toutes les news TEST PSP : SOCOM FIRETEAM BRAVOSommaireLE LABYRINTHE DE PAN : EXTRAIT VIDEO 1
INTERVIEW GUILLERMO DEL TORO (LE LABYRINTHE DE PAN)

INTERVIEW GUILLERMO DEL TORO (LE LABYRINTHE DE PAN)

Tout sur LE LABYRINTHE DE PAN - La Critique - Photos - Le 2006-06-01 14:22:20


Palme du Coeur de notre Festival de Cannes à nous, Le Labyrinthe de Pan est, de l'avis de nombreux critiques et spectateurs, le grand oublié si ce n'est la grande injustice du palmarès 2006. Del Toro nous aide à décortiquer cette anomalie, sans jamais regretter son expérience.
Incroyablement généreux, à la fois en tant que personne et en tant que cinéaste, Guillermo Del Toro offre régulièrement à ses admirateurs un panel assez complet de son travail à travers les éditions DVD très fournies de ses films (notamment le design, le travail sur la photo, la mise en scène). Aussi, eu égard à la richesse et à la profondeur des thèmes abordés dans Le Labyrinthe de Pan, il nous a semblé plus judicieux d'insister, dans cet entretien, sur le caractère spirituel de l'oeuvre, pour vite en venir à des considérations plus personnelles et humaines sur lesquelles Del Toro s'exprime moins souvent... mais quand il décide de le faire, c'est toujours avec une passion inégalée.

le labyrinthe de pan


Quelques impressions, au lendemain de Cannes ?
Pour moi, Cannes est tout à la fois un endroit terrifiant et sidérant. La première fois que j'y suis allé, c'était pour Cronos. Ça continue d'être pour moi un festival énorme, plutôt intimidant, et l'idée de venir à Cannes avec un film ouvertement fantastique comme Le Labyrinthe de Pan était impensable il y a seulement quelques années. Je crois que le Festival s'est peu à peu ouvert, grâce à des films comme Pulp Fiction, Old Boy, Sin City,... même s'il s'agit avant tout de films qui s'inscrivent dans une veine « tarantinesque », branchée, et pas vraiment « fantastique ». Mais le fait qu'on accorde une place à mon film, qu'on accepte que ce type de cinéma puisse aussi proposer une vision du monde, bref qu'on reconnaisse que le cinéma, c'est aussi Méliès, Murnau, Dreyer, James Whale, Mario Bava (auquel je n'oserais pas me comparer), tout cela me paraît vraiment formidable. Pour le fan, le geek que je suis, c'est vraiment quelque chose de précieux.
Un plus large public commence à comprendre que le cinéma fantastique n'est pas seulement gore, qu'il peut certes être violent, mais que c'est aussi un genre très riche sur le plan de la symbolique, du Mythe, de la fantaisie, et dans sa manière d'aborder le monde. C'est un genre qui est beau dans sa dynamique. Et à Cannes, même si l'on se rend vite compte que les tenants et les aboutissants du Festival n'ont pas tant changé, le public, lui, est aujourd'hui avide de voir des films comme Le Labyrinthe de Pan. Ce fut pour moi la plus belle des récompenses que d'avoir pu vivre cette émotion dans la grande salle Louis Lumière, lorsque le public a ovationné le film pendant 22 minutes. En tant que réalisateur, c'est un des moments les plus importants de ma vie ! Le Guillermo d'avant Cannes a cédé la place à un nouveau Del Toro après ce samedi-là... Mon coeur de 41 ans a reçu un électrochoc formidable pour me donner l'envie de continuer...

le labyrinthe de pan


Mais ne pensez-vous pas que Le Labyrinthe de Pan ménage plus un public d'ordinaire réfractaire au genre, en lui offrant des repères, des transitions vers un fantastique débridé ?
Je pense effectivement que Le Labyrinthe de Pan est différent de mes autres films sur certains points. L'Echine du Diable, que j'aime beaucoup, est plus intellectuel et moins émouvant. C'est un film certes beau et poétique, mais plus intellectuel et moins viscéral. Hellboy, que j'aime beaucoup, arbore les atours d'un blockbuster. Le Labyrinthe de Pan est pour moi un film d'abord émouvant de bout en bout. Donc oui, il en devient plus accessible pour les différents publics. C'est un film que même ma mère pourrait voir ! (rires) ainsi que mon frère et mon cousin... Et c'est un film qui va les émouvoir car il est pétri de sentiments très réels. On peut le déchiffrer sur plusieurs niveaux, symbolique, politique, mais au bout du compte, c'est un film qui provoque les larmes, la peur, qui va impliquer émotionnellement son public. C'est la première fois, je pense, que je parviens véritablement à faire cela. C'est donc à mes yeux le meilleur film que j'ai fait en tant que réalisateur. C'est le premier film dans lequel je suis parvenu à être artistiquement consciencieux tout en émouvant le public.

> Lire la suite de l'article

  

[p1] [p2] [p3]

vos avis Ajouter un avis
kalimero Une note : 10    03 juin
GOLDORAK2010 Southland Tales ! ! !    02 juin
nrv non helljohn    01 juin
HellJohn J'ai pas mis longtemps à deviner...    01 juin
Oreo33 Idem    01 juin
àpart Excellent !    01 juin
 


Imprimer cet articleEnvoyer cert article à un ami

Notez ce film

note des internautes :
9.7/10
(306 votes)

Les autres films

 
agenda cinema
 
blogs