FLOP 20 DES LECTEURS : Altheos
Préambule :
Avec ce classement, j'ai essayé de donner un véritable sens au terme « flop ». En effet, citer 20 films qui soient des navets ou des ratages complets est extrêmement facile. Ma démarche est différente, j'ai compilé 20 films qui en soit ne sont pas des échecs, mais qui, pour diverses raisons que j'expliciterais au fur et à mesure, n'ont pas trouvé chez moi l'écho qu'ils auraient du provoquer. Il y aura dans ma liste de « flop » des choix qui vont faire hurler et bondir mais je ne le répète encore une fois, cette liste ne constitue pas pour moi une liste de mauvais films (j'ai vu certains d'entre eux plusieurs fois et j'en possède même la majeure partie en DVD) et le classement n'indique nullement une qualité décroissante, c'est seulement l'ordre dans lequel ils me sont venus à l'esprit.
20. Batman, le défi (1992 - Tim Burton)
La liste commence très fort. En effet, mettre ce film qui constitue pour beaucoup d'amateurs de comics la référence ultime sur Batman est plutôt osé. Mais j'assume complètement : Batman, le défi est un excellent film de Tim Burton. Mais c'est une injure à l'univers du Dark Knight tel qu'il est décrit par ses nouveaux auteurs depuis une trentaine d'années (essentiellement Miller et Moore). Si dans le premier film de la série, Burton avait les mains plus ou moins liés par la production et par la présence de Bob Kane, créateur du personnage, comme conseiller technique sur le tournage, dans cet opus, la Warner lui a laissé les coudées franches. Et ça se voit malheureusement. Burton se moque de Batman, ce qui l'intéresse ce sont les « bads guys ». En comptabilisant les répliques de Bruce Wayne et celles de Batman, le film ne dépasse guère les 50 lignes pour le personnage qui est censé être le centre du film. En revanche, Le Pingouin et Catwoman ont droit a un traitement privilégié. On ne voit et on n'entend qu'eux, Batman se contentant de « subir » les évènements. Alors certes, Danny De Vito est un Pingouin génial, Michelle Pfeiffer est absolument divine dans son costume de latex moulant mais ça ne fait pas tout. Dans le comic, Batman-Bruce Wayne est un personnage qui fait des choix, qui est à l'affût des évènements, qui anticipe et qui est aux commandes de ses actions. Chez Burton, Bruce Wayne est un lunatique à la limite de la schizophrénie qui n'arrive pas à parler avec les humais « normaux ». Et pour terminer, mon principal problème avec ce film, c'est son final. Désolé mais la horde de pingouin « télécommandés » avec des missiles sur le dos, je trouve ça ridicule, je n'arrive pas à y croire. On est de plein pieds dans l'imaginaire et dans le monde de Burton (les « monstres », le monde du cirque, omniprésent, etc, etc.), pas dans un Batman.

19. Fight Club (1999 - David Fincher)
j'entends déjà les fans de Fincher hurler à l'hérésie. Quoi ! « Fight Club » dans un flop 20, mais il sort d'où ce gros con ? Alors on se détend, et j'explique. Premièrement, je n'ai jamais apprécié les films de Fincher d'une manière générale (je ne vais pas développer ici mon opinion sur son Alien ou sur Se7en, ce n'est pas l'objet). Et surtout, je n'ai pas pu m'empêcher de m'ennuyer fortement devant Fight Club. Tout d'abord parce que j'ai compris le coup du déboublement de personnalité très vite, ce qui m'a gâché « l'effet de surprise » de la fin du film. Et ensuite parce que je n'arrive pas à croire au sujet, tout simplement. Edward Norton et surtout Brad Pitt ont beau être « énormes », je trouve le film bancal et long. Fincher recycle les idées de mises en scènes à la mode (le coup de la caméra à travers le récipient en verre par exemple) mais reste beaucoup trop impersonnel, trop loin de ses personnages. C'est un film brillant par la forme mais terne dans son fond, l'emballage ne fait pas le contenu.
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