

Si l'on parle avec The King and the Clown de succès surprise, c'est pour diverses raisons. Tout d'abord le film ne bénéficie pas au départ d'un gros budget et ne mise pas sur des têtes d'affiche comme c'est souvent le cas des productions coréennes à succès, à commencer par Frères de Sang ou encore le récent Typhoon (ne voir aucune attaque contre Jang Dong-Gun dans ces propos !). Evidemment, après le succès de The King and the Clown, le nom de Lee Joon-Ki, révélation du film, deviendra certainement un bon argument vendeur. D'autre part, contrairement à la plupart des gros cartons coréens qui se déroulent à l'époque moderne et évoquent le conflit nord-sud (Shiri, JSA, Frères de Sang, Silmido...), The King and the Clown est un film d'époque dont le contenu ne touche en rien la question des valeurs patriotiques qui a tant de succès auprès du public local. Mieux, les valeurs dites "viriles" sont même sacrément mises à mal dans ce film audacieux dont l'érotisme latent est à forte connotation homosexuelle. La Corée a peut-être bien elle aussi trouvé son Brokeback Mountain...


L'histoire se déroule en Corée sous la dynastie Joseon (1392 - 1910) et met en scène Jangsaeng (Kam Woo Seong) et Konggil (Lee Joon-Ki), deux clowns employés à distraire les aristocrates. Alors que Jangsaeng, qui joue l'homme sur scène, a pour habitude d'être désinvolte et de contester l'autorité, Konggil, qui joue la femme sur scène, possède une assurance et une grâce naturelles qui exercent une véritable fascination sur ses admirateurs. Dès qu'ils arrivent à Séoul, les deux clowns ne trouvent rien de mieux que de créer une pièce satirique prenant pour cible le Roi Yonsan (Jung Jin-Young) et sa favorite Chang Nok-Su (Kang Sung-Yun). Le succès de la pièce parvient jusqu'aux oreilles des concernés, qui les convoquent alors pour leur demander de jouer pour eux...




























