
CINE : PETITES CONFIDENCES A MA PSY
PETITES CONFIDENCES A MA PSY
Un film de Ben Younger
Avec Uma Thurman, Meryl Streep, Bryan Greenberg
Durée : 1h45
Sortie : 15 février 2006

En miettes après son divorce, Rafi, belle new yorkaise de 37 ans, trouve réconfort auprès de sa psychanalyste, Lisa Metzger. Un soir, elle fait la connaissance de David, un jeune peintre de 15 ans son cadet. Entre eux, c'est le coup de foudre et malgré la différence d'âge, leur histoire semble partie pour durer. C'est naturellement qu'elle en parle sur le divan...sans se douter que le nouvel homme de sa vie n'est autre que le fils de sa psy.
Premier point fort : l'efficacité du scénario, basé le plus souvent sur le comique de situation, est redoutable. Petites confidences à ma psy est l'histoire d'une mère dont le travail de psychanalyste l'amène un jour à écouter malgré elle les détails de la vie intime de son jeune fils David (23ans). Face à sa patiente, le docteur Metzger va se retrouver bloquée, perdue entre sa conscience professionnelle et la curiosité malsaine d'obtenir plus de détails sur la vie privée de son fils.

Pas vraiment révolutionnaire mais bien ficelée, cette comédie a le mérite d'offrir un face à face jubilatoire entre deux pointures du cinéma américain. Uma Thurman, parfaite dans le rôle de la belle Rafi partagée entre l'envie de vivre son histoire pleinement malgré la différence d'âge et la voie de la raison, et Meryl Streep, tout simplement géniale dans le rôle de la mère de famille juive et ultra conservatrice essayant désespérément de convaincre sa patiente d'arrêter cette relation. Rien ne lui est épargnée, de la description des parties génitales de son fils à ses agissements les plus secrets, le docteur Metzger apprend tout ce qu'une mère ne devrait jamais savoir sur son enfant et la comédienne apporte à son personnage subtilité et tendresse sans jamais tomber dans la caricature.
Effet comique garanti donc, d'autant que Ben Younger peuple son film de personnages secondaires tous aussi névrosés les uns que les autres.

Evidemment la problématique n'est pas très originale : l'amour est-il plus fort que tout ? La différence d'âge et le poids de la religion (l'un est juif l'autre pas, ce qui déprime le docteur Metzger) auront-ils raison de Rafi et de David etc. Mais le réalisateur et scénariste a réussi à contourner les clichés, notamment celui de filmer un New York de cartes postales. Au final, les acteurs se sont franchement amusés et réussissent à nous communiquer leur bonne humeur, ce qui est déjà bien.
Chloé R.




































