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CINE : CHICKEN LITTLE

CINE : CHICKEN LITTLE

Tout sur CHICKEN LITTLE - La Critique - Le 2005-11-03 06:47:12


Chicken Little marque une triste date dans la longue histoire des studios d'animation Disney, ainsi que dans l'histoire du cinéma d'animation tout court. Sa sortie correspond à la fermeture des studios de Burbank, qui assuraient jusque là la conception des films en animation traditionnelle de la firme, et stigmatise le début d'une ère nouvelle : celle de la 3D. Tous les films Disney à venir pour le cinéma vont en effet utiliser cette technologie, l'animation sur celluloïdes restant réservée aux produits destinés à la vidéo comme Bambi 2 (qui sortira tout de même en salles en France en 2006...).

CHICKEN LITTLE
Un film de Mark Dindal
Avec les voix (V.O.) de Zach Braff, Joan Cusack, Gary Marshall, Steve Zahn, Patrick Stewart... (V.F.) de Lorànt Deutsch, Claire Keim...
Durée : 1h17
Sortie : 7 Décembre 2005

Du jour où Chicken Little, un poussin malingre et peu sûr de lui, provoque la panique générale en criant partout que le ciel est en train de tomber, rien ne va plus pour lui. Il est la risée de la ville et le souffre-douleur de sa classe, sans compter qu'il accumule catastrophe sur catastrophe. Même son père, ancien joueur de base-ball, ne cherche plus à le comprendre et se contente de limiter les dégâts qu'il occasionne. Mais Chicken Little est d'un naturel opiniâtre, et compte bien regagner l'estime de son père -et si possible de la ville entière.- son plan : se distinguer à un match de base-ball. Ses atouts : ses amis ; à savoir une cane aux dents proéminentes, un cochon qui se fait trop de lard et un poisson dans un bocal-scaphandre.


À l'origine de cette décision drastique de passer à la 3D, un brainstorming d'exécutifs que l'on ne peut que reconstituer : les parts des films Disney n'ont fait que diminuer ces dernières années, au profit de leurs confrères de chez Dreamworks et Pixar. Les formules eurent beau évoluer, la cravate se dénouer, ils semblerait que les extraterrestres bleus hyperactifs ne fassent pas le poids face aux poissons clowns ; pas plus que de sympathiques grizzlies ne puissent battre en combat singulier des ogres pétomanes. Un constat qui en appelle un autre : force est de constater que la firme aux grandes oreilles a perdu sa position dominante dans le domaine de l'animation mondiale, et ne fait plus figure de référence incontournable. Ce qui nous ramène à nos exécutifs, et à la conclusion d'apparence logique à laquelle ils semblent être parvenus : "les films Disney, qui sont en 2D, ne rassemblent plus les foules" (une assertion toute relative), "alors que les films Pixar et Dreamworks, qui sont en 3D, moissonnent plus large que jamais. Mettons-nous donc à la 3D, puisque c'est ce que les gens ont envie de voir." Puis ils mirent la clé sous la porte des studios de Burbank, tournant ainsi le dos à 80 années d'animation traditionnelle, et virent que cela était bon.


A aucun moment il ne semble leur être venu à l'idée que si Shrek, Toy Story ou Les Indestructibles, par exemple, avaient été de si grands succès, ils ne le devaient pas tant à leur forme hi-tech qu'à leur scénario décalé, frais et inventif.

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