CINE : SHANGHAÏ KID
De Tom Dey
Avec Jackie Chan, Owen Wilson, Lucy Liu
USA - 2000 - 110 minutes
La princesse Pei Pei (Lucy Liu) est kidnappée au sein de la Cité interdite et embarquée direction les Etats-Unis des années (1880). Chong Wang (Jackie Chan) est envoyé avec trois de ces compatriotes pour payer la rançon réclamée par les ravisseurs et ramener la princesse à bon port.
Un bon divertissement qui change son nom de Shanghaï Noon en Shangaï Kid (une traduction bien à la française)
Dire que le scénario est très commun et importe peu ne serait pas mentir. Celui-ci est en effet très ''fin'', mais pas dans le sens ‘'subtil'' de la chose... Bien qu'il soit moins bête que grand nombre de scénarios actuels, il n'est en fait qu'un nouveau prétexte à la rencontre de deux personnages que tout oppose. Il s'agit une nouvelle fois d'un ‘'Buddy Movie'' qui, sans jamais atteindre la puissance comique de Rush Hour, permet cette fois-ci à Jackie Chan de faire autre chose que de servir la soupe à son partenaire. Les facettes de son personnage sont un peu plus larges et même si, comme à son habitude, toutes les occasions sont bonnes pour faire le clown, le script lui offre l'opportunité d'exister véritablement.
Mais ceux qui espéraient un film d'action resteront sans aucun doute sur leur faim : si les scènes de combat pur sont réussies, elles sont bien moins dangereuses qu'elles ne l'étaient par le passé (Jackie prendrait t'il moins de risques avec l'âge ?) mais surtout, elles sont bien moins nombreuses que dans les films made in Hong Kong ou encore dans First Strike. Elles n'en demeurent pas moins bien enlevées par un maître Chan dont les bagarres de saloon nous changent enfin des sempiternels duels aux pistolets qui ont fait les beaux jours du western.
La part belle revient tout de même à la comédie. Owen Wilson est tout à fait à la hauteur de son personnage, ne cherchant à aucun moment à voler la vedette à son partenaire (l'aurait il pu ?) mais jouant plus sur le registre de la légèreté (ça nous change de Chris Tucker).
Shangaï Kid relève donc plus du divertissement grand public que de la kunf-fu comédie mais dans ce registre, il remplit plutôt bien son contrat, nous faisant passer un agréable moment dans les plaines du Far-West.
Note : 6
faber 13

































