
Comme prévu, le dernier film en date de Tsui Hark rejoint la collection Asian Star de Jean-Pierre Dionnet, et sera présenté sous la forme d'une édition double DVD.
L'histoire : au dix-septième siècle, les Mandchous instaurent la Dynastie Ching et bannissent les arts martiaux. Aux confins de la Chine, des troupes de mercenaires sont chargés d'éliminer les rebelles. Parmi ces généraux sanguinaires, Fire-Wind dirige une troupe de barbares assoiffés de sang, qui écument le nord de la Chine, tuant hommes, femmes, vieillards et enfants afin de revendre les têtes à la pièce, dans le but de s'enrichir. Fu, un vieux rebelle joué par le vétéran du studio Shaw Lau Kar-leung (La trilogie de La 36eme chambre de Shaolin, c'est lui), a fui l'armée impériale pour protéger les paysans. Il tente de prévenir un village d'une attaque imminente de l'armée de Fire-wind. Avec deux villageois (dont Charlie Young, égérie de The Lovers), Fu escalade le mont Tian à la recherche de guerriers reclus. Cinq de ces valeureux hommes décident de les aider. Le grand maître leur donne à chacun une épée spécifique, en fonction de leurs qualités. Les sept sabreurs descendent vers le village afin d'y affronter les mercenaires...

Légèrement handicapé par ses coupes bien visibles, Seven Swords n'en demeure pas moins un très grand film signé de main de maître par Tsui Hark. Il surpasse le charme apprêté du Secret des Poignards volants avec une aisance insolente, il retrouve la sensualité brutale et barbare de The Blade comme s'il avait tourné son chef d'oeuvre il n'y a pas plus d'un an. Il faudra sûrement revoir Seven Swords plusieurs fois avant d'en saisir toutes les subtilités, de pouvoir jouir de toutes les séquences magistrales (le combat final qui évoque le meilleur des classiques Shaw Brothers est à pleurer de beauté). S'il manque de cette spontanéité qu'on appréciait tant il y a encore dix ans, Seven Swords s'impose comme l'un des événements majeurs de l'année, le retour de Tsui Hark au rang de patron incontestable du cinéma de Hong Kong et avec lui, l'entrée officielle de l'industrie dans un âge adulte, un peu moins fun mais définitivement plus mature. Vivement la suite.
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