"La bande-son très élégante de Tangerine Dream (essentiellement de la musique au synthé) ajoute au charme ténébreux de ce film très attachant dont le dernier plan hante longtemps."
Ne pas se fier aux apparences : si vous êtes à la recherche d'une série B inventive dépourvue de cynisme qui ne ressemble pas à un triste épigone, pas de doute : c'est ce film, curieux et jubilatoire qu'il vous faut. Sa puissance ? Il fonctionne à répétition en dépit de son faux classicisme. Quand il ne joue pas de la trompette et qu'il ne se tourne pas les pouces, Harry (Anthony Edwards, adéquat mais manquant un chouia de charisme) se rend au musée. Un jour, il croise le regard de Julie (Mare Winningham, sous-Jennifer Jason Leigh) qui, par chance, est célibataire et mal coiffée. Ils multiplient les cents pas, bavassent, se plaisent, se lancent des regards amoureux, se donnent rendez-vous dans un snack. Bref, première rencontre d'une femme et d'un homme désolants de banalité. Pas assez bien pour les protagonistes d'un grand film de SF ? Tout faux.
Jovial et détendu, Harry rentre chez lui pour rejoindre les bras de Morphée. Problème : un con de pigeon met le feu accidentellement au système électrique de l'immeuble à cause d'une cigarette mal éteinte. Résultat : le bougre est en retard à son date. Soudain, le téléphone retentit dans une cabine téléphonique. Harry décroche et tombe sur un soldat qui, d'une base militaire inconnue, lui annonce avec la sobriété requise que la fin du monde est imminente. Réalité ou fantasme ? Blague de mauvais goût ou triste état des choses ? Réponse près d'une heure trente plus tard...
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![LE REMAKE DE [REC] : DEJA LA BANDE ANNONCE !](pititeimages2/r/e/c/rec.jpg)









