Un flop divisé en plusieures parties :
Les déceptions
20. Sin City
La bande-annonce promettait un spectacle hallucinant,véritable transposition de la BD sur grand écran,avec un casting jubilatoire,un univers propre aux plus grand défoulement hard-core jamais vu(un mix entre le Bad Lieutnant de Ferrara et la série The Shield),alors pourquoi le film fut pour moi une terrible déception :
Peut etre parce que le film demandait une petite réappropriation de l'univers Millerien,le tout numérique en soi n'est pas le vrai probleme,c'est juste qu'il masque le manque de talent(de vision artistique)de son réalisateur.
Le noir & blanc demande une grammaire visuelle que n'a pas assimilé le petit Roberto,à l'inverse d'un Seijun Suzuki sur la Marque du Tueur(véritable source d'inspoiration picturale pour Miller),Rodriguez ne se contente que d'un simple copié/collé impersonnel.
la violence parait grand-guignolesque,le jeu des acteurs approximatif,et rendu lourd par l'abus de voix of(un procédé littéraire propre au genre mais qui ne marche pas dans un film de genre),bref un gros ratage,qui demeure toute fois sympathique dans sa démarche,mais manquant juste d'une personnalisation artistique(à ce titre,la courte scene de tarantino montre un vrai auteur,prenant en compte ce qui a été fait auparavant en matiere d'horreur viscerale fantasmagorique:l'utilisation primaire des couleurs renvoie directement au cinéma transalpin des Bava et autres Argento)
Sin City, le Roi Arthur... j'ai une sale gueule ou quoi ?
19. Le Roi Arthur
Le problème d'un film comme celui-ci (et aussi pour des films comme Daredevil, AVP ou encore Elektra, c'est qu'on ne peut ignorer ce qui a été fait auparavant, on ne peut balayer toute une imagerie ou tout un univers mis en place par des auteurs quels qu'ils soient.
Si un Kubrick a réussi a se réapproprier Shining au grand désarroi de Stephen King au profit d'un film réussi dans ses scènes les moins démonstratives, le Roi Arthur (et les autres exemples cités) ne sont que des films opportunistes, et non des réappropriations.
En prenant en compte le fait qu'il s'agissait d'une relecture réaliste des aventures arthuriennes, je me disais que le film ne pouvait occulter une imagerie somme toute "fantasy", si je concevais qu'il ne pouvait être ouvertement fantastique, j'espérais au moins une iconisation de la trempe du 13eme Guerrier, qui lui, flirte avec les légendes nordiques en assimilant des éléments renvoyant eux à l'univers fantasy (dans une moindre mesure bien évidemment).
Alors voir Guenièvre en nuisette sur un lac gelé jouer les Robin des Bois, des acteurs aussi charismatiques que la bande à Bernard Minet (mention spéciale au chef saxon, sosie du grand Corbier, la guitare en moins), des combats anecdotiques, une critique balourde de l'intégrisme religieux, tout cela ne fait certainement pas oublier le lyrisme, la magie et la perversité d'Excalibur de Boorman.
Nous, on se casse. Trop nul, ce film...
18. Elektra
Comment, avec une base scénaristique comme Elektra Assassin, a-t-on pu avoir un film aussi... aussi mou du gland. Bon, même en essayant d'occulter le minimum de respect qu'on était en droit d'attendre, le film possède une jolie photo... voilà. Elektra jouant la nounou et tombant amoureuse du 1er venu, le tout sur un rythme digne d'un Max Pecas, il faut s'armer de patience avant de constater que le générique de fin est ce qu'il y a de mieux dans le film.






















