

Plus ça va, mieux c'est. Batman Begins commence comme un drame poignant et ça finit en film de zombie diablement oppressant. Il n'y avait que Christopher Nolan pour donner à cet opus de Batman une personnalité aussi riche que complexe. Malgré de minuscules scories (lourdes punchlines à la David Goyer pour détendre une atmosphère très sombre, jeu outré de Christian Bale...), Batman Begins n'en demeure pas moins un excellent blockbuster avec plein de petits plaisirs persos (Rutger Hauer !) qui loin de sombrer dans les coutumes hollywoodiennes se distingue par l'intelligence de son script (démarche artistique singulière, pas consensuelle, très travaillée) et le brio de la mise en scène (une scène de train pastiche et enterre celle de Spider-Man 2). Plein de bravos.
Note : 10/10


Inutile de chercher ici un drame viscéral, ou un récit fantastique ressemblant aux deux films de Tim Burton. Inutile également de chercher un ratage comme ceux de Joel Schumacher (ouf). Batman Begins s'impose de recommencer la saga à ses origines les plus lointaines. La mise en place est longue, l'aventure qui suit également, ce qui justifie sa longueur totale avoisinant les 2h20. Malgré quelques petites longueurs, des scènes d'action un peu brouillonnes, le plaisir est tout de même au rendez-vous de ce film méritant toutes nos louanges pour sa volonté palpable de créer un pont entre le réel et le fantastique. Et contrairement à Spider-Man 2, il y parvient sans plonger dans la mièvrerie. C'est ça la classe.
Note : 8/10


A l'heure du tout numérique, et comme un hommage au premier film, Nolan prend le parti de la maquette pour se réapproprier et réinventer un univers visuel oppressant, malgré de gros cafouillages dans le cadrage et le rythme des scènes d'action. Qu'importe, à l'instar d'un Bryan Singer sur le premier X-men, il compense largement ses carences dans un genre qui lui était jusque là inconnu pour mieux exceller dans celui qui a fait son succès par deux fois déjà. On redécouvre Batman et mieux encore, on découvre vraiment Bruce Wayne ! Une analyse psychologique d'un esprit torturé finalement bien plus captivant que son alter ego masqué dans une première heure réellement magnifique, pour basculer avec élégance et une certaine logique vers les petits plus qui font que Batman est Batman : costume, voiture, armes, voix et rythme de vie chamboulé, tout nous y est dévoilé. Réussissant avec brio son passage de Bateman à Batman, Christian Bale fait renaître le héros de notre enfance.
Note : 7/10
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