
FIN DE VADROUILLE POUR GERARD OURY
Avant de réaliser des comédies populaires, Gérard Oury avait tenté une carrière d'acteur. Il joue ainsi dans des films de Jacques Becker (Antoine et Antoinette - 1948), Yves Allégret (La meilleure part - 1955) et Edouard Molinaro (Le dos au mur -1958).

Il se lance ensuite dans la réalisation avec des films noirs La menace (1960), La main chaude (1960) puis Le crime ne paie pas (1962).Sur le plateau de ce dernier film, il retrouve Louis de Funès, à la notoriété encore limitée à cet époque, qui l'encourage à se lancer dans la comédie. De Funès trouvait une qualité rare pour un metteur en scène chez Oury, celle de rire facilement des facéties de ses acteurs.
En 1964, c'est donc une comédie qu'il réalise : Le Corniaud. Un road movie comique qui consacrera Louis de Funès et Bourvil comme les rois de la comédie française. Avec ce film, Gérard Oury a renouvelé la comédie française ; prouvant qu'artistiquement un film comique pouvait être à la hauteur de films plus sérieux. Il a décomplexé le genre comique de son sentiment d'infériorité face au drame. Gérard Oury a ainsi lancé sans le savoir le concept de blockbusters comiques. Le succès du Corniaud dépasse toutes les plus folles espérances : ce sont au final pas moins de 11 millions de spectateurs qui iront voir le film.

Une seconde comédie est mise en chantier avec la même équipe : ce sera La Grande Vadrouille (1966). Une comédie encore plus ambitieuse, sur la forme comme sur le fond, que Le Corniaud. La Grande Vadrouille prend en effet le parti de rire de l'occupation, une période qui a traumatisé les Français, tout juste une vingtaine d'années après la fin de la guerre. Là encore, le film, profitant aussi de l'effet De Funès dont tous les films caracolaient en tête du box office à cette date, est un triomphe et reste même aujourd'hui le film français ayant rassemblé le plus grand nombre d'entrées au cinéma. Ce sont plus de 17 millions de spectateurs qui ont ri des mésaventures de Bourvil et De Funès.
En 1968, Gérard Oury retrouve Bourvil et le confronte à une nouvelle force comique : Jean Paul Belmondo. Cette nouvelle comédie à gros budget sera titrée : Le Cerveau.
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