonces au demeurant efficaces un précipité horrifique. Surprise générale, Nakata contourne la lourde démonstration pour transformer un argument fantastique convenu en une histoire d'amour complexe entre une mère et son fils. C'est tout.

Lors de la sortie de Dark Water, le cinéaste avait fait part de sa volonté de changer de registre, de quitter les films d'horreur pour voguer vers le mélo. Choix qu'on sentait dans son film précédent qui pouvait être vu comme une subtile conjonction d'angoisse et de mélo qui le plaçait directement dans la lignée des Borzage et Tourneur. En filigrane, on retrouve dans Le Cercle 2 toute la thématique d'Hideo Nakata jusque dans ses fines ambiguïtés : rapport mère-enfant, pression sociale, climat paranoïaque, impression d'être pris pour un fou, solitude, mère dévouée, père absent... L'astuce consiste ici à se focaliser sur le personnage de l'enfant (David Dorfman, nettement plus convaincant que dans le premier Cercle parce que mieux dirigé) et à tout filmer à sa hauteur. L'attraction du film n'est pas Samara, c'est lui.













































