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    Place aujourd'hui au Flop 20 de Marc Troonen, contenant quelques surprises. Vous aussi, rédigez votre Flop 20 et envoyez le à [email protected].

Comme il m¹est difficile de faire la part des choses et de désigner un vainqueur toutes catégories confondues, ce flop 20 ne respecte aucun ordre particulier. J¹en profite pour préciser que certains des soi-disant pires films de l¹histoire du cinéma ne trouveront pas leur place ici car tout ce qui est bis ou z ne rime pas systématiquement avec médiocrité. Mon principal critère de sélection a donc été le foutage de gueule. Pas la peine de chercher le dernier Uwe Boll ici. Car s¹il ne fait aucun doute qu¹il est un des plus médiocres réalisateurs en activité, il respecte au moins son spectateur et croit totalement en ce qu¹il fait, sans aucune espèce de calcul cynique. Il va sans dire que j¹assume totalement la partialité et la mauvaise foi absolue de ce flop 20 et que tout le monde a parfaitement le droit de ne pas être d¹accord.



Armageddon
Commençons donc par Armageddon. Bien que je sois un fan du « sublime » Bad Boys II, Michael Bay est probablement le réalisateur qui m¹aura le plus donné l¹envie de manger du foin à la place du pop-corn. Souvenez-vous : c¹est horrible, la terre va se prendre un astéroïde en pleine tronche et Ben Affleck se retrouve à roucouler avec Liv Tyler dans un champ baigné d¹une lumière dorée. À l¹arrière-plan, un arbre, magnifique forcément, qu¹Affleck a décoré (en off bien sûr) avec des guirlandes pour faire plus romantique. À part ça, tout va mal et il n¹a plus que 36 heures et des miettes pour sauver l¹humanité. On pourrait bien sûr relever à n¹en plus finir toutes les énormités de cet incroyable salmigondis mais à quoi bon s¹énerver puisque le film, avec ses plans qui durent 2 secondes et demi et son humour à deux balles, est tout simplement irrécupérable.

Bad Billy
Autre sérieuse migraine avec Bad Billy (1994 de Nick Mead), vu ou subi plutôt lors d¹une trêve estivale particulièrement insipide. Certes, de bien pires navets ont été commis mais c¹est peut-être la première fois qu¹un film m¹a laissé comme un goût très désagréable dans la bouche. Non qu¹il soit malsain ou morbide (que nenni, une histoire de braquage ayant mal tourné) mais la lourdeur de l¹ensemble et l¹insistance du réal à vouloir absolument faire un film culte envers et contre tout finit par faire l¹effet d¹une remontée de bile pour le moins désagréable. S¹il y a toujours une idée ou un plan ou un trait de génie qui vient sauver une ¦uvre de la nullité la plus crasse, il n¹en est rien pour Bad Billy, sorte de catalogue improbable de tout ce qu¹il ne faut pas faire. Plus qu¹un mauvais souvenir, une torture inoubliable.



Oublie-moi
Difficile à oublier aussi l¹insupportable Oublie-moi de Noémie Lvovsky. Insupportable car jamais rupture amoureuse n¹aura été filmé aussi platement qu¹un chou sur les étals d¹un marché aux premières lueurs de l¹aube. Zulawski en aurait probablement tiré un grand film malade, fiévreux et excessif. À la place, rien ou si peu : tant et si bien que le comment du pourquoi de ce film insipide restera un mystère à part entière.On se doute bien qu¹il y a là quelque chose comme l¹ombre d¹un style post-moderne (genre « je ne montre rien, je suggère ») mais on retiendra surtout que Valeria Bruni Tedeschi y est à baffer et que l¹éternité y dure 95 très longues minutes. Sérieusement contre-indiqué !

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