toutes les news CASSHERN : LE TEST DVDSommaireASIAN STAR : DIVERGENCE, LE TEST DVD
AVIS DU JOUR : LA COLLINE A DES YEUX (WES CRAVEN)

AVIS DU JOUR : LA COLLINE A DES YEUX (WES CRAVEN)

L'Avis du Jour met en avant l'opinion rédigée et argumentée de l'un des membres du forum de dvdrama. Helljohn nous écrit aujourd'hui son admiration pour le film de Wes Craven, La Colline a des yeux.

L'Homme est la Bête.

la colline a des yeux


J'avoue qu'avant d'enfin découvrir, sur le tard, ce La Colline a des yeux assez contesté (vieilli, branque, amateur, mal foutu, kitch...j'en ai entendu, des horreurs sur ce film), je m'attendais à un film daté et inoffensif. Et je me retrouve finalement devant exactement le contraire, un survival tendu et barbare qui, et c'est sa plus belle qualité, ramène l'homme à l'état de bête sauvage.

En effet, et c'est un thème aussi primaire que primordial dans ce genre si codifié qu'est le survival, Wes Craven, plus encore que dans son précédent film La Dernière maison sur la gauche, dresse un portrait de la bestialité. Et pour cela, le film d'horreur survival est le genre idéal. Comme dans beaucoup d'autres grands survivals (Delivrance ou, plus tard, Sans Retour), La Colline a des yeux confronte l'homme à la nature, mais une nature ici personnifiée, se matérialisant sous la forme d'une poignée d'humains qui n'ont, justement, plus grand-chose d'humain. Il s'agit ici du combat entre la civilisation (la famille de la ville qui débarque en caravane) et la sauvagerie (la colline). Les hommes de la colline, oubliés du système, ne sont plus des hommes mais des bêtes qui chassent l'Homme pour se nourrir. Ce n'est donc plus cette fois l'Homme qui chasse pour se nourrir, celui-ci se retrouvant à l'état de proie facile, traqué par des bêtes féroces.

la colline a des yeux


Ainsi les humains (trois hommes, trois femmes et un bébé) arrivent dans le désert, un milieu hostile qu'ils ne connaissent pas (et c'est bien pour ça qu'ils se paument). Milieu hostile et inhabité, terrain de chasse parfait pour des animaux qui connaissent leur territoire par coeur. Epiés par un ennemi invisible se tapissant dans son élément (la colline), les humains se retrouvent ainsi harcelés, impuissants face à la bestialité, même armés. D'ailleurs, deux d'entre eux sont tués par leur propre pistolet, symbole même de la civilisation et de l'évolution, là ou les bêtes cannibales de la colline ressemblent plus à des hommes préhistoriques, armés de leurs couteaux et portant des noms de planètes (Jupiter, Mercure, Pluton, Mars, chaque nom étant représentatif du personnage), ce qui leur confère une aura titanesque (ce sont de véritables monstres) et une dimension mythique (des origines profondes quasi fantastiques, voir la façon dont le vieux Fred décrit la naissance et l'évolution de Jupiter). La religion (les voyageurs sont de fervents catholiques) n'a ici aucune puissance, elle est même ramenée au niveau de la barbarie ambiante : le père de famille est littéralement crucifié et brûlé vif, preuve définitive et radicale que Dieu n'est pas du coté des hommes, mais du coté de la nature. Craven en profite pour régler ses comptes avec la religion (celle-là même qui l'interdisait de regarder des films dans sa jeunesse). La Colline a des yeux est tout de même loin d'être un film religieux (n'exagérons pas), mais Wes Craven montre bien l'inutilité de l'intelligence et de la technologie (les armes avec lesquels les humains se sentaient si fiers et protégés ne servent finalement pas, ou presque) face à une nature invincible (la création de Dieu, d'ailleurs le bébé retourne dans la nature). Le piège que tend par exemple le couple Brenda / Bobby à Jupiter (le père du clan ennemi) échoue. Mais alors, qu'est ce qui va venir à bout de cette famille de dégénérés élevés primairement ? Tout simplement leur propre bestialité que l'instinct de survie fait naître chez leur proie. Si les astucieux pièges n'ont pas marché, Brenda et Bobby viennent à bout de leur ennemi en devenant eux-mêmes des bêtes féroces (l'empoignade entre les trois personnages sur les débris de la caravane). L'intelligence humaine ne sert plus à rien, place à la barbarie.

> Lire la suite de l'article

  

[p1] [p2] [p3] [p4] [p5]

Liens vers les tests DVD
LA COLLINE A DES YEUX
LA COLLINE A DES YEUX
vos avis Ajouter un avis
LOUIS AVIS TARDIF...    29 aout
juflame La colline accoucha d'une souris...    09 aout
Dimbra Et au fait HJ    10 juil
Dimbra Enfin, comme Catwoman, Ultraviolet est un film aux goûts si prononcés et si extrêmes qu'il peut être adoré comme détesté    10 juil
Dimbra Oui Helljohn, j'ai vu Ultraviolet    10 juil
HellJohn Dimbra    10 juil
Dimbra Très intéressant Helljohn, mais...    10 juil
HellJohn King    03 juil
HellJohn ha chouette !    03 juil
Shaft lol Al DTS    03 juil
La suite des avis
 


Imprimer cet articleEnvoyer cert article à un ami