J'ai envisagé ce Flop 20 avec pour principe d'y classer les 20 films que je considère comme les pires au monde. Maintenant, si certains d'entre eux sont d'authentiques catastrophes qui agacent voire offensent... pas mal d'autres sont des nanars pour lesquels j'ai une énorme affection !
En espérant vous donner envie d'en voir quelques uns, et d'éviter d'en voir quelques autres...
20. Vivre pour Survivre (Jean-Marie Pallardy, 1984) - à voir
Considéré depuis quelques années, par beaucoup, comme le plus mauvais film de tous les temps, Vivre pour Survivre n'est pas si affreux (mais il est quand même très mauvais, ça ne fait pas un pli.) Tels des émules de Samuel Beckett dans la série Code Quantum, largué dans des aventures dont il ne connaît jamais les tenants ni les aboutissants, les acteurs du film semblent continuellement débarquer dans cette sombre affaire, sans rien n'y comprendre, avec aucune idée de ce qu'ils racontent et de ce qui se passe autour d'eux... S'il n'est pas plus haut dans ce Flop 20, c'est grâce à cette histoire seconde, qui s'immisce à mi-parcours ; judicieusement perverse, matinée d'inceste, que De Palma ou Cronenberg n'auraient pas reniée.
19. Party Monster (le film et le documentaire) (Randy Barbato et Fenton Bailey, 2003 et 1998) - à éviter
Le tandem Barbato / Bailey, qui aura presque gâché Inside Deep Throat par leur esthétique fadasse quelques années plus tard, avait déjà affligé un bien écoeurant traitement à leurs deux oeuvres nommées Party Monster, évoquant un meurtre sur fond de clubbing et de drogues dans les 80's. Le documentaire est moralement ignoble, la représentation ludique et légère des gravissimes faits relatés y est assez inacceptable. Le film, maladroit, visuellement bouffi, bavard et néanmoins vide, ne vaut pas mieux.
18. Tetsuo (Shinya Tsukamoto, 1988) - à éviter
Exploit resté inégalé, Tetsuo réussi à ennuyer plus rapidement et plus intensément que le plus long et mauvais des films muets tournées en Biélorussie et ce, en un minimum de temps (1h 07 à peine !). Lourd dans sa symbolique, écoeurant dans son traitement formel, irritant pour les sens, Tetsuo insupporte. Dans le genre « Tsukamoto », on pourra lui préférer son épatant Tokyo Fist de 1995 et dans le genre cyber-punk avec corps de métal, pénis éléphantesque et tout le toutim, l'excellent Full Metal Yakuza de Takashi Miike s'érige dix fois plus haut !



















