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SPECIAL GONDRY : NOS CLIPS PREFERES

SPECIAL GONDRY : NOS CLIPS PREFERES

A l'occasion de la sortie de La science des rêves, la rédaction revient sur le domaine de prédilection du génial Michel Gondry : le clip. Quelques rédacteurs ont plongé dans leurs souvenirs perso pour dénicher les 15 clips qui les avaient le plus marqué. On attend les vôtres.

THE ROCK... TO THE BEAT

massive attack

ROMAIN LE VERN
Massive attack: Unfinished sympathy
Madonna: Erotica
Daft Punk: Around the world
Prodigy: Smack my bitch up
Bjork: Bachelorette
Michael Jackson: Thriller
Tori Amos: Professional widow
Aerosmith: Pink
Whirpool Productions: From disco to disco
Depeche mode: Barrel of a gun
Enigma: Beyond the invisible
Fiona Apple: Nothing gonna change my world
White Town: Your woman
Pet shop boys: Always on my mind
Smashing Pumpkins: Tonight, tonight



  • Le clip d'Unfinished Sympathy de Massive Attack: parce que la simplicité et la perfection même. Parce que ce plan-séquence hypnotique fonctionne idéalement avec ce morceau sublime issu de l'album Blue Lines (chef-d'oeuvre indémodable). Parce qu'il faut être attentif et que des surprises se trament dans la profondeur de champ. Parce que, oui, Massive peut désormais s'appeler Massive Attack.
  • Le clip de Madonna vaut pour sa version non-censurée. A l'époque, Madonna n'était pas une bourgeoise qui faisait du roller et une vraie dévergondée qui avait le bon goût d'aller jusqu'au bout de ses trips. Par ailleurs, le travail sur les surimpressions et la confrontation des icônes de la Madonna du début des années 90 (Udo Kier, Tony Ward, Isabella Rossellini...) contribuent à rendre l'atmosphère aussi vaporeuse qu'ambiguë. A découvrir également les non moins divins clips Justify My Love et Deeper and deeper.
  • Parce que dans le clip Around The World, tout est synchronisé à la perfection. Parce que la chorégraphie ultrasophistiquée reflète les moindres soubresauts musicaux. Merci Gondry.
  • Prodigy et le choc Smack my bitch up: un clip comme on n'ose pas en faire: sulfureux avec une conclusion qui laisse sur le cul et une description glauque du monde de la nuit. Electrisant et unique.



  • Bachelorette de Bjork: on ne comprend pas bien ce qui se passe mais le clip se révèle aussi inquiétant que le morceau.
  • Thriller de Michael Jackson: parce que ce classique de l'épouvante qui constitue les petits riens et les grands touts des peurs enfantines.
  • Le clip de Professional Widow n'en est pas vraiment un. C'est plutôt une superposition d'images tirées d'autres clips de Tori Amos. Le mélange donne un reader digest à la fois mystérieux et envoûtant avec une Tori qui n'a peur ni des rats ni des serpents.
  • Pink, d'Aerosmith : pour le plaisir de jouer avec les effets spéciaux. Aujourd'hui, c'est devenu un classique. Dommage que le morceau (l'un des meilleurs de la période pop des papys du rock) ne soit pas reconnu à sa juste valeur.
  • Whirpool Productions est un petit groupe français au parcours incertain qui proposait à l'époque une alternative réjouissante à l'eurodance avec un morceau brillantissime. Le clip est très ambigu, ne serait-ce que dans les images subliminales qui, lorsque l'on fait des arrêts sur image, dévoilent l'envers du décor de cette boîte de nuit chaude comme la braise.
  • Barrel of a gun n'est peut-être pas le meilleur morceau des immenses Depeche Mode (on citera au choix Photographic ou Everything Counts). Pourtant, c'est peut-être l'un de leurs meilleurs clips.



  • C'est sûr que c'est moins sexy que le clip Boys de Sabrina. Mais celui de Beyond the Invisible, d'Enigma propose un point de départ surprenant qui annonce joliment le contraste entre le réel (sordide) et l'onirisme (flamboyant). Pas de quoi se relever la nuit sans doute, mais des images s'incrustent dans l'inconscient.
  • Réalisé par son chéri de Paul Thomas Anderson, ce clip de Fiona Apple secoue la tête dans tous les sens au propre comme au figuré. Le résultat est renversant et déploie des trésors formelles.
  • Parce que si on perçoit subrepticement le chanteur White Town dans le clip de ce qui restera son unique tube, le clip, hommage au cinéma muet, est aussi absurde que le morceau, délicieux.
  • Avec cette reprise improbable du standard d'Elvis Presley, les Pet Shop Boys multiplient les clins d'oeils et les indices d'inquiétante étrangeté. Il en résulte une connotation fantastique séduisante.
  • Les Smashing Pumpkins étaient des gens très brillants. Leurs clips l'étaient autant mais celui-ci se distingue du tout-venant par sa quête esthétique, ses décors luxurieux et ses idées de mise en scène éblouissantes.

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