BILAN TOP-FLOP 2005 : Mr Brown
C'est la Nouvelle Année, c'est l'heure des Bilans. Ambiance de Fin du Monde, ou d'un Nouveau Commencement, on fait les Comptes. 2005, donc, vu 34 films au Cinéma. C'est beaucoup mais c'est peu à la fois, et Beaucoup de films qui attendront leur visionnage en DVD. Mais ça suffit pour, entre la dinde, les marrons, et le patriarche éméché, ça suffit donc pour lancer les TOP 10 (et plus si affinités) de 2005.
Top 15 2005

15. H2G2 Le Guide Du Voyageur Galactique
« Le film à côté duquel Armageddon fait documentaire » Ouais. Avec une tagline comme ça, et une bande annonce pareille, on se dit que nous avons à faire à un nouveau film culte, qui effondrera sur ses bases toute la cohorte des films du genre. Et si la bande-annonce est comme le film, c'est gagné d'avance. Après un départ en trombe avec le générique le plus drôle de l'histoire du cinéma, rien que ça (« So long and thanks for all the fish »), on se dit encore que merde, ça y est, on y est enfin devant LE film, celui qui mettras tout le monde d'accord, comme avec La cité de la peur en son époque, avant que la lassitude fasse son oeuvre. Hélas, trois fois hélas, le film est tellement bourré d'idées, que le film en souffre. Ces idées, qui, même si elles sont pour la plupart hilarantes, sont disséminées à toute vitesse dans le script, et la réalisation ne prends pas le temps de savourer d'apprécier la blague, comme s'il y avait une course à la blagounette. Ainsi, le spectateur est embarqué malgré lui dans le tourbillon, et ne peut apprécier à sa juste valeur les blagues, noyées dans des théories sur l'espace et le monde, en plus de gags visuels et de bons mots. Le film souffre donc principalement de ce péché d'orgueil, et ce qui pouvait marcher en cinq volumes tombe à l'eau en 1h40. De plus, l'histoire pour relier le tout étant assez quelconque, voire carrément insignifiante, on se demande pourquoi le réalisateur n'a pas choisi le genre de films à sketchs, qui aurait été autrement plus bénéfique au film. Enfin, il est à regretter un manque d'efforts au film, qui se contente d'aligner gags sur gags, là où Shaun of the dead (autre film british à connotation de culte qui réussit là où H2G2 échoue) sublimait le tout par un final gore des plus réjouissants. Dommage. Mis à part ça, le film reste un moment très plaisant, notamment grâce aux guests improbables, et à leurs numéros déjantés (Rockwell, quel bonheur !), les effets spéciaux détonnant, et la réalisation plutôt inspirée. Et qu'est ce que la petite brunette est mignonne. Pour conclure, un moment agréable, à déguster après un bon Quater Pander with Cheese. Mais qui rate le coche à sa vocation première. Pas culte. Mais pas loin.
14. Star Wars Episode III La Revanche des Siths
Après avoir bravé une heure de queue interminable, les gens entrent dans la salle, en paquets, en courants, suréxités. L'impression d'aller voir le dernier film qu'il y aura sur Terre. Ca crie, ça hurle, ça parle, jusqu'à ce que l'écran devienne noir, affichant ses mots : "Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine... Ca y est. On y est enfin. La fin d'une des plus grandes sagas cinématographiques de tous les temps. Les questions sont encore en suspens et l'on se demande si le sieur Lucas va parvenir à nous faire oublier la qualité moindre des deux derniers épisodes. Le film commence. Tout de suite, le spectateur est happé par l'action, la bataille, gigantesque par son nombre. La caméra se fait virevoltante, dansant presque à travers les vaisseaux, les flammes, et les explosions. On suit les péripéties d'Anakin et d'Obi-Wan, unis comme jamais face à l'invasion des siths. Le premier quart d'heure est époustouflant de justesse et d'inventivité, tout en ne se prenant pas au sérieux. Mais très vite, les choses changent. Le film redevient du pur Star Wars, avec ses dialogues ineptes, et cet ennui latent. On se dit que c'est bien dommage, mais que Lucas a raté son pari, que l'on est bel et bien devant un épisode de la nouvelle trilogie. C'est foutu. Et là, Anakin bascule dans le côté obscur de la force. Lucas dévoile enfin le vrai visage du film. Ce sera irrémédiable, abrupte et violent. Très violent. La musique se fait apocalyptique, les affrontements sont dantesques et Lucas se permet même de bouleverser complètement l'équilibre de la saga, qui ne veut qu'aucune effusions de violences soient versées. L'anéantissement des Jedis devient alors une scène douloureuse, viscérale, et le sentiment d'injustice est décuplé. On peut alors se dire qu'Anakin tombe dans le côté obscur beaucoup trop vite, que le scénario passe d'une scène à l'autre sans véritablement exploiter le potentiel dramatique, mais les trente derrières minutes sont une telle débouche de talent, de savoir faire, d'émotions que l'on se fiche des détails. La fin du film évoque même une société Jedi aussi dangereuse que l'Empire lui-même, avec des adhérents prisonniers de leurs sentiments et de leurs valeurs, terriblement lâches, et qui doivent oublier jusqu'à leur humanité. La boucle est bouclée, la fin est définitive. Même avec tous les a prioris du monde, on se dit que quand même, Star Wars, c'est la classe, absolue, ultime.
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