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INTERVIEW : DAVID CRONENBERG (A HISTORY OF VIOLENCE)

INTERVIEW : DAVID CRONENBERG (A HISTORY OF VIOLENCE)

Entouré d'une équipe qui ne pouvait pas perdre (encore Peter Suschitzky en chef-op ; toujours Howard Shore à la musique...), David Cronenberg (à son meilleur) sonde dans History of Violence (sortie 9 Novembre au cinéma) la bête qui somnole en nous et filme avec la même intensité un homme et une femme qui se donnent du plaisir sur un lit qu'un gangster qui bute sans vergogne une gamine. A chaque fois, il impressionne. Normal : A history of violence est un uppercut méchamment heureux : audacieux, hilarant, inquiétant, triste, singulier, fiévreux. Le film de Cronenberg le plus pervers depuis longtemps parce qu'il fonctionne comme un cercle vicieux. On peut également s'amuser à le fragmenter en quatre parties distinctes, histoire de céder à l'auscultation. Le cinéaste passe sur la table d'opération et semble parfaitement détendu, enclin à répondre aux questions, même les plus perverses.

LES MUTATIONS
Alors que ses derniers Spider et ExistenZ préféraient la sobriété au spectaculaire (abandon progressif des joyeusetés sanglantes façon Chromosome 3, pas de modifications organiques...), History of Violence devrait très certainement réjouir ceux qui préfèrent le réalisateur de La mouche à celui de Crash (et les autres, bien entendu). Ce n'est pas une surprise : on sait depuis Le Festin Nu (91) que David Cronenberg a abandonné le gore explicite pour une forme de fantastique plus subtile afin de traduire la détresse psy de ses personnages. Dans A history of Violence, tout tourne autour de l'ambiguité autour du personnage de Tom (Viggo Mortensen) qui subit une transformation au gré des rebondissements...

David Cronenberg : Je ne suis pas sûr que tous mes films parlent de mutation, même si j'ai pour habitude de travailler avec des mutants (rires). Vous me demandez d'analyser mon cinéma, ce que je ne sais pas. Je ne suis pas un critique et je ne pourrais émettre un jugement sur mon propre travail. La vie toute entière n'est que mutation, transformation, changements, même au moment où nous sommes là. Ce qui m'intéresse, c'est la vie dans son vécu, et non pas dans son aspect de mutation. Avec History of Violence, je n'ai pas eu l'impression d'entrer dans un nouveau territoire même si chaque film est en soi un nouveau territoire. En tournant ce film, je ne me suis pas penché sur la notion de terreur.


LA VIOLENCE
Comme semble sous-tendre le film, il faut apprendre à ne pas se fier aux apparences. Sous un canevas a priori trop gentil pour le réalisateur de Dead Zone, se profilent les ombres d'une oeuvre obsessionnelle, noire, cruelle dans laquelle Cronenberg met en exergue des questions essentielles sur la cellule familiale et le couple : connaît-on vraiment la personne qu'on aime ? Comment maintenir une harmonie lorsque le pire s'abat ? Comment se débarrasser de ses démons intérieurs ? Comment faire face à la violence, tout simplement...

David Cronenberg : C'est vrai que ce film est une discussion ouverte sur l'ambivalence de la violence et c'est intentionnel de ma part. Il ne s'agit pas là d'une réflexion sur la violence dans un pays précis. Ce film, tel qu'il est structuré, montre des actes de violence qui sont à chaque fois justifiables. Je pense qu'en ce qui concerne le personnage incarné par Viggo Mortensen, son approche de la violence est différente parce qu'elle est relative à sa compréhension.

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CINE : A HISTORY OF VIOLENCECINE : A HISTORY OF VIOLENCE

Présenté en compétition au dernier festival de Cannes – et reparti bizarrement b...
 
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jogicoudu ???!!!    31 oct
gould je persiste et signe    25 oct
Revok Qu'est-ce qu'on peut lire comme conneries....    25 oct
gould nul, surestimé    25 oct
gruute Mince !    25 oct
galactus gruute    25 oct
gruute galac    25 oct
locktal Ah, ce que j'ai envie de voir cet History of violence !!!!!    25 oct
galactus Sicyons    25 oct
Rick Deckard pour les fans...    25 oct
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