
CINE : PROFESSION PROFILER (MINDHUNTERS)
Tout sur PROFESSION PROFILER - La Critique - Le 2008-06-06 10:27:25MINDHUNTERS
Un film de Renny Harlin
Avec Val Kilmer, Johnny Lee Miller, LL Cool J, Christian Slater, Patricia Velasquez
Durée : 1h45
Sortie : 06 juillet 2005

Sept jeunes agents parmi les plus prometteurs du FBI n'ont plus qu'un ultime test à passer pour devenir des profileurs psychologiques. Jake Harris, chargé de leur entraînement, n'est pas un agent comme les autres. La dernière épreuve qu'il leur a concocté va se révéler plus vraie que nature, au risque de leur coûter la vie... Isolés sur une île, coupés du monde, les jeunes agents vont rapidement découvrir qu'un véritable serial killer se cache parmi eux. Personne n'est épargné par les soupçons et chacun ne peut se fier qu'à lui-même. Pourtant, ils ne pourront s'en sortir qu'en faisant équipe, car le meurtrier est remarquablement doué... Il va les frapper, les uns après les autres. Pour tous ceux du groupe, le diplôme de fin d'études risque d'être un certificat de décès...
Sur le papier, cette histoire d'apprentis profilers qui partent s'entraîner sur une île au large des côtes de la Virginie et découvrent que le sang n'est pas qu'un effet de palette évoque une déclinaison facétieuse des Dix petits nègres d'Agatha Cristie. Récemment, Identity de James Mangold avait répondu à la gageure de manière très ludique en parsemant son récit de références Hitchcockiennes, en conviant de jolies pointures (de Rebecca de Mornay à John Cusack), en formulant de multiples hypothèses pour mieux asséner des coups de théâtre assez inattendus. A l'écran, Harlin oblige, Mindhunters ne prétend pas relever le même genre de défi et s'octroie dans le registre pépère du film de samedi soir.

Toute la première partie, très prometteuse non seulement au niveau de la dramaturgie mais surtout des meurtres graphiques (on n'est pas prêts d'oublier le coup de l'hélium), laisse augurer un whodunit riche en rebondissements tous azimuts. Hélas, la suite fonctionne de guingois. Comme si Harlin refoulait son grain de folie pour respecter un cahier des charges très calibré. Un peu comme un enfant dont on briderait l'imagination... Progressivement, le film retourne gentiment dans les conventions du genre pour déboucher sur une conclusion aussi décevante que prévisible. Pourtant, en sourdine, cet objet un tantinet malade joue avec les codes du huis clos et bidouille par trop brèves intermittences la barrière entre la fiction et la réalité, le vrai et le faux, l'authentique et le simulé. C'est précisément ici que réside tout l'intérêt du film.
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