

Bien sûr, nous avons déjà discouru en long et en large sur le film ainsi que le livre. Mais pas en travers. Restait encore, afin d'en faire complètement le tour, un petit comparatif des différences existant entre le livre et le film. Un exercice qui livre son lot d'enseignements, notamment quant à l'adaptation des personnages et, dans une moindre mesure, des théories et des faits historiques exposés dans le pavé de Dan Brown. C'est parti pour une visite simple, rapide et -nous l'espérons- efficace. Après, on ne vous casse plus les pieds avec le Da Vinci Code, c'est promis. (En tout cas jusqu'à la prochaine news Box-office ou jusqu'à l'arrivée du DVD.)
Ultime précision : cet article est bien sûr réservé aux personnes ayant soit vu le film, soit lu le livre, l'histoire y étant déflorée dans les grandes largeurs.
Les rebondissements
Bien que plaisant à suivre et rempli d'enseignements -à condition de ne pas prendre chaque ligne pour argent comptant-, le roman de Dan Brown a tout du colosse aux pieds d'argile. En voici un, de pied (le droit ou le gauche, choisissez). Ecrit maladroitement, lardé de rebondissements aussi exagérés que systématiques (on se croirait revenu aux temps glorieux de la prépublication mensuelle, où chaque paragraphe se devait absolument de s'achever par un cliffhanger), The Da Vinci Code n'est clairement pas un modèle de rigueur sur ce point. Première tâche de Ron Howard et de son scénariste Akiva Goldsman, et non des moindres : resserrer l'intrigue, et réduire un roman aérophagique à sa substantifique moelle. Pari dans l'ensemble réussi, même si la matière première reste ce qu'elle est. Petite revue de détail, évidemment non exhaustive (on a eu pitié).

- Dans le film, l'inspecteur Collet vient chercher Robert Langdon à une séance de dédicace. Dans le livre, c'est à sa chambre d'hôtel, et le chemin à travers Paris jusqu'au Louvre est un peu plus long.
- Plus tard, au Louvre, quelques passages mettant en scène Collet surveillant Fache et Langdon par micro interposé ont sauté dans la version ciné.
- De manière générale, et sans surprise, la résolution des énigmes est beaucoup plus longue et alambiquée dans le roman. Chaque étape du déchiffrage des codes laissés par Saunière font quasiment l'objet d'un chapitre. Chez Ron Howard, il ne faut que quelques minutes de cinéma à Tom Hanks (comprendre quelques secondes à l'écran) pour percer les anagrammes du facétieux conservateur du Louvre.
- Une péripétie est absente du film : après que Langdon se soit "échappé" du Louvre et que lui et la cryptologue Sophie Neveu soient revenus vers La Madone aux Rochers, ils sont mis en joue par un policier qui était resté sur place. Sophie désamorce la situation en se servant du tableau de De Vinci comme d'un gilet pare-balle de luxe, puis en menaçant de le transpercer si le policier ne dépose pas son arme.
- En revanche, Da Vinci Code : le film se paie un petit luxe qui pour le coup a tout du passage obligé, en étoffant la poursuite en voiture qui était à peine évoquée dans le roman. Si l'idée est originale (une poursuite en marche arrière), la scène est démolie par une mise en scène à côté de la plaque car illisible.






































