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DOSSIER JOHN WATERS, LES DVD

DOSSIER JOHN WATERS, LES DVD

A l'occasion de la sortie de A dirty Shame, comédie bandante et très iconoclaste, en zone 2, Metropolitan en profite pour sortir tous les premiers John Waters pour la plus grande joie des aficionados. Retour sur un cinéaste culte, trash, poilant.

Retrouvez les sept tests de chacune de ces éditions en cliquant sur les jaquettes correspondantes ci-dessous, ainsi que notre dossier sur le phénomène John Waters :




Horreur, Baltimore est le jouet d'une invasion de serial-niqueurs. Le sombre gourou Ray-Ray est bien résolu à libérer les pulsions les plus inavouables de ses congénères. Dans les années 80, Madonna chantait un morceau qui s'appelait Causing a commotion. Dans les années 2000, John nous rechante cette même chanson avec des détails croustillants et très explicites. John is back, comme à la bonne époque de ses films dégueulasses et ouvertement provocateurs. Les bears sodomisent en pleine rue, les flics se déguisent en gamin et attendent patiemment leur fessée, les lesbiennes envahissent les centres commerciaux. Bref, Baltimore est mis sens dessus dessous.


John Waters

John a fait plus fort (ou pire) que Slava Tsukerman (Liquid Sky) et Takashi Miike (Visitor Q) réunis. Si on était audacieux, on parlerait de film-somme parce qu'on a l'impression de connaître par coeur cette odeur de pot-pourri (même ville de Baltimore, même bande-son rockhabilly, même bande d'acteurs de Waters). En effet, de manière plus ou moins inconsciente, on retrouve des éléments familiers de la filmo de Waters dans A dirty Shame : dans Serial Mother, une mère de famille rigide (Kathleen Turner) devient tueuse en série comme ici une mère de famille frustrée (Tracey Ullman) devient une nymphomane délurée. Ces deux personnages ne sont que le reflet d'une Amérique hypocrite qui cachent des manoeuvres basses et douteuses sous des dehors d'accordés avec le monde. De même dans l'excellent Hairspray, une grognasse est séquestrée par ses parents qui la considèrent comme folle à lier (elle reçoit même les visites de l'hypnotiseur, incarné par John Waters lui-même) ; dans Pink Flamingos, des lesbiennes sont enfermées dans les caves et servent à la procréation ; dans A dirty Shame, une fille mal élevée (Selma Blair, personnage Russ-Meyerien qui joue sur son image comme dans Storytelling) est enfermée dans sa chambre par ses parents qui refusent de la laisser exécuter des strip-tease dans les bars.

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jd45 Excellent    13 mars
HellJohn compulsion !    06 mars
locktal Excellente nouvelle !!!    06 mars
henry lee merci metropolitan    06 mars
Jeremie79 Excellent dossier !    06 mars
 


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