
Par ailleurs Equilibrium, même si très inspiré d'Huxley, empruntait son décorum bétonneux au 1984 de Georges Orwell, une alliance donc des deux piliers de la pensée futuriste.

Aeonflux semble quant à lui faire pencher la balance du côté exclusif d'Huxley, si l'on en croit la bande-annonce sortie cette année. On retrouve les thèmes d'une société totalement apaisée qui doit son salut à une négation féroce de l'humain, de sa versatilité et de ses complexités sevrées par une rationalisation sociale toute scientifique qui s'appuie sur une éthique inconcevable. L'esthétique rappelle le livre par son oisiveté, sa plénitude, ses grands espaces verts témoins d'une humanité ayant finalement communié, en apparence, avec son espace vital.
Mais les influences du film sont en réalité doubles puisque le film de Karyn Kusama (Girlfight) est l'adaptation cinématographique de la série animée de Peter Chung.
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