toutes les news LAYER CAKE : LE TESTSommaireSTAR WARS : C'EST PAS FINI ! 5-25-77

CRITIQUE : L'ENFER DES LOUPS

Le film a été outrageusement présenté comme un plagiat du Pacte des loups de l'affiche jusqu'au titre dont les sonorités ne trompent personne. Pourtant, il s'agit d'une autre histoire et d'une autre main. Dans L'enfer des loups (mieux vaut succomber au titre original : Romasanta, qu'il aurait été de bon goût de conserver) Paco Plaza fait ici dans le récit lycanthrope en dynamitant certains mythes et codes du genre. Le mettre en analogie avec son premier long-métrage Les enfants d'Abraham appuie la détermination d'un cinéaste à varier les genres, les modes et les effets.


L'Enfer des loups

Il faut retourner aux sources pour comprendre l'essence d'un phénomène. Issu de la fantastic Factory comme un certain Jaume Balaguero (Darkness), Paco Plaza s'est fait connaître dans l'Hexagone avec un premier film un tantinet passé inaperçu : Les enfants d'Abraham. Ce n'est plus une surprise: le cinéma fantastique a désormais puisé son sang neuf en Espagne. Depuis le succès d'Alejandro Amenabar (Ouvre les yeux), on a effectivement pu assister à l'émergence de jeunes cinéastes qui, comme le disait justement le professeur de cinéma dans Tesis, «vont assurer l'avenir de leur pays». Pour se convaincre d'une telle réussite, il suffit de jeter un oeil dans le rétroviseur et de constater que les manifestations fantastiques les plus brillantes de ces dernières années sont ibériques, qu'elles soient imprévisibles (formidable Intacto) ou tragiques (flippant Darkness). Face à ces deux excellents films, il était assez difficile d'imposer un style différent et à fortiori plus créatif. Avec ses Enfants d'Abraham, Paco Plaza est parvenu à proposer une alternative en distillant le trouble en profondeur.


Côté pile : Les enfants d'Abraham

Le synopsis ? A la suite du suicide inexpliqué de son père, Daniella, sa fille, décide de reconstituer les derniers jours de la vie de son père. Elle tente d'en savoir plus, mais à force de, elle va découvrir que son père n'était pas l'homme parfait qu'elle imaginait et que dans le microcosme dans lequel elle vit, il se pourrait qu'un précepte religieux ancien et sauvage ait pourri le cerveau des gens... Les vingt premières minutes de ces Enfants d'Abraham pouvaient faire très peur: entre l'interprétation désincarnée, les dialogues trop écrits et surtout les effets douteux de mise en scène, l'ensemble ressemblerait presque à une invitation à la léthargie s'il ne bénéficiait d'un atout solide (le scénario) qui par son ambiguïté nous donne envie d'en savoir plus. Ces Enfants d'Abraham étaient en fait l'adaptation d'un roman robuste et gargantuesque (Pact of the Fathers de Ramsey Campbell) qui fourmillait de détails plus ou moins accessoires. Pour que la transposition soit plus aisée, Paco Plaza a préféré épurer des passages pour se focaliser sur le personnage de Daniella. Pendant toute la première partie, le film déconcertait dans sa volonté de neutralité et de non-action même si certaines séquences, notamment obstétriques, mettaient particulièrement mal à l'aise.

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bergoz Les films fantstiques espagnols...    05 jan
HellJohn ha oui, "La Secte sans nom"...    04 jan
Justin Joli, mais pas terrible ...    04 jan
hellboy666 secte sans nom    04 jan
thedvdking LA SECTE SANS NOM est un véritable chef d'oeuvre, présent dans mon TOP 20    04 jan
John Doe les enfants d'abraham    04 jan
HellJohn en effet    04 jan
 


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