

Premières impressions
Commençons directement par le petit détail qui fâche, à savoir les menus. N'importe quel fan de James Cameron accordera la grande qualité des menus offerts à chacun de ses films, Abyss et Terminator 2 en tête, et nous attendions de cette tardive édition de Titanic quelque chose d'équivalent. Or il n'en est malheureusement rien. Outre une introduction vidéo sous forme de fondus divers, il ne faudra ensuite se contenter que de menus fixes composés de photos, et sincèrement pas les meilleures. A titre comparatif, le DVD de True Lies transpire le dynamisme.


Mais le DVD c'est avant tout un film, et fort heureusement celui de Titanic ne flanche pas une seule seconde, et ici grâce au scindement du film sur deux disques. Loin d'être impertinente, la coupure arrive au bout de 1h44 de film à l'un des instants cruciaux du film. A savoir la première réunion dans la cabine du capitaine, juste après l'impact, entre tous les dirigeant du navire, la dernière réplique de cette partie sonnant un avertissement de la mort imminante et nourrissant un peu plus le suspens. De quoi donner envie d'insérer le second disque. Un second DVD forcement plus nerveux sur le plan sonore, et plus contraignant sur le plan visuel mais qui ne perd pourtant en rien aucune de ses facultés, là encore grâce à cette coupure qui empêche au DVD d'être inutilement encombré.


L'Image
L'apport majeur de cette édition réside bien entendu dans la compatibilité du film en 16/9ème, l'impardonnable erreur de l'édition précédente étant ici corrigée. Quant à la qualité globale... on cherche encore les défauts tant on frise ici la perfection. Le navire brille de mille feux en contraste avec la glaciale mer noire dans laquelle il s'enfonce, et cet habile mélange de noir profond et de lustres superficiellement suréclairés ne font jamais souffrir une compression réussie en tout point. Nette à bord, mais également dans la nuit américaine concluant le naufrage où aucun artefact ne vient entacher le spectacle. Plus l'écran est grand, plus on en profite, et nous ne pensions vraiment pas revivre à nouveau cet émerveillement visuel subit lors de la sortie en salle du film.


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