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INTERVIEW : CHARLOTTE RAMPLING

    Comédienne au parcours international, celle qui a été révélée par Luchino Visconti dans Les Damnés et qui nous a profondément ému en passant devant la caméra de François Ozon pour Sous le sable est aujourd'hui la Présidente du Festival Paris Cinéma. Celui-ci ouvrira ses portes ce soir, mardi 27 juin avec la projection gratuite, en plein air sur le parvis de l'hôtel de ville à 21h30, des Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet. Une présidence qu'elle honore avec passion.



Qu'est-ce qui vous a amené à accepter la Présidence de ce Festival, est-ce une manière pour vous de défendre le cinéma ?
Nous tournons des films, mais nous ne sommes pas forcément toujours aux côtés de ceux qui oeuvrent pour le cinéma, pour le mettre en avant, c'était pour moi une façon de participer à leur action au coeur de la ville la plus ouverte au cinéma, la plus merveilleuse pour voir et découvrir des films. C'est formidable de mettre ainsi une lumière sur son potentiel. C'est d'ailleurs plus une manifestation qu'un festival, une manifestation pour le public. Il n'y a pas vraiment de trame, ce qui peut dérouter, le but étant de célébrer le cinéma, d'amener les spectateurs à aller au cinéma, à partager des envies avec d'autres cinéphiles. Ce type de manifestation leur donne souvent envie de découvrir des films et d'élargir leur connaissance du cinéma.

Vous dîtes que Paris est un lieu agréable pour pouvoir découvrir des films, en quel sens ?
De par sa diversité, le nombre de films, de genre de films auxquels les spectateurs ont accès via des rétrospectives diverses et variées, des cinémas d'art et d'essais, et des festivals justement. Lorsqu'un film disparaît trop vite de l'affiche, il est en général possible de le voir dans une petite salle durant quelques mois, ce qui est très important et c'est vraiment unique à Paris.



C'est la raison pour laquelle le Festival tient à associer certains lieux à certaines projections ?
C'est intéressant de mettre en lumière des lieux au travers du cinéma, également de privilégier des petites salles pour projeter les films, des cinémas de quartiers qu'il ne faut pas oublier, qui ont besoin de notre aide. Il y a tout autour de cette manifestation un historique qui est émouvant, ici nous sommes, par exemple, dans la salle où les frères Lumière ont lancé leurs premiers films, c'est le siège du Festival. Les grands duplex c'est très bien, mais il faut aussi résister, préserver parallèlement les autres, ceux qui représentent la mémoire du cinéma.

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