
CINE : ARRIVEDERCI AMORE, CIAO
Tout sur ARRIVEDERCI AMORE CIAO - La Critique - Photos - Le 2006-03-29 18:03:25ARRIVEDERCI AMORE, CIAO
Réalisé par Michele Soavi
Avec Alessio Boni, Alina Nadelea, Carlo Cecchi, Michele Placido...
Sortie : 26 Juillet 2006
Festival de Cognac

Giorgio Pellegrini est un ancien terroriste communiste qui a quitté l'Europe pour l'Amérique du Sud. Histoire de fuir les autorités. Des années plus tard, il revient en Italie pour mener une nouvelle vie. Son ambition est simple : devenir riche par n'importe quel moyen. Quitte à faire du mal aux autres.
Longtemps. Longtemps que l'on attendait - et qu'on n'espérait plus - le retour de Michele Soavi au cinéma. D'autant qu'à une heure de standardisation extrême, le temps des plaisirs coupables (les aficionados de The Church comprendront) semble a priori révolu. Que l'on se réjouisse : il n'en est rien. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, c'est l'un des maîtres du fantastique avec Mario Bava (qui a posé les us et coutumes du giallo) et Dario Argento (qui les a exploités jusque dans ses ultimes ressorts). Polyvalent (il a également une belle carrière d'acteur bis), Soavi cinéaste a toujours aimé instiller des univers torves et angoissants, injecter de la folie et de la démesure avec un style et une sensibilité propres, charrier l'humour et l'angoisse dans une même scène. Bref, pour peu qu'on soit fan de fantastique et Soavi s'inscrit sans peine comme une référence du cinéma de genre transalpin.

Après une myriade de téléfilms (Soavi a seulement arrêté le cinéma), le réalisateur italien émérite contribue avec une poignée de cinéastes actuels (Eros Pugglieli, Gabriele Salvatores, Michele Placido, Paolo Sorrentino) à redonner du sens à un cinéma italien qui s'affranchit de ses contraintes télévisuelles et n'a plus peur d'oeuvrer dans la bonne pelloche. Dans cette ère de revival où quelques grands patronymes horrifiques font leur come-back (Tobe Hooper, George Romero...), Michele Soavi signe sans pose ni prétention une fable polardeuse qui jongle avec les genres et étrangle l'esprit de sérieux. Deux fois tant mieux.















































