
CINE : PARIS JE T'AIME
PARIS JE T'AIME
Un film de Bruno Podalydès, Gurinder Chadha, Gus Van Sant, Joel et Ethan Coen, Walter Salles et Daniela Thomas, Christopher Doyle, Isabel Coixet, Nobuhiro Suwa, Sylvain Chomet, Alfonso Cuaron, Olivier Assayas, Oliver Schmitz, Richard LaGravanese, Vincenzo Natali, Wes Craven, Tom Tykwer, Frédéric Auburtin et Gérard Depardieu, Alexander Payne.
Avec Florence Muller, Bruno Podalydès, Leïla Bekhti, Cyril Descours, Marianne Faithfull, Elias McConnell, Gaspard Ulliel, Steve Buscemi, Julie Bataille, Axel Kiener, Catalina Sandino Moreno, Li Xin, Barbet Schroeder, Miranda Richardson, Sergio Castellitto, Leonor Watling, Juliette Binoche, Willem Dafoe, Hippolyte Girardot, Yolande Moreau, Paul Putner, Nick Nolte, Ludivine Sagnier, Maggie Gyllenhaal, Lionel Dray, Aïssa Maïga, Seydou Boro, Fanny Ardant, Bob Hoskins, Elijah Wood, Olga Kurylenko, Emily Mortimer, Rufus Sewell, Natalie Portman, Melchior Beslon, Gena Rowlands, Ben Gazzara, Gérard Depardieu, Margo Martindale.
Durée : 2h
Sortie : 21 juin 2006

De Montmartre à la Bastille, des Tuileries à la Tour Eiffel, dix-huit quartiers de Paris laissent découvrir dix-huit façons de parler d'amour dans dix-huit courts-métrages de réalisateurs internationaux.
Avec un film français sur deux tourné en moyenne à Paris, et 742 tournages en 2004, la Ville Lumière n'en finit pas de vivre une histoire d'amour avec le cinéma. Le concept de célébrer l'amour dans la ville des amoureux est d'une simplicité enfantine, encore fallait-il y penser et ne pas se rater dans cette entreprise plus périlleuse qu'il n'y paraît. Car il ne suffit pas de demander à une vingtaine de réalisateurs reconnus de plancher sur un thème imposé et d'en récolter les fruits pour faire un film. En l'occurrence, le travail et le soin pour relier les épisodes entre eux et éviter de faire de Paris je t'aime une suite de courts-métrages sans lien ni âme a véritablement permis de constituer un film malgré l'hétérogénéité des styles et des histoires racontées. Ces difficultés expliquent pourquoi le projet initial, qui prévoyait de réaliser un court-métrage par arrondissement, s'est finalement cantonné à dix-huit quartiers, les films de Raphaël Nadjari et Christopher Boe sur les 11ème et 15ème arrondissements ayant été supprimés du montage final.

Paris je t'aime existe donc avec une certaine cohésion filmique mais ce n'est pas cela qui en fait un bon film. En réalité, en dehors de ces transitions entre les courts-métrages qui assurent élégamment ou habilement le passage d'un quartier à l'autre, ce qui relève du tour de force dans Paris je t'aime, c'est d'avoir su décliner autant de variation sur l'amour qu'il y a de cinéastes, évitant les redites et la monotonie dans un cahier des charges très restrictif ayant pu logiquement amener des risques élevés d'idées similaires.
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