SAHARA
Un film de Breck Eisner
Avec : Matthew McConaughey, Steve Zahn, Penelope Cruz, Lambert Wilson, William H. Macy, Glynn Turman
Durée: 2h05
Sortie le 1er Juin 2005
Pour Dirk Pitt, explorateur, scientifique et aventurier, découvrir cette pièce de légende n'était que le premier pas vers l'aventure la plus risquée de sa vie et une incroyable légende historique... Avec son partenaire et ami Al Giordino, Dirk se lance dans une chasse au trésor qui va les conduire dans les régions les plus reculées d'Afrique, sur les traces d'un navire mystérieusement disparu avec sa cargaison secrète. Ils vont rencontrer le Dr Eva Rojas, une femme médecin persuadée que le trésor caché a un lien avec une menace redoutable pour le monde...

Il faut bien reconnaître que le cinéma d'aventure a connu un âge d'or plus glorieux. Ses derniers représentants en date comme Benjamin Gates, un machin indigeste, ou ce dégueulis cinématographique qu'est Van Helsing -insulte ultime à Bram Stocker- n'ayant pas nivelé le genre vers le haut. C'est donc avec prudence que nous nous engageons sur l'adaptation des aventures de Dirk Pitt -sorte d'Allan Quatermain moderne- sur grand écran, d'autant plus que ce dernier écope d'un budget assez conséquent nous laissant redouter le pire en matière d'égocentrisme et de patriotisme propre à caresser le républicain de base dans le sens du poil.
Pourtant si la tirelire de Sahara ne semble pas apparaître à l'écran, car peu de plans énergiques ou effets spéciaux démesurés, c'est surtout parce que le budget justifie sans doute la délocalisation de toute l'équipe sur place et c'est ce qui fait la grande force du film. En effet tout se déroule en décors réels (à quelques exceptions près) cela se voit, cela s'apprécie, et donne surtout plus de poids aux joutes verbales comme aux scènes d'action allant crescendo.

Mais malgré un générique "attention c'est moi que v'là" débutant par-dessus les logos de distribution et une courte relecture de la guerre de Sécession dans un esprit Wild Wild West, Sahara change radicalement de ton. Grâce à son générique lui aussi inspiré d'un nanar confirmé comme 60 secondes chrono et son survol de photos familiales mâtiné de classiques du rock californien.
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